Le musée national va abriter du 23 février au 28 juillet 2017, une exposition dénommée «Un âge du fer africain ». Cette exposition vise à faire connaître l’histoire de la métallurgie du fer en Afrique. Jean-Paul Koudougou, directeur général du musée et l’archéologue Lassina Simporé ont donné, au cours d’une conférence de presse tenue, ce 17 février 2017 à Ouagadougou les détails sur l’évènement.archéolougue en explication

C’est exactement dans une semaine que va s’ouvrir cette exposition. Elle s’appuie à 90% sur les résultats des fouilles archéologiques menées à Korsimoro de 2010 à 2012 par une équipe de chercheurs burkinabè, ivoiriens et suisses. Les objets de l’exposition proviennent aussi des réserves du musée national et du laboratoire d’archéologie, d’histoire de l’art et des techniques de l’université Ouaga 1.

« Des chercheurs qui cherchent et qui trouvent »

journaliste au muséeSelon l’archéologue Lassina Simporé et commissaire de l’exposition, au Burkina Faso, on a fabriqué du fer depuis le 8e siècle avant J.C. et que « les recherches archéologiques menées ces dernières années ont permis de révéler l’ancienneté et l’importance du travail du fer en Afrique de l’Ouest ». Et au directeur général du musée national, Jean Paul Koudougou, de dire que cette exposition va permettre de mettre en lumière les savoirs et savoir-faire des africains en matière de production et de travail du fer.

L’archéologue a expliqué que cette exposition vient également montrer qu’en Afrique, il existe des « chercheurs qui cherchent et qui trouvent ».

Aussi, après les ruines de Loropéni, le Burkina Faso travaille à inscrire les sites de paléo métallurgie du fer du pays sur la liste des patrimoines mondiaux de l’Unesco, a laissé entendre l’archéologue.

Les activités de l’exposition

La cérémonie de lancement des activités de l’exposition va s’ouvrir avec une séance de vernissage le jeudi 23 février 2017 dans les locaux du musée national. Cette cérémonie sera présidée par le ministre de la Culture des arts et du tourisme Tahirou Barry et parrainée par l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso. Sera présent également le ministre de la Culture, des arts et de la francophonie de la Côte d’Ivoire.

Notons que sont programmés durant les 5 mois d’exposition trois ateliers de réduction traditionnelle du fer, deux conférences publiques et quatre conférences sur la paléo métallurgie. En plus seront exposés dans la cour du musée 14 panneaux explicatifs illustrés par des photos, cartes…, 5 écrans audiovisuels, 10 vitrines d’objets, 5 maquettes et une reconstitution du sol du site de Korsimoro etc.
Après cette étape, l’exposition va se poursuivre à Dano, Bobo puis à Gaoua et en 2018 dans deux pays voisins que sont le Togo et la Côte d’Ivoire.

Il faut noter que plusieurs forces ont contribué à la réalisation de ce projet d’exposition. Il s’agit du Musée national, de la Direction des sites classés/Patrimoine mondial, le laboratoire d’archéologie de l’université Ouaga 1 en collaboration avec l’établissement de Bibracte en France et le ministère de la Culture des arts et du tourisme.

Joachim Batao
Burkina Demain

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.