Au cours d’une émission politique sur France2, ce 23 mars 2017, le candidat de Les Républicains (LR), François Fillon, a dénoncé un « scandale d’Etat » et accusé le chef de l’Etat, François Hollande, de tirer les ficèles d’un « cabinet noir », en organisant les fuites des affaires portant sur sa personne dans la presse.

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« Ca fait deux mois que la presse déverse sur moi des torrents de boue », a soutenu François Fillon, alors que le journaliste lui demandait s’il était « un homme d’argent ».

« Ca m’a fait souvent penser à Pierre Bérégovoy », a même confié M. Fillon, en référence à l’ancien Premier ministre socialiste, mis en cause dans une affaire de prêt et qui s’était suicidé en 1993. « J’ai compris pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité », a expliqué M. Fillon.

Il a ensuite porté de lourdes accusations contre François Hollande, qui serait à la tête d’un « cabinet noir ». « Il y a un livre qui sort ces jours-ci, dont j’ai pu lire les bonnes feuilles, qui a été écrit par des journalistes qui sont très loin d’être mes amis puisque deux d’entre eux sont des journalistes du Canard enchaîné », a révélé M. Fillon.
« C’est un livre (« Bienvenue Place Beauvau, Police: les secrets inavouables d’un quinquennat ») sur le ministère de l’Intérieur et la place Beauveau, qui, en 250 pages, explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent à son bureau, ce qui est d’une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur les informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls », a-t-il expliqué.

Selon lui, « on cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé, en tout cas, à travers ces allégations ». « Moi, ce soir, solennellement, je demande qu’il y ait une enquête d’ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c’est un scandale d’Etat ». « Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l’histoire récente de la Ve République, un chef d’Etat n’est jamais aussi loin dans l’illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité », a-t-il ajouté.

Anderson Koné
Burkina Demain

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