Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l'annonce en décembre de 2015 du président Xi Jinping d'octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

En principe, c’est ce 3 septembre que s’ouvre à Pékin, le 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable». C’est le thème de ce sommet sino- africain qui connaîtra l’absence, côté africain, de quelques figures emblématiques du resserrement des liens du continent noir avec l’empire du milieu. C’est notamment le cas de Robert Mugabé du Zimbabwe, Jacob Zuma dont le pays l’Afrique du Sud avait accueilli en décembre  2015 à Johannesbourg le précédent sommet Chine Afrique, sans oublier l’angolais Edouard Dos Santos.

Les anciens présidents Robert Mugabe et Jacob Zuma saluant avec ferveur l’annonce en décembre 2015 du président Xi Jinping d’octroyer 60 milliards de dollars aux pays africains

S’ils étaient encore en fonctions dans leurs palais présidentiels, les présidents Jacob Zuma de l’Afrique du Sud, Robert Mugabe du Zimbabwe ou Edouard Dos Santos d’Angola, seraient présentement en route et même déjà sur place à Pékin pour participer au 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui se tient du 3 au 4 septembre 2018 sous le thème : «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable».

Pour les raisons que l’on sait (investissements chinois sans conditions politiques), chacun des trois  présidents de l’Afrique australe avaient fini par faire des relations avec la Chine populaire de Xi Jinping l’axe majeur des relations diplomatiques. Aujourd’hui ayant cédé leurs fauteuils présidentiels, c’est désormais à la télé qu’ils vont devoir suivre les évènements.

En leur absence, le  président congolais, auteur déjà de deux visites d’Etat en Chine, pourrait jouer les premiers rôles aux côtés d’autres chefs d’Etat africains initiés.

Pour les grands absents, ce sera désormais à leurs successeurs de confirmer ou de changer de cap avec les autorités chinoises. Pour ceux qui feront effectivement le déplacement de Pékin, ce sera le baptême de feu, à l’image du président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, présent depuis quelques jours à Béijing dans le cadre d’une première visite d’Etat à la faveur de la reprise des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Chine populaire.

Une autre bonne annonce de Pékin aux dirigeants africains ?

Le président Kaboré, passant ici en revue des troupes en compagnie du président Jinping, fera son baptême de feu

Au moment où l’on s’apprête à assister à ce 3e sommet, l’on se demande si Pékin va faire une autre bonne annonce aux dirigeants africains, qui avaient déjà eu droit le 4 décembre 2015 à Johannesbourg à une annonce palpitante à l’ouverture du précédent sommet. A cette occasion le président Xi Jinping avait en effet annoncé à la surprise générale, une enveloppe substantielle de 60 milliards de dollars, une somme trois fois supérieure aux aides promises lors du précédent sommet en 2012. Annonce saluée à sa juste valeur à l’époque par l’ex-président Zimbabwéen Robert Mugabe, alors président en exercice de l’Union africaine et son homologue sud-africain, Jacob Zuma. Pour susciter davantage l’intérêt des dirigeants africains, Pékin pourrait faire d’autres annonces alléchantes. Wait and See.

Martin Philippe

Burkina Demain

 

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