A cinq mois de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), l’on en sait un peu plus sur le dispositif organisationnel de l’évènement qui marquera en même temps le cinquantenaire de la biennale du cinéma africain. Le ministre de la culture Abdoul Karim Sanga, entouré des responsables du FESPACO, a animé ce jeudi une conférence de presse  au cours de laquelle le virtuel du FESPACO 2019 a été dévoilé.

Du 23 février au 2 mars 2019. C’est la période à laquelle que va se dérouler la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui marque en même temps le cinquantenaire de la biennale du 7e art africain. Du côté des autorités culturelles du pays, l’on veut marquer d’une pierre blanche l’événement. Aussi, le ministre de la culture Abdoul Karim Sango a annoncé une enveloppe d’un milliard de franc CFA que l’Etat va débloquer pour l’organisation, contre 600 millions de francs CFA pour l’édition précédente. Par ailleurs, le président du Faso a consenti également un milliard de francs CFA pour appuyer les cinéastes burkinabè dans leurs productions.

Pour ce qui concerne les films attendus à cette 26e édition du FESPACO, le délégué général Ardiouma Soma se veut rassurant. «Ce sera une bonne grue», annonce-t-il, évoquant l’intérêt de nouveaux pays africains (Soudan, Sao Tomé et Principe) pour la présente compétition cinématographique. «50  ans, c’est l’âge d’or qui nous interpelle sur notre passé et notre devenir, les acquis, les manquements et le repositionnement nécessaire pour mieux aborder l’avenir». Pour ce faire, le projet de construction de la cinémathèque reste d’actualité malgré l’opposition des génies, quitte à changer d’emplacement ou, comme le suggéreront certains citoyens, à refiler peut-être  la patate chaude aux chinois qui sauraient quoi faire de ces êtres mystérieux. Il est également envisagé une rénovation des salles de cinéma de la capitale.

Bref, comme quoi, le FESPACO 2019 devrait donc, si tous les engagements sont tenus, faire bonne figure par rapport aux éditions précédentes.

Il faut également le noter, le Rwanda, qui s’apprête à placer l’une de ses dignes filles à la tête de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), grand soutien du cinéma africain, sera le pays invité d’honneur du FESPACO. La Côte d’Ivoire avait été le pays invité d’honneur de l’édition 2017 du FESPACO.

 Marcelin Diaby

Burkina Demain

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