Dans les procédés de traitement et d’extraction de l’or, des produits chimiques sont parfois utilisés. Le cyanure est l’un de ces produits chimiques qui requièrent des conditions de transport, stockage, manipulation particulières et dont un accident peut occasionner des désastres environnementaux et porter atteinte à la santé humaine. «Mieux connaître le cyanure et son utilisation». C’est autour de ce thème que le cabinet HSE CONSULTING a organisé ce jeudi 16 mai 2019 à Ouagadougou un atelier de sensibilisation.

Le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays africains, est concerné par l’exploitation des ressources naturelles, notamment de l’or. Le secteur minier au Burkina Faso est en pleine croissance. Et on le sait, le cyanure, qui a été au centre d’un atelier de sensibilisation ce jeudi matin à  Ouagadougou, reste indispensable dans l’exploitation de l’or. D’ailleurs, le Burkina Faso est le 6e  pays au monde qui utilise plus de  cyanure pour l’extraction de l’or.

«Mieux connaître le cyanure et son utilisation». C’est le thème de l’atelier de sensibilisation animé par le cabinet HSE CONSULTING, à l’initiative de la Chambre des mines du Burkina  et de ses partenaires.

Si au niveau des sociétés minières industrielles, le transport, le stockage et l’utilisation du cyanure s’effectuent dans des conditions contrôlées, conformes le plus souvent au code international de gestion de cyanure ;  ce n’est pas le cas au niveau des sites d’orpaillages ou des contrôles sont quasi-inexistants. Ce qui pourrait donc entrainer la dégradation de la qualité de l’environnement notamment de l’air, des eaux et des sols, par conséquent de la santé humaine. Le cyanure et son utilisation dans les mines industrielles restent méconnus et donnent lieu à des stéréotypes. Le transport, le stockage et la gestion des emballages cyanurés obéissent à des conditions particulières.

«« Cyanure » Ce mot est à lui seul, l’objet de beaucoup de stéréotypes et engendre une charge émotionnelle compréhensive dans nos sociétés. En effet, en fonction de la manière dont il sera utilisé, il peut présenter – ou non – des risques importants pour la santé humaine et pour l’environnement », a relevé pour sa part le directeur de cabinet du ministre de l’énergie.

800 permis de recherche délivrés

Au Burkina Faso,  l’or est devenu depuis 2009 le premier produit d’exportation devant le coton. Une situation qui confère au pays un statut minier avec plus de 800 permis de recherches (sites de prospections de l’or) sur l’ensemble du territoire national. La production de l’or constitue un atout important pour l’économie burkinabè. Elle contribue au développement du pays à travers la création d’emplois, la construction d’infrastructures sanitaires, éducatives et socio-économique.

Martial Gouba

Burkina Demain

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