Dans un communiqué en date de ce mercredi 20 mai publié depuis Nairobi, des responsables de l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch donne encore de la voix sur l’affaire de Tanwalbougou où une douzaine de personnes sont mortes le 11 mai dernier dans des circonstances non encore élucidées. Dans son discours sur la situation de la Nation mardi, le Premier ministre Christophe Dabiré a fait cas d’une enquête administrative et judiciaire en cours. Mais, les responsables de Human Rights Watch demandent aux autorités d’aller plus loin en recourant à une enquête indépendante et crédible, et en prenant des mesures conservatoires fortes telle la suspension du commandant de la gendarmerie.

Corinn Dufka, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch

Ce mardi lors du discours du Premier ministre Christophe Dabiré sur la situation de la Nation, le député-maire de Dori qui confiait la veille à la presse que son cousin a été tué d’une balle dans la tête lors du drame de tanwalbougou ; demandait de donner de signaux forts dans la gestion du dossier au-delà de l’annonce d’une enquête administrative et judiciaire.

Ce mercredi, ce sont des responsables de l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch qui sont dans cette dynamique. En effet, ils appellent le pays à enquêter de manière crédible sur les exécutions apparentes et à suspendre le commandant surveillant les 12 hommes décédés en détention à Tanwalbougou.

«L’ouverture rapide d’une enquête sur ces meurtres est une première étape importante, mais pour aller de l’avant, les autorités devraient transférer l’enquête dans la capitale, veiller à ce que les témoins soient protégés et suspendre le commandant de la gendarmerie en attendant les résultats de l’enquête. Les autorités devraient envoyer un message d’intolérance fort pour les violations graves des droits en tenant pour responsables tous les membres des forces de sécurité impliqués  dans l’enquête, y compris le commandant de la gendarmerie», a déclaré Corinne Dufka, responsable de Human Rights Watch à Washington.

Dans leur démarche, les responsables de Human Rights Watch se fondent sur le fait que des proches et des membres de groupes non gouvernementaux ont mis en doute la capacité des gendarmes locaux à mener une enquête crédible et impartiale.

Par ailleurs, Human Rights Watch relève que les forces de sécurité gouvernementales ont tué plusieurs centaines d’hommes pour leur soutien présumé à ces groupes.

Burkina Demain

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