Le Comité international Mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) des Tannounyan a commémoré, ce jeudi 15 Octobre 2026, le trente neuvième anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, père de la révolution démocratique populaire. Le CIM-TS a en effet tenu une conférence publique dans la salle des fêtes et cérémonies de la Mairie de Banfora.

Présidée par Toussaint Médah, Secrétaire général de la région des Tannounyan, cette cérémonie, de la commémoration du 39e anniversaire de l’assassinat du père de la révolution Thomas Sankara et de ses douze compagnons d’infortune depuis le 15 octobre 1987, a mobilisé plusieurs autorités administratives, militaires et paramilitaires, des notabilités coutumières et religieuses, des acteurs de la société civile.
Mise en lumière l’héritage de Thomas Sankara par le Conférencier

Animée par le Camarade Ibrahim Traoré, Directeur régional des Droits humains des Tannounyan, la présente conférence avait pour thème : «De la mémoire à l’engagement : Transmettre l’héritage de Thomas Sankara et renforcer l’engagement citoyen de la jeunesse des Tannounyan».
L’objectif de sa communication était de mettre en lumière l’héritage de Thomas Sankara tout en montrant comment ses idéaux pourraient inspirer concrètement l’engagement citoyen de la jeunesse des Tannounyan dans la construction de la communauté.
À cet effet, il a d’abord étayé clairement l’héritage du capitaine Thomas Sankara. Ensuite, la transmission même de cet héritage à la jeunesse burkinabè, africaine et au peuple du monde épris vraiment de liberté et de justice sociale était au cœur du débat. Il a terminé sa communication en se penchant sur le renforcement de l’engagement citoyen de la jeunesse des Tannounyan. Ainsi, après son intervention, des échanges ont parachevé la séquence du chronogramme de la soirée.
«En jeu pour une révolution progressiste populaire réussie»

Pour Clément Kaboré, Secrétaire général représentant le Président du CIM-TS, il ne fait pas de doute. Cette conférence entre dans le cadre des activités de la 39 ème commémoration de l’assassinat tragique du camarade capitaine Thomas Sankara et de ses 12 compagnons d’infortune. Et cela cela rentre, dit-il, «en jeu pour une révolution progressiste populaire réussie». Il faut donc repartir sur les bases avant de mieux tirer les leçons.
C’est la raison pour laquelle le CIM-TS a bien voulu que cette conférence se déroule simultanément dans toutes les régions du Burkina Faso et au siège même du CIM-TS à Ouagadougou sous l’égide du Premier Ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, explique-t-il.
Et à Adama Roamba, Président de la Ligue des consommateurs, Coach formateur certifié et historien, d’ajouter : «Je voudrais profiter de votre micro pour remercier le CIM-TS et sa section des Tannounyan. C’est l’occasion que le comité nous offre d’échanger et de nous remémorer la mémoire de Thomas Sankara, de partager ses héritages, de diffuser son message davantage auprès de la jeunesse. C’est pour vous dire que l’homme que nous pleurons aujourd’hui a vraiment marqué le monde entier. Je pense qu’il nous revient en tant que dignes héritiers de Thomas Sankara de faire en sorte que ces idéaux perdurent dans 100, 1000 ans».
Satisfaction également dans le monde scolaire et estudiantin
Dans le monde scolaire et estudiantin fortement représenté à la cérémonie, c’est également une satisfaction et déjà un appel à travers des contenus d’enseignement sur nos propres personnalités burkinabè, voire africaines afin de forger une jeunesse consciente très engagée.
Pour le Secrétaire général de la région des Tannounyan, Toussaint Médah, aujourd’hui, perpétuer la mémoire de Thomas Sankara, c’est encore rappeler à la jeunesse qu’il y a des idéaux qui traversent le temps et sur lesquels il faut se bâtir pour aller de l’avant.
«Encore mieux, les idéaux de Thomas Sankara sont repris actuellement par le camarade capitaine Ibrahim Traoré. C’est cette même perpétuation qui se fait et il était de bon ton que nous soyons là pour accompagner, permettre à ce que la jeunesse sache que nous sommes de leur côté pour tester le développement dans notre région et au Burkina Faso».
Soumaïla Soma, Banfora
Burkina Demain




































