Le Secrétaire général du Gouvernorat des Tannounyan, le Camarade Toussaint Médah, a présidé ce mardi 27 octobre 2026 à Nafona, la cérémonie de lancement officiel de la Semaine nationale de la Santé de la reproduction plus (SNSR+). Un événement prévu pour se dérouler du 26 octobre au 1er novembre 2026.


«Intégration des services de la reproduction pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle, néo-natale et infantile ». C’est le thème par lequel cette structure entend mettre en œuvre à travers une mobilisation sociale, des séances de dépistage des cancers, gynécologiques, des IST/VIH, des hépatites virales et aussi la promotion de l’allaitement. Intégrer des services signifie qu’une femme peut se présenter dans un centre de santé et peut repartir avec un soin manqué ou des soins incomplets.
Rompre avec la prise en charge cloisonnée

Il s’agit de rompre avec la prise en charge cloisonnée. Une femme qui se présente dans nos centres de santé pour la planification familiale doit au même endroit et au même moment avoir accès au dépistage des cancers gynécologiques, dépistage des infections, aux conseils nutritionnels pour elle-même et son bébé.
Donc, il ajoutera que c’est en unifiant nos prestations que nous simplifions le parcours des soins, nous optimisons nos ressources, souvent limitées et surtout nous évitons qu’une maman ne passe entre les mailles de notre système de santé. En cela, l’intégration est l’arme de l’efficacité et de la proximité.
«Les indicateurs en sortent encourageants»

En outre, le Docteur Wendkouni Abdoul Aziz Ouédraogo, Directeur régional de la Santé des Tannounyan s’est exprimé à cette occasion :
«En ce qui concerne la santé de la reproduction dans la région des Tannounyan, les indicateurs en sortent encourageants. Donc, si nous prenons les indicateurs de taux d’utilisation des méthodes d’espacement des naissances, nous tendons vers les 30 % indiqués pour le niveau national. Dans la région des Tannounyan, le taux d’accouchement assisté, de la consultation prénatale, tous ces indicateurs sont ouverts et nous sommes au-delà des normes nationales fixées. Pour dire que la santé de la reproduction au niveau national se porte bien.
Au cours de cette semaine, nous aurons des prestations diverses. Nous aurons des séances de dépistage du VIH, des hépatites, de la syphilis. Nous aurons également des offres d’espacement des naissances parce que les naissances espacées prolongent la vie de la mère et cela permet une maîtrise pour le développement harmonieux de la famille. Donc, ce lancement, c’est pour susciter l’engagement de tous, de la population, des autorités afin que nous puissions atteindre les objectifs qui nous sont fixés. Des années passées, nous avons atteint les objectifs. Ce qui peut expliquer quelque part la bonne santé au niveau de la mère de l’enfant dans les Tannounyan. Nous comptons toujours sur le concours de tous afin que nous puissions atteindre les indicateurs. Toute personne qui veut bénéficier des prestations est invitée à venir dans nos centres de santé. C’est entièrement gratuit. Que ce soit la méthode d’espacement des naissances, les séances de dépistage, les hépatites, nous profitons faire les dépistages des cancers gynécologiques, de cancers de seins à travers l’auto examen de seins et d’autres examens plus approfondis comme l’écho mammographie.
Nous avons aussi le dépistage du cancer de l’utérus. Ainsi, tous les centres de santé sont disponibles pour offrir les prestations gratuitement grâce à l’appui et à l’accompagnement du ministère de la santé».
Soumaila Soma
Burkina Demain



































