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Drame de Inata : Réaction du SENS et de 4 autres formations politiques

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Ceci est une déclaration de 5 formations politiques- APR-Tiligré, Mouvement SENS, PAREN, PDS, RBP- politiques suite au drame de Inata. 

«DECLARATION SUITE A L’ATTAQUE DE INATA DU 14 NOVEMBRE 2021

(APR-Tiligré – Mouvement SENS- PAREN- PDS – RBP- )

La situation sécuritaire dans notre pays, le Burkina Faso, va de mal en pis, au grand dam des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Après les multiples attaques sur les positions et mouvements de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations civiles, l’on était en droit de penser que les autorités politiques et militaires avaient enfin pris toute la mesure de la situation. Malheureusement, nous voilà encore une fois endeuillés par les groupes terroristes. L’attaque d’Inata perpétrée le 14 novembre dernier, qui intervient après celles de Toeni et de l’axe Dori-Essakane, vient rajouter la tristesse et la colère légitime au quotidien déjà insupportable des Burkinabè.

En ces moments très difficiles pour nos FDS et pour l’ensemble du peuple burkinabè, nous présentons nos condoléances attristées aux familles des victimes et compatissons à la douleur des FDS et de l’ensemble des victimes du terrorisme dans notre pays. Chaque Burkinabè qui meurt est une partie de nous-mêmes qui s’éteint. Chaque Burkinabè qui subit directement ou indirectement les affres du terrorisme est une partie de nous qui est en souffrance. Nous ne saurons donc rester en marge de la douleur des victimes, car nous partageons le même destin commun.

Au regard des informations qui nous parviennent, particulièrement, sur les conditions de vie des FDS à Inata, l’on ne peut plus se contenter de simples messages de condoléances et d’appel à l’union, sans se poser des questions sur ce qui a rendu possible cette effroyable tragédie. Bien que les modes opératoires soient déjà connus, en face nous ne sommes jamais préparés stratégiquement, tactiquement, humainement et logistiquement pour être à la hauteur de l’ennemi. Conséquence, les mêmes causes produisent les mêmes effets, les mêmes drames, les mêmes deuils, les mêmes incompréhension et colère.

Comment en est-on arrivé là ? Comment se fait-il que jusque-là nos FDS qui veillent jour et nuit pour que le pays continue à tenir debout, doivent payer au quotidien de leur vie, dans des circonstances où tout porte à croire qu’il était possible d’éviter le drame ? Alors même que les autorités politiques et militaires ont annoncé que la situation est sous contrôle et que nous avons les moyens adéquats pour venir à bout de l’hydre terroriste, force est de constater que l’échec de la politique de lutte contre le terrorisme (s’il y en a une) crève l’œil. Plus que jamais, il s’impose de changer de trajectoire concernant le paradigme de défense et de sécurisation du territoire national.

Car la réalité sur le terrain est désastreuse avec des personnes déplacées internes en souffrance quotidienne, des villages qui se vident de leurs habitants, des enfants privés d’école et de soins et, finalement sans avenir. Et cela, sans oublier tous ces jeunes désœuvrés et sans perspective d’avenir, qui ressentent chaque jour davantage de frustration face à un État qui n’est pas à la hauteur des enjeux du moment. L’État lui-même s’affaiblit chaque jour un peu plus ;

L’heure n’est plus désormais aux grands discours, aux paroles qui sont en déphasage avec l’action sur le terrain. L’heure n’est plus aux appels qui ne se traduisent aucunement dans l’action gouvernementale sur le terrain. L’heure n’est plus, non plus, aux messages de soutien aux FDS, sans actions ni stratégies de rupture. D’autant plus que pendant que les soldats se battent sur le terrain, ils sont souvent abandonnés à leur sort par ceux qui sont censés veiller à ce qu’ils soient dans les meilleures conditions de combat.

Nous tenons pour responsable de la situation tragique que traverse notre pays aussi bien les autorités politiques que militaires. C’est pourquoi, nous en appelons au bon sens des gouvernants, à leur sensibilité populaire et à leur courage politique afin qu’ils changent ici et maintenant la trajectoire de cette gouvernance qui ne fait que générer frustration, désillusion et colère, une gouvernance qui échoue à apporter des solutions aux maux du Burkina Faso et qui parait de plus en plus insensible à la clameur du peuple.

Il est temps de sortir de cette impasse et de redonner espoir au peuple. Il est temps d’en finir avec les simples discours qui ne produisent aucun effet et de passer immédiatement et résolument à l’action car trop, c’est trop ! Le peuple a besoin de résultats qui lui prouvent que les FDS prennent le dessus sur les groupes terroristes.

Très concrètement, et dès à présent, le président du Faso doit prendre toutes ses responsabilités afin que la lumière soit faite sur cette énième attaque, et bien au-delà de l’enquête administrative qu’il a annoncé après le conseil des ministres du 17 novembre dernier. Outre les sanctions administratives, des procédures judiciaires doivent être engagées pour situer les niveaux de responsabilité au plan pénal. Dans la chaine de commandement de notre armée, certains ont failli, qu’ils soient sanctionnés à la hauteur de leurs actes. Mieux, les sanctions attendues par tous les citoyens doivent aller au-delà de cette attaque d’Inata pour concerner toutes les autres et la gouvernance de l’État de façon générale. Ce que le peuple burkinabè attend, ce sont des décisions fortes de rupture et des solutions structurelles et pérennes. Ce que le peuple burkinabè attend, c’est la sécurité des personnes et des biens qui rendront possible le retour des déplacés internes chez eux, le retour de la cohésion sociale, le retour à une vie normale tout court.

Pour ce qui est de notre système de défense et de sécurité, il est inconcevable que des personnes qui sont censés penser des stratégies et agir pour contrecarrer l’ennemi, continuent à faire les mêmes erreurs dont nous payons le prix fort. Depuis six ans, il est surprenant que nos officiers formés dans les grandes écoles militaires ne trouvent toujours pas la bonne réponse à ces attaques même si on admet le principe de la guerre asymétrique. S’agit-il d’une incompétence, d’un manque de loyauté ou d’une complicité avec les ennemis de notre peuple ?

Les Burkinabè doutent désormais de cette hiérarchie de l’armée qui jusque-là n’arrive pas à organiser les hommes sur le terrain de sorte à juguler les attaques, malgré toutes les allocations budgétaires consenties ces cinq dernières années. Cela est incompréhensible et inacceptable. Si la hiérarchie militaire actuellement aux commandes n’est pas à la hauteur de sa tâche, alors, qu’elle cède la place aux hommes et femmes plus vaillants, patriotes et capables d’assumer les responsabilités qu’impliquent le métier de commandement dans une situation de crise. Ici aussi le Président du Faso et son gouvernement sont attendus ; il leur appartient de mettre les hommes et femmes qu’il faut à la place qu’il faut.

Nous appelons aussi les pouvoirs judiciaire et législatif à assumer désormais pleinement leurs responsabilités avec rigueur et efficacité dans le cadre de cette lutte contre l’insécurité. S’agissant de l’Assemblée nationale, depuis plus de six ans que le terrorisme progresse, nous n’avons pas souvenance qu’elle ait, dans sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, déjà chercher à savoir à travers l’audition du Ministre de la défense ou des enquêtes, pourquoi ça ne marche pas, en dépit des moyens historiques octroyés à travers le vote de la loi sur la programmation militaire. N’y a-t-il pas lieu de s’assurer, à travers une enquête, que toutes ces ressources, émanant pour l’essentiel du contribuable, ont été utilisées de manière appropriée ? En ce qui concerne la Justice, elle doit regarder non seulement du côté des terroristes, mais aussi du côté de ceux de nos responsables qui par leur négligence, sont responsables de la mort de nos concitoyens.

Par ailleurs, nous relevons que la lutte contre le terrorisme ne saurait se limiter à la seule solution militaire, qui reste fondamentale et nécessaire. Notre pays ne manque pas de ressources pour apporter une réponse globale à la crise multiforme qu’il traverse. Nous restons convaincus qu’une telle approche qui allie l’action des FDS à l’implication de toutes les communautés dans leur diversité, constitue la voie la plus pertinente pour faire face à l’épreuve que nous traversons. Cette approche doit être néanmoins fondée sur la sincérité des gouvernants et sur une volonté politique courageuse du pouvoir dans la recherche des solutions.

Pour terminer, nous réaffirmons notre solidarité avec les familles des victimes du terrorisme dans notre pays. Nous saluons la mémoire de nos FDS et de toutes les populations civiles tombés dans ce combat. Nous rassurons l’ensemble des personnes qui subissent la crise sécuritaire de notre solidarité sans faille. Nous restons déterminés et engagés car il est temps maintenant que chacun prenne ses responsabilités, au risque de saper encore davantage les fondements de notre État-nation en construction. Et l’Histoire sera juge des actions et des inactions des uns et des autres, en ce moment, sans doute le plus délicat que notre pays a aura eu à affronter.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons.

Ouagadougou, le 18 novembre 2021

Pour les organisations politiques signataires

Guy Hervé KAM »

Mairie de Lankoué : Visite matinale des terroristes

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De source sure, une douzaine de terroristes sur 6 motos et armés, ont effectué une visite matinale à la mairie de Lankoué, commune de la province du Souri peuplée de plus de 24 âmes.

«Ils sont arrivés à 5:30, ils ont forcé les cadenas de la mairie, sont rentrés ils ont pris les 3 ordinateurs de bureau et un ordinateur portable, ils ont cassé les ordinateurs de bureau dans la cour de la mairie et ont emporté l’ordinateur portable», rapporte notre  confrère Oméga, citant une source anonyme.

«Ils sont allés ensuite prendre position aux écoles A et B de Lankoué avant de s’ébranler vers Kimbara». Evidemment cette visite matinale musclée des terroristes, c’était commune morte : «C’est la peur et la débandade ici, tous les services publics sont fermés dans les 8 villages, chacun se cherche»

Burkina Demain

Assises nationales de l’éducation : Ce qu’en dit le MENAPL

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Stanislas Ouaro, ministre de l'éducation nationale, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales

Pour le gouvernement et le Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et des langues nationales (MENAPL), les Assises nationales de l’éducation qui ont débuté ce jeudi à Ouagadougou, constituent une opportunité pour fonder un nouveau pacte national.

Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales

«Ces Assises nationales offrent à la nation burkinabè l’opportunité de réinventer son système éducatif afin de hisser le pays à la hauteur de ses ambitions et des impératifs du monde contemporain. Comme le rappelait le Professeur Joseph Ki-Zerbo : « le chaînon de l’éducation, selon sa nature et sa qualité, peut transformer la chaîne totale des réalités d’un pays en cercle vicieux ou vertueux ». C’est en effet, l’école qui accouche de la société du futur. Cette société à venir découle de la finalité que le système éducatif se donne». Lisez  plutôt !

«Assises nationales de l’éducation : une opportunité pour fonder un nouveau pacte national

Le Gouvernement du Burkina Faso a autorisé, suite à un rapport introduit par le département en charge de l’Education nationale en Conseil des Ministres du 31 mars 2021, l’organisation d’Assises nationales de l’Education nationale dans une approche participative et inclusive. Après de larges consultations auprès des autorités coutumières et religieuses, des élus locaux, des institutions, des partenaires sociaux et des partenaires techniques et financiers, des contributions pertinentes ont été faites.

Un comité composé d’anciens Ministres, d’anciens Secrétaires généraux des ministères en charge de l’éducation, de techniciens du ministère en charge de l’éducation nationale et de personnes ressources averties des questions d’éducation et de formation, en somme, un tandem de l’expérience et de l’expertise, a élaboré ensuite le document de base ayant fait l’objet d’amendements aux Assises régionales et devant servir maintenant aux Assises nationales.

Ces Assises nationales offrent à la nation burkinabè l’opportunité de réinventer son système éducatif afin de hisser le pays à la hauteur de ses ambitions et des impératifs du monde contemporain. Comme le rappelait le Professeur Joseph Ki-Zerbo : « le chaînon de l’éducation, selon sa nature et sa qualité, peut transformer la chaîne totale des réalités d’un pays en cercle vicieux ou vertueux ». C’est en effet, l’école qui accouche de la société du futur. Cette société à venir découle de la finalité que le système éducatif se donne.

La loi n°013-2007/AN du 30 juillet 2007 portant loi d’orientation de l’Education, stipule que le système éducatif burkinabè a pour finalité de faire du jeune burkinabè, « un citoyen responsable, producteur et créatif. Il vise essentiellement à assurer un développement intégral et harmonieux de l’individu ». C’est une finalité généreuse et prometteuse de lendemains qui chantent pour le système éducatif burkinabè.

Cependant, à la lumière de l’actualité, on constate que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs.  En effet, les jeunes   sortants  de  nos  structures  d’éducation  n’arrivent  pas  à  s’insérer facilement dans le marché  de l’emploi,  l’incivisme  et la violence  sont omniprésents dans le champ scolaire. L’amour de l’enseignement, l’éthique et la déontologie du personnel d’éducation se perdent dans les revendications corporatistes.

Quant à l’opinion nationale et particulièrement la communauté éducative, elle demeure presque indifférente aux oscillations en dents de scie des résultats scolaires d’une année à une autre. Aussi s’impose-t-il à nous la nécessité de porter un regard critique sur le système éducatif en définissant le type d’acteurs (élèves, enseignants, personnels d’éducation)  et de partenaires  dont  la nouvelle  école burkinabè  a besoin  pour  être la  locomotive  du  développement national.

Ces Assises entendent par conséquent fonder un pacte national sur l’éducation de sorte à ce que les conclusions qui en seront issues engagent toutes les composantes de la nation dans leur mise en œuvre. Il s’agit de traduire en actions, dans les meilleurs délais, les idées qui se seront imposées lors de ces consultations nationales. En somme, il s’agit, au sortir de ces Assises nationales, de disposer d’une école du futur, pensée par tous les Burkinabè au service de tous les enfants vivant sur la terre libre du Faso».

Source : Chronique du Gouvernement sur les Assises nationales

Boulmiougou : C’était chaud ce mercredi soir  !  

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Dans la capitale, Ouagadougou, c’était l’une des actualités brûlantes en cette soirée de ce mercredi 17 novembre 2021. Il s’agit du blocage à Boulmiougou du passage d’un convoi de l’armée française à destination, dit-on du Niger voisin, perturbant ainsi la circulation.

Jusqu’à tard dans la nuit, le blocage du convoi se poursuivait. Finalement, c’est vers le petit matin, 3 h du matin, que la police est intervenue pour disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogène.

Burkina Demain

L’activiste Fortune Younga a été libéré ce mercredi à Ouaga

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L’activiste Fortune Younga est libre de ses mouvements depuis ce mercredi 17 novembre 2021

L’activiste Fortune Younga est libre de ses mouvements. En garde à vue dans les locaux de la police à Ouagadougou depuis le 12 novembre pour s’être exprimé sur la préoccupante situation sécuritaire du pays, notamment dans sa province, l’activiste originaire du Lorum a finalement été libéré ce mercredi 17 novembre 2021.

Un peu plus tôt dans la journée, c’est l’opposition qui dénonçait dans un communiqué son arrestation, qualifiée d’arbitraire et appelant à sa libération immédiate. C’est à présent chose faite.

Burkina Demain

Assises nationales sur l’éducation :  Ouverture officielle des travaux ce jeudi à Ouaga 2000

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C’est ce jeudi que s’ouvre dans la salle de conférences de Ouaga 2000 les assises nationales sur l’éducation placée sous le haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.  L’objectif principal des assises nationales sur l’éducation, c’est de réfléchir sur les voies et les moyens de refonder notre système éducatif, de l’adopter à l’évolution de notre société en partant de nos valeurs sociales.

Le diagnostic est on ne peut plus clair : « Notre système éducatif national est en crise, une crise de pertinence, de performance, qui est devenue structurelle et marquée par une inadéquation des offres de formations et les besoins de l’emploi, des difficultés à satisfaire les revendications syndicales, l’incivisme et la violence en milieu scolaire, la menace sécuritaire et sanitaire ».

Autant de maux qui compromettent, dit-on, le développement d’une éducation de qualité dans le pays.

Ces assisses nationales se tiennent du 18 au 20 novembre 2021. En guise de préparation, elles avaient été précédées d’assises régionales qui ont eu lieu les 13, 14 et 15 octobre 2021 dans les 13 régions du pays.

Burkina Demain

Compte rendu du conseil des ministres du 17 novembre 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 17 novembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 15 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat, ministre auprès du Président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale :

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte création, attributions, composition et fonctionnement du Comité national d’organisation du Forum national de la réconciliation.

Ce Comité a pour mission l’organisation pratique et la coordination de toutes les activités entrant dans le cadre de la tenue effective du Forum national de la réconciliation prévu du 17 au 23 janvier 2022 à Ouagadougou.

L’adoption de ce décret permet la mise en place du Comité national d’organisation du Forum national de la réconciliation.

Le second décret porte nomination des membres du Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

Le Conseil National d’Orientation et de Suivi de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale est un organe consultatif et un cadre de concertation chargé d’orienter et de suivre la politique du Gouvernement en matière de réconciliation nationale et de cohésion sociale. Le CNOS regroupe les représentants des secteurs public et privé, les organisations de la société civile et les autorités coutumières et religieuses.

L’adoption de ce décret permet la nomination des membres du Conseil National d’Orientation et de Suivi (CNOS) de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

La liste des membres sera publiée dans le Journal officiel du Burkina Faso.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif au programme officiel de la commémoration du 11 décembre 2021 à Ziniaré.

Ce programme présente les manifestations et activités majeures prévues dans le cadre de la commémoration du 61ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso dans la Région du Plateau-Central. Cette commémoration du 11 décembre 2021 est placée sous le thème « Réconciliation nationale et cohésion sociale : devoir et responsabilité de tous pour un développement durable du Burkina Faso ».

Le second rapport est relatif à un décret portant abrogation du décret n°2021-0994/PRES/PM/MATD/MINEFID du 13 octobre 2021 portant révision des listes électorales biométriques.

Au regard du défi sécuritaire du moment, il apparait nécessaire de réorienter les impératifs et les priorités de l’heure autour d’une concentration des forces armées nationales sur la lutte exclusive contre les actions destructrices des hommes armés non identifiés.

L’abrogation de ce décret vise l’annulation du processus d’enrôlement des électeurs qui devait se tenir du 14 novembre 2021 au 31 janvier 2022.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a examiné un rapport circonstancié sur les évènements tragiques suite à l’attaque d’un détachement de la gendarmerie à Inata dans la province du Soum, Région du Sahel.

Au regard des informations relatives d’une part, à la situation du ravitaillement du détachement et d’autre part, aux conditions de la relève des effectifs du détachement de Inata, le Conseil a décidé :

– du relèvement de ses fonctions du commandant du Groupement des forces du secteur Nord ;

– du relèvement de ses fonctions du commandant de la 1ère Région de gendarmerie.

Le Conseil a instruit une enquête administrative à l’issue de laquelle d’autres mesures éventuelles pourraient être prises.

Le Conseil salue la mémoire des hommes tombés, réitère ses condoléances aux familles éplorées et à la famille des Forces de défense et de sécurité (FDS) et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Président du Faso a instruit les ministres chargés de la Défense et de la Sécurité à s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs opérationnels au profit des soldats.

Le Conseil invite notre peuple, nos Forces de défense et de sécurité et cela au regard des efforts et des moyens importants déployés depuis 2016 dans la lutte contre le terrorisme, à un génie créateur inclusif pour vaincre le terrorisme.

Le Conseil félicite les FDS, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations pour leur sacrifice et leur engagement dans le combat contre les groupes armés terroristes.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant réouverture des frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso.

Pour compter du 1er décembre 2021, les frontières terrestres et ferroviaires du Burkina Faso seront ouvertes. Toutefois, l’accès ou la sortie du territoire burkinabè est subordonné au respect de l’une des conditions suivantes pour toute personne âgée d’au moins 11 ans :

– la fourniture d’une carte de vaccination contre la COVID-19 ou tout document attestant le schéma complet de vaccination contre la COVID-19 datant d’au moins 14 jours ;

– la présentation d’un document attestant un test PCR négatif datant d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement ;

– la présentation d’un document attestant un test de diagnostic rapide négatif d’au plus 5 jours à compter de la date du prélèvement.

Le présent décret maintient les conditions sanitaires de voyage par voie aérienne, conformément aux directives communautaires de l’UEMOA relatives à la gestion de la pandémie de la maladie à coronavirus.

II  COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de l’Eau et de l’assainissement a informé le Conseil de la commémoration de la Journée mondiale du lavage des mains le 15 octobre et de la Journée mondiale des toilettes le 19 novembre de chaque année.

Instituées par l’Organisation des Nations Unies respectivement en 2008 et en 2001, ces deux journées seront commémorées conjointement le 19 novembre 2021 à Dédougou dans la Région de la Boucle du Mouhoun.

II 2 Le ministre de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique a informé le Conseil de la participation du Burkina Faso à la 26ème Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui s’est tenue à Glasgow en Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre 2021.

La délégation du Burkina Faso a présenté à cette conférence les efforts et les politiques publiques de notre pays en matière d’environnement et de changements climatiques et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à l’initiative internationale sur la préservation de l’environnement.

III  NOMINATIONS

III  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) au titre du ministère de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation ;

– de la société minière NETIANA MINING COMPANY SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

A  MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES ET DE LA MECANISATION

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement de mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation :

– Monsieur Ambroise SOME, Mle 28 127 B, Administrateur civil.

Au titre du ministère de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire :

– Monsieur Aboubakar Sidiki BORO, Mle 78 900 L, Sociologue.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA SOCIETE NATIONALE DE GESTION DU STOCK DE SECURITE ALIMENTAIRE

– Monsieur Vincent BAMOGO, Mle 425 900, Gestionnaire des stocks.

B MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Yacouba Zabré GOUBA, Mle 59 225 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière NETIANA MINING COMPANY SA pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Dialogue républicain : L’opposition suspend  sa participation des instances nationales

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Dénonçant et condamnant l’inaction, «voire la démission de l’État dans l’accompagnement des  forces de défense et de sécurité sur le terrain des opérations» , l’opposition politique burkinabè a annoncé ce mercredi la suspension de sa participation à toutes les instances nationales, à commencer par les assises nationales sur l’éducation qui seront lancées ce jeudi du côté de la salle de conférence de Ouaga 2000.

Sont également concernés le comité de suivi et d’orientation de la réconciliation nationale et le comité de suivi du dialogue politique. Parlant du dialogue politique, la dernière rencontre avait eu lieu le 27 septembre dernier après une autre suspension de l’opposition.

Par ailleurs, l’opposition a invité ses structures, ses militants et sympathisants, les organisations soucieuses de l’avenir du pays à se tenir prêts pour répondre à ses mots d’ordre.

Burkina Demain

Président Roch Kaboré sur le Drame d’Inata « Je comprends fort bien les réactions de colère exprimées çà et là»  

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Le président Roch Marc Christian (micro) livrant au sortir du conseil des ministres sa déclaration sur le drame de Inata

Au sortir du conseil des ministres qu’il a présidé ce mercredi 17 novembre, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a fait cette déclaration relativement au drame de  Inata.

Le président Roch Marc Christian (micro) livrant au sortir du conseil des ministres sa déclaration sur le drame de Inata

«C’est avec beaucoup d’affliction que je prends la parole au sortir du Conseil des Ministres au sujet du drame d’Inata. Drame dont l’onde de choc a été importante au niveau des différentes couches sociales de notre pays. Cette situation a amené des réactions diverses que je comprends fort bien. Car il faut le dire.

Il ne peut pas être normal en ce moment, que l’Armée qui doit être la structure la mieux organisée, que dans cette armée, nous ayions des dysfonctionnements à un niveau si important ; des dysfonctionnements concernant les questions de l’alimentation, des dysfonctionnements concernant les questions logistiques et autres. Cela est inacceptable et c’est pourquoi je comprends fort bien les différentes réactions de colère qui sont exprimées çà et là.

Je voudrais d’ores et déjà dire que les instructions ont été données pour qu’une enquête administrative soit faite sur l’ensemble de cette question. Nous ne devons plus entendre parler des questions d’alimentation dans notre Armée. Nous ne devons plus entendre parler des questions de primes dans cette Armée. Nous devons mettre nos hommes dans toutes les conditions qui leur permettent d’affronter le terrorisme avec l’ensemble du courage et de la détermination qu’il faut.

Je voudrais par ailleurs, et surtout, présenter mes condoléances et celles du gouvernement à toutes les familles qui ont été touchées par ce drame, et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Autant je comprends les réactions de colère qui sont exprimées çà et là, autant je voudrais appeler l’ensemble des Burkinabè à ce que à la mémoire de l’ensemble de ces personnes qui sont tombées au combat pour le Burkina Faso, nous observions une certaine compassion, une certaine dignité pour accompagner les familles éplorées dans leur dure épreuve.

C’est une nécessité, c’est un devoir des autres, parce que ceux qui sont partis sont partis dans le combat qu’ils mènent pour défendre le territoire du Burkina Faso. Et nous devons leur donner cet honneur de rester sereins, de pouvoir les accompagner, de pouvoir soutenir leurs familles, afin que nous puissions prendre l’ensemble des mesures que requiert la situation.

Je voudrais également préciser qu’un Conseil supérieur de la Défense nationale sera convoqué incessamment, pour faire le point de l’ensemble de ces dysfonctionnements et prendre les dispositions qui s’imposent.

D’ores et déjà, nous avons pris un certain nombre de mesures, et je dis et je répète, qu’au terme de l’enquête, l’ensemble des personnes qui seront concernées dans cette question relative à Inata feront l’objet de sanctions disciplinaires sans exception. Je le précise très bien, sans exception»

Service d’Information du Gouvernement

Burkina : Réouverture des frontières annoncée pour le 1er décembre

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Comme celle avec la Côte d'Ivoire, d'autres frontières burkinabè seront ouvertes à partir du 1er décembre 2021

C’est l’une des importantes décisions du conseil des ministres de ce mercredi 17 novembre 2021. Il s’agit de l’ouverture des frontières terrestres et ferroviaires du pays, fermées suite à la crise sanitaire de Covid-19.

Comme celle avec la Côte d’Ivoire, d’autres frontières burkinabè seront ouvertes à partir du 1er décembre 2021

Cette annonce intervient au moment où l’on note une haute des cas de Covid-19, 233 nouveaux cas à la date du 14 novembre dernier. Quant au nombre des personnes vaccinées contre le Covid-19 à cette date, il était estimé à 390 142.

Burkina Demain