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Action sociale et Solidarité nationale: 75 hommes et femmes distingués

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Photo de famille des officiels et des récipiendaires

La ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire (MFSNFAH) a témoigné sa reconnaissance, ce 24 décembre 2020 à Ouagadougou, à 75 hommes et femmes de ses collaborateurs.  Des hommes et femmes distingués dans l’ordre de la santé et de l’action sociale.

La ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, se prêtant aux questions de la presse

Des travailleurs sociaux mais aussi des partenaires intervenants dans le domaine social, ces 75 récipiendaires dignement décorés sont répartis en 52 Chevaliers et 03 Officiers avec agrafe action sociale et 20 Chevaliers avec agrafe promotion de la femme. Pour la ministre en charge du département, Hélène Marie Laurence Ilboudo/Marchal, en plus de la reconnaissance témoignée par le fait du travail accompli, cette médaille <<symbolise aussi et surtout un appel à la persévérance dans cette exaltante mais noble mission>> accomplie pour le bien-être des cibles du ministère.

Lors de son allocution, la ministre a également tenu à encourager les non décorés de son département pour avoir eux aussi abattu un travail appréciable; <<qu’il me soit également permis de traduire ma satisfaction et mes encouragements à tout le personnel du département>>.

«Une interpellation à redoubler d’efforts»

Maïmouna Déné, présidente de l’AFAB fait partie des récipiendaires

Les récipiendaires, quant à eux, n’ont pas retenu les mots pour exprimer leur sentiment vis-à-vis de cet honneur qui leur est fait. Pour Maïmouna Déné, cette distinction à l’endroit de l’association dont elle est la responsable (l’association des femmes albinos du Burkina) est reçue avec une grande joie.

<<C’est vraiment un grand sentiment de joie et de gratitude que des associations soient reconnues par les autorités à travers notre ministère de tutelle>>, a-t-elle laissé entendre. Décernée aux méritants, cette médaille est, pour la présidente de l’AFAB, bien plus qu’un simple geste de reconnaissance :<<c’est pour nous une interpellation à redoubler d’efforts dans ce que nous faisons et nous comptons vraiment faire dans la mesure du possible pour l’inclusion des albinos au Burkina>>.

Photo de famille des officiels et des récipiendaires

Quant au récipiendaire Zakaria Ouédraogo, c’est avec un sentiment de joie et de reconnaissance envers les autorités qu’il dédie sa médaille à sa famille. Il appelle de même les Burkinabè à ne pas se retenir dans le travail, partout où ils sont, afin que : <<chacun puisse être un acteur de cohésion sociale>>.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 23 décembre 2020

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 23 décembre 2020, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 13 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.  Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. Au titre de la situation de l’épidémie de la maladie à coronavirus (COVID-19) :

Le Conseil a fait le point de la situation de l’épidémie au Burkina Faso eu égard à la nouvelle flambée de la COVID-19. Le contexte actuel est marqué par une augmentation du nombre de cas et du nombre de décès.

Le ministre de la Santé a présenté au Conseil les conclusions du Comité national de gestion de la crise de la pandémie COVID-19, tenu le 16 décembre 2020. Le Conseil a instruit une mise en œuvre diligente des mesures prises par ce Comité. Il s’agit entre autres :

–  de l’application stricte des mesures barrières ;

–  du conditionnement de l’accès aux structures de l’administration et aux établissements publics par le respect strict du port du masque, du lavage des mains et des mesures de distanciation physique ;

–  du contrôle à but de sensibilisation du port du masque dans la circulation et les espaces publics. Ce contrôle pourrait faire l’objet d’amende si le comportement collectif n’évolue pas ;

–  de la remobilisation des acteurs de la santé dans la prise en charge de la pandémie ;

–  de la poursuite de la dévolution de la prise en charge dans le système de santé de routine ;

–  de la plus grande implication des acteurs communautaires et de la société civile dans la sensibilisation des populations.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour une application diligente des différentes mesures et appelle les populations à leur respect strict par une implication individuelle et collective.

I.2. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE NEUF (09) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

–  un projet de loi portant autorisation de ratification du protocole à la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées, adopté le 29 janvier 2018 à Addis-Abeba en Ethiopie.

La ratification de ce protocole renforcera l’engagement de notre pays pour la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec un handicap.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

–  un projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention sur la reconnaissance et l’exécution des jugements étrangers en matière civile ou commerciale, conclue le 02 juillet 2019 à La Haye aux Pays-Bas.

Cette Convention vise la simplification des procédures pour la résolution des différends internationaux en matière civile et commerciale. Elle permettra aux Etats signataires d’avoir un instrument à même de garantir une meilleure justice aux particuliers comme aux entreprises.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–  un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement nomination de l’Agent judiciaire de l’Etat et d’Agents judiciaires adjoints de l’Etat.

L’Agent judiciaire de l’Etat est consacré par la loi n°008-2019/AN du 23 avril 2019. Il est créé en remplacement de l’Agent judiciaire du trésor (AJT) afin d’assurer une meilleure représentation de l’Etat devant les juridictions, le conseil juridique au profit de l’Etat et de ses démembrements, l’exécution des décisions de justice rendues au profit de l’Etat et l’exécution de celles le rendant débiteur et le recouvrement des créances contentieuses.

L’adoption de ces décrets permet l’opérationnalisation de l’Agent judiciaire de l’Etat.

–  un décret portant nomination d’un membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

L’adoption de ce décret permet la nomination du Secrétaire général de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

–  un décret portant nomination de membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

L’adoption de ce décret permet la nomination de deux (02) personnes, membres de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

–  une Ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt N°92629 Sérapis 2020 0098 conclu le 17 novembre 2020 entre le Burkina Faso et la Banque européenne d’investissement pour le financement du projet d’assainissement et de drainage de Ouagadougou (PADO).

Cet accord de prêt de la Banque européenne d’investissement s’élève à quinze millions (15 000 000) d’Euros soit neuf milliards huit cent trente-neuf millions trois cent cinquante-cinq mille (9 839 355 000) F CFA. Ce prêt permettra le financement de la construction de drainage et d’évacuation des eaux pluviales dans le quartier de Tanghin de Ouagadougou, la réalisation d’aménagement durable et la valorisation des berges.

Le coût total du projet s’élève à seize millions sept cent soixante dix-huit mille trois cent soixante-dix (16 778 370) Euros soit onze milliards cinq millions huit cent quatre-vingt-neuf mille deux cent cinquante (11 005 889 250) F CFA.

–  une Ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt FI N°92431 Sérapis N°2020-0426 conclu le 16 octobre 2020 entre le Burkina Faso et la Banque européenne d’investissement pour le financement de son adhésion à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique.

D’un coût total de 15 000 000 d’Euros soit environ 9 839 355 000 F CFA, ce prêt est destiné exclusivement à l’acquisition de titres de capital de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA).

L’adhésion du Burkina Faso à l’ACA permettra à notre pays de soutenir la promotion des investissements et du commerce, de garantir les risques commerciaux et politiques affectant les investissements, d’accéder aux financements compétitifs et de réaliser plus facilement des projets prioritaires à travers un réseau international de partenaires.

–  une Ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt N°2020 059/PR BF 2020 40 00 conclu le 23 novembre 2020 entre le Burkina Faso et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel du Projet de promotion de la finance inclusive pour l’accès des populations à faibles revenus aux services financiers au Burkina Faso (PPFIB) : Tranche 2.

Le montant du prêt contracté avec la BOAD s’élève à cinq milliards (5 000 000 000) de F CFA.

Ce financement permettra la mise en œuvre du Projet de promotion de la finance inclusive et contribuera à l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations à la base au Burkina Faso.

Le coût global du projet s’élève à huit milliards cent cinq millions (8 105 000 000) de F CFA.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Energie :

–  un décret portant modification du décret n°2020-0278/PRES/PM/ME/MCIA/MINEFID du 16 avril 2020 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie.

L’adoption de ce décret modificatif vise à renforcer l’autonomie juridique et les pouvoirs propres du Conseil de régulation pour être en conformité avec les principes et les meilleures pratiques en matière de régulation du secteur de l’énergie.

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE DEUX (02) RAPPORTS.

I.3.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

–  un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres national restreint N°2020-026/MINEFID/SG/DMP du 21/04/2020 pour les travaux de réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans six (06) régions au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

–  lot 1 Cascades : Groupement Lambo Services/ENG, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (35 boutiques, 4 halls centraux de marché, 1 marché à bétail,

3 marchés et 1 site maraicher), pour un montant d’un milliard deux cent soixante-neuf millions sept cent deux mille quarante-trois (1 269 702 043) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 2 Cascades : NAILINE, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (90 boutiques, 1 forage, 1 hall central de marché, 4 marchés, 2 sites maraichers et 4 hangars de marché), pour un montant d’un milliard neuf cent dix-neuf mille huit cent quarante-neuf (1 000 919 849) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Centre : Groupement New Afrique/ Générale Africaine des Services, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (68 boutiques, 2 forages, 1 magasin de stockage, 3 marchés, 1 site maraicher et 3 parcs à vaccination), pour un montant de sept cent soixante-trois millions neuf cent quatre-vingt-dix mille huit cent quatre-vingt-trois (763 990 883) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Centre-Ouest : Etablissement KABORE Abdoulaye et Fils (EKAF), pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (205 boutiques, 6 forages, 1 gare routière, 8 halls centraux de marché, 2 magasins de stockage, 1 marché à bétail, 4 marchés, 14 sites maraichers, 1 parc à vaccination et 16 hangars de marché), pour montant de trois milliards quatre cent dix-sept millions sept cent trente-deux mille quatre cent cinquante-deux (3 417 732 452) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 2 Centre-Ouest : Etablissement NAMALGUE, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques

(125 boutiques, 3 halls centraux de marché, 6 marchés, 1 site maraicher, 6 hangars de marché), pour un montant d’un milliard quatre cent soixante-dix-huit millions huit mille quatre cent trente-trois (1 478 008 433) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Hauts-Bassins : KANGALA SARL, pour les travaux de

construction d’infrastructures socioéconomiques (176 boutiques,

1 forage, 1 gare routière, 4 halls centraux de marché, 2 magasins

de stockage, 1 marché à bétail, 13 marchés, 5 sites maraichers,

21 hangars de marché), pour un montant de deux milliards neuf cent quatre-vingt-seize millions quatre cent soixante mille quatre cent soixante (2 996 460 460) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 2 Hauts-Bassins : Groupement STE/SOGEDIM, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques

(1 aire d’abattage, 30 boutiques, 3 forages, 1 gare routière, 2 halls centraux, 1 marché à bétail, 4 sites maraichers, 2 parcs à vaccination), pour un montant de neuf cent soixante-huit millions cinq cent vingt-neuf mille sept cent vingt-trois (968 529 723) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Plateau-Central : Entreprise de Construction de l’Habitat (ECHA), pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (2 aires d’abattage, 75 boutiques, 3 magasins de stockage, 2 marchés à bétail,

3 marchés, 3 sites maraichers et 5 hangars de marché), pour un montant d’un milliard deux cent treize millions neuf cent soixante-treize mille cinq cent vingt-six (1 213 973 526) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 2 Plateau-Central : Groupement BGS SA/SOCOZAF SARL, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (146 boutiques, 5 forages, 3 magasins de stockage, 1 marché à bétail, 6 marchés, 5 sites maraichers,

1 hangar de marché), pour un montant d’un milliard quatre cent quatre-vingt-dix millions cinquante-trois mille cent quarante-huit (1 490 053 148) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Sud-Ouest : Société Générale du Bâtiment

Patarbyendé, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (2 aires d’abattage, 321 boutiques, 5 forages,

2 magasins de stockage, 1 marché à bétail, 10 marchés, 1 site maraicher et 51 hangars de marché), pour un montant de deux milliards quatre cent trente-huit millions neuf cent dix mille soixante-onze (2 438 910 071) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 2 Sud-Ouest : FASODEC, pour les travaux de construction d’infrastructures socioéconomiques (1 aire d’abattage, 1 forage,

3 gares routières, 4 marchés à bétail, 6 sites maraichers et 2 parcs à vaccination), pour un montant d’un milliard deux cent soixante-huit millions quatre cent quatre-vingt-quinze mille huit cent vingt et un (1 268 495 821) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

–  lot 1 Cascades et Hauts-Bassins (Radios) infructueux pour absence de disponibilité de fréquence radioélectrique.

Le montant total des réalisations s’élève à dix-huit milliards trois cent six millions sept cent soixante-seize mille quatre cent huit (18 306 776 408) F CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL).

I.3.2. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

–  un rapport relatif à une autorisation d’approbation d’un contrat commercial pour les travaux de renforcement du système d’approvisionnement en eau potable des villes de Tenkodogo, Garango, Bittou et Bagré à partir du barrage de Bagré, dans le cadre de la coopération avec la République populaire de Chine.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise chinoise CGCOC GROUP pour un montant total de soixante-deux millions trente-huit mille six cent cinquante-trois virgule soixante-douze (62 038 653,72) USD hors taxe reparti comme suit :

–  cinquante-sept millions neuf cent quatre-vingt mille cinquante virgule vingt et un (57 980 050,21) USD hors taxe, financé par RPC à travers Exim Bank Chine sous forme de prêt concessionnel ;

–  quatre millions cinquante-huit mille six cent trois virgule cinquante un (4 058 603,51) USD, au titre de la contrepartie de l’Etat burkinabè.

Le délai d’exécution dudit projet est de trente (30) mois.

 

II. NOMINATIONS

II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET

DU DEVELOPPEMENT

–  Monsieur Karfa GNANOU, Mle 130 398 Y, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Agent judiciaire de l’Etat.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Agents judiciaires adjoints de l’Etat :

–  Monsieur Désiré Asôrega BADO, Mle 225 068 P, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Bienvenu BAKI, Mle 119 276 T, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Ali BAMOUNI, Mle 216 129 N, Administrateur des services financiers ;

–  Monsieur Edgar BAMOUNI, Mle 217 562 E, Commissaire principal de police ;

–  Madame Anique Rosemonde Stéphanie BENON/ZOUNGRANA,

Mle 109 901 K, Juriste ;

–  Monsieur Rabassewendé Sévérin BERE, Mle 216 132 M,

Administrateur des services financiers ;

–  Monsieur Rasmané COMPAORE, Mle 238 380 X, Greffier en chef ;

–  Madame Arlette Raïssa Reine COULIBALY/SAWADOGO,

Mle 215 218 K, Attachée en études et analyses ;

–  Madame Djénéba DAO, Mle 208 012 J, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Mahamadi Etienne DIALLO, Mle 228 774 Y, Inspecteur du trésor ;

Monsieur Soungalo DIALLO, Mle 257 113 R, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Marou ILBOUDO, Mle 57 303 J, Greffier en chef ;

–  Monsieur Vincent KABORE, Mle 212 392 A, Greffier en chef ;

–  Monsieur Mohamadi KAGAMBEGA, Mle 235 878 F,

Administrateur des services financiers ;

–  Monsieur Sansan Charlemagne KAMBOU, Mle 238 382 L,

Greffier ;

–  Monsieur Boureima KONATE, Mle 245 210 E, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Kianvouro Hugues MEDA, Mle 239 757 G,

Administrateur des services financiers ;

–  Monsieur Raphael MINOUNGOU, Mle 245 147 N, Inspecteur des impôts ;

–  Monsieur Firmin Pitié NAMA, Mle 217 560 R, Commissaire principal de police ;

–  Monsieur Soumaïla NYAMBA, Mle 208 026 B, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Patrick Roland OUANDAOGO, Mle 225 037 L,

Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Zoewendtalé Serge Théophile OUEDRAOGO,

Mle 235 922 B, Inspecteur du trésor ;

–  Madame Tampoko Céline OUEDRAOGO/KABRE,

Mle 245 211 M, Inspecteur du trésor ;

–  Madame Wendkouni Naomie OUEDRAOGO/SAKANDE,

Mle 215 219 L, Attachée en études et analyses ;

Monsieur Salomon OUOBA, Mle 216 176 D, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Magloire PARE, Mle 215 217 W, Attaché en études et analyses ;

–  Monsieur Djombio Mathias PODA, Mle 59 811 S, Greffier en chef ;

–  Monsieur Dofinita David Jean Lionel SAMA, Mle 246 709 K,

Greffier en chef ;

–  Monsieur Poussi Ousmane SANKARA, Mle 257 123 E, Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Nomwendé Florentin SAWADOGO, Mle 206 528 G,

Juriste ;

–  Monsieur Yaya SOURABIE, Mle 97 961 N, Assistant juridique ;

–  Monsieur Mahama TAKO, Mle 212 385 A, Inspecteur du travail ;

–  Madame Lamoussa Juliette TAPSOBA, Mle 272 934 Z,

Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Georges TIAHO, Mle 222 142 H, Agent technique de l’environnement ;

–  Monsieur Gabin Toupanga TINGUERI, Mle 245 230 B,

Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Seydou WARMA, Mle 245 199 G, Administrateur des services financiers ;

–  Monsieur Abdoul Karim Delwendé WEDA, Mle 239 620 G,

Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Nazankidemba Landry YAMEOGO, Mle 111 097 D,

Inspecteur du trésor ;

–  Monsieur Barnabé YOUGBARE, Mle 208 043 N, Inspecteur du trésor ;

Madame Valérie ZERBO/SAWADOGO, Mle 111 096 F,

Inspecteur du trésor.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Cellule nationale des informations financières (CENTIF) pour un premier mandat de trois (03) ans :

–  Monsieur Anselme Jean François SOME, Secrétaire général ;

–  Monsieur Madi Prosper TAPSOBA, Chef du département des

Affaires juridiques et institutionnelles ;

–  Monsieur Ousséni BAMOGO, Chef du département des Analyses.

 

II.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et de Présidents aux Conseils d’administration :

–  de l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (ANSSI) au titre de la Primature ;

–  de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) au titre du ministère de la Justice ;

–  de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

–  de l’Université Thomas SANKARA, de l’Université Joseph KI-ZERBO, du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), de l’Université Nazi BONI (UNB) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

–  de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) au titre du ministère du Développement de l’économie numérique et des postes ;

–  des sociétés minières de KIAKA SA, de BISSA GOLD SA, de SANBRADO (SOMISA) SA, de SEMAFO BURKINA FASO SA, d’OREZONE BOMBORE SA, de SEMAFO BOUNGOU SA, de RIVERSTONE KARMA SA et de BOUERE DOHOUN GOLD OPERATION SA, au titre du ministère des Mines et des carrières ;

–  de la société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina Faso (SOPAFER-B), de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière ;

–  de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), de la Minoterie du Faso (MINOFA), de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM), du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina (APEX-Burkina) au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;

–  de l’Ecole nationale de l’élevage et de la santé animale (ENESA) au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques ;

–  du Centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré (CFPR-Z), du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) ;

–  du Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) au titre du ministère de la Culture, des arts et du tourisme.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’Ordre national

Ministère du commerce : 233  hommes et femmes distingués pour services rendus !  

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Le ministre du commerce; Harouna Kaboré, au cours de son intervention pendant la cérémonie de décoration

Après un travail bien accompli, vient le moment de la récompense. Pour avoir fourni de grands efforts dans le but de contribuer au maintien des fondamentaux de l’économie, ils étaient nombreux, ces hommes et femmes, à être décorés ce 18 décembre 2020 à Ouagadougou les ordres spécifiques du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

Le ministre du commerce; Harouna Kaboré, au cours de son intervention pendant la cérémonie de décoration

Ils étaient une centaine à être décorés à l’occasion de la cérémonie de distinctions honorifiques dans les ordres spécifiques du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat; une cérémonie qui s’inscrit dans le cadre de la 60è  anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso.

L’ordre du mérite du commerce et de l’industrie et l’ordre du mérite du développement rural sont les deux grandes distinctions auxquelles ont eu droit ces hommes et femmes de l’administration publique mais aussi du monde des affaires relevant du ministère du commerce.

Le ministre du commerce, président de la cérémonie se dit comblé de voir tant de collaborateurs distingués, un signal qui, selon lui prouve qu’il y a une forte adhésion à la vision que son département a toujours voulu implémenter. Ainsi, cette adhésion justifie le résultat qui est jugé satisfaisant. <<Les résultats auxquels nous sommes parvenus sont sans nul doute très satisfaisants au regard des chocs exogènes qu’a subi notre économie>>, pouvait-on entendre de la part du ministre.

Les 233 personnes concernées par les décorations du ministère en 2020

Toutefois, Harouna Kaboré a invité les récipiendaires à maintenir le cap, sinon à faire mieux. <<Faites en sorte que la reconnaissance de vos mérites par la nation toute entière puisse vous galvaniser à maintenir le cap, à vous surpasser et si possible à impacter positivement vos collaborateurs>>, a-t-il affirmé, s’adressant aux distingués.

Les non décorés n’ont pas été oublié au cours de la cérémonie. A leur endroit, le ministre a exprimé des mots d’encouragement, les exhortant à redoubler d’efforts.

<<Cette reconnaissance de la nation devrait raviver la flamme de l’engagement au travail de toutes celles et tous ceux qui n’ont pas été distingués pour intégrer ce cercle d’excellence dans les années à venir>>, a affirmé le président de la cérémonie.

Sentiments du devoir accompli

Prosper Bassolé, directeur de cabinet du groupe Ebomaf, a dédié sa décoration à sa famille et collègues

Ces décorations son bien accueillies par les récipiendaires puisqu’elles leur  apportent joie et suscitent chez eux des sentiments du devoir accompli vis-à-vis de la Nation.

C’est par exemple le cas de Prosper Bassolé, directeur de cabinet du groupe Ebomaf qui a dédié sa décoration à sa famille et ses collaborateurs. Et d’inviter ceux qui souhaitent un jour bénéficier de la reconnaissance de la nation à se mettre au travail. Pour Suzanne Marie Kalmogo de la société la Filature du Sahel, cette distinction est la bienvenue, et constitue dans le même temps une invite à mieux faire.

Au total 233 distinctions

Suzanne Marie Kalmogo de la société la Filature du Sahel, fait partie des récipiendaires

Pour cette année 2020, 233 distinctions au total ont été décernés au ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat et ses partenaires.

Ces distinctions sont ainsi réparties : 132 opérateurs économiques, 36 récipiendaires de l’administration publique, 37 artisans et 28 agents des sociétés d’État.  Les 05 et 11 décembre dernier, 115 récipiendaires ont été distingués dont 25 au palais présidentiel.

 

Aziz Yoda

Burkina Demain

Décorations au CSC: 21 heureux récipiendaires fiers de leurs médailles !

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Ils sont 21 à avoir été élevés au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite des arts, des lettres et de la communication par le Conseil supérieur de la communication (CSC).  La cérémonie de décoration a eu lieu ce 18 décembre 2020 à Ouagadougou.

Le président du CSC Mathias Tankoano (micro) lors de son intervention à la cérémonie de décoration

A cette occasion de décoration, même la police nationale, pour une des rares fois, a déployé sa fanfare hors de ses locaux. 21 au total dont 01, Maurice Kima, à titre posthume, ces hommes et femmes venant du personnel du CSC et du monde de la presse ont dû travailler avec ardeur pour se voir aujourd’hui récompensés.

21 hommes et femmes méritants

Des hommes et femmes jugés méritants par le président du CSC, Mathias Tankoano, pour :<<leur travail et leurs efforts en matière du respect des lois relatives au secteur de la presse et de la communication>>.

Faits Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication, ils ont été appelés par le président de la cérémonie à :<<arborer leur médaille avec fierté et dignité>>, car pour en arriver là, ce sont quatre importantes étapes qu’ils ont dû franchir..Au nombre des récipiendaires, Aicha Ouattara, directrice générale de Lefaso.net, pionnier de la presse en ligne du Burkina Faso.

Aicha Ouattara, DG de Lefaso.net, fait partie des récipiendaires

Mathias Tankoano, pour son souhait, a formulé sa volonté que ces médailles arborées avec fierté puissent être <<un adjuvant, une plus value>> dans la vie professionnelle des récipiendaires.  Ces distinctions ont été naturellement bien accueillies par les distingués, qui n’ont pas hésité à exprimer leur joie. Pour le journaliste Touwendinda Zongo,directeur de publication du journal Mutations, lorsque au-delà de l’exercice d’un métier comme le journalisme qu’il qualifie de <<sacerdoce>>, la République reconnaît vos mérites, il y a de quoi être fier.

Touwendinda Zongo,directeur de publication du journal Mutations, fait également partie des récipiendaires

Toutefois, dans le même sens, cela est, selon lui, une invite à mieux faire et à être au service de la nation. De ce fait, il s’engage à faire davantage ;<<nous prenons ainsi l’engagement de faire mieux que ce que nous avons fait jusqu’à ce jour>>.  Quant à sa médaille, il la dédie à Norbert Zongo qui est sa source d’inspiration et à la jeunesse du Burkina qui se bat pour continuer son œuvre.

                                                  Aziz Yoda

                                                  Burkina Demain

Marché régional de l’électricité : Forts engagements des communicateurs aux côtés de l’ARREC

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L'atelier de renforcement des capacités s'est achevé sur des forts engagements des communicateurs des régulateurs à jouer leur partition dans la mise en oeuvre du marché régional de l'électricité

Fin à Accra de l’atelier de renforcement des capacités des responsables de communication des institutions de régulation du secteur de l’énergie des Etats membres de la CEDEAO sur la mise en œuvre  du marché régional de l’électricité. Pour les participants, ce fut une véritable école tant les présentations et les échanges d’expériences ont été instructives à plus d’un titre pour les uns et les autres.

L’atelier de renforcement des capacités s’est achevé sur des forts engagements des communicateurs des régulateurs à jouer leur partition dans la mise en oeuvre du marché régional de l’électricité

Au vu de la qualité des présentations et des échanges d’expériences, les responsables de communication des institutions de régulation du secteur de l’énergie des Etats membres de la CEDEAO sont plus aptes aujourd’hui à jouer leur partition dans la mise en œuvre du marché régional de l’électricité. En effet, l’atelier de renforcement des capacités qu’a organisé l’Autorité de régulation régionale de l’électricité (ARREC) du 14 au 18 décembre 2020 à Accra leur a permis de mieux cerner les tenants et aboutissants, les défis à relever en termes de communication au sein des instances de régulation en vue d’une mise en œuvre réussie du marché régional de l’électricité.

7 présentations importantes délivrées

Les participants au présent atelier ont eu droit à 7 présentions : -Justification du marché régional de l’électricité de la CEDEAO ; -Défis pour les infrastructures de transport et de distribution ; -Capacité de transport et attribution de la capacité de transport disponible; -Règlement des différends du marché régional de l’électricité de la CEDEAO ; -Séparation comptable et développement du marché ; -Justification de la régulation du tarif d’électricité ; -La méthodologie tarifaire.

Besoin de financements de 129 milliards de dollars

Des présentations assurées par Dr Haliru Dikko, MM. Aly Mar Ndiaye, Oumar Bangoura et Elisha Yawovi Negbegble, respectivement membre économiste et membre ingénieur du conseil de l’ARREC, puis expert juriste et expert électricien à l’ARREC. De ces présentations, il ressort que le succès dans la mise en œuvre du marché régional requiert une même compréhension des questions de la régulation, notamment du transport et de la distribution de l’électricité. Cela requiert naturellement d’importants financements qui restent l’un des principaux défis à relever. Une récente étude de l’Union Africaine évalue les besoins de financement pour atteindre les objectifs de développement dans l’espace CEDEAO à 129 milliards de dollars, soit 71 milliards pour la production et 58 milliards pour le transport et la distribution.

Remerciements de l’ARREC aux communicateurs

Les communicateurs des régulateurs se sont engagés à jouer leur partition dans la mise en oeuvre du marché régional de l’électricité

Pour agir avec plus efficacité dans leur domaine de compétence, les communicateurs ont convenu d’un certain nombre de dispositions, à savoir : la création des liens directionnels sur les sites web des régulateurs ; l’animation d’un bulletin d’information et enfin l’organisation de fora. Fort de ces engagements importants des  communicateurs, le conseiller Dr Haliru Dikko, a adressé à la clôture, en l’absence du président de l’ARREC empêché,  ses remerciements aux participants pour l’intérêt qu’ils ont accordé à cette formation. Il a particulièrement apprécié leur assiduité tout au long des 4 jours de formation. Il les a invités à rester disponibles pour accompagner l’ARREC dans sa mission d’information et de communication sur les enjeux du marché régional de l’électricité.

                                                                     Grégoire B. Bazié                                                                                                            Burkina Demain

Programme V4CP : Clôture à Ouaga sur une note satisfaisante !

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Officiels et participants à la clôture du programme V4CP posant pour la postérité

Après 4 ans de mise en œuvre, le programme Voix pour le Changement (V4CP) vient de prendre officiellement fin. La cérémonie de clôture a eu lieu ce 16 décembre 2020 à Ouagadougou. <<Je déclare close la première phase du programme Voix pour le changement au Burkina Faso>>, c’est par ces mots que Bénéwendé Sankara, vice-président de l’Assemblée nationale a clôturé la cérémonie de clôture du V4CP, mettant ainsi fin à l’existence du programme.

Le présidium de la cérémonie de clôture du programme V4CP. On reconnaît au milieu, Bénéwendé Sankara (micro), 1er vice-président de l’Assemblée nationale ; à sa droite le ministre de l’agriculture Salifou Ouédraogo et à sa gauche, la directrice pays de la SNV Burkina Faso Jeannette De Regt

Après quatre ans de mise en œuvre, le bilan en fin de parcours est jugé satisfaisant, ce qui a mérité les félicitations de Bénéwendé Sankara ; <<Je me réjouis des résultats auxquels vous êtes déjà parvenus à travers votre implication>>, <<Je salue fortement cette initiative et vous exhorte à continuer>>, a-t-il affirmé.

Pour lui, les choses ne s’arrêtent pas là, la clôture doit marquer le début de la mise à l’échelle des acquis de cette collaboration, car <<c’est à ce seul prix que Voix pour le Changement sera un feu de bûches qui éclaire et qui oriente, gage d’un changement durable>>.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Bénéwendé Sankara et les autres officiels se prêtant aux questions de la presse, on reconnaît à sa gauche le coordonnateur du Programme V4CP, Mahamadou Badiel

Ainsi, s’adressant à l’ambassade des Pays-Bas et à SNV, il a laissé entendre que le programme ne doit pas s’arrêter brutalement, aux regards des résultats engrangés et des défis encore à relever. De ce fait, il a souhaité que les partenaires puissent toujours accompagner les OSC.

Pour la Directrice de l’organisation néerlandaise de développement (SNV), Jeannette DE REGT, le programme, prenant ainsi fin, est à saluer car il a œuvré :<<à renforcer les capacités des organisations de la société civile en plaidoyer et lobbying afin de leur permettre de formuler plus efficacement leurs préoccupations>>.

Félicité Somé, représentante des OSC de mise en oeuvre du programme V4CP

Elle invite alors ces OSC à consolider les acquis. <<Le programme est fini, a-t-elle annoncé, mais votre collaboration doit rester ; votre dynamisme et votre détermination à aller de l’avant doit être encore plus grande>>.

La représentante des OSC, Félicité Somé, quant à elle, pense que cette fin n’est qu’un début et a donc fait ainsi la promesse :<<le plaidoyer collaboratif va continuer>>. En attendant, elle demande à la SNV et à l’ambassade des Pays-Bas de faire de :<<tout leur possible>> afin que soit lancée une seconde phase du programme car :<<04 ans, c’est beaucoup, mais ce n’est pas suffisant>>.

En rappel, Voix pour le Changement (V4CP, Voice for Change Partnership) est un programme multisectoriel de cinq ans (2016-2020) financé par le Ministère néerlandais des affaires étrangères. Le programme V4CP a été conduit par l’organisation néerlandaise de développement (SNV Burkina) avec le soutien de l’institut international de recherches sur les politiques alimentaires (IFPRI).

Neuf organisations de la société civile ont été appelées tout au long de cette période à collaborer autour de trois thématiques. Il s’agit des énergies renouvelables, de la résilience pastorale et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Aziz Yoda

Burkina Demain

11 décembre à Banfora : «Où se situe le sabotage ?… c’est l’une des meilleures célébrations»

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La célébration des festivités du 11 décembre à Banfora, suscite des débats contradictoires

«Soyons francs envers nous-mêmes. Où se situe le sabotage ? Quelqu’un a-t-il empêché une tierce personne manu-militari de représenter sa communauté ? (…) Ce sont les coutumes qui l’exigent… le Chef de Canton a bel et bien reçu les visiteurs». Ce sont là des morceaux choisis de la vérité d’un citoyen des Cascades, Soumaïla Soma, par ailleurs notre correspondant à Banfora, qui prend le contre-pied de ceux qui ont dénoncé, à l’image Professeur Abdoulaye Soma, un sabotage dans l’organisation du 11 décembre dans les Cascades.  Et on aurait pu bien titrer «11 décembre à Banfora : Un Soma répond à un Soma». Lisez plus tôt !

La célébration des festivités du 11 décembre à Banfora, suscite des débats contradictoires

«JUSTE UN PEU DE VÉRITÉ

La fête de la commémoration de l’indépendance de notre pays s’est passée à Banfora il y’a de cela quelques jours. Des plaintes ont été observées de part et d’autres par certains. D’autres ont même qualifié cet événement de sabotage et de non considération de la Région des Cascades. C’est vrai que je ne suis pas dans le secret des dieux pour défendre quoi que ce soit. Cependant je voudrais que ceux qui ont évalué cette cérémonie me démontrent par a+b les failles qui ont terni notre image. Vraiment je n’ai vu aucun incident majeur.

Soyons francs envers nous-mêmes. Où se situe le sabotage ? Quelqu’un a-t-il empêché une tierce personne manu-militari de représenter sa communauté ? Le cas du Chef de Canton a été cité. Certes, ce qu’il faut savoir le Roi doit rester dans son Royaume et recevoir les  » Étrangers ». Ce sont les coutumes qui l’exigent. Pourtant, le Chef de Canton a bel et bien reçu les Visiteurs venus pour les circonstances. Concernant les Turka dont on évoque.

Soyez justes, mêmes vous les Turkas, est-ce que vous êtes venus pour vous représenter ou vous faire représenter. Est-ce que Toi Turka tu dois rester dans ton domicile et peut-être resté loin de ton pays et crier à l’exclusion de ta communauté ?? Quel enfant de quelqu’un va rester et défendre toi ta cause et toi tu vas regarder à la télé et dire que oui ma communauté est représentée, je suis fier de ça.

Si tu aimais vraiment ta patrie, tu allais effectuer le déplacement et faire représenter ta communauté. Vous Turka, vous n’avez pas à rejeter la faute à quelqu’un. Autant de questions que l’on doit poser aux détracteurs. À mon humble avis la mobilisation a été de taille. Et n’oublions pas que nous sommes actuellement dans un contexte d’épidémie à coronavirus et pire d’insécurité. Une durée d’une heure et demi ont été recommandés pour le déroulement. Une décision qui fut prise pour le bonheur de tous. Et il eût un réaménagement des horaires de passage à l’unanimité de tous ceux qui étaient impliqués dans cette gestion.

Pourquoi en faire beaucoup de spéculations autour de cette organisation ??  D’autres ont même qualifié de fiasco. Je ne comprends pas ces derniers. Qu’appelle-t-on fiasco ?? Sûrement une question de vocabulaire. Au cas contraire une prise de position de mauvaise augure de leur part.

Des individus ont avancé que les infrastructures ne sont pas de qualité. J’ai suivi les travaux du début jusqu’à la fin de réalisation de certains. C’est indiscutable, c’est l’une des meilleures qualités depuis les célébrations des fêtes d’indépendance dans les différentes régions. Je peux peut-être d’accord avec la lenteur qui a retardé la durée d’exécution des travaux de certains édifices et en même temps la saison pluvieuse qui a eu raison sur le délai.

De la qualité des bitumes, je crois que pour une ville comme Banfora, c’est moyen. Mais si nous voulions des bitumes de qualité huppée, il n’est jamais tard de demander des financements à cet effet ou chercher des bailleurs de fonds pour cela. C’est un projet qu’on doit voir à long terme. De tout l’ensemble je crains certains politiciens qui cherchent à faire de la récupération politique.

Mon interpellation la plus légitime est de dire au Gouvernement de financer voire débloquer à temps les fonds alloués aux travaux pour la réalisation des infrastructures dans le délai.

Félicitations à tous, aux organisateurs et aux à nos vaillantes Amazones ! Prompt rétablissement aux blessés ! Que la Hiérarchie militaire fasse preuve de compréhension ! L’erreur est humaine. Et c’était dans l’intention de bien faire que l’imprévu eût droit de cité.

Merci !»

Burkina Demain

Coronavirus au Burkina: 1288 cas actifs à la date du 15 décembre

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Situation de la Covid-19 au Burkina à la date du 3 décembre 2020

149 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (124 à Ouagadougou, 04 à Bagassi, 08 à Dédougou, 08 à Fada N’Gourma, 02 à Koudougou, 01 à Kaya, 01 à Kongoussi et 01 à Houndé) et 66 nouvelles guérisons. Ce sont les éléments essentiels du tableau du dernier rapport sur la situation du Coronavirus au Burkina en date du 15 décembre  2020.

Situation de la Covid-19 au Burkina à la date du 3 décembre 2020

Au Burkina Faso, 149 nouveaux cas confirmés, tous à transmissions communautaires (124 à Ouagadougou, 04 à Bagassi, 08 à Dédougou, 08 à Fada N’Gourma, 02 à Koudougou, 01 à Kaya, 01 à Kongoussi et 01 à Houndé) et 66 nouvelles guérisons ont été enregistrés à la date du 15 décembre 2020. Le nombre de cas actifs de Covid-19 dans le pays se chiffre 1288.

Le nombre de nouvelles guérisons est 66, portant le total des guérisons depuis l’apparition de la pandémie le 9 mars dernier, à 3 088.

Aucun nouveau décès n’ayant été enregistré à la date du 15 décembre, le nombre total des décès de la Covid-19 au Burkina demeure 73.

Burkina Demain

«Pour éliminer la pauvreté extrême en Afrique, la Banque mondiale doit donner la priorité au Sahel»

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Bien-être des Sahéliens, l'un des soucis de la Banque mondiale

Au Sahel, en proie, à la fois à une crise sécuritaire et économique, «la Banque mondiale n’est qu’un partenaire et l’avenir du Sahel réside avant tout entre les mains des Sahéliens, surtout de sa jeunesse.  C’est ensemble, avec l’appui de la communauté internationale, notamment l’Alliance Sahel, du secteur privé et de la société civile que nous réussirons à y reconstruire un avenir meilleur. Car après tout, le développement demande de la constance et de la volonté». Ce ne sont là des morceaux choisis de la tribune du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Ousmane Diagana, dont voici l’intégralité.  

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, décline dans cette tribune l’ambition de son institution pour le Sahel

«Pour éliminer la pauvreté extrême en Afrique, la Banque mondiale doit donner la priorité au Sahel»

Terre des hommes » par excellence, pour emprunter le nom qu’Antoine de Saint-Exupéry donnait à mon pays, la Mauritanie, la région du Sahel est depuis la nuit des temps un espace de rencontres et de brassage des peuples ; de commerce et d’échanges ; de production et de diffusion de savoirs. Ce serait très réducteur, injuste même, d’en parler uniquement comme certains le font, sous l’angle des difficultés qui l’assaillent.

Rappelons que le Sahel est intégré depuis le VIIe siècle dans les échanges commerciaux avec l’Europe et l’Asie. Que les milliers de manuscrits des bibliothèques familiales de Tombouctou, dont certains remontent au XIIIe siècle, enrichissent la mémoire du monde. Ne dissocions pas cette région des œuvres d’art remarquables qu’elle a produites et qui ont trouvé leur place dans les plus grands musées du monde. Enfin, souvenons-nous qu’en 1236, la Charte du Mandé énonçait les principes de liberté individuelle et de paix sociale cinq siècles avant la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Mentionner ces quelques faits historiques s’impose non pas pour se souvenir d’un passé glorieux, mais pour rappeler que les trajectoires de développement des nations ne sont pas toujours linéaires. Par conséquent, il existe des raisons d’espérer un développement porteur de paix et de stabilité au Sahel en dépit de défis nombreux et complexes.

Certes, les conflits  augmentent et font le lit du terrorisme. L’année dernière, la région qui s’étend de la Mauritanie jusqu’au Tchad en traversant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a connu plus de 1 000 événements violents qui ont coûté la vie à près de 8 000 personnes et contraint plus d’un million et demi de personnes à fuir.

Bien-être des Sahéliens, l’un des soucis de la Banque mondiale

Faut-il aussi rappeler que dans cette région où 80 % des personnes vivent dans la pauvreté extrême, c’est-à-dire avec moins de 1,9 dollar par jour, et travaillent dans l’agriculture, la hausse de température provoquée par le changement climatique, qui est une fois et demie plus rapide que dans le reste du monde, a des conséquences dramatiques ? Plus de 11 millions de Sahéliens sont menacés par la famine et 40 % des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance. Par ailleurs, avec une moyenne de 6,4 enfants par femmes et une population qui devrait plus que doubler d’ici 2050, dont la moitié aura moins de 15 ans, la croissance économique reste insuffisante pour offrir une instruction adaptée, fournir des emplois pour tous, des services publics de qualité et améliorer le quotidien des Sahéliens.

Le coronavirus aggrave cette situation. Si, jusqu’à présent, les conséquences sanitaires de la pandémie ont été limitées, son impact économique et social risque d’anéantir cinq années de progrès en matière de développement dans l’ensemble des pays du Sahel. On estime ainsi que plus de 1,3 million de personnes supplémentaires basculeront dans la pauvreté extrême en 2020. Cette situation vient peser sur les finances publiques déjà fragiles des gouvernements qui ont dû augmenter leurs dépenses sécuritaires au détriment des services sociaux. D’autant que les envois de fonds de la diaspora vers l’Afrique devraient reculer de 9 % en 2020.

Pour autant, ne perdons pas de vue les avancées quotidiennes qui ne font pas la une des journaux. Nous voyons, par exemple, les Etats se mobiliser et collaborer pour renforcer la sécurité mais également pour préserver et partager leurs ressources naturelles, en ayant notamment mis en place un système régional de veille, d’alerte et de riposte contre les épisodes de sécheresse ; de plus en plus de femmes prendre leur destin en main, accéder à des formations professionnelles et travailler dans des secteurs porteurs, comme ces femmes tractoristes et électriciennes qui bousculent les codes dans des villages du Tchad  ; des chefs religieux et de nouvelles lois s’opposer au mariage précoce au Burkina Faso, par exemple, qui a révisé son Code pénal en 2018 pour mettre fin à cette pratique. Nous sommes encouragés par la baisse du taux de mortalité infantile et inspirés par l’incroyable résilience et le sens de l’innovation de jeunes femmes et hommes qui créent leur start-up ou se lancent dans l’agroalimentaire. Certains pays font face à des crises politiques cycliques, mais ailleurs dans la région, le processus démocratique est en marche et la gouvernance s’améliore.

C’est pour soutenir cette réalité-là et pour réduire les causes profondes de fragilités que la Banque mondiale prévoit d’intensifier son action au Sahel au cours des trois prochaines années en accordant un financement record de 8,5 milliards de dollars par le biais de son Association Internationale de développement qui aide les pays les plus pauvres de la planète en leur accordant des dons et des prêts à taux faible ou nul. Cette mobilisation sans précédent s’ajoute aux financements exceptionnels mobilisés en réponse à la Covid-19 et à la suspension temporaire des paiements de la dette facilitée par le G20. Car la Banque mondiale ne pourra remplir sa mission d’éliminer la pauvreté extrême en Afrique si elle ne donne pas la priorité au Sahel.

S’’assurer que les ressources octroyées aux Etats de la région serviront à accélérer la résilience face aux nombreux défis de développement

Comment s’assurer que ces ressources serviront à accélérer la résilience face au climat ? En les injectant dans la modernisation de l’agriculture et dans l’irrigation, surtout dans les zones rurales. Nous finançons des projets dans les cinq pays de la région avec l’objectif de permettre à 10 millions d’agriculteurs de recourir à des technologies climato-intelligentes et d’irriguer 60 000 hectares supplémentaires de terres arables.

Comment gérer l’urgence actuelle causée par la pandémie tout en prévenant les conflits et en luttant contre l’exclusion ? En investissant dans la protection sociale et la sécurité alimentaire, surtout dans les zones les plus critiques pour atteindre les populations les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les femmes et les jeunes. Comment faire en sorte que tous ces efforts ne soient pas annihilés par une croissance démographique insoutenable ? En continuant de financer l’autonomisation des femmes et la scolarisation des filles.

Comment assurer des emplois stables aux quelque 1,2 million de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail ? En s’attachant à améliorer le niveau d’instruction, en contribuant à développer des infrastructures essentielles à l’activité économique. Notamment l’accès à l’électricité et au numérique ainsi que le désenclavement de la région par l’amélioration substantielle des moyens de transport. Et aussi, en soutenant le développement des entreprises privées et en garantissant les risques qu’elles prennent avec l’appui de l’ensemble du groupe de la Banque mondiale. Bien entendu, il faudra aussi se mobiliser en faveur d’un accès équitable aux vaccins aux pays du Sahel et leur distribution dès qu’ils seront disponibles.

Mais la Banque mondiale n’est qu’un partenaire et l’avenir du Sahel réside avant tout entre les mains des Sahéliens, surtout de sa jeunesse. C’est ensemble, avec l’appui de la communauté internationale, notamment l’Alliance Sahel, du secteur privé et de la société civile que nous réussirons à y reconstruire un avenir meilleur. Car après tout, le développement demande de la constance et de la volonté. Il doit accepter de prendre des risques et ne peut se passer d’une action collective.

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale»

Crise sécuritaire et économique au Sahel : La Banque mondiale renforce son soutien pour une relance résiliente

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S'’assurer que les ressources octroyées aux Etats de la région serviront à accélérer la résilience face aux nombreux défis

La Banque mondiale a approuvé ce mardi trois projets en faveur de la relance économique et de l’amélioration de l’accès et de la qualité des services sociaux de base au Burkina Faso et au Tchad, pour faire face à l’impact de la pandémie de COVID-19 et à la crise humanitaire.Elle a également confirmé l’éligibilité du Burkina Faso à l’Allocation pour la prévention et la résilience. Plus de précisions dans ce communiqué de presse.

S’’assurer que les ressources octroyées aux Etats de la région serviront à accélérer la résilience face aux nombreux défis de développement 

«La Banque mondiale renforce son soutien au Sahel pour une relance résiliente à la crise sécuritaire et économique

Washington, 15 décembre 2020 – La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui trois projets en faveur de la relance économique et de l’amélioration de l’accès et de la qualité des services sociaux de base au Burkina Faso et au Tchad, pour faire face à l’impact de la pandémie de COVID-19 et à la crise humanitaire. Elle a également confirmé l’éligibilité du Burkina Faso à l’Allocation pour la prévention et la résilience.

« Le Groupe de la Banque mondiale est résolu, dans le cadre d’un partenariat dynamique, à intensifier son appui au Sahel à travers les financements de programmes structurants indispensables pour un développement harmonieux et inclusif au Sahel », a souligné Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. « Notre nouvelle stratégie pour le Sahel compte des projets nationaux et régionaux et entrevoit des initiatives d’assistance technique pour l’amélioration des conditions de vie des populations et la création d’un écosystème performant nécessaire au renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la zone. »

La Banque mondiale est très engagée dans la région du Sahel et en a fait une priorité pour l’Association internationale de développement (IDA) – le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres – avec une approche intégrée dans le cadre de l’Alliance Sahel. L’ambition collective est de renforcer et coordonner les efforts de développement et de stabilisation des pays du G5 Sahel et de les soutenir financièrement grâce à l’augmentation inédite des ressources disponibles pour cette région qui s’élèvent à 8,5 milliards de dollars de ressources IDA. Cet objectif est aligné sur celui de la stratégie du Groupe Banque mondiale pour les situations de fragilité, conflits et violence.

« La crise de la COVID-19 qui vient s’ajouter à l’impact des conflits et de la violence, aux effets du changement climatique et aux multiples fragilités de la région devrait faire basculer près de 1,3 million de Sahéliens supplémentaires dans la pauvreté extrême cette année », a noté Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. « Pour faire face à ces défis majeurs, nous venons d’approuver un premier programme d’appui destiné à fournir de meilleurs services publics aux populations affectées au Burkina Faso et au Tchad. Nous adaptons notre engagement à une dynamique complexe afin d’appuyer plus efficacement les plans de prévention, de résilience et d’intervention d’urgence des gouvernements. »

Le programme de soutien approuvé aujourd’hui comprend :

Pour le Burkina Faso

-Une Allocation pour la prévention et la résilience (PRA) d’un montant de 700 millions de dollars – avec un don IDA de 350 millions et un crédit IDA de 350 millions sur les trois prochaines années – afin de soutenir le pays dans ses initiatives de traitement des risques et aggravation de la violence. L’accès du Burkina Faso au PRA permettra de soutenir sa stratégie de prévention de l’escalade des violences, notamment par une action plus appuyée des opérations de la Banque mondiale en faveur des personnes vulnérables, des régions en conflit, sous pression et par le traitement en profondeur des facteurs de conflits.

-Une opération d’appui budgétaire d’urgence, d’un montant de 100 millions de dollars avec un don IDA de 50 millions de dollars et un crédit IDA du même montant. Cette opération va appuyer la riposte du gouvernement à la pandémie de COVID-19 dans un contexte de double crise sécuritaire et humanitaire. Ce financement permettra notamment d’atténuer l’impact du coronavirus sur les vies et les moyens de subsistance des Burkinabés, et de jeter les bases d’une relance économique résiliente grâce à l’adoption d’un système national de bons électroniques pour les agriculteurs, à l’amélioration des services publics, à l’augmentation de l’accès au financement pour les moyennes et petites entreprises, au renforcement du système de surveillance des épidémies et au ciblage des bénéficiaires de programmes d’aide sociale.

-Le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience, d’un montant total de 350 millions de dollars (175 millions en don et l’équivalent en crédit). Ce projet vise à améliorer l’accès des communautés, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, aux infrastructures et aux services sociaux dont elles ont besoin dans certaines zones de conflit et à risque. A terme, ce projet devrait augmenter les ressources de près de 325 000 femmes, dont 30% sont déplacées internes. Par ailleurs, 650 000 personnes bénéficieront de meilleurs services sociaux.

Pour le Tchad, le Projet de mobilité et de connectivité rurales bénéficie d’un fonds additionnel de 15 millions de dollars afin d’améliorer l’accès des populations rurales aux marchés et aux services sociaux de base. Le projet vise aussi à apporter une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou situation critique.  Avec ce fonds additionnel, le projet devrait bénéficier à environ 365 000 personnes dans les deux provinces de Mandoul et Moyen-Chari, à travers la réhabilitation d’environ 400 km de routes et pistes.

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Il s’attache à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Le Groupe de la Banque mondiale prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois qui s’achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prêts à des conditions très favorables fournis par l’IDA, ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars destinée à financer l’achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement.

Contacts:

In Burkina Faso: Lionel Yaro, lyaro@worldbank.org

In Chad: Edmond Badge Dingamhoudou, edingamhoudou@worldbank.org

In Mali: Habibatou Gologo, hgologo@worldbank.org

In Niger: Mouslim Sidi Mohamed, msidimohamed@worldbank.org

In Mauritanie: Mademba Ndiaye, mademba@worldbank.org

 

 

Pour plus d’informations sur les activités de la Banque mondiale : https://www.banquemondiale.org/fr/region/afr»