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Lutte anti-Covid-19 : Christophe Dabiré préside ce mercredi une session du comité national

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Le PM Christophe Dabiré, présidera, ce mercredi une session du comité national de lutte contre la pandémie de la Covid-19
Alors que le nombre des cas confirmés de Covid-19 n’a cessé d’augmenter ces dernières semaines pour atteindre le pic de 1198 cas à la date du 13 décembre ; le gouvernement burkinabè de son côté multiplie les initiatives.
Le PM Christophe Dabiré, présidera, ce mercredi une session du comité national de lutte contre la pandémie de la Covid-19

Ainsi, après le communiqué ce mardi du ministère de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale appelant les employeurs à prendre des mesures appropriées pour protéger contre le virus ; le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, présidera personnellement, ce mercredi une session du comité national de lutte contre la pandémie de la Covid-19.
«Ce sera à la Primature sur le coup de 10 h», précise une source bien introduite.
On l’imagine, le Premier ministre Dabiré et les autres responsables dudit comité devraient insister au cours de cette session sur la responsabilité collective et individuelle pour stopper cette recrudescence inquiétante du nombre de cas confirmés dans le pays ; alors que s’installe de plus en plus cette période de fraîcheur, jugée plus favorable à la propagation du virus.
Burkina Demain

Roch Armel Bakyono à la MACO : La version des représentants du cabinet Cecrab

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Les conférenciers du Cecrab ont donné leur version des faits sur l'affaire Armel Bakyono

Des représentants du cabinet Cecrab, dans l’optique d’éclairer l’opinion nationale, de donner sa version de l’affaire Roch Armel Bakyono, fondateur du cabinet, en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou MACO, était face à la presse ce 14 décembre 2020 à Ouagadougou. L’objectif de la conférence animée dans l’après-midi de ce lundi par Gaoussou Nébié et ses camarades a été de faire la présentation de leur maître, Roch Armel Bakyono et le cabinet Cecrab.

Les conférenciers du Cecrab ont donné leur version des faits sur l’affaire Armel Bakyono

Accusé de faits d’escroquerie aggravée et de menaces sous conditions d’escroquerie aggravée, après une plainte d’un certain nombre de personnes, le fondateur du cabinet a été déféré à la MACO, après une plainte de 103 personnes.

Pour Gaoussou Nébié, exorciste et formateur officiel du cecrabisme, et ses camarades qui étaient face à la presse ce lundi 14 décembre, la raison de la plainte qui a conduit à la détention à la MACO de Roch Armel Bakyono, s’explique par le <<refus catégorique de Roch Armel Bakyono de céder à moult sollicitations financières de ses dissidents>>. Contrairement à l’information qui a circulé faisant état de 103 plaignants, les conférenciers assurent qu’il n’y a eu en réalité que 11 plaignants.

De ce fait, les conférenciers se disent convaincu de l’innocence de leur guide car celui-ci ayant toujours martelé que <<rien ne s’obtient sans effort préalable même si on prie, on s’électrifie et on se purifie>>.

Roch Armel Bakyono, selon les Cecrabiens, est titulaire d’une maîtrise en économie, obtenue à l’Université Joseph Ki-Zerbo et par ailleurs Parapsychologue-expert spécialisé dans l’analyse, la compréhension et le traitement des phénomènes paranormaux. A les en croire, pour <<l’homme le plus persécuté au monde au plan mystique>>, parlant de Roch Bakyono, la compréhension ainsi que l’application de son schéma est :<<un moyen sûr pour sauver une Afrique divinement conçue mais en détresse>>.  En ce qui concerne le Cecrabisme, les Cecrabiens le présentent comme un terme issu de l’acronyme CECRAB qui signifierait Cabinet d’études et de conseil Roch Armel Bakyono. Le Cecrabisme a pour mission, selon leurs dires, de restaurer <<la spiritualité africaine pour libérer l’Afrique du joug spirituel et religieux car tout autre développement en dépend>>.

Existant depuis 2002, le cabinet Cecrab compte aujourd’hui soixante mille (60.000) Cecrabiens du premier degré, c’est-à-dire les membres ayant <<reçu leurs prières angéliques hébraïques à travers l’analyse onomantique>>, ont affirmé les conférenciers.

Et d’ajouter que le cabinet propose à ses patients l’onomantique, l’électrification de la pensée humaine, la purification des corps subtils, la dénomination des entreprises et des nouveau-nés, des chapelets, des documents qui reprennent la littérature de cette spiritualité et l’exorcisme.

Aziz Yoda

Burkina Demain

FESCOOPEL: Renforcement des capacités sur la  gestion du réseau

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La photo de groupe à la fin de la cérémonie

Dans le cadre de sa politique de renforcement des capacités de ses membres, la Fédération de sociétés coopératives d’électricité du Burkina (FESCOOPEL/B) a organisé le 2 décembre dernier à Ouagadougou, avec l’accompagnement financier de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER), un atelier. C’est la Présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma, qui a présidé l’ouverture dudit atelier.

La Présidente de l’ARSE,Mariam Gui Nikièma, prononçant le discours d’ouverture de la cérémonie

«Gestion technique du réseau», c’est le thème de l’atelier organisé le 2 décembre dernier à Ouagadougou au profit des responsables des comités de réseau de la Fédération de sociétés coopératives d’électricité du Burkina (FESCOOPEL/B).

«La formation, clé de voute de toute entreprise ambitieuse» 

Dans mon mot d’ouverture de l’atelier, la présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, s’est félicitée de l’initiative.

«La formation est la clé de voûte de toute entreprise qui ambitionne d’inscrire, et durablement, son activité dans la performance. Cela est encore plus vrai dans le domaine de l’électricité, un domaine complexe qui exige des acteurs des connaissances professionnelles excluant l’amateurisme», a-t-elle indiqué.

Dans son allocution, le Directeur général de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER), Ismaël Somlawendé Nacoulma, à travers son représentant, a exhorté les bénéficiaires de la présente formation de renforcement de capacités à s’approprier les outils qui devraient être mis à leur disposition en vue d’améliorer la gestion technique du réseau et de rendre leurs structures plus performantes. «Je vous invite à suivre avec le plus grand intérêt les différentes communications qui seront déroulées à votre attention. Votre détermination facilitera, à n’en point douter, la mise en œuvre de la lettre de mission de l’ABER», qui a soutenu financièrement l’initiative.

Plusieurs sous thème abordés

La photo de groupe à la fin de la cérémonie

Intervenant en début de cérémonie, le Président de la FESCOOPEL,  Harouna Sandwidi, a exprimé des remerciements à l’endroit de l’ABER pour son accompagnement financier et de la présidente de l’ARSE pour son soutien multiforme à la FESCOOPEL.

Plusieurs sous thème ont été abordés au cours de l’atelier :

–              « le rôle du comité réseau » ;

–              « les conditions d’obtention d’une concession de gestion de service électrique en milieu rural et les prérogatives y associées » ;

–              « les principaux éléments d’information d’une facture SONABEL adressée à la COOPEL et les enjeux de dépassement de puissance» ;

–              « la gestion technique du réseau : les principaux facteurs de pertes d’énergie dans les réseaux COOPEL et l’utilisation rationnelle de l’énergie».

Le président de la FESCOOPEL, Harouna Sandwidi, a remercié l’ABER et l’ARSE pour leur accompagnement

Pour la présidente de l’ARSE, les responsables des comités de réseau étant au cœur du bon fonctionnement du système électrique en milieu rural, ces sous-thèmes abordés par des spécialistes contribueront à les doter de connaissances théoriques et pratiques nécessaires à une amélioration de leurs prestations dans l’exercice de leurs missions.

 

                                                                                                                                                                                                                      Philippe Martin

                                                                                                                                                                                                                       Burkina Demain

Marché régional de l’électricité : L’ARREC outille les responsables de communication

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L'atelier de renforcement des capacités s'est achevé sur des forts engagements des communicateurs des régulateurs à jouer leur partition dans la mise en oeuvre du marché régional de l'électricité

Ils seront également des éléments clés pour le succès de la mise en œuvre du marché régional de l’électricité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Il s’agit des responsables de communication des institutions de régulation du secteur de l’énergie des Etats membres de l’organisation régionale.  A l’initiative de l’Autorité de régulation régionale de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), ils sont réunis à Accra du 14 au 18 décembre 2020 pour un atelier de renforcement des capacités. C’est le président de l’ARREC, Professeur Honoré Bogler, qui a présidé ce lundi 14 décembre, l’ouverture de l’atelier.

Officiels et communicateurs de l’ARREC posant pour la postérité à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités

 

En 2020 l’ARREC avait prévu l’organisation d’activités de sensibilisation des parties prenantes du marché régional de l’électricité de la CEDEAO en prélude au lancement de la 2ème phase du marché.

Mais tout comme le lancement de cette 2ème phase, les activités de sensibilisation ont dû subir un report en raison de la pandémie de la Covid 19 qui a conduit les instances de la CEDEAO à la suspension des réunions de la Commission, a annoncé le Président de l’ARREC. Cependant, cette suspension a été levée à la fin du mois de novembre, ce qui permet à l’ARREC de travailler à combler le retard causé par la pandémie, s’est réjoui le Président Bogler.

Les responsables de communication constituent le premier maillon des actions d’information et de sensibilisation des parties prenantes du marché régional de l’électricité. Afin de leur permettre d’être utiles et efficaces, l’ARREC se doit de les former sur le contenu du marché régional à travers le partage d’information sur certaines problématiques. Ainsi, l’objectif poursuivi à travers l’organisation de cet atelier, dira le Professeur Bogler, est de permettre aux participants d’approfondir leurs connaissances sur le fonctionnement du marché régional de l’électricité afin d’améliorer leurs performances professionnelles pour mieux éclairer les parties prenantes sur les bénéfices du marché régional et le rôle de l’ARREC dans son développement.

 

Pour ce faire, les sujets à traiter durant les 4 jours porteront, entre autres, sur la justification du marché régional de l’électricité, les défis des infrastructures de transport et de distribution d’électricité, l’allocation de la capacité de transport, les stratégies et les étapes du développement du marché telles que la séparation comptable et le dégroupage, les processus de résolution des litiges dans le marché régional de l’électricité. L’ARSE du Burkina est présente à cet atelier à travers son Directeur de la communication et de la documentation Yaya Soura.

 

                                                                                                                                           Grégoire Bazié

                                                                                                                                           Burkina Demain

Célébration du 11 décembre à Banfora : Abdoulaye Soma dénonce un « sabotage »

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Pr Abdoulaye Soma a relevé des manquements dans l'organisation du 11 décembre à Banfora

<<Il ne faut plus jamais de sabotage de l’organisation du 11 décembre dans aucune région du Burkina Faso>>, c’est le message phare que le professeur Abdoulaye Soma  lors de sa conférence de presse tenue ce 14 décembre 2020 à Ouagadougou, tirant le bilan de la dernière célébration de la fête nationale dans la région des Cascades dont il est originaire.

Pr Abdoulaye Soma a relevé des manquements dans l’organisation du 11 décembre à Banfora

La fête de l’indépendance du Burkina Faso a eu lieu cette année dans la région des cascades, à Banfora, et ce en dépit de la pétition envoyée au Chef de l’État demandant le report des festivités. Une pétition à laquelle il n’y a pas eu de réponse favorable, la fête ayant finalement eu lieu. A cet effet, le professeur Abdoulaye Soma, représentant des pétitionnaires a tenu à revenir sur des faits qu’il a qualifié de <<sabotage>>.

L’organisation de la fête de l’indépendance est basée sur de principaux objectifs dont le développement infrastructurel et la cohésion sociale. Se basant sur ces deux objectifs, Abdoulaye Soma a expliqué ce qui était a évité pour le bon déroulement de ces festivités. En effet, sur le plan infrastructurel, le professeur a laissé entendre que certaines infrastructures d’une grande importance n’ont pas été réalisées.

A titre d’exemple, c’est le cas de « l’auberge du 11 décembre » et de « la Maison de l’appelé »; des infrastructures qui, selon lui, n’ont pas connu <<même un commencement d’exécution>>. Cela a nécessairement eu une conséquence qui est que :<<beaucoup de festivaliers ont dû passer leurs nuitées de festivités dans des régions et villes voisines>>, a confié le conférencier.

Sur les infrastructures réalisées

Les journalistes ont répondu massivement à l’invitation du Pr Soma pour la présente conférence de presse bilan du 11 décembre 2020

Pour les infrastructures prévues et réalisées, la satisfaction n’est pas totale. Pour le professeur, concernant ces infrastructures, <<c’est le bâclage qui définit le mépris de la Région>>. Comme exemple à ce niveau, il a été mentionné le cas des feux tricolores de régulation de la circulation, des bitumes effectués mais sans qualité, toute chose jugée :<<anormale dans la gestion d’une localité de la République>>.

Le second objectif visé, quant à lui, constitue également une déception du point de vue des pétitionnaires. En effet, la cohésion sociale, tout comme mentionné dans le thème de cette année :<<Cohésion nationale et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de COVID-19>>, a été « bafouée », a en croire le porte-parole.

Dans son intervention, Soma a expliqué que les Turka, un des trois grands groupes ethniques qui peuplent la province de la Comoé, n’a pas pris part aux festivités, notamment au défilé de cette journée parce que n’ayant pas été invité. Il en est de même pour les Sénoufo, qui n’ont pas aussi eu le privilège de défiler.

«Cohésion sociale nationale et régionale »

Sur ce point, le conférencier s’est montré formel :<<seul le gouvernement peut en donner les justifications>>. Et d’ajouter :<<nous nous désolidarisons de cette discrimination et de cette exclusion qui ne fait que fragiliser la cohésion sociale nationale et régionale>>.

En plus des Turka, les chefs coutumiers, et traditionnels représentatifs de la région, entre autres, le chef de canton de Banfora n’ont <<ni été associés, ni été invités aux célébrations>>, a-t-il fait savoir.

Pour le professeur Soma, le 11 décembre à Banfora aurait dû être reporté à l’exemple du Centre-Ouest en 2011 et du Centre-Nord en 2015 ou qu’une discussion aurait pu se tenir autour du sujet. Ainsi, se basant sur cette déception, il pense que :<<aucune région du pays ne mérite pas qu’on bâcle ses opportunités de développement et de joie>>.

De ce fait, le cas de Banfora n’est rien d’autre, pour lui, qu’un <<scandale indigne de notre Nation>>. Il invite alors le gouvernement à avoir plus d’égards et <<les mêmes égards aux différentes localités et communautés>>  qui composent le Burkina Faso.

Soumaïla Soma

Burkina Demain

Dossier Zongo : La tradition du 13 décembre respectée, la lutte pour la justice continue !

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Responsables du CODMPP, de la CCVC et représentants des avocats de la partie civile déposant, ce dimanche 13 décembre 2020, des gerbes sur la tombe de Norbert Zongo et de ses compagnons

A leur conférence de presse conjointe du 7 décembre dernier, les responsables du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et de la coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) l’annonçaient chargée, cette journée du 13 décembre 2020, 22e journée commémorative de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune.

Responsables du CODMPP, de la CCVC et représentants des avocats de la partie civile déposant, ce dimanche 13 décembre 2020, des gerbes sur la tombe de Norbert Zongo et de ses compagnons

Et cette journée du 13 décembre 2020 a été effectivement chargée à Ouagadougou avec plusieurs activités organisées : dépôt de gerbes de fleurs sur leur tombe au cimetière de Gounghin ; marche-meeting à la place de la Nation pour réclamer justice pour Zongo, ses compagnons et les autres victimes d’assassinats.

Comme les précédentes commémorations 

Les responsables de la CCVC et du CODMPP, à l’image du président Chrysogone Zougmoré (micro), se prêtant aux questions des journalistes

En cela la tradition en cette journée du 13 décembre a été respectée. De même, comme les précédentes commémorations, le cap de la lutte pour la justice sur le dossier demeure.

Les responsables du CODMPP, à l’image de leur président Chrysogone Zougmoré ou les avocats de la partie civile comme Me Prosper Farama ont en effet réaffirmé leurs engagements à faire en sorte que le dossier connaisse son dénouement, malgré les difficultés.

«Face aux tergiversations et obstacles dressés par les régimes successifs sur les dossiers pendants, poursuivons avec détermination, la lutte pour la vérité et la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons et pour toutes les victimes de crimes de sang». C’est sous ce thème qu’était placée cette  22e commémoration de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Afrique : Quelles infrastructures pour la décennie 2020-2030 ?

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Plus que par le passé, les infrastructures seront un facteur clé dans la politique de construction de l’Afrique dans cette période critique post Covid-19. La problématique sera au centre de la première réunion extraordinaire du Comité technique spécialisé sur les transports, les infrastructures intercontinentales et interrégionales, l’énergie et le tourisme (STC-TTIIET) se tiendra virtuellement du 14 au 15 décembre 2020, sous le thème «Priorités des infrastructures de l’Afrique 2020-2030». Plus de précisions dans ce communiqué de presse.

La première réunion extraordinaire du STC-TTIIET examinera 73 projets d’infrastructure régionaux potentiels

«Les ministres africains des infrastructures se réunissent virtuellement pour valider la deuxième phase du PIDA et le lancement de l’AfSEM

La première réunion extraordinaire du Comité technique spécialisé sur les transports, les infrastructures intercontinentales et interrégionales, l’énergie et le tourisme (STC-TTIIET) se tiendra virtuellement du 14 au 15 décembre 2020, sous le thème Priorités des infrastructures de l’Afrique 2020-2030.

Organisé par la Commission de l’Union africaine (CUA) en collaboration avec l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le STC-TTIIET veut valider la liste des projets prioritaires pour la deuxième phase du programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA-PAP2).

Le PIDA PAP2 comprend 73 projets d’infrastructure régionaux potentiels dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’eau transfrontière et des TIC qui ont été classés par ordre de priorité parmi une longue liste de plus de 240 projets proposés par des experts sectoriels des États membres, des communautés économiques régionales et des institutions spécialisées.

La liste ainsi que les documents stratégiques à savoir la stratégie de mise en œuvre du PIDA PAP2, la stratégie de financement et la stratégie de partenariat seront soumis à l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en février 2021, pour adoption.

Avant la réunion S.E. Le Dr Amani Abou-Zeid, commissaire chargé des infrastructures et de l’énergie à la Commission de l’Union africaine, a déclaré: «Le STC-TEIIET est une étape importante car il définit les priorités en matière d’infrastructure de l’Afrique pour la prochaine décennie».

Selon le commissaire, la pandémie actuelle du COVID-19 a encore accentué la nécessité pour l’Afrique de se concentrer sur un développement d’infrastructures inclusif et durable. «La pandémie a démontré que les infrastructures africaines doivent se préparer à des calamités massives et inverser les effets dévastateurs des futures catastrophes, car ce ne serait pas la dernière. Nous avons à la fois les instruments et la détermination pour y parvenir. Il est maintenant grand temps de s’unir pour tirer le meilleur parti de nos programmes de développement des infrastructures».

La session, entre autres, devrait également discuter et valider la politique, la feuille de route et la structure de gouvernance du marché unique africain de l’électricité (AfSEM). L’AfSEM devrait être lancé en février 2021 lors de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. La première phase de l’AfSEM devrait être achevée dès 2023 et devrait devenir pleinement opérationnelle d’ici 2040.

Le STC-TIIIET fournit également une plateforme de suivi de la mise en œuvre du «  Plan d’action d’urgence COVID-19 pour la résilience et le relèvement, qui a été adopté par le Bureau du STC en mai 2020. Le plan d’action d’urgence définit les mesures prioritaires pour que l’Union africaine, ses États membres et ses partenaires répondent de manière adéquate à la pandémie de COVID-19 à court, moyen et long termes.

Les ministres responsables de l’énergie, des transports, des eaux transfrontières, des TIC et du tourisme ainsi que les experts des États membres de l’UA, de l’Union africaine (UA), des institutions spécialisées, des organisations internationales et des partenaires au développement assisteront à cet événement de haut niveau.

Précédée par la réunion d’experts, qui débute le 14 décembre, la réunion des ministres aura lieu le 15 décembre 2020».

À propos des comités techniques spécialisés (CTS)

Les comités techniques spécialisés (CTS), qui constituent un organe technique important de l’UA, ont été créés en vertu de l’article 25 du Traité de la Communauté économique africaine (Traité d’Abuja). Avec la transformation de l’OUA en UA, les CTS ont été reportés par l’Acte constitutif de l’Union africaine en vertu des articles 14 à 16.

Les CTS devraient travailler en étroite collaboration avec les différents départements de la CUA pour apporter des contributions bien informées dans leurs domaines de spécialisation aux travaux du Conseil exécutif de l’UA. Ils devraient également être impliqués dans le suivi de la mise en œuvre des programmes de développement par la CUA et les Communautés économiques régionales (CER).

Par conséquent, l’opérationnalisation précoce des CTS devient impérative, compte tenu de l’objectif global d’accélération de l’intégration continentale et de l’importance attachée à la mise en œuvre efficace des programmes et projets de l’Union. À cette fin, la Conférence de l’Union a adopté la Décision: Assembly / AU / Dec.227 (XII) reconfigurant les CTS existants et en a créé une sur les transports, les infrastructures intercontinentales et interrégionales, l’énergie et le tourisme (STC-TIIIET). Le CTS a tenu sa première réunion en République togolaise en mars 2017 et se réunit tous les deux ans.

Pour les demandes des médias, veuillez contacter:

  1. Mme Esther Azaa Tankou | Chef de la Division de l’information | Direction de l’information et de la communication, Commission de l’Union africaine | Mobile: +251911361185 | Courriel: yamboue@africa-union.org
  2. M. Gamal Eldin Ahmed A. Karrar | Chargée de communication principale | Direction de l’information et de la communication (DIC) | Courriel: GamalK@africa-union.org

11 décembre 2020 à Banfora : L’adresse à la Nation du Président du Faso

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'est adressé la Nation à l'occasion du 11 décembre 2020 à Banfora

Nous l’annoncions. Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, devrait s’adresser d’un moment à l’autre à la Nation à l’occasion des festivités du soixantième anniversaire de l’indépendance du Burkina prévues pour ce 11 décembre 2020 à Banfora, chef-lieu des Cascades. C’est à présent chose faite. Voici donc l’adresse à la Nation du Président du Faso depuis Banfora. Une adresse qui a duré une dizaine de minutes.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est adressé la Nation à l’occasion du 11 décembre 2020 à Banfora

«Peuple du Burkina Faso,

Concitoyennes et Concitoyens,

Burkinabè de la diaspora,

 

La commémoration du soixantième anniversaire de l’indépendance de notre pays est une excellente occasion pour saluer la mémoire des pères fondateurs de la Nation et rendre un vibrant hommage au Peuple Burkinabè, pour sa résilience et son engagement pour la Patrie, la cohésion sociale et le développement partagé.

L’accession à la souveraineté nationale et internationale de notre pays, que nous célébrons avec fierté dans la belle cité du Paysan noir, capitale de la Région des Cascades, est un évènement national par essence qui nous rappelle nos souvenirs et notre héritage communs, ainsi que notre volonté librement consentie, de bâtir ensemble une Nation unie, forte et prospère.

Peuple du Burkina Faso,

Chers Compatriotes,

Cette année, la célébration de notre Fête nationale est placée sous le thème : « Cohésion nationale et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de COVID-19 ».

Il s’agit là d’une interpellation collective pour un Burkina Faso résolument tourné vers l’union sacrée de ses filles et fils, pour faire face aux défis actuels et assurer à notre pays, la sécurité, la santé et le développement économique et social.

L’atteinte de telles ambitions, pour lesquelles je me suis engagé avec vous, passe nécessairement par un changement de mentalité et de comportement.

La culture de la tolérance et du vivre-ensemble, le civisme, le patriotisme, le dialogue inclusif, la prise en compte de nos valeurs culturelles positives, socles de paix et de cohésion, seront la clé de notre succès.

En la matière, force est de reconnaître que des défis importants restent à relever, si nous voulons être en phase avec le besoin légitime de paix, de sécurité, et de développement harmonieux de notre pays.

C’est pourquoi, j’engage le Gouvernement, le peuple burkinabè dans ses différentes composantes, et chaque Burkinabè, à assumer, chacun, sa part de responsabilité pour faire de la cohésion sociale et du patriotisme des réalités concrètes aux plans politique, administratif, économique et social.

Je réaffirme avec force, qu’aucune Nation ne peut prospérer dans le désordre, l’incivisme, la corruption, le reniement de la Patrie, autant de fléaux qui fragilisent la cohésion sociale et les efforts pour un mieux-être collectif.

Pour ce faire, je dois rappeler qu’autant chaque Burkinabé a des droits, autant il a des devoirs qu’il doit assumer. Dans l’intérêt de tous, nous ferons en sorte qu’il en soit ainsi.

Chères Concitoyennes,

Chers concitoyens,

La bande sahélo-saharienne dont fait partie le Burkina Faso, est confrontée depuis quelques années à des attaques terroristes qui endeuillent des familles et occasionnent de nombreux déplacés internes. Cette situation qui vise à saper les efforts de développement et de construction de notre cher pays, est inacceptable.

En cet instant solennel, je voudrais ici redire toute ma compassion aux familles qui ont vu les leurs tomber pour défendre la Patrie et assurer la sécurité de l’ensemble des Burkinabè.

Je m’incline devant la mémoire de tous nos braves soldats et valeureux Volontaires pour la Défense de la Patrie, tombés sur le champ de bataille pour défendre l’honneur et la fierté de notre peuple.

La Nation leur est reconnaissante à jamais pour leur courage.

J’associe à cet hommage, toutes les victimes innocentes de cette barbarie terroriste et je souhaite un prompt rétablissement aux blessés, civils et militaires.

Aux déplacés internes, je voudrais les rassurer de ma solidarité et leur dire que le Gouvernement met tout en œuvre pour créer les conditions de leur retour dans leurs localités respectives, dans la sécurité et la dignité.

A tous nos soldats et à tous nos Volontaires pour la défense de la Patrie qui sont mobilisés au quotidien, je réitère mes encouragements. C’est grâce à leur détermination, que nous enregistrons des victoires dans le combat contre les forces du mal. Leur engagement à défendre la Nation, jusqu’au sacrifice suprême, nous interpelle individuellement et collectivement.

Face aux défis sécuritaires, les efforts du Gouvernement se poursuivront pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, en matériel, en formation et en effectif pour plus d’efficacité sur le théâtre des opérations.

Je tiens à réaffirmer que l’action internationale du Burkina Faso pour contribuer à l’éradication du terrorisme ne faiblira pas. En cela, nous continuerons de travailler, de concert avec la Force conjointe du G5 Sahel et toutes les autres initiatives militaires ou politiques internationales, engagées dans la lutte contre le terrorisme, en vue d’un retour de la paix et de la stabilité au Burkina Faso et dans la sous-région.

Chers compatriotes,

La pandémie de la COVID-19, apparue en mars dernier dans notre pays, est toujours d’actualité. Aussi, voudrais-je inviter les Burkinabè à la discipline et au sens des responsabilités. Les mesures spéciales prises par le Gouvernement, au plan social et économique, en vue de réduire le ressenti des conséquences liées aux restrictions visant à freiner la progression de la pandémie, n’auront de sens que si nous parvenons ensemble à briser la chaine de contamination par le respect des mesures barrières.

Le sacrifice consenti par les personnels de santé et les acteurs engagés dans la lutte contre cette maladie s’en trouvera pleinement justifié.

C’est le lieu pour moi de leur exprimer toute la reconnaissance de la Nation pour leur engagement, quelque fois au prix de leur vie, dans la lutte contre cette pandémie. Je salue tous les acteurs nationaux et internationaux pour leur accompagnement.

La forte pluviométrie de cette année, bénéfique par endroits pour la saison agricole, a eu des conséquences dramatiques, particulièrement dans les zones où les populations sont exposées aux risques liés aux inondations.

C’est une question récurrente qui nous interpelle tous, en particulier les populations installées sur les zones inondables. Je voudrais à cet égard réitérer l’engagement du Gouvernement à apporter une réponse efficace et durable aux problèmes des inondations dans notre pays, tout en rappelant la nécessité pour tous, de respecter les règles en matière d’urbanisme et d’assainissement de notre cadre de vie.

Chers Compatriotes,

Burkinabè de la diaspora,

Le 22 novembre dernier, le Peuple burkinabè a été invité aux urnes pour désigner le Président du Faso et élire une nouvelle Assemblée nationale, pour les cinq années à venir.

La bonne tenue des élections couplées présidentielle et législatives renforce l’ancrage de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. Nous avons ainsi franchi une étape importante de la vie politique de notre pays. Ces élections, dont les résultats provisoires ont été salués par tous, confirment l’image d’un peuple conscient et responsable.

C’est pourquoi, je félicite le peuple burkinabè et l’ensemble des acteurs, notamment les candidats, les partis et formations politiques, les organisations de la société civile, les responsables coutumiers et religieux pour leur sens du patriotisme et de la responsabilité qui a permis la tenue de ces élections dans un climat politique et social apaisé.

Mes félicitations vont également aux Forces de Défense et de Sécurité, et à la Commission électorale nationale indépendante, pour la sécurisation et la bonne conduite à son terme du processus électoral.

Je remercie tous les partenaires techniques et financiers ainsi que les observateurs nationaux et internationaux pour leur contribution à la réussite de ces scrutins.

Le consensus recherché autour des élections du 22 novembre 2020, et qui a prévalu avant, pendant et après la proclamation des résultats provisoires, nous indique désormais la voie à suivre. Il vient ainsi convaincre, définitivement, les plus sceptiques de la capacité du peuple burkinabè à décider de son avenir.

Je remercie particulièrement nos compatriotes de la diaspora qui ont pris activement part à l’élection présidentielle pour la première fois.

J’ai une pensée pour nos frères et sœurs qui n’ont pas pu participer à ces élections, car je comprends ce qu’ils ressentent en pareille situation.

A la faveur de la consolidation de la paix et de la sécurité et tirant les enseignements au plan organisationnel de ces scrutins, les mesures seront prises pour assurer la pleine participation de tous les Burkinabè aux scrutins à venir.

Peuple du Burkina Faso,

Concitoyennes et concitoyens,

En ce soixantième anniversaire de notre indépendance, je voudrais réitérer ma gratitude à la communauté des amis et partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, pour leur engagement au profit du financement du Plan national de Développement économique et social (PNDES).

Je saisis également cette opportunité pour réitérer au Peuple burkinabè toute ma reconnaissance pour la confiance placée en ma personne pour conduire à nouveau la destinée de notre cher pays, le Burkina Faso pour les cinq prochaines années.

C’est une marque de profonde considération, et je voudrais vous dire, très sincèrement, merci. C’est un chemin que je veux parcourir encore avec vous. C’est donc ensemble, que nous construirons le Burkina Faso de nos ambitions et de nos rêves partagés.

J’ai foi que dans la même dynamique, avec le même engagement et le même esprit de cohésion et de patriotisme, nous réussirons à consolider les bases d’une Nation démocratique et de paix.

Bonne fête nationale à toutes et à tous !

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

Je vous remercie !»

11 décembre 2020 : «Tout est fin prêt», le PF s’adressera la Nation !

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'est adressé la Nation à l'occasion du 11 décembre 2020 à Banfora

Au soir du 11 décembre 2019, la région des Cascades avait hérité, à la suite du Centre-est, de l’organisation des festivités de la commémoration nationale du 60ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Et c’est demain 11 décembre 2020, le Jour-jour de l’évènement qui a lieu à Banfora, chef-lieu des Cascades. A quelques heures de l’évènement, officiels ou organisateurs se veulent se veulent rassurants.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’adressera d’un moment à l’autre à,la Nation à l’occasion du 11 décembre 2020 à Banfora

Le président du Faso qui a visité ce jeudi les infrastructures réalisées dans le cadre des festivités du 11 décembre 2020 assure que l’essentiel a été fait et qu’il ne reste qu’à poursuivre les travaux confortatifs des ouvrages après.

«Tout est fin prêt pour le 11 décembre 2020 dans les Cascades», n’ont cessé pour leur part de répéter ces derniers jours la gouverneure Joséphine Kouara Apiou/Kaboré et le secrétaire permanent de l’organisation du 11 décembre Kalil Bara.

Fort de ces assurances et de ses constats sur le terrain, le président Roch Marc Christian Kaboré s’adressera d’un moment à l’autre à la Nation. Ce sera sa principale adresse à la Nation depuis la proclamation par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de sa réélection à la présidentielle du 22 novembre 2020.

On l’imagine, le président du Faso fraîchement réélu devrait aborder la situation de la Nation au moment où il s’apprête à aborder son second mandat présidentiel.

Les préoccupations comme la lutte terrorisme, le Coronavirus, la cohésion nationale et la relance économique ne seront passées sous silence.

Faut-il le rappeler, la commémoration nationale du 60ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso est placée sous ce thème évocateur de la situation nationale : «Cohésion national et engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d’insécurité et de Covid-19».

 

Aboubacar Soma/ Banfora

Burkina Demain

Pôle de croissance de Bagré : Un bilan satisfaisant après dix ans d’existence

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Les officiels et de nouveaux détenteurs de titres fonciers posant pour la postérité

Après une décennie d’existence du pôle de croissance de Bagré, le Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) a jugé nécessaire de marquer un arrêt et de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru. C’est dans ce cadre que la structure a tenu sa session ordinaire 2020 ce 08 décembre 2020. Session précédée d’une visite de terrain de quelques réalisations sur la plaine de Bagré, dans la région du Centre-est.

Le présidium de la session ordinaire du CNPPC : on reconnaît les ministres de l’économie (milieu), de l’énergie (à gauche) et de l’agriculture (à droite) lors de la session

Les membres et les observateurs du Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) se sont réunis en session ordinaire ce 08 décembre 2020. <<Pôle de croissance de Bagré, bilan de dix ans de mise en œuvre>>.  C’est la thématique au cœur de cette session 2020 du CNPPC présidée par le ministre de l’économie, des finances et du développement, vice-président du comité, Lassané Kaboré.

La session a permis aux participants d’examiner  la mise en œuvre des décisions de la session 2019, le bilan de dix ans de mise en œuvre du pôle de croissance de Bagré (PCB) et la préparation des nouveaux pôles de croissance.

Avec pour but de contribuer à l’accroissement de l’activité économique par l’augmentation de l’investissement privé, la création d’emplois et la hausse de la production agricole, le PCB est une matérialisation du projet de mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES), dont les pôles de croissance constituent un instrument majeur pour la réalisation. Ainsi, depuis la mise en œuvre du PCB en 2011, Lassané Kaboré a laissé entendre que des acquis ont été engrangés. Il s’agit notamment, selon lui, de :<<la réalisation des infrastructures critiques, l’accomplissement des rendements agricoles, le développement du secteur privé et la création de nombreux emplois, de l’injection de 14 milliards de francs CFA d’investissements privés dans la zone du pôle, une dynamique de sécurisation foncière enclenchée>>.

Accélérer le processus de délivrance des titres fonciers aux producteurs

Les officiels et de nouveaux détenteurs de titres fonciers posant pour la postérité

La session 2020, faut-il le rappeler, ne s’inscrit pas uniquement dans le cadre du PCB, mais constitue le lieu d’effectuer <<une perspective de correction des insuffisances, de consolidation des acquis, et de dynamisation de l’approche des pôles de croissance en général>>, a confié le vice-président du CNPPC.

Concernant le PCB, le ministre a fait savoir que le résultat actuel, après dix ans d’existence, est satisfaisant. <<L’état de mise en œuvre du PCB révèle des résultats encourageants, en dépit de la persistance de certaines contraintes>> a-t-il affirmé.

Néanmoins, il a jugé important d’accélérer le processus de délivrance des titres fonciers aux producteurs afin que ceux dont les terres ont été récupérées ne soient pas lésés. A l’issue de cette rencontre organisée par le secrétariat technique du CNPPC, assuré par Direction générale du développement territorial (DGDT), Lassané Kaboré a fait savoir qu’en plus du barrage de Samandeni et du Sourou, une réflexion est en cours sur le Ouessa et la Bougouriba.

Hectares de terrain occupés par la culture de riz

Les participants de la session en visite sur le terrain

La tenue de la présente session a été précédée d’une visite de terrain de quelques réalisations sur la plaine de Bagré, dans la région du Centre-est. Les membres du CNPPC se sont ainsi rendus sur quelques sites réalisés sur la plaine de Bagré.

Après une présentation cartographique de la plaine et une remise de titres fonciers à quelques paysans, la visite s’annonce. D’abord, les membres avec à leur tête quelques ministres, conduits par le directeur général de Bagrépôle, Joseph Martin Kaboré, se sont rendus sur la plaine rizicole.

Sur les lieux, ils ont assisté à la présentation théorique du champ de Mahama Baguian. Ce dernier, propriétaire de 2,5 hectares de terrain occupés par la culture de riz, a exposé la situation de son champ ainsi que les perspectives. Delà, les autorités ont poursuivi la visite avec une nouvelle destination, le Centre d’élevage piscicole (CEP) de Bagrépôle. Là, ils ont pu assister au processus d’élevage des poissons concernés dans le centre.

Après la présentation, sans perdre de temps, le cap est mis sur l’Unité Diocésaine Riz de Bagré (U.DI.R.BA PLUS). A ce niveau, ils ont été reçus par le responsable des lieux, l’archidiocèse de Koupéla, l’abbé Pascal Zougmoré qui a exposé le fonctionnement de l’unité. Dans sa présentation, le responsable à fait savoir que l’unité existe depuis 2006, mais ce n’est qu’en 2015 qu’elle a été restructurée dans son état actuel, avec une production journalière de 60 tonnes de riz.

Des défis restent encore à relever

Sur le terrain, les paysans rencontrés, en l’occurrence Mahama Baguian et ceux ayant reçu les titres fonciers ont exprimé leur joie au vu des réactions qu’ils ont pu atteindre grâce à l’appui des autorités. Toutefois, ils n’ont pas manqué d’évoquer les difficultés auxquelles ils sont encore confrontés.

Il s’agit notamment de l’insuffisance d’équipements agricoles, des difficultés quant à l’écoulement de leur production, de l’insuffisance de main d’œuvre, mais aussi de celle de terre cultivable. Certains ont également laissé entendre la nécessité pour eux de bénéficier d’une formation.

Sur ces préoccupations, le ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo a exprimé la volonté du gouvernement d’apporter des réponses de satisfaction.

 

Aziz Yoda

Burkina Demain