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Afrique : Relever l’énorme défi de l’éducation

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Les participants burkinabè de la vidéo-conférence au siège de la Représentation nationale de la Banque mondiale

Au bureau de la banque mondiale au Burkina Faso, des représentants d’une dizaine de pays africains ont échangé sur la problématique de l’éducation sur le continent, via une vidéo-conférence, dans l’après-midi de ce jeudi 17 octobre 2019. Il était question de voir comment résoudre la crise mondiale de l’apprentissage dans le système éducatif.

Les participants burkinabè de la vidéo-conférence au siège de la Représentation nationale de la Banque mondiale

A l’occasion de la journée de la fin de la pauvreté encore appelée « end poverty day », la banque mondiale a tenu à regrouper nombres de pays africains, ce jour, comme chaque année, pour discuter des problèmes préoccupants qui font l’actualité. Dans le cadre de la stratégie de cette banque pour entretenir une dynamique impulsée par le projet pour le capital humain, le pôle mondial d’expertise en éducation selon des sondages, s’attaquent à l’enjeu capital de la lecture, en lançant une campagne visant à réduire de moitié d’ici 2030, le pourcentage d’enfants qui ne sont pas à mesure de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

Toujours dans cette lancée, une étude de la Banque mondiale et de l’UNESCO ont montré que le taux des enfants de dix ans incapables de lire et de comprendre un texte adapté, a atteint environ 52% dans les pays en développement, pendant que dans les pays pauvres, le taux de pauvreté d’apprentissages est à 78% contre 8% dans les pays riches. Le rapport indique aussi que les chiffres sont plus écœurants en Afrique subsaharienne, où 86% des enfants en fin de cycle primaire ne sont pas en mesure de lire et de comprendre un texte court. L’ampleur de la pauvreté des apprentissages et la lenteur des progrès des pays à revenu faible et intermédiaire compromettent la réalisation des objectifs mondiaux d’éducation et sapent les efforts déployés pour mettre fin à la pauvreté.

Alors, pour changer la donne, certains trouvent qu’il faut assurer un accès libre et équitable à une éducation de qualité et promouvoir l’apprentissage tout au long de la vie. Dans le cas contraire, il est ressorti dans le rapport qu’au rythme actuel, la communauté internationale sera dans l’incapacité d’atteindre la cible visant à garantir, d’ici à 2030, l’acquisition des bases de la lecture, de l’écriture et du calcul chez ces enfants en âge de fréquenter le primaire. Voilà pourquoi dans les échanges, certains intervenants ont proposé à ce que les différents Etats s’assurent d’abord de la formation de qualité des enseignants, avant de leurs donner l’autorisation d’enseigner. Pour ainsi dire qu’il est trop vilain qu’un enseignant qui ne comprend lui-même pas bien le français, donne des cours à des enfants qui à leur tour, ne comprennent d’abord rien. Sinon, c’est une bombe à retardement qui peut si elle s’explose, ramener les compteurs à zéro. « C’est un énorme défi à relever », a martelé un intervenant. Et d’ajouter que la lecture est le fondement de beaucoup de compétences.

Afin de galvaniser la lutte contre la pauvreté d’apprentissage et de mieux cibler le soutien en faveur de l’enseignement de base, le groupe de la Banque mondiale a trouvé une nouvelle stratégie. Laquelle stratégie qui va aider à réduire de moitié au moins, le nombre d’enfants ne sachant pas lire à dix ans d’ici 2030. Donc, pour réaliser ce nouvel objectif, les experts du domaine pensent qu’il faudra multiplier par deux les progrès à l’échelle mondiale, mais par deux fois et demie en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

«L’efficacité énergétique a sa place au Burkina Faso»

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Le DG de l'ANEREE, Issouf Zoungrana (micro) se prêtant aux questions des journalistes à l'ouverture de la session de formation

Dans l’optique de faire des journalistes et communicateurs des ambassadeurs, des acteurs de la vulgarisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans notre pays, l’Agence nationale des énergétiques renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) a initié, du 16 au 18 octobre 2019 à Ouagadougou, un atelier pour former et sensibiliser les journalistes et communicateurs sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Le DG de l’ANEREE, Issouf Zoungrana (micro) se prêtant aux questions des journalistes à l’ouverture de la session de formation

Les agents de l’information et de la communication ont débuté, ce matin au siège de l’ANEREE, les travaux de l’atelier de formation sur l’efficacité énergétique. Pour Issoufou Zoungrana, directeur général de l’ANEREE, l’efficacité énergétique, considéré comme la 4e source d’énergie, a sa place au Burkina Faso.

Et d’assurer que les objectifs fixés pour 2020 en termes de production, de distribution, de couverture et d’accès à l’énergie s’appuient non seulement sur une diversification des sources d’énergie mais aussi sur la politique de promotion de cette efficacité énergétique qui peut permettre d’économiser jusqu’à 30-40% sur la consommation énergétique et donc d’économiser des ressources financières.

Une promotion de l’efficacité énergétique qui se veut selon lui, un ensemble de bonnes pratiques à développer et à adopter, pour une consommation plus rationnelle de la production nationale. Pour ça, conseille l’ingénieur en énergie renouvelable Eric Pouya, il faudra donc adopter des comportements éco- énergétiques c’est-à-dire, agir dans le bon sens pour économiser l’énergie. Et comme comportement à appliquer, il a cité le respect de l’environnement, la prospérité économique bref, il croit qu’il faut vraiment que l’on soit responsable envers l’administration.

Impliquer les journalistes et les communicateurs

Mais pour que cette information tombe dans l’oreille de chacun, on doit travailler à informer les populations, car « le monde est aujourd’hui confronté à une crise énergétique, au changement climatique et au développement durable », a laissé entendre Eric Pouya.

C’est pourquoi le directeur général de l’ANEREE croit qu’il faut impliquer les journalistes et les communicateurs, « acteurs et vecteurs de communication et de changement auprès des populations », dans la danse. Ainsi, avant de terminer son allocution, il a exhorté tous les participants à faire de l’atelier, un cadre d’échange, de sensibilisation, de partage d’expériences et de formation, afin de parvenir à la maitrise de l’énergie au Burkina Faso.

Utiliser les équipements à faible consommation

Selon Paul Milogo, ingénieur en efficacité énergétique, la production d’électricité dépend fortement des combustibles fossiles importés qui paralysent l’économie et gonflent le coût de l’énergie. Pourtant l’énergie est un élément capital de développement. Il trouve aussi à son tour qu’il faut adopter un bon comportement pour économiser l’énergie, comme par illustration consommer moins avec le même confort. C’est ce qu’il a appelé « efficacité énergétique ». Et de d’ajouter qu’elle représente le rapport de l’énergie consommée sur l’énergie produite.

Dans sa présentation, il a jugé bon de délaisser les équipements énergétivores au profit des équipements à faible consommation, dans le secteur de l’industrie. En rappel, l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a pour rôle de réaliser des audits réguliers indépendants, d’accompagner, valoriser et piloter les projets d’envergure nationale et de fédérer le privé, les ONG et les PTF (Partenaires techniques et financiers).

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 16 Octobre 2019

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 16 octobre 2019, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE QUATRE (04) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

un projet de loi portant autorisation de souscription du Burkina Faso à l’augmentation générale et sélective du capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

L’augmentation de la part du Burkina Faso dans le capital de la BIRD permettra une meilleure représentation de notre pays au sein de cette institution.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

un rapport relatif à la Révision du mode de calcul de la part du budget transférée aux collectivités territoriales.

L’adoption de ce rapport permettra d’améliorer le mécanisme de financement des collectivités territoriales et d’accroître les appuis financiers de l’Etat au profit de ces collectivités.

I.1.2. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

un rapport relatif à une autorisation pour la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour l’acquisition d’équipements spécifiques pour la réforme de la Fonction publique et la réorganisation du cadre institutionnel porteur de ces réformes.

L’acquisition de ces équipements entre dans le cadre du processus de modernisation de l’Administration afin de permettre la digitalisation de l’Administration, l’amélioration de la sécurité des procédures, une offre de services citoyens modernes et efficaces, une harmonisation des modalités et des délais des procédures administratives.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise COGEA INTERNATIONAL, pour l’acquisition d’équipements et de solutions informatiques pour un montant de cinq cent quatrevingt-quinze millions neuf cent vingt-neuf mille cinq cents (595 929 500) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, gestion 2019.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

un rapport relatif à la réduction du tarif de l’eau potable en milieu rural pour la période 2020-2030 et le guide pratique sur la délégation du service public en matière d’eau potable en milieu rural au Burkina Faso.

La réduction des tarifs en milieu rural au Burkina Faso vise à réduire le caractère inéquitable du prix de l’eau entre le milieu rural et le milieu urbain et à généraliser l’accès à l’eau potable.

Le Conseil a adopté un décret déterminant les prix de l’eau potable servie par les adductions d’eau potable simplifiée (AEPS), les adductions d’eau potable (AEP) et les postes d’eau autonomes.

Le guide adopté par le Conseil définit la stratégie de mise en œuvre de délégation de l’Approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu rural, à travers le renforcement des capacités d’intervention des communes.

I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS (03) RAPPORTS.

I.2.1. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

un rapport relatif à l’approbation des résultats des travaux de la commission d’attribution des marchés relatifs à la construction d’une UFR/ST et d’une cité universitaire à l’Université Norbert ZONGO de Koudougou.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

Lot 1 : GROUPEMENT SUZY CONTRUCTION/BIN SAMMAR, pour la construction de la cité universitaire de l’Université Norbert ZONGO pour un montant de neuf milliards quatre cent trente un millions deux cent soixante-dix mille cinq cent quatre-vingt-seize (9 431 270 596) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois.

Lot 2 : GROUPEMENT SUZY CONTRUCTION/EMC, pour la construction de l’UFR/ST pour un montant de neuf milliards six cent quatre-vingt-cinq millions huit cent trente-quatre mille neuf cent quatre-vingt-quinze (9 685 834 995) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois.

Le montant total des attributions s’élève à dix-neuf milliards cent dix-sept millions cent cinq mille cinq cent quatre-vingt-onze (19 117 105 591) F CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) et l’Etat burkinabè.

I.2.2. Pour le compte du ministère de l’Eau et de l’assainissement :

un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres n°2019-004T/MEA/SG/DMP du 08/05/2019 pour les travaux de réalisation de trente-sept (37) systèmes d’adduction d’eau potable (AEP) dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest du Burkina, au profit de la Direction générale de l’eau potable (DGEP).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

lot 1 : BEGEP, pour la réalisation de deux systèmes d’adduction d’eau potable à Mana-Kana et Yaramoko dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de deux cent quatrevingt-dix-huit millions trois cent quatre-vingt et un mille cinq cent quatre-vingt-cinq (298 381 585) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 2 : HYDRASS BURKINA, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Pahin, Banou et Badié dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cinq cent deux millions neuf cent soixante-dix mille huit cent soixante-dix (502 970 870) F CFA TTC, avec un délai

d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 3 : BEGEP, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Pig-Poré dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cent dix-sept millions neuf cent soixantedouze mille cent cinquante-deux (117 972 152) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 4 : Groupement SAFORA INTERNATIONAL/C.E.D-B, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Ourbano et Kopoi dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de trois cent soixante-dix-neuf millions deux cent quatre-vingt-quinze mille six cent soixante (379 295 660) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 5 : ECCKAF, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bouenevouhoun dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cent soixante-six millions six cent quarante mille quatre cent quatre-vingt-cinq

(166 640 485) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 6 : Groupement SAFORA INTERNATIONAL/ERT, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Bonzon dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cent quatre-vingt-onze millions quatre cent quarante-cinq mille cinq cent un (191 445 501) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 7 : ELITE BATIMENT, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Madouba, Kombori et Kenekuy dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de quatre cent soixante-quatorze millions deux cent

cinquante-six mille cent soixante (474 256 160) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 8 : Groupement JO.CER/ACMG, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Koin, Zouma et Biba dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de quatre cent quatre-vingt-neuf millions cinq cent quarantedeux mille six cent quatre-vingt-quatorze (489 542 694) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 9 : BEGEP, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Daman dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de cent quarante-deux millions deux cent soixanteun mille huit cent trois (142 261 803) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 10 : Groupement EOSIF/ECCKAF, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Boussoum et Kouy dans la région de la Boucle du Mouhoun pour un montant de trois cent trente-cinq millions quatre cent soixante-dix-neuf mille neuf cents (335 479 900) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 11 : ERT, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Werou et Sogossagaso dans la région des Hauts-Bassins pour un montant de deux cent trente-trois millions trois cent neuf mille huit cent quatre-vingt-quinze (233 309 895) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 12 : COGEA INTERNATIONAL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Kayao et Bansié dans la région des Hauts-Bassins pour un montant de trois cent soixante-seize millions cinq cent quatre-vingt-neuf mille deux cent douze (376 589 212) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 13 : GPTCI Sarl, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Soma dans la région des Hauts-Bassins pour un montant de cent cinquante-trois millions trois cent huit mille sept cent vingt-sept (153 308 727) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 14 : Groupement HYDRASS BURKINA/EAD, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable à Deguè-Deguè dans la région des Cascades pour un montant de cent trenteneuf millions six cent quatre-vingt-sept mille sept cent quatre-vingt-dix-huit (139 687 798) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 15 : Groupement FORBAT AFRIQUE/HYDRASS BURKINA, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Noumoutiédougou et Koutoura dans la région des Cascades pour un montant de trois cent cinquante millions cent soixante-dix-sept mille cent vingt-cinq (350 177 125) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 16 : TECHNOLOGIE SERVICE, pour la réalisation d’un système d’adduction d’eau potable a Kawolo dans la région des Cascades pour un montant de cent huit millions huit cent quatre-vingt-trois mille cent soixante-treize (108 883 173) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent vingt (120) jours ;

lot 17 : COGEA INTERNATIONAL, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Ilionioro et Tiankoura dans la région du Sud-Ouest pour un montant de trois cent soixante-seize millions quatre cent quatre-vingt-seize mille huit cent dix-huit (376 496 818) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 18 : E C M Sarl, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Boussoukoula et Kpuere dans la région du Sud-Ouest pour un montant de trois cent treize millions neuf cent quatre-vingt-dix-sept mille quatre cent dix (313 997 410) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 19 : Groupement GBC Sarl/GESIC Sarl, pour la réalisation de trois (03) systèmes d’adduction d’eau potable à Gbomblora, Boussera et Malba dans la région du Sud-Ouest pour un montant de quatre cent huit millions six cent un mille quatre cent quatre-vingt-onze (408 601 491) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours ;

lot 20 : Groupement JO.CER/ACMG, pour la réalisation de deux (02) systèmes d’adduction d’eau potable à Perigban Centre et Helintira dans la région du Sud-Ouest pour un montant de trois cent trente-quatre millions cent soixante-trois mille cent quatre-vingt-cinq (334 163 185) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cent cinquante (150) jours.

Le montant total de ces attributions s’élève à cinq milliards huit cent quatre-vingt-treize millions quatre cent soixante un mille six cent quarante-quatre (5 893 461 644) F CFA TTC.

Le financement est assuré par la Banque Mondiale et l’Etat burkinabè à travers le Programme d’approvisionnement en eau et assainissement (PAEA).

I.2.3. Pour le compte du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

un rapport relatif à une autorisation de recrutement d’agents sur mesures nouvelles spéciales.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement d’architectes, d’urbanistes et de techniciens supérieurs en génie civil sur mesures nouvelles spéciales sur la période 2019-2021.

I.3. AU TITRE DE LA DYNAMISATION DES SECTEURS PORTEURS POUR L’ECONOMIE ET L’EMPLOI, LE CONSEIL A ADOPTE TROIS

(03) RAPPORTS

Pour le compte du ministère des Infrastructures :

un rapport relatif à l’approbation des résultats de l’appel d’offres international précédé d’une pré-qualification pour la construction et le bitumage de la route n°17 (RN 17) Guiba-Garango.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution du marché à l’entreprise SOROUBAT, pour un montant de vingt-huit milliards soixante-quatre millions cent quarante-six mille huit cent vingt et un (28 064 146 821) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois y compris la saison des pluies.

Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID).

un rapport relatif à l’approbation de la proposition d’attribution des marchés de travaux d’entretien périodique des routes en terre de l’année 2019 (04 lots) suite.

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

lot 4 : Entreprise STPCE CI, pour les travaux d’entretien de la route nationale n°13 Sabou-Léo et la construction de l’ouvrage de To pour un montant de deux milliards cent vingt un millions huit cent soixante-cinq mille sept cent vingt-deux (2 121 865 722) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix

(10) mois ;

lot 8 : Groupement d’entreprises SOMAC BTP SA-EDS/ECG, pour les travaux d’entretien périodique de la route départementale n°65 (RD65) Banfora-Mangodara pour un montant de deux milliards six cent quatre-vingt-douze millions cinq cent soixante-douze mille trois cent quatre-vingt (2 692 572 380) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois ;

lot 9 : Entreprise SOBUCOP, pour les travaux d’entretien périodique de la route départementale n°59 (RD 59) Houndé (Embr. RN 01)-Sara (RN10) pour un montant d’un milliard huit cent cinquante-six millions sept cent cinquante mille quatre cent soixante-dix-neuf (1 856 750 479) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de dix (10) mois.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

un rapport relatif à la proposition d’attribution des marchés de travaux d’entretien périodique des routes en terre 2019 (09 lots).

Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :

lot 1 : Entreprise CGPS SA, pour les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Poa sur la piste reliant Kyon à Poa pour un montant de huit cent quatre-vingt-treize millions six cent dix-neuf mille huit cent quatre-vingt-deux (893 619 882) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois ;

lot 2 : Entreprise MONDIAL TRANSCO SARL, pour les travaux de construction de l’ouvrage de franchissement de Kayao pour un montant de quatre cent dix-huit millions neuf cent dix-sept mille huit cent soixante-dix-sept (418 917 877) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

lot 3 : Entreprise MULTI-TRAVAUX CONSULT, pour les travaux de construction d’ouvrages de franchissement sur la piste Zecco-Toungou et dans la commune de Pô pour un montant de trois cent vingt-neuf millions huit cent quatre-vingt-huit mille six cent quarante-sept (329 888 647) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

lot 4 : Groupement d’entreprises SAT AFRIQUE SA/MONDIAL TRANSCO SARL, pour les travaux de remise à niveau de la piste Kaïbo-Sinikeré pour un montant de trois cent soixante millions (360 000 000) de F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois ;

lot 6 : Entreprise COGEC-BTP, pour les travaux de remise à niveau de la piste Zeguedesse-Kogonoghin-Vaagogo-Gobi pour un montant de trois cent quarante-trois millions neuf cent cinq mille quatre cent sept (343 905 407) F CFA TTC, avec un

délai d’exécution de six (06) mois ;

lot 7 : Groupement d’entreprises GH CONSTRUCTION/EBATP SARL, pour les travaux d’entretien de la route départementale n°048 (RD48) : Kombissiri KognoudouGaongo pour un montant de quatre cent quatre-vingt-dix-sept millions huit cent vingt-deux mille huit cent treize (497 822 813) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

lot 8 : Entreprise S’ART DECOR, pour les travaux de remise à niveau de la piste Wayen (Emb. RN4) Rapadama V4-Rapadama V9 pour un montant de quatre cent quatre-vingt-quinze millions deux mille six cent soixante (495 002 660) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de sept (07) mois ;

lot 9 : Entreprise EBATP, pour les travaux de remise à niveau des pistes Pissi-Bag-Nini et Bonsrima-Tensobtenga pour un montant de trois cent quarante-quatre millions six cent soixante-trois mille neuf cent cinq (344 663 905) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

Le financement est assuré par le Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de l’an V de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015.

Cette commémoration vise à rendre hommage aux martyrs, à magnifier le combat du peuple burkinabè pour la liberté, la démocratie et à transmettre cet exemple de courage et de maturité politique aux générations futures.

Cette année, les activités commémoratives se dérouleront de manière sobre au regard du contexte sécuritaire.

Des actions de salubrité, des offices religieux et une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs présidée par le Chef de l’Etat, le 31 octobre 2019 sont les activités retenues pour cette commémoration.

 

II.2. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a informé le Conseil du don de deux cent mille (200 000) dollars soit environ cent dix millions (110 000 000) de F CFA du Président du Ghana pour soutenir les efforts du Burkina Faso dans la gestion de la crise humanitaire née de la menace terroriste.

Le Conseil salue cet acte de solidarité et remercie le gouvernement et le peuple du Ghana pour leur soutien dans la lutte contre le terrorisme.

 

II.3. Le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 3ème édition du Forum national de l’intégration et de la 2ème édition de la caravane de l’intégration.

Prévues pour se tenir du 28 octobre au 03 novembre 2019, la 3ème édition du Forum national de l’intégration et de la 2ème édition de la caravane de l’intégration sont placées autour du thème : « Intégration régionale et défis sécuritaires ».

Placés sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, ces deux évènements visent à renforcer les relations entre les différentes communautés vivant au Burkina Faso et à insuffler un nouveau dynamisme au processus d’intégration régionale.

II.4. Le ministre de la Femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a fait au Conseil le bilan des activités commémoratives de la Journée internationale de la Femme rurale qui s’est tenue les 13, 14 et 15 octobre 2019 à Tenkodogo. Placée sous le thème : « La problématique de l’accès des femmes rurales aux facteurs de production : Quelles stratégies pour un accès équitable ? », cette journée a permis l’adoption de nombreuses résolutions en faveur de la femme rurale.

Le Conseil félicite l’ensemble des acteurs pour la réussite de cette commémoration. Il remercie l’Union africaine pour sa contribution et pour son engagement aux côtés du Burkina Faso dans la campagne de réduction de la pénibilité du travail de la femme rurale africaine à travers l’opération de confinement de la houe.

II.5. Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a fait au Conseil le bilan de la rencontre nationale Etat/Secteur privé tenue les 14 et 15 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Stratégies d’intégration des entreprises burkinabè dans les chaînes de valeur nationales, régionales et internationales ».

Le Conseil se félicite de la qualité des travaux, de la pertinence des recommandations et de la forte mobilisation de l’ensemble des acteurs.

II.6. Le ministre de la Jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes a fait au Conseil le bilan de la participation du Burkina Faso à la 3ème édition du Sommet de Youth Connekt tenue du 8 au 12 octobre 2019 à Kigali, au Rwanda sous le thème « Boosting an industrious Young Africa ».

Ce programme créé en 2012, est une plateforme permettant aux jeunes de se connecter entre eux et d’être connectés à d’autres leaders, modèles de réussite, entrepreneurs, institutions de financement.

Au cours de cette rencontre, le Burkina Faso a été félicité pour l’ancrage institutionnel de sa plateforme Youth Connekt.

 

III. NOMINATIONS

 

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Monsieur Moussa BAKO, Officier, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou ;

Monsieur Issa COMPAORE, Officier est nommé Comptable principal des matières.

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 28 120 T, Administrateur civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Madame Sibdou Victorine OUEDRAOGO, Mle 75 940 F, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice de la promotion du dialogue social et de la lutte contre l’exclusion ;

Monsieur Boubacar KEITA, Officier, est nommé Directeur des plans et des opérations à la Direction générale de la protection civile ;

Monsieur Hamidou ILBOUDO, Mle 98 005 P, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la prévention et de l’extrémisme violent.

C.AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION

Monsieur Bako BAYALA, Mle 46 251 X, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Addis Abeba (Ethiopie) ;

Monsieur Pascal BAMBARA, Mle 54 629 G, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Bamako (Mali) ;

Monsieur Fulbert NANA, Mle 49 082 R, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Brasilia (Brésil) ;

Madame Salamata SANKARA, Mle 31 961 K, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso au Caire (Egypte) ;

Madame Pulchérie TAPSOBA/LAGWARE, Mle 59 661 D, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ottawa (Canada) ;

Monsieur Poughdawendé Médard Francis ZIDA, Mle 111 094 L, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Copenhague (Danemark) ;

Monsieur Tomagui Eric Amedée KY, Mle 51 164 C, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Dakar (Sénégal) ;

Monsieur Gustave BILLA, Mle 46 221 P, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à New York (Etats-Unis d’Amérique) ;

Monsieur Abdoulaye KAGONE, Mle 96 928 C, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Genève (Suisse).

D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Monsieur Dramane Franck Elvis COMPAORE, Mle 57 713 E, Commissaire divisionnaire de police, 3ème grade, 4ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Monsieur Mandèma Jean-Baptiste SANKARA, Mle 208 033 Z, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’information et de la promotion économique.

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Monsieur Ousmane ZOUGRANA, Mle 29 788 G, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur des affaires domaniales et foncières ;

Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 35 921 M, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du Guichet unique du foncier de Ouagadougou ;

Monsieur Daouda KIRAKOYA, Mle 46 272 A, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre III ;

Monsieur Idrissa COMPAORE, Mle 41 577 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de la surveillance et du contrôle des systèmes financiers décentralisés ;

Monsieur Sokièré HIEN, Mle 32 082 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier régional de la Boucle du Mouhoun ;

Monsieur Jérôme Jean Stéphane PARE, Mle 57 436 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Trésorier régional des Hauts-Bassins ;

Monsieur Lèbouè COULIBALY, Mle 111 106 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Fondé de pouvoirs du trésorier régional des Hauts-Bassins.

G.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Madame Irène Julia GUIGMA, Mle 212 413 K, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 G, Professeur titulaire, catégorie P1, grade intermédiaire, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) ;

Monsieur Idrissa KABORE, Mle 102 930 W, Maître de conférences en mathématiques, catégorie P2, 3ème échelon, est nommé Directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation ;

Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Maître de conférences, catégorie P, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) ;

Monsieur Amadé OUEDRAOGO, Mle 110 930 E, Professeur titulaire, catégorie P1, est nommé Directeur général de l’Institut des sciences (IDS) ;

Monsieur Coré Dieudonné Tafarona BENON, Mle 26 404 R,

Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;

Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Maître-assistant en physiologie végétale, catégorie P, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Directrice des bourses et des aides financières ;

Monsieur Fernand OUEDRAOGO, Mle 108 358 D, Maîtreassistant, catégorie P, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’information, de l’Orientation scolaire et professionnelle ;

Monsieur Yacouba OUATTARA, Mle 102 682 K, Maître-assistant, est nommé Directeur des technologies de l’information et de la communication ;

Monsieur Mangawindin Guy Romuald OUEDRAOGO,

Mle 45 371 D, Enseignant-chercheur, catégorie P, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la coopération scientifique et technique ;

Monsieur Hassami BAMOGO, Mle 212 063 W, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Université de Dédougou ;

Madame Suzanne ZONG-NABA/TIBIRI, Mle 28 266 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Chef de département de la gouvernance de l’enseignement supérieur au Secrétariat permanent du Plan national d’action de développement de l’enseignement supérieur (SP/PNADES) ;

Madame Stéphanie Eliane KABORE/ROUAMBA, Mle 41 434,

Professeur certifié, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Chef de département Accès à l’enseignement supérieur (AES).

H.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Monsieur Manu Bertrand Owen KPODA, Mle 111 293 P,

Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Madi Abdullah BANSE, Mle 19 775 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Madame Hagniki Bertille AYORO, Mle 59 694 V, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

Madame Sarata Ousmane NIKIEMA/DIALLO, Mle 91 860 D, Inspecteur du travail, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services.

I.AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

Madame Alimata FARTA/OUEDRAOGO, Mle 34 252 S, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services en remplacement de Monsieur Rachid TRAORE.

J.AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES

Monsieur Sidiki Boubacar ILBOUDO, Mle 35 701 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé chargé de missions ;

Monsieur Firmin BAGORO, Mle 119 811 B, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique.

K.AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Monsieur Gnessa Bernard ZOUGOURI, Mle 27 871 S, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Yacouba BILA, Mle 212 301 W, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes ;

Monsieur Joseph ZERBO, Mle 111 323 X, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) ;

Monsieur Moumouni DOULKOUM, Mle 91 974 Z, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département des investigations et du contrôle ;

Monsieur Aboubacar Idrissa MAIGA, Mle 111 317 T, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de Département de l’analyse et des études prospectives en matière de fraude et de contrefaçon ;

Monsieur Hamado BAMOGO, Mle 212 296 N, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la réglementation et du contrôle des prix ;

Monsieur Modou DANGO, Mle 200 556 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des prix ;

Monsieur Bakary SORY, Mle 249 107 L, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la prospective des prix ;

Monsieur Mahamoudou ROUAMBA, Mle 212 625 L, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de Département industrie/Secrétariat technique du Plan d’industrialisation accélérée ;

Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de Département du transfert des technologies au Centre national de la propriété industrielle (CNPI) ;

Monsieur Lodouba KOHIO, Mle 238 361 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Chef de Département des études, de la formation et du partenariat du Centre national de la propriété industrielle ;

Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 247 179 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries ;

Madame Lydie ZONGO/SANON, Mle 111 324 L, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice de la coopération commerciale ;

Monsieur Boubakar BILGO, Mle 212 302 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la promotion du commerce électronique ;

Monsieur Bissounadié Raoul TIENE, Mle 212 617 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat des Cascades ;

Monsieur Sogh-Kélo SOME, Mle 212 613 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat des Hauts-Bassins.

L.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DE LA PROMOTION DE L’ENTRENEURIAT DES JEUNES

Monsieur Adelphe SANOU, Mle 130 544 E, Magistrat, 2ème grade, 1er échelon, est nommé Conseiller technique ;

Monsieur Moumouni OUEDRAOGO, Mle 225 913 P, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’Insertion professionnelle et de l’emploi ;

Monsieur Patoinsamba Vivien TIENDREBEOGO, Mle 55 729 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département administratif et financier du Secrétariat permanent de la Commission nationale de la certification ;

Monssieur Ablassé KABORE, Mle 225 044 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’Administration et des finances du Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO) ;

Monsieur Lucien NIKIEMA, Mle 212 426 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des Ressources humaines ;

Monsieur Souleymane TAPSOBA, Mle 85 087 W, Ingénieur d’application des techniques informatiques, 1ère classe,

9ème échelon, est nommé Directeur des services informatiques ;

Monsieur Sayouba Paouélguédé OUEDRAOGO Mle 97 584 J,

Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes du Ganzourgou ;

Monsieur Doubassin DEMBELE, Mle 220 374 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes de la Kossi.

M.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Monsieur Borgia SOMDA, Mle 45 324 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Léon SAWADOGO, Mle 00195, Géographe environnementaliste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de la planification opérationnelle ;

Monsieur Tolo Thomas ZERBO, Mle 229 709 D, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat de la Boucle du Mouhoun ;

Monsieur T. Joanny OUEDRAOGO, Mle 32 420 P, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Centre ;

Monsieur Singwendé SAWADOGO, Mle 229 702 U, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Centre-Nord ;

Monsieur Lassané OUEDRAOGO, Mle 92 722 P, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Centre-Ouest ;

Monsieur Brahima KAFANDO, Mle 229 856 D, Conseiller en aménagement du territoire et développement local, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Nord ;

Monsieur Mayene DA, Mle 92 924 J, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Sahel ;

Monsieur Siaka COULIBALY, Mle 229 859 S, Conseiller en aménagement du territoire, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat du Sud-Ouest.

N.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Monsieur Alain Péoulé GOMGNIMBOU, Mle 344 746 J, Chargé de recherche, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Lamoussa HEBIE, Mle 29 245 X, Inspecteur général des eaux et forêts, catégorie 1, classe B, 4ème échelon, est nommé Directeur général des eaux et forêts, Chef de corps.

O.AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Monsieur Zoudaga SIA, Mle 83 245 N, Professeur Certifié, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

Monsieur Marc ZONGO, Mle 207 640 N, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

Monsieur Brahoura Evrard ANAYAN, Mle 98 188 E, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la performance et du suiviévaluation du Secrétariat technique de la relève sportive ;

Monsieur Adama SANA, Mle 94 673 W, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la communication, du marketing et des relations extérieures du Secrétariat permanent du Tour du Faso ;

Monsieur Désiré ZOUNGRANA, Mle 46 441 D, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef de département de l’organisation et de la logistique du Secrétariat permanent du Tour du Faso ;

Monsieur Brahima OUATTARA, Mle 245 843 S, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de la coordination et de la planification du Secrétariat technique de la relève sportive ;

Monsieur Gilbert SANOU, Mle 35 966 W, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la formation, de la règlementation et du suivi des structures de loisirs ;

Monsieur Bassedjona GNANOU, Mle 46 445 W, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la formation et de la règlementation ;

Monsieur Kassoum SAWADOGO, Mle 46 489 N, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

Monsieur Jean-Baptiste KOUMBEM, Mle 117 243 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-Sud ;

Monsieur Pori THIOMBIANO, Mle 46 492 P, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-

Nord ;

Monsieur Joël BATIONO, Mle 261 042 J, Archiviste d’Etat, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation ;

Monsieur Abdoul Karim DIARRA, Mle 329 435 C, Ingénieur des travaux informatiques, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des services informatiques.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et d’un Président aux Conseils d’administration :

de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM), au titre du ministère de la Sécurité ;

du Fonds Burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et du Conseil burkinabè de l’Anacarde (CBA), au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

 

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du

Burkina Faso.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

60 ans de l’école de Douna : Les activités de célébration  officiellement lancées

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Au lancement des activités de la célébration des 60 ans de l'école de Douna ce 12 octobre 2019

La population de la commune rurale de Douna, située dans la province de la Léraba, célèbrera les soixante ans de l’école primaire publique de cette localité, le samedi 2 novembre 2019. En prélude à cet événement, le Comité d’organisation a procédé au lancement officiel des activités entrant dans ce cadre, à travers le coup d’envoi du tournoi inter-écoles, le samedi 12 octobre 2019 à Douna.

Au lancement des activités de la célébration des 60 ans de l’école de Douna ce 12 octobre 2019

C’est devant une population de Douna sortie nombreuse pour la circonstance que le président du comité d’organisation, Fousseni Son, le maire de la commune, Hamidou Son, l’inspecteur de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Douna, Karim Siribié, représentant le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationale, ont donné le coup d’envoi du tournoi inter-écoles marquant le lancement effectif des activités commémoratives du soixantième anniversaire de l’école primaire publique de Douna. Cette cérémonie solennelle de lancement s’est déroulée en présence du chef du village de Douna, Mondjon Soura.

Placée sous le patronage du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationale, Pr Stanislas Ouaro, le parrainage du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maiga, et le co-marrainage du ministre délégué auprès du ministre de l’ Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, chargé de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon/Tou, le soixantième anniversaire de l’école primaire publique de Douna sera célébré sous le thème «Education et cohésion sociale ». Selon le président du Comité d’organisation l’objectif de cet événement est de contribuer au développement de l’éducation et de la formation des enfants dans ladite commune. Il s’agira, a précisé Fousseni Son, d’interpeller les parents à la scolarisation des enfants, en particulier les filles, à avoir un œil sur leurs rendements scolaires, mais aussi d’interpeller les populations vivant à la cohésion sociale, gage d’un bon développement de leur commune.

Créée en 1959, l’école primaire publique de Douna a aujourd’hui 60 ans. Pour les organisateurs du soixantième anniversaire, après plus d’un demi-siècle de vie, il est important que les fils et filles de cette localité marquent un arrêt pour rendre un hommage à leurs parents qui, par leur dévouement et leur solidarité, ont pris l’initiative de construire une école  avec l’accompagnement de l’Etat burkinabè, afin d’offrir un cadre d’apprentissage de connaissances à leurs progénitures. «Le programme de célébration prévoit une conférence publique sur l’éducation et la cohésion sociale, une remise de matériels didactiques, une récompense des meilleurs élèves et enseignants, et un hommage aux anciens élèves et maîtres», a annoncé Fousseni Son.

Au cours du lancement, le représentant des membres d’honneur du soixantième anniversaire, Paulin Kara, a félicité le comité d’organisation et l’ensemble des acteurs impliqués. Il a, par ailleurs, salué la présence du chef de village de Douna et a appelé à l’unité des filles et fils de la localité.

L’inspecteur de la CEB de Douna, Karim Siribié, a au nom du patron de l’évènement traduit lui aussi sa reconnaissance au comité d’organisation et aux initiateurs de cet événement. « Les mots nous manquent pour remercier cette honorable initiative des filles et fils de Douna pour la reconnaissance de l’œuvre éducative dans cette école », a-t-il souligné.

Le tournoi inter-écoles, qui a démarré, oppose les 12 écoles primaires publiques de la commune. La finale de ce tournoi se jouera dans la soirée du samedi 2 novembre prochain.

Bakary SON

(Collaborateur)

Situation nationale : Déclaration  du PPN) sur la situation nationale

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Ceci est une déclaration du Parti Progressiste National (PPN) sur la situation nationale

«Déclaration  du Parti Progressiste National (PPN) sur la situation nationale

Face au désenchantement, au fossé qui ne cesse de se creuser entre les pauvres et les riches d’une part et entre les citoyens et les politiques d’autre part, aux crimes de sang, aux sentiments d’insécurité et de déclassement social qui s’expriment dans notre pays, il n’est plus possible de rester sans réagir.

Depuis déjà quelques années au Burkina Faso, on assiste impuissamment à des actes inhumains à travers tout le pays. Il nous semble urgent de prime abord d’implorer le bon Dieu pour le repos des âmes de nos civils et des braves FDS tombés sur le champ de défense de notre patrie, et secundo d’affirmer notre patriotisme, notre panafricanisme et notre républicanisme.

Le PPN souhaite, de fait, défendre, au-delà d’un simple verdissement du système actuel, un engagement pacifique et efficace, qui permettra aux hommes et aux femmes de vivre bien, sans compromettre le bien-être de ceux qui vivront demain.

Le Burkina Faso est un pays laïc et multiculturel. Sa population, composée d’une multitude d’ethnies et estimée à plusieurs millions d’habitants, vit en harmonie à la faveur des valeurs propres de la république du Burkina telle que « la parenté à plaisanterie, facteur de cohésion sociale ».

Avec une telle population, relativement modeste, il est possible, avec un programme ambitieux et une volonté politique réelle affirmée, de rendre chaque Burkinabè heureux de vivre, heureux de partager. Mais cela suppose, au préalable, de s’attaquer frontalement aux problèmes majeurs et récurrents qui handicapent la marche de notre peuple vers le progrès tant souhaité.

De la 4ème république à nos jours, le pays vit des crises récurrentes engendrées par un  Système à caractère  discriminatoire faisant fi des principes de justice et d’égalité qui devraient fonder la cohabitation entre communautés diverses. L’Etat, au lieu d’être au service de tous, sert plutôt les intérêts d’un clan fidèle au régime en place.

Il est possible de faire de ce pays, un pays de partage, le transformer en un  Burkina Faso égalitaire, démocratique, réconcilié avec lui-même. Mais il faut, pour se faire, relever les défis auxquels il fait face ; en l’occurrence le défi de l’unité nationale,  le défi du Développement Durable,  celui du changement de nos mentalités  tournées vers  l’absence d’ordre, le non-respect  du bien public dans notre pratique administrative courante, la haine, les intoxications….

Aussi, pour un Burkina Faso où paix et développement se conjuguent au présent, devrions-nous impérativement fixer, en priorité, les   nouvelles bases de notre unité nationale, redéfinir l’orientation de notre développement et en identifier les obstacles. Pour cela, il nous faut l’engagement sans réserve de tous les burkinabé au côté d’un président visionnaire, dégourdi, patriote, modeste mais également des Partenaires Techniques et Financiers dont la vision principale est d’aider le pays et non de l’exploiter. C’est en cela que nous réalisons l’apport de la Chine Taiwan au peuple Burkinabé dont nous regrettons leur départ du sol de nos ancêtres.

La chine Taiwan avec vingt-quatre (24) ans de collaboration avec notre pays a mis en place plusieurs projets de développement dans le domaine de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, etc. depuis leur départ tous les projets en cours sont en souffrance ce qui met en cause l’espoir de milliers de burkinabé. Quant aux projets dont les financements étaient acquis et les études de faisabilités bouclées, ces projets,  depuis le départ de la chine Taiwan ne sont plus d’actualité. Le nouveau partenaire depuis son arrivée jusqu’à nos jours, n’a pas pu sortir ces projets de leur souffrance contrairement aux promesses des autorités et ceux non démarrés attendent toujours.

On peut citer  le projet d’appui à l’éducation de base et à l’alphabétisation, le projet de construction des centres de santé et de promotion sociale et les centres médicaux, le projet de renforcement de la formation professionnelle, le projet riz pluviale, le projet mécanisation agricole etc. Tous ces projets une fois mis  en œuvre contribuent à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables. Nous préconisons fortement le retour de la Chine Taiwan avec la forme de coopération qui profitera le plus au peuple Burkinabé. Cela est d’autant plus possible car d’autres pays collaborent avec la Chine Taiwan et la Chine populaire. Les intérêts d’un peuple doivent primer sur les intérêts des individus.

Le PPN, reconnais les valeurs de tous les partenaires et amis du Burkina Faso qui s’investissent pour le bien-être social et économique de toutes les populations vivant sur le sol burkinabé. En revanche, il encourage un partenariat libérateur et équilibré économiquement. On ne peut jamais parvenir à une indépendance financière ni à un développement endogène durable sous un endettement contraignant. Dorénavant, le PPN propose que tout partenaire devant accompagner le Burkina Faso, le fasse par un transfert des fonds intégral car nous avons suffisamment des compétences techniques nécessaires pour la mise en œuvre des projets et programmes de développement.

C’est en cela, que nos prestataires nationaux tireront profit et développerons notre cher pays.

Le PPN bannit, tout esprit d’intoxication, d’incitation à la révolte d’une masse immature, d’injustice, ainsi que toute intention belliqueuse et prône la loyauté des leaders politiques, le débat constructif et la promotion des valeurs endogènes.

De ce qui précède, le Parti Progressiste National, poursuivra sa mission d’animation de la vie politique dans les villes et campagnes du Burkina Faso au bénéfice d’un développement certain et une démocratie vivante.

Liberté- Egalité- Progrès 

    Ouagadougou le 12 octobre 2019

Pour le Parti Progressiste National /

          Le président du BEN/BPN

Habib Moussa BORO Tél : 78803033»

Dividende démographique : La CEA et le GREG en partenariat  pour la méthodologie NTA

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La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, co-organise avec le Centre Régional d’Excellence en Economie Générationnelle (CREG) la première Conférence NTA-AFRICA avec la collaboration du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), les Universités partenaires et les partenaires au développement. Cette conférence se tiendra du du 28 au 30 Octobre prochain à Mbour, au Sénégal, cette conférence a pour thème central : «Dynamiques Démographiques et Développement Durable : La Contribution des NTA à l’Agenda 2063 ». C’est la teneur du présent communiqué de presse.

«La CEA et le CREG en partenariat pour promouvoir la méthodologie NTA dans la mesure du dividende démographique en Afrique

Mbour (Sénégal), 17 Octobre 2019 –  Pour la première fois, l’Afrique accueille la Conférence Scientifique sur les « Comptes de Transferts Nationaux – National Transfer Accounts (NTA-Africa) ».

En effet, la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, coorganise avec le Centre Régional d’Excellence en Economie Générationnelle (CREG) cette première Edition de la Conférence NTA-AFRICA avec la collaboration du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), les Universités partenaires et les partenaires au développement.

Prévue du 28 au 30 Octobre prochain à Mbour, au Sénégal, cette conférence a pour thème central : « Dynamiques Démographiques et Développement Durable : La Contribution des NTA à l’Agenda 2063 ».

Son objectif principal est de promouvoir la méthode NTA (National Transfer Accounts), ses applications et extensions ainsi que le dialogue politique sur les dynamiques démographiques pour le développement.

Cette rencontre se tiendra dans un contexte où les efforts de croissance économique remarquables observés au cours des deux dernières décennies sont relativement anéantis par une forte croissance démographique dans de nombreux pays africains. Une stratégie de prise en compte des questions de population pourrait donc permettre de tirer parti des évolutions démographiques, pour générer des gains de productivité et améliorer la qualité de vie des populations. C’est dans cette logique que s’inscrit le Bureau Sous-régional de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (CEA/BSR-AO) qui s’est doté d’un centre spécialisé sur les Dynamiques Démographiques pour le Développement (DDD) dont le but, entre autres, est de promouvoir la capture du dividende démographique.

Cette conférence verra la participation des Etats membres de la CEDEAO dans le cadre d’un haut panel sur la thématique « Dynamiques Démographiques pour le développement : Enjeux et Perspectives en Afrique », des pays membres du projet Autonomisation des femmes aux Sahel et dividende démographique (SWEDD) sur la thématique « Les Observatoires Nationaux et Régionaux du Dividende Démographique ».

Des contributions des différentes équipes de recherche et des équipes techniques du réseau NTA International NTA sont également attendues.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :   Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO Email :  gouro2@un.org,

Interdiction de la marche anti-impérialiste : Le Balai y voit le deux poids deux mesures

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Cette déclaration du Balai Citoyen est relative à l’interdiction, par les autorités municipales pour des raisons sécuritaires,  de la marche anti-impérialiste de l’ODJ, qui devrait se tenir le 12 octobre dernier.

«PROTESTATION DU BALAI CITOYEN CONTRE L’INTERDICTION DE LA MARCHE ANTI-IMPERIALISTE PREVUE PAR L’ORGANISATION DEMOCRATIQUE DE LA JEUNESSE (ODJ) DU BURKINA FASO

A l’occasion de la 4e édition des Journées Anti-Impérialistes organisées par l’Organisation Démocratique de la Jeunesse (ODJ) du Burkina Faso en collaboration avec d’autres organisations et syndicats sous le thème « Impérialisme et terrorisme en Afrique : causes et perspectives pour les peuples en lutte pour leur libération nationale et sociale », les organisateurs, conformément à l’article 10 de la loi n°022/97/11/AS portant liberté de réunions et de manifestations sur la voie publique du 21 Octobre 1997 ont soumis une déclaration au Maire de la Commune de Ouagadougou pour une marche qui devait avoir lieu le samedi 12 Octobre 2019. En guise de réponse, l’Autorité s’est fendue d’un accusé de réception dans lequel elle prétexte le contexte sécuritaire et le déploiement des forces de défense et de sécurité sur le terrain, pour juger la manifestation inopportune et, par conséquent, se dit non favorable à la « requête ».

Cette réponse de l’Autorité suscite les inquiétudes et les observations suivantes de la part du Balai Citoyen :

  1. Le Burkina Faso est un pays de droit et par là les actes, qu’ils soient du fait du Citoyen ou de l’Autorité, doivent s’inscrire dans la légalité. La manifestation prévue par les Camarades de l’ODJ est une manifestation légale en ce sens que la loi n’exclut pas les sujets que d’aucun pourrait considérer comme « tabou ». La réponse de l’Autorité, par contre est à caractère illégal car la déclaration soumise n’est nullement une « requête » et donc elle ne saurait prétexter de la non disponibilité des forces de défense et de sécurité pour empêcher cette manifestation publique. Mieux il n’appartient pas à l’autorité publique de déterminer « l’opportunité » d’une action d’interpellation ;
  2. Dans le même contexte sécuritaire, le Balai Citoyen note que des manifestations sur la voie publique allant dans le sens du soutien aux actions du régime en place ont été autorisées et soutenues, il n’y a pas longtemps. Il en est ainsi de la marche-meeting contre le SYNTSHA, tenue le 27 Septembre 2019 à Bobo Dioulasso, dans le même contexte de déploiement des forces de défense et de sécurité. Cependant, elle n’a pas été jugée inopportune ;
  3. Les velléités du régime en place de restreindre les libertés publiques sont de plus en plus récurrentes. En effet, depuis l’avènement du régime, nous avons assisté à plusieurs actes tendant clairement et honteusement à denier aux peuples le droit fondamental et légitime à la liberté d’expression et à la dénonciation des maux et de la mal gouvernance. A titre d’exemple des manifestations interdites sans motifs valables et des arguties on ne peut plus ubuesques : on peut citer dans ce sens l’interdiction par le Maire de Ouagadougou de la marche en septembre 2017 du « collectif des togolais vivants au Burkina Faso », l’interdiction par le Maire de Bobo Dioulasso de la marche des OSC contre la construction de l’hôpital de Bobo dans la forêt classée de Kua en juin 2019 après que les partisans de la destruction de cette forêt aient été autorisés à marcher, l’arrestation en octobre 2017 du coordonnateur du CED pour fait de manifestation non autorisée et, tout récemment, l’interdiction de la manifestation de l’Unité d’Action Populaire (UAP) le 16 septembre 2019 à l’occasion de la journée de mobilisation et d’interpellation.

En la matière, le Balai Citoyen note une dérive progressive, insidieuse et dangereuse du régime vers l’arbitraire et le deux poids deux mesures dans les décisions. Le privilège est accordé aux seuls « vuvuzela » du régime à pouvoir s’exprimer sur la voie publique. Nous l’avons d’ailleurs maintes fois signalés.

Du reste, l’Afrique de façon générale et le Burkina Faso en particulier gagneraient à avoir des domaines de souveraineté qu’ils garderaient jalousement pour n’être esclaves d’aucun peuple. Sont de ces domaines, la « sécurité et la défense territoriale ». Nos Pères à l’indépendance juridique se sont battus pour qu’il n’y ait pas de bases militaires étrangères dans notre pays. Rien ne justifie aujourd’hui la complicité flagrante, des gouvernants actuels, avec l’invasion militaire française au motif de lutte contre le terrorisme dont les résultats ne sont nullement et d’aucune manière, visibles. Nous interpellons à cet effet les Autorités à revoir la forme et le fond de la coopération militaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aucun pays ne peut confier sa défense à un autre sans être le vassal de celui-ci.

Au demeurant, le Balai Citoyen salue la maturité et l’esprit républicain des organisateurs de la marche de dénonciation de l’impérialisme pour avoir abandonné la marche et s’être déportés devant la juridiction administrative sur l’interdiction du Maire. L’incivisme au sommet de l’Etat est la mère de tous les incivismes et de ses dérivées. Quelle légitimité peuvent se prévaloir des gouvernants qui ne respectent pas la loi, qui exigent le respect de la loi par les citoyens ?

Le Balai Citoyen tient à rappeler aux tenants du régime actuel que les libertés démocratiques acquises par le peuple l’ont été aux prix de nombreux sacrifices et qu’aucune remise en cause de ses libertés, d’aucune façon que ce soit, ne sera tolérée. Ceux qui rêvent d’une autocratie au Burkina Faso ont intérêt à revoir leur copie pendant qu’il est encore temps car nous n’accepterons aucun recul démocratique marchandé sur le dos des intérêts de notre peuple.

 

Nan Lara, An Sara !

Notre nombre est notre force !

 

Pour le Balai Citoyen, la Coordination Nationale »

Grands Lacs : les ministres des affaires étrangères chez Denis Sassou N’Guesso

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La délégation des ministres des affaires étrangères et de la coopération des pays membres de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs (CIGRL) ont rencontré le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, le 15 octobre au palais présidentiel du plateau.

 Cette délégation conduite par son Secrétaire Exécutif, Zachary Muturi Muita, a fait le point, au Chef de l’Etat congolais, président en exercice de la CIRGL, sur les conclusions de leur réunion qui s’est tenue à Brazzaville.

Président en exercice de la CIRGL, le chef de l’Etat congolais a convoqué cette réunion qui a permis aux ministres des affaires étrangères et de la coopération de cette région de plancher sur deux problématiques : l’insécurité causée par des groupes rebelles et la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Cette réunion a jeté les bases d’une autre réunion qui regroupera cette fois-là les ministres de la santé et de la sécurité des pays de la CIRGL.

Au terme de leur réunion, les ministres des affaires étrangères et de la coopération des pays des grands lacs ont, sous la conduite du secrétaire exécutif de la CIRGL, Zachary Muturi Muita, tenu à échanger avec le président en exercice de la CIRGL sur les conclusions de leur réunion qui a porté sur la situation sécuritaire et sur la fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit en RDC.

Au sortir de l’audience, certains membres de la délégation ont donné à la presse la quintessence de leur échange avec le Chef de l’Etat congolais.

Par eux, M. Zachary Muturi Muita, secrétaire exécutif de la CIRGL qui a affirmé qu’ils sont venus remercié l’initiateur de cette réunion : Denis Sassou N’Guesso. « Nous sommes ici pour discuter sur les questions de sécurité et de la maladie à virus Ebola. Le président Denis Sassou N’Guesso nous a donné des instructions de discuter sur la question d’Ebola qui touche, non seulement la RDC mais toute la région », a-t-il déclaré.

Le président Denis Sassou N’Guesso est un homme prévoyant qui jugé indispensable la tenue de la réunion des experts pour discuter sur ces deux questions a souligné, pour sa part, M. Guillaume Manjolo, ministre d’Etat, ministre de la coopération internationale, de l’intégration régionale et de la francophonie de la RDC. « Le président en exercice de la CIRGL nous a indiqué, selon sa position, qu’il considérait qu’il fallait prendre ces deux problèmes en un et non les séparer », a ajouté l’homme d’Etat de la RDC. Pour lui, le chef de l’Etat congolais se préoccupe de la nature des groupes rebelles qui sèment la terreur à l’Est de la RDC : « Quelque part, Denis Sassou N’Guesso s’est aussi posé la question de savoir si ces groupes-là ne sont pas des islamistes ? Ça été confirmé par le ministre ougandais. Effectivement ce sont des milices qui, aujourd’hui, sont d’obédience islamistes, donc terroriste, avec des liens précis avec les Shebbabs … »

Au sujet de la situation de l’épidémie d’Ébola, Guillaume Manjola a rappelé que le président de la RDC a, récemment, séjourné dans la partie Est de la RDC pour évaluer la situation. Effectivement, il y a quelques signes d’espoir, en dépit quelques soucis liés notamment à toutes ces forces négatives, a soutenu Selon le ministre d’Etat.

Basile Ikouébé, envoyé spécial de l’Union africaine dans la région des Grands Lacs a, quant à lui, rappelé le contexte de cette audience avec le président Congolais. « Les ministres des affaires étrangères de la CIRGL viennent de tenir leur réunion et à l’issue de cette réunion, ils sont venus rendre compte au président de la CIRGL. Et, nous, les Nations unies, nous sommes les garants de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Et, à ce titre, nous sommes venus accompagner les Etats dans l’évaluation qu’ils font de la situation dans l’espace. Vous savez, il ya deux ans, on a tenu le sommet de la GIRGL ici et la situation était plutôt sombre ».

C’est une évidence pour Basile Ikouebé si le président Denis Sassou N’Guesso est au parfum des conclusions de cette réunion. « Nous avons évalué tout cela car le président arrive en fin de mandat et c’est l’heure du bilan et dans deux mois, je crois qu’il faudra recommencer l’exercice, pas de n’importe quelle manière. Il était bon qu’on puisse évaluer la situation », a conclu l’ancien ministre congolais des affaires étrangères.

Wilfrid Lawilla/ Brazzaville

Burkina Demain

Des jeunes africains rendent hommage à Sankara

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Des jeunes de 15 pays africains ont rendu un hommage au père de la révolution burkinabè d’août 1983, le capitaine Thomas Sankara, à Ouagadougou, à l’occasion du 32ème anniversaire de son assassinat, survenu le 15 octobre 1987. Sous la coordination du Tchadien Hassan Mahamat Hachim, ces jeunes ont rendu une visite au domicile familial et visité le site du Conseil de l’entente, où Sankara a été assassiné avec douze (12) de ses proches collaborateurs.

Considéré comme l’un des dirigeants qui ont marqué le Burkina Faso en particulier et l’Afrique en général, le capitaine Thomas Sankara continue de fasciner la jeunesse africaine, plus de 30 ans après son assassinat, le 15 octobre 1987. Ainsi, des jeunes d’une dizaine de pays africains se sont rendus au domicile familial. A leur arrivée, ils ont été accueillis par le frère cadet du défunt, Valentin Sankara.

Pour la mémoire de Sankara

Après l’intonation de l’hymne national burkinabè, la cérémonie. Le coordinateur général de jeunes pour la « Mémoire de Sankara », M. Hassan remercie la famille pour l’accueil chaleureux qui leur a été offert et décline le cadre de cette visite et l’initiative qu’ils portent. Selon lui, l’enjeu de cette activité consiste à « mettre en avant les acquis de la révolution en Afrique, de l’intégration africaine, du panafricanisme et appréhender les idéaux de Sankara ». Valentin Sankara, ses neveux, et nièces expliquent tour à tour la vie, les actions et les idéaux de leur frère et oncle Sankara. Ils font visiter aux jeunes la chambre de Sankara, ses guitares, le domicile familial qui est resté inchangé, les tombes de père et de la mère de Sankara.

Les jeunes ont également mis en terre des plants fruitiers, dont l’un devant le dortoir de Sankara, pour que, selon M. Hassan « ces fruits servent à développer l’esprit de la révolution et du panafricanisme chez les jeunes africains ». Ces jeunes ont remis à la famille une carte de l’Afrique en bronze en guise de souvenir et des actions de Sankara pour la promotion de l’unité africaine et son leadership. La visite a été saluée par Valentin Sankara pour qui c’est la première fois que ces jeunes des différents pays africains témoignent de leur reconnaissance aux œuvres de Sankara et rendent visite à la famille, et les encouragent à continuer dans ce sens.

Mettre en avant les acquis de la Révolution

Selon les initiateurs du projet, l’enjeu de cette activité est de mettre en avant les acquis de la révolution et de mieux appréhender les idéaux panafricains du capitaine Sankara. Parce que Thomas Sankara nous a laissés, nous jeunes africains, un style, une inspiration, une ligne à suivre et dont il incarne les plus nobles aspirations de la jeunesse africaine.

Après la visite familiale, les jeunes africains se sont rendus au site du Conseil de l’Entente, ancienne présidence sous la révolution, pour visiter le Mémorial de Sankara et ses douze compagnons. Ici, les jeunes ont visité les différents bâtiments du site et le lieu où Thomas et ses proches ont été assassinés.

Favoriser la cohésion sociale

« Initiative, vulgarisons la vision des leaders panafricains » est un projet porté par des jeunes africains, visant à valoriser et promouvoir l’idéal des dirigeants et leaders panafricanistes.

Ce projet entend contribuer également à l’épanouissement socioculturel de la jeunesse africaine, de favoriser la cohésion sociale, de renforcer l’intégration et l’unité africaine ainsi que la vulgarisation de la vision sociale des leaders panafricanistes.

Ce projet vise à mettre en commun toutes les idées, initiatives et moyens intellectuels, matériels et financiers afin de voir naître l’esprit de la révolution et du panafricanisme chez les jeunes africains.

Ousmane Bichara Tichero

Burkina Demain

Terrorisme au Burkina : Une opération de maintien de la paix ne résoudra rien

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Les experts de la surenchère sont à la manœuvre. Ils font feu de tout bois.  Parfois, ils ne s’embarrassent même pas de circonlocutions pour diffuser des fake news ou pour saper le moral des troupes en ayant recours à des médias internationaux de grande audience en Afrique. 

Leur objectif est clair. Montrer que le Burkina Faso est un Etat en déliquescence qui doit absolument être placé sous tutelle de la bien nommée « communauté internationale » du fait des incessantes attaques terroristes.

 Pendant que les discours eschatologiques  pullulent sur le Burkina Faso,  que toutes sortes de théories du chaos sont évoquées en ce qui concerne le sahel,  des entreprises françaises  brassent des milliards pour la fourniture d’équipements militaires au G5 Sahel. 

Qui tire réellement profit du terrorisme au Sahel ?  La situation du Burkina Faso est-elle si alarmante qu’il faille s’attendre à une mission de maintien de la paix sur son sol ? Quels leviers le pays doit-il actionner pour éviter un tel scénario ?

La pression est enclenchée. Elle ira crescendo dans les jours à venir. Le conditionnement psychologique est en marche. Les titres de la presse internationale sont on ne peut plus évocateurs en la matière. Le Monde titre : « Le Burkina Faso au bord de l’effondrement », « C’est l’abattoir : face aux attaques terroristes, la colère monte chez les militaires burkinabé ». RFI renchérit : « Sahel: les groupes terroristes ensemble pour prendre le Burkina Faso ». Au matraquage médiatique, il faut ajouter  le classement en zone rouge de plus de ¾ du pays. Le rouge est bien vif.  Pour les « bien pensants », ce pays est infréquentable. C’est la banqueroute.

Dans certaines officines, l’épouvantail est donc de plus en plus brandi. Au regard de la situation sécuritaire, le Burkina Faso devrait accepter une mission de maintien de la paix sur son sol. Ni plus. Ni moins. Pour l’heure, les autorités burkinabè ne l’entendent point de cette oreille. Elles ont bien raison d’être si peu emballées par cette occurrence  car en Afrique, les missions de maintien de la paix, en dépit de leur utilité, sont  bien souvent problématiques et c’est bien  peu de le dire,…

Face aux  conflits, la  communauté  internationale ne reste pas passive. Des opérations de maintien de la paix (OMP)  sont réalisées dans de nombreux cas. Mali, Centrafrique, Soudan, RD Congo, Sahara occidental… C’est sur le continent africain que l’on dénombre le plus d’opérations. Plus de 50 opérations de maintien de la paix ont été déployées en Afrique depuis l’an 2000.  Il y a aujourd’hui plus de 118.000 militaires, policiers et personnel civil, déployés dans le cadre de 15 opérations de maintien de la paix de par le monde, dont 7 se trouvent en Afrique.

Par OMP, il faut entendre l’ensemble des opérations qui visent le retour à la paix après ou durant un conflit armé. Il s’agit en fait de l’ensemble des opérations  destinées à assurer l’assistance humanitaire, la supervision des élections, le rapatriement des réfugiés, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants, le rétablissement de la capacité de l’État à maintenir la sécurité en faisant respecter l’État de droit et les droits de l’homme, ou le  soutien à la mise en place d’institutions de gouvernance légitimes et efficaces.

Elles sont généralement connues sous les dénominations de  peace building, peace keeping, peace making ou peace enforcement. Ces opérations peuvent aussi comprendre toute projection des forces armées dans la lutte contre  le terrorisme. C’est par exemple le cas des interventions des États-Unis et de leurs alliés en Irak en 2003, dans la guerre en Afghanistan, en Syrie depuis 2011. L’opération Barkhane de la France dans la  zone sahélo-saharienne, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sont  également des cas d’intervention dans le contexte terroriste.

Des missions de la paix… pour faire perdurer les conflits…

Aujourd’hui, de nombreux analystes sont sceptiques sur les OMP car  le concept même de «maintien de la paix » est ambigu. Il suppose que les forces onusiennes ont pour mission de garantir une paix qui aurait été conclue entre les parties belligérantes, ce qui est de moins en moins souvent le cas.

En outre la « communauté internationale » présente différents niveaux d’implication. Les pays du Nord assurent la plus grande partie des financements mais ce sont les pays du Sud qui envoient des hommes sur le terrain. Si les contributions diffèrent, les voix au chapitre ne sont pas les mêmes elles non plus. Les pays qui décident réellement sont les cinq membres du Conseil de sécurité, ainsi que les pays qui occupent un siège non permanent. Même si 07 opérations se déroulent sur le continent, l’Afrique est loin de figurer dans le groupe des décideurs. Sur le terrain non plus, il n’y a pas d’égalité entre les nations engagées.

Dans des situations dangereuses comme le Mali ou l’Est du Congo, troupes et officiers européens sont cantonnés dans les bureaux, dans des tâches de planification loin du front, tandis que les soldats venus du Sud sont placés en première ligne et font face aux situations les plus dangereuses. Quant aux Français, ils opèrent avec autorisation du Conseil de sécurité mais de manière autonome.

Cette disparité est frappante au Mali, où les Casques bleus ne sont pas des forces d’interposition, mais des cibles délibérément visées par les groupes terroristes, ce qui explique qu’il y ait déjà eu plus de 200 morts au sein de la mission, un nombre particulièrement élevé. Là aussi il y a division des tâches. Les militaires français de l’opération Barkhane font directement la guerre aux terroristes. Ils agissent en coordination avec la Minusma mais sans dépendre d’elle, tandis que des embuscades meurtrières sont régulièrement tendues aux forces onusiennes.

En outre, au Mali comme en Centrafrique, voire en RDC, des forces onusiennes souvent déployées loin de leurs bases ont bien du mal à ne pas être soupçonnées de sympathie pour l’une ou l’autre faction belligérante. Et que dire de la violation des droits humains ?

Au début des années 1990, on a parlé de la « trilogie funeste », pour désigner les échecs des OMP en Bosnie, en Somalie et au Rwanda. En somalie, l’ONUSOM I et l’ONUSOM II n’ont pas pu protéger les populations contre les violations des droits de l’homme, tandis qu’au Rwanda, la MINUAR a été incapable de stopper le génocide et la détérioration de la situation sur le plan humanitaire. Ces dérives persistent de nos jours.

Tous ces faits ont fini par convaincre certains que les missions de maintien de la paix ne sont plus déployées pour résoudre les conflits mais pour les « stabiliser ». Cette stabilisation est, en réalité, synonyme d’enlisement sur le terrain. En s’enlisant, les missions font plus partie du problème que de la solution. Leur gouvernance se révèle problématique. D’une part, elles deviennent des machines à scandales et perdent leur crédibilité.

En zone de guerre, le temps contribue à l’enracinement des mauvaises habitudes et à la consolidation des intérêts, y compris de ceux des casques bleus. A New York, les missions de maintien de la paix sont celles par qui le scandale arrive : information biaisée et dissimulée sur les crimes au Darfour (Minuad), refus de protéger les civils au Soudan du Sud (Minuss) et trafics et abus sexuels en Centrafrique et au Congo (Monusco et Minusca).

D’autre part, malgré les promesses qu’elles claironnent, les missions finissent par ne plus être un acteur de changement mais de conservation. Depuis 1999, les Nations unies ont dépensé 15 milliards de dollars dans une mission de maintien de la paix en RDC sans parvenir à neutraliser les groupes armés. Leur neutralité est vite compromise par de petits arrangements. Incapables de régler les conflits, les missions de maintien de la paix se contentent dorénavant de les accompagner dans la durée.

Des OMP impuissantes et en manque de stratégie

Comme l’actualité le démontre à suffisance en Afrique, les OMP ne sont pas la solution appropriée.  En matière de maintien de la paix, elles  sont caractérisées par une impuissance militaire. Les casques bleus ont par exemple toutes les apparences d’une armée (uniformes, armes, véhicules et hélicoptères de combat, drones de surveillance), mais ils ne sont pas une armée. Combattre (ou prendre le risque de combattre) est parfois totalement exclu de la mission de certaines troupes.

Dans le cadre des négociations discrètes entre l’ONU et les pays contributeurs de troupes, certains d’entre eux négocient âprement le périmètre de leur mission et en excluent parfois l’usage de la force prévu pourtant par le chapitre VII de la charte des Nations unies. Cette différence entre l’apparence et la réalité des casques bleus est au cœur de l’incompréhension (et du ressentiment) entre l’ONU et les populations qui ne comprennent pas pourquoi des milliers d’hommes en uniformes déployés avec des moyens de combat ne combattent pas.

Les attaques terroristes  se poursuivent par exemple au Mali sous le nez et la barbe des troupes de la MINUSMA. C’est dans ce registre qu’il faut ranger le pillage du siège de la MINUSMA le 12 octobre dernier à Sévaré, dans le centre du Mali, alors que de nombreux maliens réclamaient dans le même temps à Bamako une intervention de la Russie

Dans de nombreux cas, les missions de maintien de la paix n’ont tout simplement pas de stratégie de résolution du conflit. Elles jouent un rôle de substitut aux pressions politiques que les grands acteurs internationaux ne veulent pas faire sur leurs « pays clients » et à l’absence de stratégie de résolution de conflit.

Le meilleur indice de cette absence est le mandat des missions.  C’est parfois du réchauffé ! Les mandats de la Minusca, la Monusco et la Minusma sont à 80 % les mêmes : programme de désarmement, démobilisation et réinsertion pour les groupes armés, réforme du secteur de la sécurité, justice transitionnelle, promotion des droits de l’homme, etc. Peu importe que les conflits, les acteurs et les pays soient différents, l’ONU promeut toujours le même modèle de paix, du Mali à la RDC. Pour finir, la doctrine du maintien de la paix n’est plus en phase avec les conflits actuels. Les conflits du XXIe siècle ne sont plus le résultat de rivalité d’Etats dotés d’armées conventionnelles mais de menaces terroristes (Mali, Burkina, Somalie,..) ou de prédation conflictogène historique (RDC, Centrafrique).

Dans ces contextes, tous les accords de paix sont signés de mauvaise foi et personne ne respecte le droit de la guerre.

Dans le cas du Burkina, les attaques terroristes récurrentes sont indéniables. Nul ne peut nier la crise humanitaire et le nombre de plus en plus croissant de personnes déplacées internes.  Qu’à cela ne tienne, une opération de maintien de la paix  dans le pays n’est pas opportune. La situation n’est pas hors de contrôle des autorités même si cette guerre asymétrique promet d’être ardue et longue.  Est-ce du reste  pertinent pour la communauté internationale de déployer deux missions de maintien de la paix dans deux pays voisins  (Mali et Burkina Faso) quand ces opérations  sont confrontées au manque d’effectifs et de ressources ?

Au Burkina Faso, la solution doit être endogène. Il faut donc intensifier les efforts sur 03 fronts :

-Renforcer la formation et l’équipement des FDS,

-Organiser la résistance populaire (Il faut éviter d’en avoir une vision manichéenne ou réductrice)

-Consolider le dialogue politique inclusif

En dépit des prévisions apocalyptiques, le pays ne s’effondrera pas. Circulez donc. Il n y a rien à voir !

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou