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CDP : La direction Komboïgo travaille à rapporter les sanctions

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Les mesures suspensives et exclusives à l'encontre de responsables ou militants du parti ont prises ce dimanche au cours de son congrès extraordinaire

Pour mieux éclairer la lanterne de l’opinion publique, des hommes de media et de ses militants sur ce qui se dit sur les réseaux sociaux par rapport aux sanctions  prises contre certains membres, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu une conférence de presse, ce lundi 14 octobre à son siège. Ces sanctions rejetées par certains protagonistes ont donné lieu à deux correspondances du père fondateur du parti, l’ancien président du Faso Blaise Compaoré.

Les conférenciers CDP face à la presse ce 14 octobre 2019 à Ouagadougou

Ce 14 octobre 2019 à Ouagadougou, les ‘’cdpistes’’ se sont entretenus avec la presse, après les deux lettres du fondateur du parti en exile, Blaise Compaoré, demandant un apaisement entre les protagonistes  de la crise.

Après le congrès du parti CDP qui s’est déroulé le 22 septembre 2019 passé, Achille Tapsoba, premier vice-président a rappelé  que des sanctions ont été prises à l’encontre de quelques militants qui ne suivaient pas les directives et ne respectaient pas les textes fondamentaux.

Pour séparer la bagarre entre ‘’ses enfants’’, Blaise Compaoré, président d’honneur du  parti, a convoqué les deux parties opposées en Côte d’Ivoire «pour concertation».

Le défi de la conquête du pouvoir d’Etat en 2020

Les mesures suspensives et exclusives à l’encontre de responsables ou militants du parti ont prises ce dimanche au cours de son congrès extraordinaire

Et comme l’a encore rappelé  Achille Tapsoba, bras droit du président contesté, Eddie Komboïgo, lorsque Blaise Compaoré a écouté les différentes parties, il a invité la direction politique nationale du parti à rapporter les sanctions dans un esprit de b cohésion et de l’unité du CDP, en vue de révéler avec brio, le défi de la conquête du pouvoir d’Etat en 2020. Dans ce sens, M. Tapsoba a indiqué que les textes du parti stipulent que tout militant ou organe peut faire recours aux organes supérieurs pour revenir sur les sanctions.

«Ces sanctions c’est pour que les fautifs prennent conscience de l’intérêt du parti », a-t-il dit. Ce qui lui donne l’autorisation de faire savoir qu’il y a un lien entre la création du parti de Kadré Désiré Ouédraogo, un démissionnaire et la crise au sein du CDP.

3 promesses

Achille Tapsoba dans sa déclaration a fait trois promesses pour le bien-être du parti. Primo, ils vont œuvrer à rapporter les sanctionnés pour mener ensemble le bon combat pour la victoire du CDP aux scrutins à venir. Secundo, ils proposeront un nouveau contrat social avec les Burkinabè afin de répondre aux attentes des populations et leurs aspirations à la paix, à la sécurité et à la prospérité. Tertio, il a laissé entendre qu’ils vont œuvrer ensemble au retour de tous les exilés politiques dans le cadre de la réconciliation nationale. Pour conclure, Achille Tapsoba, premier vice-président du CDP a rassuré que la direction politique nationale de leur parti est en phase avec le « président d’honneur» Blaise Compaoré et qu’il y a une certitude que le fauteuil le plus convoité à Kosyam leur revienne en 2020. En tout cas on attend de voir.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

UNIR/PS : Un congrès extraordinaire au 1er trimestre de 2020

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A l’issue de leur plénum de l’année 2019 tenu le 12 octobre dernier à Ouagadougou, les membres du Bureau Politique National de l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS) ont pris d’importantes résolutions dont le soutien  aux autorités dans la lutte contre le terrorisme et la convocation d’un congrès extraordinaire dans le premier trimestre de l’année  2020. Lire l’intégralité du communiqué de presse y relatif.

«Communiqué de presse sur le Plénum du Bureau Politique National  ( BPN)  tenu le 12 Octobre 2019

L’an deux mil dix-neuf et le samedi 12 Octobre s’est tenu à Ouagadougou, au Conseil Burkinabé des Chargeurs(CBC) le plénum de l’année 2019 du Bureau Politique National (BPN) de l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS) autour de l’ordre du jour suivant :

  1. Bilan des activités du SEN depuis le dernier BPN,
  2. Informations et divers.

A cette rencontre, on a noté la présence effective des membres du Secrétariat Exécutif National (SEN), des coordonnateurs régionaux, des présidents des fédérations provinciales, des coordinations nationales, des commissions spécialisées ainsi que les Commissaires aux comptes du parti.

Au total, le plénum a enregistré la présence des camarades venus des treize (13) régions et des quarante -cinq (45) provinces du Burkina Faso.

La liste de présence, jointe en annexe, donne l’état complet de la participation à ce plénum.

Après le Ditanyè entonné en chœur par les membres du BPN, ouvrant les travaux du plénum, le camarade président du parti, président du BPN Maître Bénéwendé S. SANKARA a, dans son mot introductif, salué et félicité les différents camarades venus parfois de très loin pour assister à cette réunion importante. Cela, a-t-il souligné, traduit notre attachement aux idéaux du parti et démontre le sérieux et la crédibilité de l’UNIR/PS dont les instances statuaires sont régulièrement tenues.

Il a terminé en indiquant aux participants que cette rencontre doit nous permettre de faire le bilan des activités menées par le Secrétariat Exécutif National (SEN) depuis la tenue de la dernière session le 3 février 2018.Il a fait observer une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les balles assassines des terroristes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Une présentation complète des délégués a permis d’avoir une photographie de la participation des différentes fédérations.

Abordant le premier point de l’ordre du jour, après le mot introductif du Président  du parti, Président du Bureau Politique National, les travaux du plénum ont débuté aux environs de dix(10) heures trois (03) minutes par l’investiture du camarade Brahima SOULAMA, Coordonnateur de la région des Cascades, puis par la présentation du rapport du Secrétariat Exécutif National.

Le rapport, élaboré par le Secrétariat Exécutif National,  a été présenté par le Camarade Adama DERA, Secrétaire Général  du parti. Suite à cette présentation, le BPN a félicité le SEN pour la qualité du rapport produit. Les participants ont posé des questions d’éclaircissement qui ont permis de mieux expliciter les enjeux de la discipline et de la problématique des cotisations du militant au sein de toutes les structures de notre parti.

A la fin des travaux, le BPN a pris acte de la démission des députés Alexandre SANKARA et Désiré TRAORE, et a entériné l’exclusion des camarades qui avaient été suspendus par le Secrétariat Exécutif National pour appartenance à d’autres partis politiques.

En outre, le Bureau Politique National a pris les résolutions suivantes :

–              de soutenir les autorités dans la lutte contre le terrorisme ;

–              de convoquer un congrès extraordinaire dans le premier trimestre de l’année  2020 ;

–              de poursuivre la formation politique des militants ;

–              d’actualiser le fichier provincial des militants

–              de poursuivre et de recouvrer les droits du parti.

 

Enfin en divers, des informations sur le Front Progressiste Sankariste qui tiendra en principe son congrès de restructuration en novembre 2019, sur la collaboration avec le MPP et au sein de l’Alliance des partis et formations politiques membres de la majorité présidentielle(APMP) et les activités commémoratives du 32ème anniversaire de l’assassinat du Président Thomas SANKARA et de ses compagnons.

Avant de se quitter aux environs de treize (13) heures par le Ditanyè, les membres du BPN ont  donné mandat au Président du parti et au SEN d’engager toutes actions utiles pour une restructuration du parti, la poursuite de recherche de partenariats pour agrandir le Front Progressiste Sankariste et le renforcement de l’unité de la gauche.

 

                                                                        Fait à Ouagadougou, le 12 Octobre  2019

                                                                                          Le rapporteur du BPN

 

                                                                                          Ousmane OUEDRAOGO

                                                                                        Secrétaire Général Adjoint»

Houndé : HGO  plaide, ATS finance et la Mairie facilite

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L’accès à l’eau potable est une priorité dans le plan communal de développement de la commune de Hounde. Dans la dynamique de poursuivre ses efforts en faveur des populations de la ville et dans le cadre de son partenariat avec ses  sous-traitants,  Hounde Gold Operation S.A à obtenu de la société ATS la construction d’un forage à Biè au secteur 5 (Koho).   L’inauguration de l’ouvrage est intervenue le 06 octobre dernier en présence du député-maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou, du directeur général de HGO, Christo Vilioen et du directeur d’ATS, Ahmed Djoudek.

En conformité avec son Plan de développement communautaire dont la première priorité porte sur l’approvisionnement des communautés en eau potable, la société minière  Hounde Gold Operation (HGO) investit dans de nombreux projets en la matière, tout en encourageant ses partenaires sous-traitant à en faire de même. En 2018,  la  société ATS avait déjà matérialisé sa participation du développement communautaire par la construction  des forages aux populations de Houndé et du village de Bouéré.

Dans son intervention, le directeur général de HGO Christo Vilioen a exprimé sa gratitude à la société ATS pour la réalisation de forage et a souhaité un renforcement des relations entre la société minière et les communautés. Et de remercier le maire Dissan Boureima Gnoumou pour son engagement pour un leadership confirmé au profit des communautés locales.

Pour sa part, le maire Gnoumou a rendu hommage au directeur d’ATS Ahmed Djoudek pour ses œuvres au profit de la commune de Houndé, rappelant des autres forages déjà offerts par cette société à d’autres localités de la commune de Houndé. Il a particulièrement salué les actions la société HGO, preuve du bon partenariat avec la commune de Houndé en dépit de quelques incompréhensions qui émergent souvent, mais qui permettent de solidifier les relations avec les communautés.

Outre les investissements dans le secteur de l’eau potable, le maire a évoqué la réalisation en cours d’une école à Bouéré.

Le directeur de ATS Ahmed Djoudek a exprimé sa satisfaction d’avoir pu offrir  le forage aux populations. Il n’a pas manqué de remercier  HGO pour le bon partenariat avec leur société.

Aoua Guiré / Houndé

Burkina Demain

Energie solaire : Le stockage sera pris en compte dans le 2nd  Compact MCC

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Au cours d'une visite de la centrale solaire de Zagtouli

Le second compact du Millennium Challenge Corporation dont la formulation tire à sa fin, sera d’un grand appui au développement de la filière énergie solaire photovoltaïque au Burkina Faso. Axé principalement sur le développement du secteur de l’électricité, ce 2nd Compact MCC prévoit en effet de prendre en compte le volet stockage pour ce qui concerne les projets d’énergie solaire photovoltaïque. Une option jusque-là inexplorée, pas même dans le cadre de Zagtouli, du fait notamment des coûts.

Présidium de la réunion de ce vendredi 11 octobre 2019 sur le second compact MCC

Cela a été une des annonces fortes de la rencontre de sensibilisation et de réseautage sur les opportunités d’affaires  du second compact MCC organisée ce vendredi 11 octobre 2019 à l’hôtel Laico de Ouagadougou par le MCC Burkina et l’Unité de coordination de la formulation dudit compact. Il s’agit notamment de la prise en compte du volet stockage dans les projets d’énergie solaire photovoltaïque du Compact.

Une innovation majeure

Au cours d’une visite de la centrale solaire de Zagtouli

Il s’agit là d’une innovation majeure en matière de promotion de l’énergie solaire dans le pays puisque cette option de stockage n’avait pas encore été explorée, pas même dans le cadre de la réalisation de la centrale de Zagtouli. Ce qui naturellement limitait l’apport de cette centrale de 33 MWc au mix-énergétique. Elle n’est fonctionnelle que la journée.

«C’est pour apporter une solution à cette situation d’intermittence et de discontinuité de la fourniture de l’énergie que le volet stockage est envisagé dans le second compact MCC», a expliqué en substance Tambi Samuel Kaboré, coordonnateur de l’Unité de coordination (UCF) dudit compact MCC.

500 MWc d’ici 2025

Tambi Samuel Kaboré, coordonnateur de l’UCF du second compact MCC

Rien n’est encore définitivement arrêté sur le sujet, mais l’option est retenue et a même déjà fait l’objet d’estimations, de simulations par les experts. Et selon l’économiste en chef de l’UCF, M. Zerbo, un ordre de grandeur de 35-70 MWc est déjà ciblé.

Cette intégration du stockage dans le second compact MCC permettra sans doute d’optimiser les résultats dans le cadre de la mise en œuvre de nombreux projets de centrales d’énergie solaire photovoltaïque en cours ou à venir dans le pays.

Selon le secrétaire général de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), Daniel Sérémé (c’est lui qui a assuré la police des échanges au cours de la rencontre), au total 500 MWc seront développés d’ici 2025.

Au moins un investissement de 200 milliards de francs

Au terme, du processus de formulation  du second compact, 3 projets ont été proposés au financement du MCC. A savoir :

-le Projet de renforcement de l’efficacité du domaine de l’électricité (PREDEL) ;

-le Projet d’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse (PADOEL) ;

-le Projet réseaux et accès à l’électricité (PRAEL).

Pour la réalisation de ces 3 projets phares, c’est au moins 200 milliards qui seront investis. Et l’un des objectifs de la présente rencontre initiée par le MCC Burkina et l’UCF, c’était de présenter à la communauté des affaires au Burkina Faso les opportunités de marchés dans le cadre du second compact.

«Dans le cadre des passations des marchés MCC, il n’y a pas de préférence nationale ni d’entreprises publiques soumissionnaires. Pour éviter les lenteurs et les lourdeurs qui caractérisent souvent la gestion des marchés dans les pays en en développement, les factures des entreprises prestataires seront payées directement par le trésor américain», a prévenu un consultant du MCC.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Commémoration de la JIF : Le message de la ministre de la femme

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La ministre de la femme, Marie-Laurence Hélène Marshal Ilboudo

Ceci est un message de la ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, à l’occasion de la Journée internationale de la fille (JIF).

La ministre de la femme, Marie-Laurence Hélène Marshal Ilboudo

«MESSAGE DE MADAME LA MINISTRE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA  FILLE

Aujourd’hui 11 octobre 2019, le Burkina Faso se joint aux autres pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour célébrer une journée spéciale, la journée internationale de la fille.

A cette occasion, je voudrais rendre un hommage mérité à nos filles et à tous les acteurs qui se sont illustrés dans la lutte pour une protection et promotion réelles des droits de la jeune fille burkinabé.

Chères filles du Burkina Faso !

L’Assemblée Générale des Nations unies a déclaré le 19 décembre 2011 dans sa Résolution 66/170, la date du 11 octobre, Journée Internationale de la Fille, afin de reconnaitre leurs droits et de lutter contre les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde.

Souscrivant entièrement à cet engagement, le Burkina Faso marque un temps d’arrêt pour reconnaitre la particularité de la jeune fille et identifier les défis pour son plein épanouissement.

Cette année la journée est placée sous le thème : « Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles ». Ce thème interpelle l’opinion mondiale sur la nécessité de mener des actions visant à faire face aux discriminations et adversités qui entravent l’éducation, la professionnalisation et l’entrée des jeunes filles dans le monde de l’emploi.

Les femmes et les filles sont souvent défavorisées lorsqu’il s’agit d’accéder à des opportunités d’emploi, d’acquérir des compétences dont elles ont besoin pour obtenir de bons emplois.

Vaillantes filles du Burkina Faso !

Conscient de l’importance de la participation des femmes et des filles dans le processus de développement, le gouvernement a pris des mesures en vue d’améliorer particulièrement la situation socio-professionnelle de la jeune fille. Il s’agit entre autres, de la mise en œuvre des stratégies ci- après :

la Stratégie nationale d’accélération de l’éducation des filles 2012-2021 qui a pour vision de contribuer à la mise en place d’un système éducatif débarrassé de toutes les formes d’inégalités et d’iniquités de genre assurant aux filles comme aux garçons les conditions essentielles pour leur accès, leur maintien et leur réussite scolaire et professionnelle ;

la Stratégie nationale de promotion de l’entrepreneuriat féminin (2016-2025) qui vise entre autres à développer des opportunités pour l’emploi et l’auto emploi des femmes et des filles  à travers le renforcement de leurs capacités techniques ;

la Stratégie nationale de promotion et de protection de la jeune fille (SNPPJF) 2017-2026 dont l’objectif général est de contribuer à l’épanouissement et à la pleine participation de la jeune fille au développement ;

le sous projet entreprendre au féminin 2016-2020 qui vise l’autonomisation économique de plus de 8000 jeunes filles au travers de la formation professionnelle, des appuis financiers et matériels pour la mise en place et le développement d’ activités économiques.

De façon globale, malgré les changements importants apportés par les plans et stratégies de développement pour la satisfaction des besoins spécifiques de la jeune fille, des efforts restent à faire.

De nos jours, le taux de scolarisation des filles au primaire est à un niveau très appréciable, toutefois, le maintien de celles-ci au secondaire et supérieur est une préoccupation récurrente.

Au niveau de la formation professionnelle, les filles doivent s’investir dans des filières innovantes. La plupart d’entre elles sont confinées dans des filières dites traditionnellement féminines telles que la coupe-couture, la coiffure, la teinture, la cuisine, etc.

L’essentiel des métiers dans les domaines des Bâtiments et Travaux Publiques (BTP), de l’ingénierie, de l’agronomie, de l’électronique, de la mécanique sont toujours l’apanage des hommes.

 

Populations du Burkina Faso

Avec ce thème, la journée du 11 octobre 2019 marque le début d’une année d’efforts pour des plaidoyers, des sensibilisations et un appel à l’investissement en vue de promouvoir une instruction et une qualification professionnelle plus accrue des filles. Cela, implique des actions pour briser l’engrenage de la discrimination, la participation des intéressées elles-mêmes aux processus de décisions, et l’engagement des parents.

 

Mesdames et Messieurs ;

Chers Partenaires Techniques et Financiers !

Il convient, pour corriger les disparités d’accès à la formation professionnelle, de prendre des actions fortes pour encourager les filles à poursuivre leur cursus scolaire et à s’inscrire dans les structures de formation professionnelle.

C’est donc vous rassurer, chères filles, de la détermination de l’ensemble des acteurs à trouver, avec vous, les solutions idoines à vos préoccupations légitimes.

Sur ce, je souhaite à toutes et tous une bonne commémoration de la Journée Internationale de la fille, édition 2019.

Que Dieu bénisse le Burkina»

 

“Mondial du théâtre” : Ils présentent leur 3e prix au DG du BBDA

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Noufou Zerbo et ses camarades contents d'avoir été reçus par le DG du BBDA, Walib Bara

Les lauréats burkinabè de la compétition internationale «Match de coupe du monde d’improvisation de théâtre» étaient ce vendredi chez le directeur général du Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA). A Walib Bara, puisque c’est de lui qu’il est question, Noufou Zerbo et ses camarades sont venu leur l3e prix arraché de haute lutte à Kinshasa, il y a quelques semaines de cela devant 6 autres nations. 

Noufou Zerbo et ses camarades contents d’avoir été reçus par le DG du BBDA, Walib Bara

Le DG Bara les a félicités pour ce trophée qui honore la culture burkinabè, les exhortant à poursuivre sur leur lancée.

TS

Burkina Demain

CEAS-Burkina : La mémoire de Michael Yanogo honorée

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Les officiels procédant au baptême de la salle de réunion de CEAS Burkina du nom de l'ancien et premier directeur Michael Yanogo

CEAS-Suisse, cette ONG créée depuis 1982 faisait la fierté des populations. Aujourd’hui devenue CEAS-Burkina, qui veut dire Centre écologique Albert Schweitzer du Burkina, grâce à la lutte et aux efforts du premier coordonnateur noir de cette structure, en l’occurrence Michael B. Yanogo, la société continue d’aller auprès des populations (burkinabè), pour assurer leur bien-être. Ce « pionnier » après un travail colossal abattu a tiré sa révérence le 7 octobre 2018. Pour donc honorer et traduire toute sa reconnaissance à l’homme, le CEAS-Burkina a, lors d’une cérémonie tenue à son siège, ce 10 octobre 2019 à Ouagadougou, baptisé sa salle de réunion du nom du nommé feu Michael Yanogo. Une manière pour les responsables de l’ONG de se rappeler du défunt à chaque fois qu’ils tiendront une réunion dans la salle.

Les officiels procédant au baptême de la salle de réunion de CEAS Burkina du nom de l’ancien et premier directeur Michael Yanogo

La cérémonie de baptême de la salle de réunion de CEAS-Burkina a eu lieu ce jeudi matin à Ouagadougou. Une cérémonie que le vice-président du conseil d’administration du Centre Charles Didace Konseibo a qualifiée d’une grande importance. Considérée autre fois comme une structure suisse de droit suisse, il fallait que Michael Yanogo puisque c’est de lui qu’on parle, se batte pour qu’elle devienne une structure locale de droit burkinabè. Aujourd’hui c’est chose faite. Il était donc nécessaire de l’immortaliser pour son combat, soin dévouement. D’où le baptême de la salle de réunion à son nom. Cette salle est composée d’une vingtaine de places, climatisée, ventilée bref, toutes les commodités pour tenir une réunion sont présentes. Elle est même disponible selon Charles Didace, pour diverses activités. Donc dans les jours à venir, l’on connaitra les conditions pour avoir accès à la salle.

Mérites de l’homme évoqués

Des mérites, « Un homme de rigueur », « un homme de parole », « un homme qui entraine les autres » sont évoqués  à l’endroit du pionnier. « Tout ceux qui seront dans cette salle seront entrainés dans la dynamique », a laissé entendre Samuel Yaméogo, pasteur des églises des assemblées de Dieu. A en croire le cousin du défunt, c’est-à-dire Félix Yanogo, Michael a travaillé de tout son cœur pour le CEAS et en retraite en 2011, il parcourait toujours le Burkina. Henri Ilboudo, directeur de CEAS-Burkina d’ajouter qu’il a investi 10 ans de sa vie dans la structure. Ce qui le vaut le titre de « l’infatigable ». Et il a montré partout que c’est Dieu qui peut tout faire, si on en croit Pasteur Samuel Yaméogo. Il a aussi indiqué qu’avec cette salle, il n’y aura pas seulement que des admirateurs de Michael, mais aussi des imitateurs. Au même moment, on pouvait lire sur le visage de sa femme le mot « regret » parce que l’émotion se faisait sentir.

En rappel, CEAS-Burkina est une structure de recherche, de formation et de suivi appui conseil. Et il compte trois départements techniques dont un s’occupe de ce qui est artisanat, technologie appropriée et énergie renouvelable dans toute sa dimension, le deuxième département intervient dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’agro écologie et l’agro transformation. Le troisième quant à lui est un département de la promotion de l’hygiène, à travers la valorisation des déchets solides ou liquides.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

BAD : 21 milliards de FCFA pour le PAVAL

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Les officiels procédant à la signature des conventions de financement

Le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) et la Banque africaine du développement (BAD) ont procédé ce 9 octobre 2019 à Ouagadougou à la signature de 2 conventions de financement d’un montant total d’environ vingt un milliards (21 000 000 000)  de francs CFA. Ces conventions signées permettront le financement du Projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de la Léraba (PAVAL).

Les officiels procédant à la signature des conventions de financement

La signature de conventions entre le MINEFID et la BAD s’est passée dans l’après-midi de  ce 09 octobre 2019 à Ouagadougou. Ces conventions de financement portent sur un montant total d’environ 21 000 000 000 FCFA, faut-il le rappelé, concerne le Projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de la Léraba (PAVAL).

A entendre Salifou Ouédraogo, ministre de l’agriculture et des aménagements d’hydro-agricoles, le processus d’identification du PAVAL découle des orientations stratégiques du PNDES à travers lequel le Burkina Faso a réaffirmé sa volonté de poursuivre la recherche de voies innovantes pour réaliser la transformation structurelle de notre secteur agricole.

PAVAL, un projet de 5 ans

Pour lui, la mise en œuvre du projet qui s’étend sur 5 ans comprendra 3 composantes : le développement des infrastructures hydro-agricoles structurantes, le développement des chaines de valeurs et appui institutionnel et la gestion du projet ; et en termes de résultats, il est attendu l’aménagement de 1000 ha de périmètres irrigués, la confortation de 410 ha de périmètre existant, la production additionnelle de 75 00 tonnes de céréales et 14 000 tonnes de produits maraichers par an, la création de 15 00 emplois dont 50% pour les femmes et la construction de 38 magasins assortis d’aires de séchage et de comptoir d’achat, a-t-il indiqué.

Appuyer les efforts du gouvernement

Selon le responsable pays de la BAD, Pascal Yembiline, le PAVAL est conçu pour appuyer les efforts du gouvernement visant à assurer la sécurité alimentaire à tous les Burkinabé et faire jouer pleinement au Burkina Faso son rôle de grenier du sahel. Le projet entend réaliser des infrastructures hydrauliques structurantes permettant l’irrigation à termes des 1410 ha, a-t-il ajouté en précisant que le projet va financer une plateforme informatisée permettant la mise en place d’un registre national agricole, avec l’établissement et la délivrance de cartes professionnelles pour différents types de producteurs agricoles. A terme ce sont 9000 ménages dont 5000 femmes qui verront leur la productivité et donc leur revenus améliorés, indique-t-il.

D’un montant global de 20,95 milliards FCFA dont 3,28 milliards sous forme de don du FAD et 17,67 milliards sous forme de prêt de la BAD, Pascal Yembiline a rassuré qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur l’impact à long terme que pourrait avoir cette opération, et a partagé la volonté du ministre de l’économie, Lassané Kaboré, de maintenir la stabilité du cadre macro-économique à LT.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Afrique : Le continent où les femmes sont plus entrepreneures

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Des participants burkinabè à la vidéo-conférence depuis le siège de la Banque mondiale Ouagadougou

Tous les 6 mois, la Banque mondiale organise une vidéo-conférence avec plusieurs pays africains connectés en même temps, pour échanger sur des questions liées à la croissance économique du continent. Dénommé « Africa’s pulse », il est ressorti du dernier  rapport semestriel de la Banque (27e édition), livré ce mercredi 9 octobre 2019, que la croissance économique en Afrique subsaharienne continue de fléchir et que les initiatives en faveur de l’autonomisation des populations pauvres et des femmes soient plus que jamais primordiales, si l’on veut éviter que le ‘’Goliath’’ prenne le dessus, c’est-à-dire, éviter la maladie de la pauvreté grandissante.

Ce 9 octobre 2019 dans le bureau de la Banque mondiale au Burkina Faso, l’on a assisté à des discussions via une vidéo-conférence avec 12 pays africains et coordonnée depuis le pays de l’oncle Sam (les Etat Unis d’Amérique), en temps réel. Des discussions dans lesquelles le point névralgique se situait au niveau du coût économique de l’Afrique. Selon le rapport de Africa’s Pulse après six mois d’investigation, la croissance en Afrique subsaharienne ne parvient pas à décoller en cette année 2019, vue les incertitudes persistantes de l’économie mondiale. Pourtant cette croissance devrait être à 2,6% cette année contre 2,5% l’année précédente. Pour relever ce défi, il faut donc mettre le grappin sur la réduction accélérée de la pauvreté et la promotion de l’autonomisation de la femme.

« Revoir les perspectives à la baisse »

Le rapport a aussi indiqué que l’Afrique n’est pas la seule dans cette impasse, car les prévisions sont encore plus mauvaises pour le Maghreb, le Moyen orient, l’Amérique Latine et les Caraïbes ainsi que l’Asie du sud qui devraient eux aussi, revoir leurs perspectives à la baisse. Au niveau des moyennes régionale en Afrique, c’est grave parce que le bilan des trois plus grandes économies à savoir le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du sud est mitigé. Et les causes sont respectivement le manque de dynamisme dans le secteur non pétrolier, la progression à pas de caméléon de ce secteur et la défiance des investisseurs qui pénalise tout. A écouter l’économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufact, même si l’économie de ces trois pays venait à régresser, la croissance en générale devrait rester forte malgré le ralentissement dans certains autres pays.

416 millions d’Africains bouffent 1,90 dollar par jour

En 2015, le rapport de Africa’s Pulse a révélé que 416 millions de personnes survivaient avec moins de 1, 90 dollars par jour en Afrique. Tout ça à cause d’une absence d’initiatives d’envergure pour créer des débauchés économiques et atténuer les risques pour les pauvres. Et si ça continue ainsi, confie l’économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique, l’Afrique sera le seul continent a concentré assez de pauvres à l’horizon 2030. Que faut-il faire alors ? Pour venir à bout de ce problème, Albert Zeufact a proposé que l’on augmente la production agricole et construire des infrastructures pour permettre l’écoulement des produits, réduire le taux de fécondité et par-dessus tout, mettre l’accent sur l’autonomisation de la femme.

Inverser la tendance de la pauvreté

En ajout, il trouve aussi qu’il faudra s’attaquer aux normes sociales qui entravent leurs perspectives professionnelles, préparer une nouvelle génération solide en aidant les adolescents à franchir les étapes de leur vie, lever les contraintes financières par des solutions novatrices qui résolvent la question du nantissement et pour finir, améliorer l’accès au secteur financier. En effet, en Afrique subsaharienne, il ressort que les agricultrices produisent 33% de moins par hectare que les agriculteurs et les entrepreneures ou cheffes d’entreprise gagnent 34% de moins que leurs homologues masculins. Des écarts de rémunération qui coutent chers à la population et aux économies africaines en générale. Or en entreprenariat, c’est seulement dans le continent africain que les femmes dépassent les hommes. Donc, ce qui devrait être promut, c’est de trouver très rapidement des moyens pour inverser la tendance de la pauvreté et beaucoup miser dans l’éducation formelle et continue de la jeune fille, de la jeunesse parce que si l’économie africaine continue d’être surtout à la merci de problèmes comme les remous sociaux, quel serait l’avenir de ce continent dans 20 ou 30 ans ? Par conséquent, l’Afrique doit revoir sa politique économique ou de développement.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Droit au logement : Les habitants de Kossodo dans l’impasse

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Le Mouvement solidarité pour le droit au logement (MSP-DROL) a, à l’occasion de la journée mondiale de l’habitat qui se tient cette année sous le thème « les technologies d’avant-garde en tant qu’outil innovant pour transformer les déchets en richesse », tenu un point de presse, dans l’après-midi du 7 octobre dernier à Ouagadougou. L’objectif, c’était de faire le point sur l’état des localités burkinabè en matière de logement décent et de rappeler le droit fondamental de chaque Burkinabè à avoir « un logement convenable ».

Le MSP-DROL a échangé avec la presse, cet après-midi a son siège, sis au quartier Patte d’oie de Ouagadougou. L’urbanisation galopante marquée par un gonflement rapide des populations vivant en villes est une réalité au Burkina Faso. En effet, pour Innocent Bagoro, secrétaire général du mouvement solidarité pour le droit au logement, le taux d’urbanisation au Burkina est de 31,50% et pourrait même atteindre 39,60% d’ici 2025. Il continue en indiquant que dans le nombre d’habitants que compte le pays, plus de 25% de la population vit en ville. Ce qui signifie que l’exode rural bat son plein chaque année avec la justification de la recherche de meilleures conditions de vie. Pour tout dire, Innocent Bagoro a martelé que la population urbaine augmente rapidement deux fois plus que la population nationale. Ce qui est inquiétant dans cette affaire, c’est qu’il pense que cette migration de forte croissance va se poursuivre, et les villes comme Ouagadougou et Bobo en sont les victimes potentielles. Il faut donc une politique participative de tous les acteurs du développement urbain.

Selon le propos du SG, le MSP-DROL est un partenaire incontournable du ministère de l’urbanisme dont le but est « d’impulser une dynamique de développement soutenue à la base et s’inscrire dans une démarche d’appui au développement des collectivités territoriales, à travers le renforcement de leurs capacités, leur accompagnement en vue de les permettre de prendre en charge la problématique de la gestion urbaine ». A l’écouter, plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à un logement adéquat dans le monde, à cause souvent d’une mauvaise distribution des ressources, de conflits armés ou d’une propriété foncière précaire. Voilà pourquoi le thème retenu pour la commémoration de la journée mondiale de l’habitat pour cette année satisfait entièrement le président du MSP-DROL, en l’occurrence Seydou Traoré, car dit-il, il est interpellateur.

Dans cette optique monsieur Seydou Traoré ne digère pas du tout les conditions dans lesquelles les habitants de Kossodo vivent au point où on se demande souvent s’ils sont à Ouagadougou. Il fallait vraiment le voir s’exprimer, pour savoir que ce qu’il dit mérite beaucoup d’attention et méditation. « C’est un cri de cœur », a-t-il dit à haute voix.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les usines implantées dans ces localités font rage sur la vie et la santé des pauvres humains. Il va renchérir en insistant que les femmes enceintes sont menacées d’avortement, les vieux sont à la merci de la pulmonie avec des toux aussi dangereuses qu’efficaces bref, tout le monde est exposé. Des révélations qui donnent froid au dos. Pour terminer, il a invité tout le monde à aller toucher du doigt le ‘’calvaire de Golgotha’’ qui a été imposé aux gens de Kossodo. Tout le monde a droit à un logement descend au Burkina Faso, a rappelé Seydou Traoré avec un pincement au cœur.

Comment comprendre que dans une ville comme Ouagadougou, des populations d’un quartier puissent vivre dans des poubelles voire des décharges pareilles. Tout ce que le président du mouvement en question demande à l’Etat, c’est de se lever dare-dare, pendant qu’il est encore temps et faire quelque chose au risque de ne pas ‘’conjuguer après le verbe regretter’’.

Il estime alors que les dirigeants du pays imposent aux usines d’avoir du matériel de stockage pour déverser les déchets toxiques qu’elles produisent et surtout utiliser ce qui est à leurs pouvoir, pour protéger les personnes victimes de l’expansion de la poussière du ciment et des ferrailles.

Nicolas Bazié

Burkina Demain