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Houndé La Verte : 380 plants seront mis en terre

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L'opération Houndé La Verte en phase pratique

Pour la troisième année consécutive, la commune de Houndé et ses partenaires se sont retrouvés pour une campagne de reboisement. Le lancement de ladite campagne  intervenu ce  3 août 2019, a coïncidé avec la journée mondiale de l’arbre.

L’opération Houndé La Verte en phase pratique

Au total 380 plants seront mis en terre et bien entretenus au cours de la campagne de reboisement lancée ce 3 août à Houndé par la commune et ses partenaire, avec un focus fait sur le Moringa (plante aux multiples verrues alimentaires et médicales). 

Étaient présents au lancement le député-maire de la commune de  Houndé, le préfet,  une équipe de la société minière Houndé Gold Operation (HGO), un représentant de ATS, les chefs coutumiers du secteur 5, des propriétaires terriens, et une importante délégation de la mairie de Houndé. Ensemble, ils ont mis en terre quelques pieds d’arbres à la préfecture ensuite au cité ”Biékuy” et  sur le site du CSPS du secteur 5 en construction.

Le député maire  Dissan B. Gnoumou a invité  toute la population de la province du Tuy à soutenir l’initiative et planter des arbres.

«J’invite la population de Houndé et de la province du Tuy à participer massivement à la campagne de plantations d’arbres, avec un focus fait sur le Moringa (plante aux multiples verrues alimentaires et médicales)», a- t-il exhorté. 

Kassoum Ouédraogo / Houndé

Burkina Demain

Prévention des crises : Première session du Conseil d’orientation

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La primature a abrité ce jeudi 8 août, la première session du Conseil d’orientation et de suivi du mécanisme national d’alerte précoce et de réponses aux risques sécuritaires. C’est le Premier ministre, Christophe Dabiré qui a présidé cette première session.

Le Premier ministre, Christophe Dabiré a présidé la session

Le Conseil d’orientation et de suivi du mécanisme national d’alerte précoce et de réponses aux risques sécuritaires a tenu ce jeudi à la primature sa première session. C’est le Premier ministre, Christophe Dabiré qui a présidé cette première session

«Aucun pays ne peut se développer sans sécurité»

L’objectif de la session, c’était d’examiner le travail accompli par cette structure afin de lui donner les orientations nécessaires pour plus d’efficacité dans l’exécution des missions qui lui sont confiées. Il convient de préciser que depuis sa création le 08 février 2018, le Conseil d’orientation et de suivi du mécanisme national d’alerte précoce et de réponses aux risques sécuritaires n’avait pas encore tenu une réunion de ce genre.

Pour le Premier ministre Marie Joseph Christophe Dabiré, aucun pays ne peut se développer sans sécurité et sans une paix durable. Tout en montrant les missions qui sont assignées au mécanisme national d’alerte précoce et de réponse aux risques sécuritaires, le PM Dabiré a souhaité que les travaux de la première session du Comité d’orientation et de suivi du mécanisme de l’alerte précoce permette au Burkina Faso de renforcer ses capacités opérationnelles d’aide à la décision, surtout dans le contexte qui est le nôtre.

«Permettre aux Etats d’agir ensemble»

A entendre la vice- présidente de la CEDEAO, Finda Koroma, représentant du président de la Commission de la CEDEAO, l’ouverture des centres nationaux de coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR) répond au besoin urgent de permettre à nos différents Etats d’agir ensemble pour relever les défis liés à la sécurité humaine.

Elle poursuit en rappelant que le CN-CMAPR du BF, opérationnel depuis le 08 Février 2018, fait partie des 5 centres pilotes financés par le gouvernement américain lancé grâce à une initiative du président Obama.

Cependant, même si les résultats obtenus sont encourageants ; elle n’a pas omis de souligner les difficultés (retard du paiement de salaires du personnel, la faiblesse des moyens de communication,…) auxquelles le centre fait face.

«Le système fonctionne bien au Burkina»

La création des centres nationaux pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques sécuritaires dans notre espace communautaire est, faut-il le rappeler, une initiative des chefs d’Etats de la région ouest-africaine, prise le 14 Juillet 2014 à Accra, lors de la 45ème session ordinaire de la CEDEAO.

Après la séance de travail, le Représentant résidant de la CEDEAO, Mohamed Diakité a indiqué que par rapport aux autres pays, le système fonctionne plutôt bien au Burkina Faso et comme plus-value, il espère que les menaces qui pèsent sur nos Etats ou sur notre région puissent être appréhendées suffisamment tôt afin d’avoir une région plus propice au développement.

Amir Théophane Tiendrébéogo

Burkina Demain

JNA 2019 : C’est parti pour la foire de l’arbre

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Le ministre de l'environnement, Nestor Bassière, procédant au lancement de la foire

A l’occasion de la 1ère édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA), le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Batio Bassière a procédé, dans l’après-midi de ce jeudi 8 août 2019 à Tenkodogo, à l’ouverture officielle de l’exposition de la foire de l’arbre, accompagné d’une visite de stands. Cette manifestation a réuni presque tous les acteurs intéressés par la question de l’arbre.

Le ministre de l’environnement, Nestor Bassière, procédant au lancement de la foire

La cérémonie officielle de l’ouverture de la foire de l’arbre a eu lieu cet après-midi à Tenkodogo, chef-lieu de la région du Centre-Est. Des producteurs de plants aux chercheurs en passant entre autres par les exploitants des produits de l’arbre, les transformateurs et les promoteurs de technologies, ce sont une soixantaine d’exposants de toutes les régions administratives du Burkina Faso qui sont venus exposer les potentialités de leurs localités. Selon le ministre de l’environnement Batio Bassière, il existe au Burkina des acteurs engagés dans le domaine prêt à tirer profits et à créer des emplois.

Toutefois, il a suggéré les acteurs du secteur de l’environnement à conquérir le marché national et international allant vers la labélisation de leurs produits. « A travers cette foire, il s’agit d’encourager les populations à planter utile désormais, à planter des arbres pourvoyeurs de revenus pour les populations notamment les PFLN », a-t-il dit.

« Des plantation caméras »

Pour lui, le Burkina Faso est l’un des pays qui a sa politique en matière de dégradation de la terre et cette politique consiste à restaurer par an 5ooo ha de terre. A partir de cet instant, affirme le ministre, tout programme d’infrastructure doit tenir compte de l’environnement. Dans ses explications, il a déclaré que si l’on dégrade deux ha, il récupère deux ha. Telle est la politique que les ‘’taore damba’’ ou les têtes passantes du Burkina Faso ont mis en place pour lutter contre la déforestation. Il faut limiter la dégradation pour éviter la migration, a martelé monsieur Bassière.

De par le passé, les gens faisaient appel à la télé, présentent quelques plans qui seront mis à terre mais le reste ne le sera jamais en fin de compte. C’est ce que Nestor Bassière a appelé « les plantations caméras ». Pour lui, cette manière de faire est révolu. Ce qui est arrêté maintenant, c’est qu’il faut identifier les sites de plantations et planter réellement de nombreux plans. Donc, il pense que pour que cette nouvelle manière de faire soit une réussite, il faudra impliquer les collectivités des régions dans la plantation et la protection desdits plans.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Terrorisme : De l’urgence de repenser la façon de communiquer

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Le terrorisme comme nous le savons tous, est une guerre asymétrique. Dans ce cadre,  la bataille doit aussi se mener sur le plan idéologique. Et qui parle d’idéologie, parle nécessairement de communication. Le nouveau contexte impose aux Etats attaqués  de revoir de fond en comble  leur manière de communiquer. Dans son cas, le Burkina Faso doit impérativement éviter de faire le jeu des terroristes, de semer la psychose au sein des populations,  ou de pousser des communautés à un repli identitaire.  Les attaques terroristes sont des crises complexes qui exigent une communication différente.

« Gagner les coeurs et les esprits de nos populations reste un atout majeur pour venir à bout de l’ennemi. Pour y parvenir,  nous avons besoin  d’une participation synchronisée et efficace de toutes les composantes de la nation ». Ces propos sont du Chef d’Etat Major Général des Armées, le Général Moïse Miningou. Il les a tenus  le 03 août 2019 lors de la cérémonie de sortie de  la 18e promotion des élèves officiers d’active de l’Académie militaire Georges Namoano  de Pô. Pour le CEMGA, la communication est déterminante pour éviter les guerres d’usure, pour enrayer la progression des « groupes obscures » qui pourraient, si rien n’est fait, « réussir à faire que les populations détestent la société d’en face ». Nous sommes dans le vif du sujet.

La défaillance en matière de communication se paie cash

Face aux menaces terroristes, la communication occupe une place centrale dans la réponse apportée par les pouvoirs publics. Toute défaillance en matière de communication publique face au terrorisme se paie au prix fort dans le court et le long terme. La communication est une partie intégrante de toute stratégie de sécurité nationale. La gestion d’une crise majeure impose en tout premier lieu, de préserver le capital de confiance de la population envers les pouvoirs publics. Le silence de la puissance publique, la rétention d’information, l’image donnée de l’improvisation et de la dispersion en matière de communication, alimentent toujours une anxiété, inévitablement répercutée et amplifiée par les médias. L’objectif primordial d’un acte terroriste est de répandre la terreur afin d’atteindre des finalités politiques. Son but premier est de communiquer, de passer un message à travers l’usage d’une violence « psychologiquement efficace». Ainsi, il doit y avoir des concepts ou des idées qu’un groupe souhaite transmettre, un message planifié à l’avance et intégré aux tactiques. Aujourd’hui, quel type de communication est  établi avec  nos compatriotes qui ont été obligés de fuir leur lieu de résidence habituel pour devenir de pauvres SDF errant comme des âmes en peine ?

Les déplacés internes sont près de 300 000 à ce jour. En dépit de ces statistiques,  nous n’avons pas encore connaissance d’une véritable mobilisation générale pour venir en aide à ces  frères et sœurs burkinabè  qui n’ont rien fait pour mériter ce qui leur arrive. Pour certains d’entre nous pour qui « l’enfer c’est les autres », ces déplacés sont à la limite des pestiférés  qui doivent être mis en quarantaine hors de Ouagadougou !Le rubicond est franchi. Il nous faut absolument changer de paradigme ; aller au delà des slogans« faisons un geste »… Ces Burkinabè ont besoin d’être entendus, d’être écoutés, d’être rassurés  que tout sera rapidement mis en œuvre pour qu’ils soient réintégrés socialement et économiquement. Le Burkina  Faso ne se résume pas à Ouagadougou. Chaque burkinabè doit se sentir en sécurité sur le moindre m2 du territoire national.  Il est de notre responsabilité à tous (politiques, FDS, citoyens) d’y veiller.

Tendre vers l’intelligence prédictive

Une bonne communication est également à développer en direction de ceux qui sont restés sur place en dépit des attaques terroristes. C’est connu, la nature a horreur du vide.  En l’absence d’une communication structurée et rassurante, les populations se sentant délaissées par l’Etat vont facilement céder aux sirènes populistes et intégristes.  Et c’est ainsi que les positions vont se radicaliser jusqu’à ce que l’irréparable se produise.

Dans la lutte contre le terrorisme,  les Burkinabè ont également besoin d’informations  sur les opérations militaires qui se mènent sans que ces informations n’hypothèquent  la bonne marche des opérations. Sur l’opération Ndoofu par exemple,  la communication est minimaliste à telle enseigne que de nombreuses personnes ont fini par conclure à un échec cuisant de l’opération. Pourtant,  des succès sont engrangés avec les différents moyens terrestres et aériens déployés. Une communication maitrisée  galvanise les troupes et rassure les populations où sévissent les groupes terroristes.

A une échelle plus grande, c’est à dire au niveau national,  la lutte contre le terrorisme doit de plus en plus tendre vers l’intelligence prédictive. La stratégie de contre-terrorisme doit être basée sur la collecte, l’analyse, le traitement et l’échange de l’information en s’appuyant sur quatre piliers : prévention, protection, poursuite et réponse.

De nos jours, la lutte contre le terrorisme s’opère dans de multiples espaces situés à la fois dans l’international, le transnational (les réseaux) et l’espace public, mais aussi dans le privé et le virtuel (internet) au moyen de la collecte numérique de données personnelles et du traçage des itinéraires.

Pour ce faire, elle recourt de plus en plus aux technologies de pointe comme la biométrie, la vidéosurveillance ou les bases de données considérées comme l’instrument le plus puissant pour contrer la menace terroriste.  Les terroristes sont perçus par les agences de sécurité et les services de renseignement comme des individus extrêmement mobiles qui ressemblent à tout le monde et qui manient comme tout un chacun internet, la téléphonie mobile et les moyens de transactions financières.

Pour les « maîtriser », il est recommandé de cibler leur mobilité (itinéraires, voyages), leurs communications et leurs transactions bancaires et financières. Pour ce faire, il faut dans un premier temps les identifier, les localiser et connaître leurs intentions. Tâche difficile qui se traduit par le recours aux technologies de sécurité, telles que la biométrie ou la vidéosurveillance perçues comme des instruments scientifiques possédant une grande valeur d’authenticité en ce sens que leur matière de base comme le corps et l’image ne « mentent pas ».

Pratiquement, les législations de tous les pays occidentaux prévoient leur déploiement dans des espaces multiples comme les lieux de culte, les aéroports et les gares, les infrastructures critiques, etc. C’est ainsi qu’en France par exemple la loi de 2006 relative à la lutte contre le terrorisme  a eu pour effet d’accélérer l’installation d’équipements de vidéosurveillance dans les espaces qui ne pouvaient pas en être équipés jusque-là, comme plusieurs lieux de culte, le siège social de certaines entreprises, les grandes entreprises de communication et de transport.

Elle a aussi donné aux policiers et gendarmes (désignés nommément) la possibilité d’un accès direct aux images des systèmes vidéo appartenant à des tiers ou à des collectivités locales. Les technologies comme la biométrie et la vidéosurveillance sont caractérisées par leur miniaturisation, leur facilité d’interconnexion et leur capacité de traitement instantané de l’information grâce à leur connexion à des bases de données.

Des avions de type Cessna C-208 sont recommandés pour surveiller les vastes territoires. A l’image des techniques biométriques, telles que la lecture de l’ADN, l’empreinte de l’iris et de la rétine, la reconnaissance faciale des émotions, les technologies d’identification et d’authentification, ont pour fonction d’assigner une identité scientifiquement reconnaissable à un individu au moyen de l’empreinte des parties inchangeables du corps comme l’iris ou l’empreinte digitale.

Les technologies de surveillance, quant à elles, sont des systèmes interconnectés qui consistent en l’observation, la collecte, l’enregistrement et le traitement des données à caractère personnel dans un espace territorial ou virtuel afin de suivre les itinéraires, les mouvements, les comportements et les communications d’un individu et lui attribuer un degré de risque.

Ce sont autant de procédés à développer dans le strict respect des textes en vigueur. L’Agence Nationale de Renseignement (ANR) a des prérogatives sur certains de ces secteurs.  Le Burkina Faso apprend dans la douleur. Il faut persévérer. Le bout du tunnel n’est plus loin. 

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

Coupe du maire de Houndé : Le secteur 5 vainqueur de la 3e édition

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La finale de la troisième édition de la Coupe du maire de Houndé s’est disputée le samedi 3 août 2019 au stade Kiéni. C’est le secteur 5 qui s’est imposé lors de cette finale devant le secteur 4 (2-1).

Réunir la jeunesse à travers le sport, tel est la volonté de la municipalité qui depuis trois ans, organise cette compétition en football dénommée «la Coupe du maire de Houndé.» . Cette année, la mobilisation était au rendez-vous. En témoigne, la finale de l’édition 2019 a réuni près de 14 mille spectateurs au Stade Kiéni de Houndé.

Le président du tournoi, Bâ Siaka Coulibaly

C’est le secteur 5 qui ouvre le score dès l’entame de la rencontre. Très vite, il impose son jeu et prend l’avantage avant la pause (2-0). Le secteur 4 finaliste malheureux de la saison écoulée, espérait inscrire son nom au palmarès de cette compétition. Mais, cette équipe avait face à elle un adversaire mieux préparé qu’est le secteur 5. Le secteur 4 va tout mettre pour revenir au score. C’est finalement dans les arrêts de jeu qu’il réussit la réduction. Mais le réveil est tardif. Le trophée a déjà choisi le camp du secteur 5 dont les supporters envahissent rapidement le stade pour jubiler.

Les adversaires n’ont pas démérité

Selon le capitaine du secteur 5 «Pour faire mal, il fallait rentrer très tôt dans le match. Nos adversaires n’ont pas démérité parce qu’ils ont pu réduire le score grâce aux encouragements de leurs supporters. Mais on avait déjà fait le travail ».

Le parrain de la compétititon, Ibrahim Séré

Malgré les nombreuses tentatives, c’est dans les arrêts de jeu que le secteur 4 réussira à réduire le score. Des erreurs de coaching sont à l’origine à en croire le capitaine de cette équipe. « Nos remplacements sont venus trop tard. Il y a des joueurs qui ont passé leur temps à balancer le ballon en première période. On a essayé de gérer avec les remplacements qui ont permis de réduire le score », déplore Boureima Ouédraogo le capitaine du secteur 4.

«C’est Houndé qui a gagné»

Le maire de Houndé, Dissan Boureima Gnoumou, promoteur de la coupe

Les partenaires et ressortissants de Houndé et du Tuy se sont mobilisés pour cette compétition. Mais au-delà de cette victoire du secteur 5, «C’est Houndé qui gagne», témoigne Dissan Boureima Gnoumou, le maire de Houndé, très satisfait de la mobilisation. «La Coupe est organisée à l’échelle communale mais l’affluence fait que nous avons envie d’aller plus loin. On a vu un beau match. Les deux formations sont à féliciter», se réjouit-il.

Bâ Siaka Coulibaly a présidé ce tournoi. De son point de vue, cette activité mérite plus de soutien au regard de l’engouement. « Il est allé au-delà, confie-t-il. Ce n’est pas le vainqueur qui a gagné mais c’est Houndé qui a gagné ».

«La commune de Houndé a toujours aimé le football»

Le directeur général du centre médico-sportif a fait office de parrain. Ressortissant et ayant également tapé le ballon dans les terrains de cette ville, il remarque que l’amour du football demeure dans la localité.

«La commune de Houndé a toujours aimé le football. Ils se sont toujours mobilisé autour du football », constate le parrain Ibrahim Séré.

Cette année, des jeux de Ludo, pétanque et jeux de dame ont été introduites dans la compétition. En marge de cette finale, une campagne de reboisement «Houndé La Verte» a été lancée par le maire et l’ensemble du conseil municipal.

Gafoura Guiro / Houndé

Burkina Demain

Ministère de la culture : Le SYNATRACT dénonce des pratiques

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Le SYNATRACT-Syndicat national des travailleurs du ministère de la culture, des arts et du tourisme- a tenu un point de presse, ce mardi 06 août 2019 à la bourse du travail de Ouagadougou. Il était question de porter à la connaissance de l’opinion publique, l’attitude qui laisse à désirer des premiers responsables du ministère face aux revendications des syndicalistes.

Le SYNATRACT a réuni dans la matinée de ce 06 août 2019, les journalistes pour des problèmes qui sévissent au sein de l’administration ces derniers temps. Il s’agit entre autres, de Kaboré Florent, SGA, de Rouamba Justin, secrétaire chargé des questions juridiques. Au cours de cet entretien avec la presse, le syndicat a dénoncé la persistance de pratiques peu respectueuses de l’éthique et la déontologie de l’administration publique.

L’entêtement dans les nominations des agents d’autres départements et des allogènes au détriment des emplois spécifiques du ministère de la culture pince le cœur des syndicats du ministère de tutelle. A ce problème s’ajoutent, la non prise en compte de la nomination des travailleurs du MCAT dans les institutions et représentations diplomatiques occupées par les conjoints(e) de diplomates et le délabrement évident et continu des locaux qui abritent la plupart des services déconcentrés et rattachés du MCAT. Le budget national de 0,37% alloué au secteur de la culture et du tourisme est insignifiant, a affirmé Florent Kaboré, secrétaire général du SYNATRACT.

Des démissions en cours

Pour lui, même si des efforts sont faits au Burkina Faso, d’énormes potentialités culturelles et touristiques ne sont toujours pas exploitées. Ceci, suite aux mauvais traitements infligés aux travailleurs dévalorisés, démotivés et déconsidérés. A l’entendre, ces travailleurs sont laissés à eux-mêmes sans bureau, dans des taudis ou même sous des arbres en province. Or pour les syndicats, la valorisation de la culture burkinabè, passe d’abord par celle de ces travailleurs. A en croire les conférenciers du jour, le ministre Abdoul Karim Sango depuis son arrivée, « n’a ménagé aucun effort dans le but de consolider les actions de ses prédécesseurs. Il (ministre) s’est par ailleurs, fait remarquer par des décisions controversées prises de façon unilatérale ». En effet, la non-prise en compte des compétences nécessaires à l’exécution des tâches et au fonctionnement efficace des comités d’organisation, est l’un des faits parmi de multiples actes qui témoignent de ces décisions unilatérales. A cela, s’ajoutent de nombreuses démissions constatées et en cour. Cette situation fait alors office de l’insuffisance d’une bonne communication au sein de l’administration culturelle et touristique.

Pour donc montrer son vrai visage au ministre Sango, le SYNATRACT entend maintenir et durcir le mot d’ordre de boycott de toutes les activités du ministère. En rappel, c’est depuis le 08 mai 2019, que le Syndicat National des Travailleurs du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme (SYNATRACT), est rentré en mouvement d’humeur. Un comité a, dès lors, été mis en place dans le but d’identifier des solutions de sortie de crise. Suite à la mise en place de ce comité, l’autorité avait pris l’engagement dans un procès-verbal, de mettre en œuvre les recommandations de ce comité au plus tard le 31 juillet passé. Mais d’après le syndicat, aucune action n’a encore été entreprise.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

CFPCC : Clôture de l’année en apothéoge !

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Dans la matinée de ce lundi 5 août 2019 à Ouagadougou,  le Centre de formation professionnelle en coupe couture et coiffure « C.F.P.C.C »  a organisé la cérémonie de clôture  de ses activités, au titre de l’année scolaire 2018-2019.

Le centre a débuté ses activités scolaires, le 1er octobre 2018 avec des apprenantes en coupe couture et coiffure, 1ère année, selon le fondateur du Centre de formation professionnelle coupe couture et coiffure (CFPCC), Jean Yves Traoré. Ces dernières ont reçu des connaissances théoriques et pratiques sur les métiers et elles ont été évaluées périodiquement par les formateurs, a-t-il  avancé.

De son avis, la plupart des apprenantes  ont obtenu  la moyenne. A  l’occasion, les quatre meilleures élèves ont été primées. Monsieur   Traoré les a  encouragées  à garder le cap et à persévérer davantage. La représentante des  apprenantes, Khadija   Niampa, s’est  réjouie ; elle perçoit les récompenses comme une marque de considération qui les encourage à aller de l’avant.

Pour le fondateur du centre de formation, il doit ses résultats aux enseignants pour leur dévouement, leur sacrifice et leur sens  du devoir ; Il les a félicités pour avoir travaillé à instaurer un climat apaisé, favorable  au travail.

Le fondateur de CFPCC a déclaré que le centre vit des difficultés. Il a parlé,  entre autres, de l’exiguïté des locaux, la modicité du matériel didactique, la faiblesse des effectifs ; d’où sa volonté d’occuper un nouveau site, plus spacieux.  Il a alors souhaité recevoir une aide extérieure, en l’occurrence celle des autorités de son arrondissement pour offrir de meilleures conditions de travail aux élèves.

Jean  Yves Traoré a fait comprendre qu’à la rentrée prochaine, l’offre de formation va être élargie,  avec le tissage et la teinture et  éventuellement à la maroquinerie, la broderie  et  le maquillage, dans  les années à venir.

Selon Jean Yves Traoré, le Centre de formation professionnelle en coupe couture et coiffure (CFPCC) a été créée en 2018 par l’association SINI-LABE, qu’il préside également.

Le centre  a   reçu son agrément, le 18 juillet 2018 du Ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes. Il est situé dans l’arrondissement 9 de Ouagadougou.

A noter que des associations sœurs comme Ke Baina et Kanouya, représentées au plus haut niveau, par leurs présidents, sont venues pour soutenir Sini Labé qui veut en langue Dioula «Sécuriser l’avenir».

Tidiane Sow

Burkina Demain

Coupe AJSB : Les électriciens vainqueurs aux tirs buts

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Il n’y aura pas de triplé (Championnat-Coupe du Faso-Coupe AJSB) pour le Rahimo FC cette année 2019. Malgré les nombreuses occasions, la formation bobolaise a perdu ce dimanche 4 août la finale de la coupe de l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) face l’As Sonabel, victorieuse aux tirs au but 4-3.

Les deux formations s’étaient neutralisées pendant les 90 mn avec au tableau d’affichage le score 1-1 au coup de sifflet final. Le  but matinal dès la 10 mn  du Rahimo FC sera annulé plus tard par un auto-goal qui oblige les formations à se départager aux tirs au but. Et l’As Sonabel qui s’en est bien sortie en réussissant 4 tirs contre 3 pour Rahimo FC.

Cette victoire des électriciens leur vaut une cagnotte de 2 000 000 F CFA.

Amidou Traoré

Burkina Demain.

Balai Citoyen : Appel à un sursaut patriotique contre le terrorisme

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Considérant la dégradation de la situation sécuritaire à laquelle sont confrontés nos Etats africains; Considérant la prolifération des groupes terroristes et la recrudescence des attaques terroristes dans la sous-région et au Burkina Faso en particulier ;

Considérant que ces attaques terroristes ont causé et continuent de causer la mort de nombreux civils ainsi que dans les rangs des forces de défense et de sécurité ;

Considérant que les attaques terroristes et les conflits communautaires sont la cause de déplacement de massifs de populations civiles vulnérables engendrant de fait une crise humanitaire ;

Considérant la situation très alarmante de ces déplacés internes ;

Considérant la nécessité de travailler à la cohésion sociale et à l’unité nationale ;

Considérant que la lutte contre le terrorisme et l’insécurité de quelle que forme qu’elle soit doit être l’œuvre de toutes et de tous ;

Considérant la nécessité et l’urgence d’un sursaut patriotique national ;

Rappelant que l’un des premiers devoirs des gouvernants est de garantir la sécurité et l’intégrité physique des populations.

Nous, cibelles et cibals réunis à Kaya les 3 et 4 Août 2019 à l’occasion de la troisième Assemblée Générale ordinaire et du camp cibal, sur le thème « Quelles contributions citoyennes pour le renforcement de la cohésion sociale et l’unité nationale ? » :

-Condamnons les attaques terroristes qui endeuillent et troublent la quiétude des populations ;

-Adressons nos encouragements et notre soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) burkinabè ainsi que les forces armées des pays frères qui, au péril de leur vie, défendent les populations et l’intégrité des territoires ;

-Encourageons les FDS à poursuivre leur noble mission de sécurisation des personnes, des biens et du territoire dans le respect des droits humains ;

-Appelons les citoyennes et citoyens à se dresser résolument contre le terrorisme ;

-Appelons les populations burkinabè et africaines à se souvenir des luttes nobles et victorieuses menées par nos devanciers intègres, lesquels nous ont transmis le flambeau ;

-Exhortons les populations à faire preuve de solidarité à l’endroit des compatriotes déplacés internes dans ces moments difficiles ;

-Interpellons les autorités burkinabè et africaines à investir dans la défense nationale, notamment en dotant les FDS des moyens adéquats pour faire face au terrorisme ;

-Exigeons des autorités burkinabè la mise en place urgente d’un dispositif efficace et adéquat pour la sécurisation et la prise en charge des déplacés internes ;

-Exigeons du Président Roch Marc Christian KABORE et de son gouvernement le respect de leurs devoirs en tant que garant de la stabilité du pays.

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul !

 

Fait à Kaya le 4 Août 2019 

Les cibelles et les cibals

Académie Georges Namoano : Les éléments de la 18e promotion opérationnels

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Pô, chef-lieu de la province du Nahouri, a abrité comme à l’accoutumée la cérémonie de sortie de la 18ème promotion des élèves officiers d’active de l’Académie militaire Georges Namoano de cette localité, ce samedi 3 août 2019. Une académie militaire qui accueille chaque année, des militaires du Burkina Faso et des pays du monde pour une formation commando intense de deux ans consécutifs.

C’est en présence du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré ‘’him-self’’ ainsi bien que d’autres officiels que la cérémonie de la 18ème promotion des élèves officiers de l’Académie militaire Georges Namoano de Pô a été célébrée ce samedi 2019. « Combativité », c’est le nom de baptême que Roch Marc Christian Kaboré a donné à la 18ème promotion des officiers de l’armée. Un nom de guerre sous lequel les officiers en question ont juré devant le peuple de défendre le flambeau de la patrie jusqu’au sacrifice suprême. Ce déterminisme a montré déjà que ces hommes sont plus que jamais prêts à servir la nation quoiqu’il en coûte et à tout moment que l’on aura besoin d’eux au front. 62 élèves officiers appelés au départ, ce sont 60 qui ont pu maintenir le cap jusqu’à la fin de la formation.

Parmi eux, en plus des 45 Burkinabè, 12 nationalités différentes d’Afrique ont pris part à la formation. Une promotion dans laquelle figurent 3 filles dont deux Burkinabè et une Malienne. Cette formation a duré 24 mois, soient 2 ans. Deux ans de souffrance, deux ans de sueur parfois même de sang coulé, bref deux ans de dur labeur. A écouter les voix très fortes de ces officiers à même percer les tympans de tous ceux qui étaient présent à la cérémonie, on imagine la tempête de force qui agite leur sang. Pas de doute, ces gens ont vraiment appris à être résilient, c’est-à-dire faire face aux adversités de ce monde. Par exemple, ils ont parcouru 162 KM en 72h à pied.

« S’adapter aux réalités du moment »

A entendre Stéphane Somé, délégué de la promotion, « nous avons traversé des moments difficiles mais cela ne nous pas empêche de continuer la formation ». Pour montrer vraiment qu’ils sont prêts à tout, il a déclaré aux ‘’nifri’’ ou aux yeux de tout le monde, que tant que le devoir les appellera, ils répondront toujours présents et avec force.

Dans ce contexte sécuritaire difficile où les ressources humaines connaissent une tension permanente, ce fut un immense plaisir pour le chef-d’Etat major général des armées, Moïse Minoungou, d’annoncer une bonne moisson puisque, a-t-il dit, afin de s’adapter aux réalités du moment, les Forces armées nationales sont engagées dans des travaux de révision des programmes de formation.

C’est pourquoi il a instruit ses états-majors de travailler pour le déploiement immédiat de ces futurs officiers auprès des stagiaires qui ont déjà rejoint des centres de formation délocalisés.

Des observations dignes d’intérêt

La situation sécuritaire actuelle marquée par le terrorisme et ses corollaires de crimes organisés, de trafics transfrontaliers, ont imposé quelques observations à Moïse Minoungou. Primo, pour lui, le terrorisme enseigne que les terroristes sont toujours dans une stratégie de guerre d’usure de longue durée. Secundo, l’histoire montre que la lutte anti-terroriste est une entreprise qui transcende les capacités militaires, même si celles-ci sont déterminantes. Il continue en indiquant que cette lutte requiert une participation synchronisée et efficace de toutes les composantes de la société. Dans ce sens, la formation des élèves officiers d’active vise deux objectifs primordiaux.

Selon le lieutenant-colonel Didier Yves Bamouni, commandant de l’Académie militaire Georges Namoano (AMGN) de Pô, ces objectifs sont entre autres la formation des officiers aptes, physiquement, moralement au métier des armes et la formation d’officiers aptes au commandement d’une section d’infanterie dans un environnement de paix, de crise ou de guerre. Interrogé, le Chef de l’Etat burkinabè n’a pas eu beaucoup à dire. Seulement, il a prononcé trois mots à savoir remercier, féliciter et encourager les 60 durs à cuire de la 18ème promotion. « Combativité est un nom de combat, d’engagement, et d’abnégation », a défini Roch Kaboré, Président du Faso, Président du conseil des ministres, Chef suprême des armées.

Pour finir, il a conseillé les nouveaux sous-lieutenants d’avoir une attitude républicaine partout où ils seront. En rappel, l’âge moyen de la promotion est 25 ans et le niveau académique général est la Licence. La plus forte moyenne est de 16/20 et est remportée par Yaccouba Sankara, major de la promotion. La plus faible moyenne est de 11/20 et la moyenne générale de la classe est de 14/20. Notons aussi que c’est le camp commando Thomas Sankara de Pô qui abrite l’académie militaire Georges Namoano. Rendez-vous est pris pour  l’année prochaine pour la 19ème promotion.

Nicolas Bazié

Burkina Demain