Le ministre des Transports Souleymane Soulama, déclinant les objectifs de la formation
Depuis le 1er septembre 2015, le Règlement n° 14/2005/CM/UEMOA du 16 décembre 2005 est en vigueur. Et en principe, le contrôle des poids des véhicules /camions gros porteurs dans l’espace Uemoa devrait être systématique. Mais, dans les faits, aucun des 8 Etats de l’Uemoa n’a encore appliqué intégralement les dispositions dudit règlement à cause d’un certain nombre d’obstacles dont celui de l’insuffisance de communication. Le ministère burkinabè des Transports, de la sécurité routière et de la mobilité urbaine veut le surmonter en initiant les 21 et 22 septembre 2017 à Ouagadougou une session de formation au profit des journalistes et communicateurs, et d’autres acteurs du secteur.
A l’ouverture de la formation
Le ministère des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a initié du 21 au 22 septembre 2017 à Ouagadougou, une formation à l’endroit des hommes de média et d’acteurs du transport. Cette formation a pour but de permettre aux journalistes de cerner les contours de la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA. C’est un règlement qui porte en effet sur l’harmonisation des normes et de procédures de contrôle de gabarit, du poids et de la surcharge des véhicules de transport de marchandise dans l’espace communautaire. La cérémonie d’ouverte a été présidée par le ministre des transports.
Ils sont une trentaine de journalistes issues de la presse en ligne, écrite, audiovisuelle en plus d’acteurs socio-professionnels du transport à prendre part à cette formation sur le règlement 14 de l’UEMOA.
Le ministre des transports Souleymane Soulama, dans son mot d’ouverture de l’atelier, a donné les raisons pour lesquelles son département a initié la présente formation. Il s’agit, dit-il, de permettre aux journalistes « de maîtriser les grandes dispositions du règlement 14 de l’UEMOA » afin de contribuer à la « sensibilisation des acteurs routiers et des populations en matière de sécurité routière » ainsi qu’ « à la préservation des infrastructures routières contre ».
Des communications suivies d’échanges avec les participants
La question des infrastructures et de la sécurité routière étant au cœur du règlement 14, c’est à juste titre que, les communications ont débuté par une présentation de l’Office national de la sécurité routière (ONASER). Aboubacar Fofana sur cette présentation a indiqué que l’ONASER, en plus des actions de protection et d’entretien mène des actions de contrôle des infrastructures. Sur ce point, il a insisté sur la nécessité de la sensibilisation sur la protection et la sécurité routière, car dit-il « la sécurité routière est une affaire de tous ».
Sur l’aspect du financement de l’ONASER, il a laissé entendre que l’office tire « 80% de ses recettes des amandes et des contraventions ». Mais avec l’application effective du règlement 14, c’est une source qui est appelée à disparaitre. L’ONASER devra alors penser à trouver d’autres sources de financement a-t-il conclu.
Dans la communication portant sur la mise en œuvre du règlement 14 au Burkina Faso, Casimir Sanon a en premier lieu montré les raisons de dégradations routières du pays. Il a démontré que la position de carrefour de notre pays fait que nos voies sont régulièrement empruntées par les véhicules poids lourds transportant des marchandises. On trouve sur nos voies des véhicules poids lourds hors normes, des camions surchargés etc.
De ce fait, et au regard de la qualité de nos routes, elles « subissent plus de chocs et les flux des véhicules étrangers traversant notre pays contribuent donc à dégrader nos routes » dira t-il.
Le règlement apporte une solution
En second lieu, Casimir Sanon a indiqué que la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA, garantira une meilleure survie de nos routes, d’autant plus qu’il vise à protéger les infrastructures routières contre les dégradations dues aux charges des véhicules de transport de marchandises. Le règlement apporte une solution d’harmonisation liée au gabarit, aux surcharges, au poids et à la charge de l’essieu des véhicules poids lourds transportant des marchandises.
Cependant, pour Souleymane Drabo de la Fédération nationale des transporteurs routiers, la dégradation des routes n’incombent pas aux transporteurs. Il pointe du doigt la qualité des routes.
Pour lui, le règlement 14 implique des manques à gagner, et il faut donc que le gouvernement prenne ses responsabilités en leur apportant un appui, sinon « Nous sommes « d’accord pour appliquer le règlement 14 » a-t-il terminé.
Au cours de cette formation, les journalistes ont fait des propositions pour une meilleure mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA.
La cérémonie de clôture des travaux a été présidée par le directeur général de l’ONASER, Mamadou Ouattara. Il dit être convaincu du fait que la mise en œuvre de ce règlement 14 de l’Uemoa contribuera à préserver nos routes.
C'est au vice-Maréchal Ri Yong-ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, qui réagira officiellement aux menaces de Trump à la tribune de l'ONU ce vendredi
Alors que la question des essais nucléaires et balistiques de la Corée Nord occupe et préoccupe la communauté internationale au regard de leurs menaces pour la paix, le leader nord-coréen n’est pas de la 72e Assemblée générale de l’organisation des Nations-Unies (ONU) qui se tient depuis le 19 septembre 2017 à New York. Et pour répliquer au président américain Donald Trump qui a menacé dans son discours d’anéantir la Corée du Nord, Kim Jong-Un a envoyé son ministre des affaires étrangères, le vice-Maréchal Ri Yong-ho, qui dès son arrivée à New York a donné le ton en qualifiant les menaces de Trump d’«aboiements de chien», assurant que la caravane nord-coréenne passera.
C’est le vice-Maréchal Ri Yong-ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, qui réagira officiellement aux menaces de Trump à la tribune de l’ONU ce vendredi
En principe, c’est ce vendredi que le vice-Maréchal, émissaire spécial du leader nord-coréen Kim Jong-un, prendra la parole à la 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU).
Ce discours du vice-Maréchal Ri Yong-ho sera scrupuleusement scruté, la Corée du Nord étant devenue l’une des principales menaces à la paix mondiale pour laquelle l’ONU a été créée.
En effet, depuis l’ouverture de cette 72e AG de l’ONU le 19 septembre dernier, la question des essais nucléaires et balistiques nord-coréens revient systématiquement dans les interventions des dirigeants mondiaux.
Doit-on s’attendre à un discours apaisant de la part de Pyongyang ?
Dans son allocution le 19 septembre, le président américain Donald Trump n’est pas passé par quatre chemins pour menacer d’anéantir la Corée du Nord si elle n’arrête pas. Menace à laquelle le ministre des affaires étrangères nord-coréen le vice-Maréchal Ri Yong-ho a réagi par raillerie à son arrivée à New York en qualifiant les menaces trumpistes d’«aboiements de chien». Ce qui évidemment ne laisse pas présager un discours apaisant de la part de Pyongyang.
Si l’émissaire de Kim Jong-un va jusqu’au bout de la logique de son jeune mentor Kim Jong-un qui aurait déjà qualifié le président Trump de «vieux malade mental», l’on risque d’assister à une exacerbation des tensions de la Corée du Nord avec les Etats-unis et ses voisins (Corée du Sud et Japon).
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l'ONU ce jeudi 21 septembre 2017
A l’occasion de la 72e Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York aux Etats Unis, le président du Faso a prononcé son discours à la tribune de l’ONU cet après-midi du jeudi 21 septembre 2017. Face aux acteurs politiques du monde, Roch Marc Christian Kaboré a passé en revue les défis du moment. Il a particulièrement mis un accent sur les actions de lutte contre le terrorisme dans le sahel mais aussi dans le monde entier.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l’ONU ce jeudi 21 septembre 2017
Pour son deuxième passage ce 21 septembre à la tribune des Nations-Unies depuis son élection à la tête de son pays, le président du Faso a évoqué divers sujets d’actualité. De la faim dans le monde en passant par le terrorisme, les crises en Afrique, les conflits au moyen orient, les essais nucléaires de la Corée du Nord et la réforme des Nations Unies, le successeur de Blaise Compaoré a donné la vison clair du Burkina sur ces questions de l’heure. Une majeure partie du discours de Roch March Christian Kaboré a tourné autour du terrorisme et surtout des moyens pour lutter contre ce mal. Pour lui « La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale qui n’aura de succès que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous- régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables».
Sur la force G5, le nœud gordien pour son effectivité demeure le financement et le chef de l’état burkinabè n’a pas manqué de le relever « L’un des défis majeurs à relever à cet égard demeure la mobilisation des ressources. Nous l’avons encore souligné lors de la réunion de haut niveau que nous avons tenu ce 18 septembre ici même à New York sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, sur la situation au Sahel. Nous espérons que la Conférence internationale de planification prévue par la résolution 2359, et qui aura lieu en décembre prochain à Bruxelles, remplira toutes ses promesses»
Condamnation des essais nucléaires nord-coréens
Le président Kaboré a plaidé pour une sortie de crise en Libye et un règlement des conflits en Afrique Au-delà du terrorisme, le Burkina Faso s’est montré préoccupé par la crise Libyenne mais aussi par les nombreux conflits qui gangrènent bien de pays à travers le continent. Il a invité ces pays à privilégier le dialogue et la réconciliation pour un retour à la paix dans leur nation. « Nous devons rester mobilisés pour faire aboutir les processus de règlement des conflits ou de sortie de crise en Libye, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud et au Burundi»
Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires de la Corée du Nord Le chef suprême des armées burkinabè n’est pas passé par quatre chemins pour condamner les différents essais nucléaires de la Corée du Nord en violation des résolutions du conseil de sécurité des nations. Le désarmement est dès lors une nécessité à en croire le président KABORE même si le dialogue demeure une priorité.
«Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord, qui sont une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde. En exhortant ce pays au respect des résolutions du Conseil de sécurité, nous espérons que la logique du dialogue et de la négociation l’emportera sur celle de l’escalade et de la confrontation. C’est le lieu pour moi de réaffirmer l’engagement de mon pays en faveur du désarmement général et complet, et son soutien aux efforts des Nations Unies dans ce domaine, concernant aussi bien les armes de destruction massive que les armes classiques.»
La réforme des Nations Unies doit prendre en compte la place de l’Afrique Le président du Faso estime que dans le souci d’une meilleure gouvernance mondiale, la réforme de l’ONU qui est une priorité de l’actuel Secrétaire général de l’institution Antonio GUTERRES doit accorder à l’Afrique sa place au sein du conseil de sécurité. « La réforme des Nations Unies demeure une question centrale de la gouvernance mondiale.
Ces graves moments d’incertitudes et de turbulences
Nous devons l’aborder avec le courage et la sérénité qu’exigent d’une part, le devoir de justice vis-à-vis de l’Afrique, notamment en ce qui concerne sa représentation au Conseil de sécurité, conformément à la position commune africaine, d’autre part la nécessaire adaptation de notre Organisation aux mutations du monde. En ces graves moments d’incertitudes et de turbulences que nous vivons, nous avons l’obligation, ayant accepté les responsabilités qui sont les nôtres, d’offrir à nos concitoyens des raisons de croire en des lendemains meilleurs, et de léguer aux générations futures un monde plus sûr. L’ONU en est notre meilleur instrument. Prenons alors ici et ensemble, l’engagement de construire une Organisation des Nations unies plus moderne, plus forte et plus efficace. »
Le programme du président du Faso dans le cadre de la 72e Assemblée Générale de l’ONU se poursuit jusqu’en début de semaine prochaine Il rencontre demain dans l’après-midi ses compatriotes burkinabè vivants aux Etats Unies, principalement à New York et Etats voisins
L'ambassadeur Aminata Sana Congo heureuse de remettre ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen
La 72e Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) se poursuit à New York, où la République de Chine Taiwan n’a pas le droit de siéger. A l’approche de cette 72e AG de l’ONU, le ministre taiwanais des affaires étrangères, David Lee s’était lancé, sans grande chance de succès, dans une offensive internationale destinée à faire admettre le droit des 23 millions de Taiwanais au niveau de l’instance onusienne. En tous les cas, si Taiwan devrait effectuer son retour au sein de l’ONU comme membre à part entière comme la Chine continentale, il se fera avec plus ou moins le soutien du Burkina Faso dont le nouvel ambassadeur, Aminata Sana/Congo, a présenté ce 19 septembre 2017 ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen.
L’ambassadeur Aminata Sana Congo heureuse de remettre ses lettres de créances à la présidente Tsai Ing-wen
Au cours de la présentation, ce 19 septembre 2017 à Taipeh, de ses lettres de créances, l’ambassadeur Aminata Sana/Congo, a transmis, à la présidente taiwanaise Tsai Ing-wen, les salutations du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, présent au même moment à New York à l’ouverture de la 72e Assemblée générale de l’ONU.
Ce fut l’occasion pour la présidente taiwanaise de réaffirmer la disponibilité de son pays aux côtés du Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre l’insécurité.
Le 6 juin 2017, faut-il le rappeler, Taiwan avait remis deux hélicoptères à l’armée burkinabè pour l’aider dans la lutte contre le terrorisme.
Pour l’occasion, c’est le chef d’Etat-major de l’armée de terre de la République de Chine, le Général Wang, himself, qui avait fait le déplacement de Ouagadougou pour remettre les deux aéronefs au ministre burkinabè de la défense Jean Claude Bouda.
Ce don d’hélicoptères taiwanais au Burkina Faso était intervenu après la visite de hauts responsables du régime Kaboré à Taipeh dont l’ex-président de l’Assemblée nationale feu Salifou Diallo et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba.
Le rétablissement des relations entre le Burkina Faso et la République de Chine Taiwan date de 1994 et touche plusieurs domaines dont la santé et la défense.
Toujours pas reconnu à l’ONU
Si Taiwan jouissait du même statut international que son principal allié africain le Burkina Faso, la présidente Tsai Ing-wen serait à New York où elle aurait pu rencontrer en tête-à-tête son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, surtout que les deux chefs d’Etat ne se sont pas encore rencontrés.
Voulue et entretenue par la Chine de Pékin avec la complicité des puissances onusiennes, cette situation est de plus en plus mal vécue par les autorités taiwanaises.
«Si l’ONU veut une véritable universalité, elle doit ouvrir ses portes aux Taïwanais. La République de Chine est un partenaire de valeur pour les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU», a soutenu, à l’approche de cette 72e AG, le ministre taiwanais des Affaires étrangères, David Lee.
Faut-il le rappeler, la République de Chine fut un membre fondateur de l’Organisation des Nations Unies en 1945. En 1949, à la fin de la guerre civile chinoise, le gouvernement de la République de Chine se réfugia à Taïwan, laissant le contrôle de la majeure partie du pays aux mains du gouvernement de la République populaire de Chine.
Le siège chinois à l’ONU fut alors occupé par Taïwan jusqu’au 25 octobre 1971, date à laquelle il fut attribué à la République populaire de Chine dans toutes les instances de l’ONU par le vote de la résolution 2758.
Attendre un contexte international plus favorable
Depuis lors,Taiwan tente en vain de récupérer son siège, ou du moins un siège en bonne et due forme au sein de l’ONU. Les autorités taiwanaises avec en tête la présidente Tsai Ing-wen, avaient cru que la donne allait changer avec l’avènement de Donald Trump, surtout qu’elle avait eu cet honneur d’avoir Trump au téléphone au lendemain de son élection, ce qui avait suscité de sérieuses inquiétudes à Pékin au sujet du respect, par la nouvelle administration américaine, du principe de la Chine ‘’Unique’’. Pour les autorités de Pékin, Taiwan ne saurait se prévaloir d’une reconnaissance internationale au sein de l’ONU en ce sens que l’île est considérée comme une partie autonome de la Chine continentale ou a simplement vocation à retourner dans le giron de la Chine, comme l’a été Hong Kong à l’expiration de la souveraineté britannique.
Aujourd’hui avec le contexte international marqué ces temps-ci par l’épineux dossier nord-coréen, les Etats-Unis de Donald Trump ne peuvent pas se permettre de jouer ouvertement la carte Taipeh face à Pékin qui représente d’énormes enjeux, y compris économiques, pour le pays de l’Oncle Sam. Ainsi, à chaque tir de missile de Pyongyang, les autorités américaines se retournent systématiquement vers leurs homologues de la Chine continentale pour leur demander de faire pression sur le régime nord-coréen.
Taiwan va devoir forcément attendre un contexte international plus favorable pour se rejeter dans la bataille pour la conquête d’un siège à l’ONU.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l'ONU ce jeudi 21 septembre 2017
C’était le tour du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de prendre la parole ce jeudi 21 septembre 2017 à la 72e Assemblée générale de l’Organisation des nations-unies (ONU) qui se tient depuis le mardi 19 septembre dernier à New York. Le chef de l’Etat a abordé plusieurs sujets d’intérêt international et sous-régional dont la question de la mobilisation des ressources pour la mise en place de la force G5 Sahel, la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et naturellement la paix dans le monde. «La recherche de la paix doit rester au cœur de notre action commune, notamment celle de notre Organisation », a soutenu le président Kaboré à la tribune de l’ONU dans son discours dont voici l’intégralité.
Le président du Faso Kaboré à la tribune de la 72e AG de l’ONU ce jeudi 21 septembre 2017
« Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation Distingués délégués Mesdames et Messieurs
La 72ème session de l’Assemblée générale de notre Organisation se tient à un moment où la marche quotidienne du monde ne cesse de nous lancer d’importants défis.
En effet, la préservation de la paix et de la sécurité internationales, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, l’éradication de la pauvreté, le développement durable et l’instauration d’un ordre international plus juste et plus humain, sont les principales préoccupations de l’heure. Elles nous interpellent sans cesse et nous avons l’impérieux et pressant devoir de leur trouver des réponses urgentes et durables.
Monsieur le Président, ma délégation et moi-même vous adressons nos félicitations pour votre brillante élection à la présidence de la présente session. Je puis vous assurer de notre pleine et entière coopération pour le succès de nos travaux.
A votre prédécesseur, j’exprime ma reconnaissance pour l’efficacité avec laquelle il s’est acquitté de sa mission.
Il me plaît enfin de rendre hommage au Secrétaire général, Monsieur Antonio GUTERRES, qui nous aura donné, depuis seulement quelques mois qu’il est à la tête de l’Organisation, la pleine mesure de son engagement en faveur de la paix et du développement, ainsi que sa ferme volonté de poursuivre l’ambitieuse œuvre de revitalisation de l’ONU.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs
II y a deux ans, nous adoptions ici même, les Objectifs de développement durable, afin d’impulser un nouvel élan planétaire pour plus de paix, de prospérité, de développement, de justice et d’humanisme.
L’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, mérite à cet égard d’être saluée. L’élaboration du cadre mondial d’indicateurs de suivi des Objectifs de Développement Durable, ainsi que la tenue du Forum politique de haut niveau pour le suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2030, constituent également des avancées indéniables.
Nonobstant ces acquis, des obstacles persistent sur la voie de la construction d’un monde de paix et de prospérité.
Aussi, voudrais-je souligner la pertinence du thème de notre session, qui replace l’être humain au cœur de nos politiques de développement et de la gouvernance mondiale.
Comment en effet oublier que, chaque jour, dans mon pays, en Afrique et dans d’autres pays de cette planète, des femmes et des hommes continuent de perdre la vie par manque de soin et de nourriture, des enfants ne peuvent jouir de leur droit fondamental à l’éducation, des jeunes se résignent à défier la furie des mers et des océans à la recherche de lendemains meilleurs, des populations sont condamnées à une errance sans fin, victimes de conflits et de catastrophes, et ce dans un contexte international fortement marqué par le terrorisme et l’extrémisme violent ?
A l’évidence, et plus que jamais, nous devons changer de paradigmes, aussi bien dans la conduite des affaires de nos Etats que sur le plan international, afin de passer de la rhétorique à l’action et à la culture du résultat.
Monsieur le Président
Le succès de la Table ronde des bailleurs de fonds publics et privés de notre Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), suite à l’appel que j’avais lancé à cette même tribune le 22 septembre 2016, atteste de la confiance placée en mon pays par nos partenaires. Je voudrais saisir cette occasion pour leur exprimer notre profonde gratitude.
Le Burkina Faso est engagé dans un processus de relance économique à travers d’importantes réformes structurelles, dont l’un des objectifs est d’attirer, de faciliter et de sécuriser les investissements.
Afin de renforcer la démocratie participative, en mettant les citoyens au cœur du fonctionnement de l’Etat, le Burkina Faso a adhéré, en 2016, au « Partenariat pour un Gouvernement Ouvert ». Dans ce cadre, le premier plan d’action national est en cours d’élaboration, qui renforcera la lutte contre la corruption et pour une gouvernance de qualité, dans un esprit de collaboration avec les acteurs non étatiques, les organisations de la société civile et les médias.
Concomitamment, le vaste chantier des réformes pour l’approfondissement de la démocratie et pour un fonctionnement optimal des institutions avance de manière satisfaisante. Dans ce sens, un avant-projet de constitution a été élaboré par l’ensemble des composantes de notre Peuple; l’institution judiciaire pour sa part est à pied d’œuvre, en toute indépendance, pour vider les contentieux et crimes politiques et économiques qui obèrent depuis des décennies nos efforts de réconciliation nationale.
Monsieur le Président Distingués délégués
Cible depuis quelques temps des forces terroristes et obscurantistes, mon pays a pris la pleine mesure de leur volonté clairement affichée de le déstabiliser, ainsi que l’ensemble des pays de la région.
La lutte contre le terrorisme est donc désormais une priorité nationale qui n’aura de succès que si elle s’inscrit, non seulement dans une approche sous-régionale, mais également et surtout dans une dynamique de développement économique des zones les plus vulnérables.
Pour cette raison, nous accordons une attention particulière au Nord de notre pays. Nous y avons certes enregistré des succès sur le plan opérationnel, mais ceux-ci méritent d’être renforcés par un programme d’urgence d’investissement, que nous avons récemment adopté, afin de réduire la vulnérabilité des populations, surtout les jeunes et les femmes.
Cependant, et on ne le dira jamais assez, le terrorisme est aussi et surtout un fléau global. Parce qu’il frappe sans discrimination, il appelle une condamnation claire et ferme de tous, et une réponse collective efficace, faite de solidarité et de mutualisation de nos efforts et de nos moyens.
C’est la raison d’être du G5-Sahel, dont nous nous attelons à accélérer l’opérationnalisation, comme en témoigne l’inauguration, le 10 septembre dernier, du Centre de commandement de la Force du G5-Sahel à Sévaré, au Mali.
Je me félicite également de l’adoption de la résolution 2359 par le Conseil de sécurité, le 21 juin 2017. Au regard cependant de la gravité de la situation dans la zone, nous devons saisir l’occasion que nous offre l’examen du prochain rapport de suivi du Secrétaire général pour renforcer le mandat de la Force multinationale conjointe, en la dotant des moyens nécessaires pour réussir sa mission.
De même, il convient de saluer la mise en place de l’Alliance pour le Sahel, dont la première réunion de haut niveau est prévue en octobre prochain à Washington.
L’un des défis majeurs à relever à cet égard demeure la mobilisation des ressources. Nous l’avons encore souligné lors de la réunion de haut niveau que nous avons tenue ce 18 septembre ici même à New York sous les auspices du Secrétaire général de l’ONU, sur la situation au Sahel. Nous espérons que la Conférence internationale de planification prévue par la résolution 2359, et qui aura lieu en décembre prochain à Bruxelles, remplira toutes ses promesses.
Monsieur le Président
La recherche de la paix doit rester au cœur de notre action commune, notamment celle de notre Organisation.
En Afrique, de nombreux foyers de tension persistent.
Tout en saluant les avancées politiques récemment enregistrées au Mali, il convient de noter que la situation sécuritaire au Nord de ce pays demeure des plus précaires. Je formule le vœu que la mise en place par le Conseil de sécurité, le 5 septembre dernier, d’un régime de sanction à la demande du Gouvernement malien, soit un levier supplémentaire efficace pour la mise en œuvre de l’Accord de Paix.
Nous invitons toutes les Forces en présence au Mali, en l’occurrence les Forces Armées Nationales, la MINUSMA, Barkhane et la Force du G5- Sahel, à travailler en bonne intelligence et en parfaite coordination, afin d’accélérer le retour définitif de la paix et de la sécurité dans la région.
Nous devons rester mobilisés pour faire aboutir les processus de règlement des conflits ou de sortie de crise en Libye, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud et au Burundi. Nous lançons un appel aux différents protagonistes, afin qu’ils privilégient le dialogue et la réconciliation, en se persuadant qu’ils seront les premiers responsables et les seuls architectes de la paix dans leurs pays.
Concernant la question du Sahara occidental, le Burkina Faso réitère son appel au dialogue et à la négociation, dans un esprit de compromis, en vue d’un règlement politique et réaliste de ce différend.
Monsieur le Président
La question palestinienne continue d’être une préoccupation majeure. Je voudrais saluer l’organisation, en janvier 2017, de la conférence de Paris, qui a réitéré la solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Pour mettre fin à ce conflit, l’engagement des deux parties constitue le seul terreau fertile pour les graines d’un règlement pacifique et définitif.
Les efforts de la Communauté internationale en Irak, en Syrie et au Yémen doivent être intensifiés, au risque de voir cette partie du monde sombrer définitivement dans le chaos.
Le Burkina Faso est également préoccupé par la situation qui prévaut au sein de la Conférence de Coopération du Golfe. Il exhorte les protagonistes à privilégier le dialogue et la négociation pour mettre fin à cette crise.
Le Burkina Faso condamne les essais nucléaires conduits par la Corée du Nord, qui sont une menace à la paix et à la sécurité de la péninsule coréenne et du monde. En exhortant ce pays au respect des résolutions du Conseil de sécurité, nous espérons que la logique du dialogue et de la négociation l’emportera sur celle de l’escalade et de la confrontation.
C’est le lieu pour moi de réaffirmer l’engagement de mon pays en faveur du désarmement général et complet, et son soutien aux efforts des Nations Unies dans ce domaine, concernant aussi bien les armes de destruction massive que les armes classiques.
Dans ce sens, j’exhorte tous les pays, en particulier ceux dont la ratification est nécessaire à cette fin, à faire de l’entrée en vigueur rapide du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires une priorité. Dans ce contexte, l’adoption le 07 juillet 2017, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, devrait renforcer cette dynamique.
Quant à la prolifération des armes légères et de petit calibre, elle constitue l’une des principales menaces à la paix et à la sécurité internationales. Mon pays, qui a activement participé à son élaboration, est convaincu que le Traité sur le commerce des armes contribuera à l’éradication de ce fléau, véritable obstacle au développement de nos Etats.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs
Le multilatéralisme est l’outil par excellence du dialogue et de la solidarité entre les peuples.
A cet égard, la communauté internationale bénéficierait certainement d’une participation effective et élargie de la République de Chine (Taiwan) aux agences spécialisées et aux mécanismes du Système des Nations unies.
Au nom de ce même dialogue et de cette même solidarité que commandent des relations apaisées entre les acteurs de la scène internationale, le Burkina Faso milite en faveur de la levée totale de l’embargo contre Cuba, afin que la Havane et Washington puissent entretenir des relations de partenariat mutuellement bénéfiques.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation Monsieur le Secrétaire général Mesdames et Messieurs
La réforme des Nations Unies demeure une question centrale de la gouvernance mondiale. Nous devons l’aborder avec le courage et la sérénité qu’exigent d’une part, le devoir de justice vis-à-vis de l’Afrique, notamment en ce qui concerne sa représentation au Conseil de sécurité, conformément à la position commune africaine, d’autre part la nécessaire adaptation de notre Organisation aux mutations du monde.
En ces graves moments d’incertitudes et de turbulences que nous vivons, nous avons l’obligation, ayant accepté les responsabilités qui sont les nôtres, d’offrir à nos concitoyens des raisons de croire en des lendemains meilleurs, et de léguer aux générations futures un monde plus sûr.
L’ONU en est notre meilleur instrument. Prenons alors ici et ensemble, l’engagement de construire une Organisation des Nations unies plus moderne, plus forte et plus efficace.
Nous savons à cet égard compter sur l’engagement et la détermination du Secrétaire général, qui fera aboutir également, j’en suis convaincu, sa part de réformes audacieuses, pour une véritable ONU des peuples.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 20 septembre 2017, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et autorisé des missions à l’étranger.
I.DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
– un décret portant composition, organisation et fonctionnement du Secrétariat permanent de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso.
L’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires a été créé par le décret N°2015/1645/PRES/TRANS/PM/MJDHPC/MATD/MEF du 28 décembre 2015. Il a pour objectif de fédérer les actions des différents acteurs en vue d’une meilleure prévention des conflits communautaires.
L’adoption de ce décret vise à rendre opérationnel l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso, conformément aux recommandations de l’examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme, du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ainsi que du Forum national sur le civisme.
un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH).
Le CIMDH est une structure d’appui technique du Gouvernement en matière de droits humains et du droit international humanitaire.
L’adoption de ce décret vise à élargir la représentativité des membres du CIMDH et à renforcer son ancrage institutionnel pour une meilleure efficacité opérationnelle.
I.1.2 Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
– un projet de loi relatif au règlement et compte général de l’administration des finances au titre du budget de l’Etat, gestion 2016.
L’exécution des lois de finances, gestion 2016, s’est effectuée dans un contexte difficile marqué notamment par les effets de la situation sécuritaire internationale, sous régionale et nationale.
Au 31 décembre 2016, les recettes définitives se chiffrent à mille six cent soixante-sept milliards six cent quatre-vingt millions trois cent cinquante-trois mille six cent quatre-vingt-neuf (1 667 680 353 689) FCFA, pour des prévisions de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux de réalisation de 85,73%.
En considérant les émissions cumulées qui sont de deux mille trois cent soixante-onze milliards deux cent huit millions cent vingt-cinq mille quarante-six (2 371 208 125 046) FCFA, le taux de recouvrement s’établit à 70,33%.
Les dépenses définitives s’élèvent à mille sept cent quarante-six milliards huit cent trente-neuf millions neuf cent quarante-trois mille neuf cent quatorze (1 746 839 943 914) FCFA, pour des dotations de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux d’exécution de 89,80%.
L’exécution des lois de finances, gestion 2016, dégage ainsi un déficit de soixante-dix-neuf milliards cent cinquante-neuf millions cinq cent quatre-vingt-dix mille deux cent vingt-cinq (79 159 590 225) FCFA.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
un projet de loi relatif au budget de l’Etat-Exercice 2018.
Le budget de l’Etat, exercice 2018, s’établit en ressources à 2 006,41 milliards FCFA et en dépenses 2 429,80 milliards FCFA.
Le déficit budgétaire s’élève à 423,40 milliards FCFA en 2018 contre 511,35 milliards FCFA en 2017, soit une amélioration de 87,96 milliards FCFA, ce qui permettra de respecter à partir de 2019 la norme communautaire en la matière.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.1.3 Pour le compte du ministère des mines et des carrières :
un projet de loi portant fixation du régime des substances explosives à usage civil au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à créer un dispositif normatif adapté aux réalités actuelles du secteur minier en comblant les insuffisances contenues dans les dispositions antérieures relatives aux matières explosives et à mieux sécuriser leur utilisation.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de ce projet de loi à l’Assemblée nationale.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats de l’appel d’offres international pour la construction d’une unité de formation et de recherche (UFR) et d’une cité universitaire à l’Université Ouaga II, pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Il a marqué son accord pour l’attribution du marché aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Groupement Al Qasabi/Suzy Construction pour un montant de Six milliards cinq cent quinze millions cinq cent huit mille cinq cents soixante-dix-sept (6 515 508 577) FCFA, HT-HD avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois ;
Lot 2 : Compagnie d’Ingénierie Géologique de Chine (CGC-Togo) pour un montant de cinq milliards six cent cinq millions six cent soixante-cinq mille cent quarante-deux (5 605 665 142) FCFA, HT-HD avec un délai d’exécution de dix-huit (18) mois.
Le montant total des attributions s’élève à douze milliards cent vingt et un millions cent soixante-treize mille sept cent dix-neuf (12 121 173 719) FCFA, HT-HD.
Le financement est assuré par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds de l’OPEP pour le Développement international (OFID) et le budget de l’Etat.
L’adoption de ces décrets vise à accroître la capacité d’accueil des universités publiques.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,
La finale de la 6ème édition du tournoi maracana dénommé « Coupe de la Solidarité » a connu son dénouement, ce dimanche 17 septembre 2017, sur le terrain de l’école Houndé ‘’A’’, devant une population fortement mobilisée. Parrainée par Seydou Legrené et Amadou Cissé, et Souleymane Gorou comme président d’honneur. L’édition a vu l’équipe de Lionceaux de Karaba s’imposer aux tirs aux buts de 1 à 0 devant celle de CR7.
A la remise du trophée de la 3e édition de la coupe de la solidarité de Houndé ce 17 septembre 2017
Initiée par Rasmané Guira, étudiant de 3è année en histoire et archéologique à l’Université de Ouagadougou, la Coupe de la Solidarité pour sa 6ème édition, a vu la participation de 32 équipes issues des différents secteurs de Houndé.
Population fortement mobilisée, des personnes dont Moumouni Kalaga (KM production), Amadou Cissé (Ets Cissé et Frères) ont rehaussé de leur présence l’éclat de la finale jouée ce 17 septembre, finale qui a tenu toutes ses promesses.
Riche en couleurs et émotions, cette finale avait à l’affiche, l’équipe de Lionceaux de Karaba et celle de CR7. Ces deux formations ont séduit le public à travers leur style de jeu et surtout la rage de vaincre. Consciente des enjeux, chaque équipe jouait la prudence pour aller aux tirs aux buts après plusieurs tentatives infructueuses. Au coup de sifflet final de l’arbitre, il fallait recourir aux tirs aux buts pour désigner l’équipe victorieuse. Le premier tireur des petits lions marque son but et la formation s’empare du trophée de la 6ème édition de la coupe de la solidarité.
Jeune joueur et meilleur gardien primés
A la fin du match, a eu lieu la remise du trophée et des différents prix. Le jeune joueur de la compétition et le meilleur gardien ont reçu chacun un maillot. Le 4è prix pour l’équipe de « Panthère » est composé d’un ballon et la somme de 5.000 francs CFA. Le 3è prix, composé d’un ballon et la somme de 10.000 francs CFA, pour l’équipe de Réal Junior.
Le 2è prix composé d’un ballon et la somme de 25.000 francs CFA revient à la malheureuse équipe de CR7. Et les Lionceaux de Karaba, classés premiers, s’en tirent avec le premier prix, composé du trophée, un ballon, des tee-shirts et la somme de 40.000 francs CFA.
La jeunesse de Houndé s’intéresse au football
Pour le parrain, venue de Ouagadougou, Seydou Legrené, président de l’ONG Organisation Nationale pour le Développement Participative(ONDP), le plus important c’est de mettre la jeunesse ensemble et il est important pour lui d’accompagner les jeunes dans leur initiative. Il a remercié en général la population de Houndé, les équipes qui ont pris part à la compétition et en particulier le promoteur qui n’a ménagé aucun effort pour l’initiative de mettre les jeunes ensembles depuis des années. Il compte mieux faire les éditions à venir pour rassembler davantage les jeunes de la province du Tuy.
Selon le promoteur, Rasmané Guira, étudiant de la 3è année en Histoire et archéologique, c’est pour associer tous les amoureux du football de la province que le tournoi est dénommé «Coupe de la Solidarité », car les jeunes s’intéressent au football et il y avait un manque de tournoi dans la commune. Et c’est de là que l’idée est venue d’organiser en 2011 un tournoi avec 14 équipes. Le promoteur se réjouit car, 32 équipes ont pris part à cette édition, ‘’le bébé a grandi’’, dit-il. Il lance un appel à tous les bonnes volontés qui peuvent aider le tournoi à le faire car la jeunesse de Houndé s’intéresse beaucoup au sport. Partant de là, il a donné rendez-vous à la population l’année prochaine pour la 7e Édition.
Le président de la fédération burkinabè de football Sita Sangaré
Alors que beaucoup pensent que les dés sont déjà pipés ou jetés dans cette affaire de reprise de match Afrique du Sud – Sénégal décidée unilatérale par la FIFA ; du côté de la Fédération burkinabè de football (FBF) veut encore y croire. La FBF a en effet décidé ce jour 18 septembre 2017, de contre-attaquer la décision en faisant appel au Tribunal Arbitral du Sport.
Le président de la fédération burkinabè de football Sita Sangaré
«Dans sa déclaration d’appel adressée au Tribunal Arbitral du Sport, (TAS) la FBF continue de marquer son opposition à une décision entachée d’abus de pouvoir et sans aucun rapport avec les textes de l’instance internationale du football.
Malgré la vague d’indignations et les nombreuses interpellations enregistrées à travers le monde contre une décision jugée illégale et sans précédent dans toute l’histoire du football, la FIFA a préféré fouler au pied, ses propres principes en cautionnant la reprise du match Afrique du sud – Sénégal au mois de novembre 2017, à la faveur de la fenêtre FIFA : Ce qui n’est pas sans conséquence pour la suite de la compétition.
La Fédération Burkinabé de Football qui se fonde sur sa déclaration pour en appeler au respect des vertus du football, invite le public sportif burkinabé à la sérénité et à la mobilisation autour des Étalons», indique un communiqué de presse de la Fédération burkinabè de football.
En rappel, c’est le 6 septembre dernier que le Bureau des qualifications de la coupe du monde de la FIFA Russie 2018 a décidé de la reprise du match Afrique du sud – Sénégal, au grand dam des dirigeants et public sportifs burkinabè. Car la décision pénalise les Etalons en tête du groupe D avec 6 points, talonnés de très près par le Cap Vert et les Lions du Sénégal, qui a désormais 3 matches à jouer, contre 2 matches pour les Etalons. D’où la vague d’indignation suscitée au Burkina Faso qui espérait que la décision ne sera pas confirmée. Espoir déçu puisque la décision sera confirmée le 14 septembre 2017.
La représentante des Etats-unis à l'ONU, Nikki Haley
Dans la galaxie Trump, s’il y a quelqu’un qui mouille le mot comme diraient les sportifs, c’est bien sa représentante à l’ONU, Nikki Haley. Même sur les dossiers corsés comme celui de la Corée du Nord, elle se veut intraitable. Au lendemain du 7e tir de missile nord-coréen, la star montante du parti républicain vient de remettre sur le tapis la question d’intervention militaire en Corée, affirmant que tout était à présent de la responsabilité du ministère américain de la défense. Alors que les représentants des autres forces onusiennes, notamment orientales (Russie, Chine) ont toujours plaidé pour le dialogue avec Pyongyang, ce qui a conduit à l’adoption la semaine dernière d’une résolution à minima à l’encontre du régime nord-coréen.
La représentante des Etats-unis à l’ONU, Nikki Haley
Si cela ne tenait qu’à Nikki Haley, les sanctions de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) aurait déjà adopté des sanctions sévères contre la Corée du Nord qui s’entête à multiplier les tirs de missile, menaçant ainsi ses voisins Sud-coréens et Japonais.
«Les États-Unis sont prêts à utiliser toute la gamme de leurs capacités pour se défendre eux-mêmes et leurs alliés. L’une de ses capacités repose dans nos forces militaires considérables. Nous y aurons recours si nous le devons», martelait-elle à l’annonce du 6e tir de missile nord-coréen.
Justement après ce 6e tir de missile nord-coréen, Nikki Haley et ses services avaient élaboré, à l’attention du conseil de sécurité, de propositions de sanctions sévères à l’encontre de Pyongyang.
Opposition d’autres représentants
«En faisant front commun, la communauté internationale peut couper le régime nord-coréen de ses sources principales d’approvisionnement en devises fortes. Nous pouvons restreindre l’approvisionnement en pétrole de leurs forces armées et de leurs programmes d’armement. Nous pouvons augmenter les restrictions aériennes et maritimes. Nous pouvons tenir les hauts représentants du régime responsables de leurs actes».
Mais, les représentants des autres forces onusiennes, notamment orientales (Russie, Chine) s’y étaient opposés. Et il a fallu des discussions avec eux pour parvenir à un compromis avec des sanctions plus édulcorées.
Tout ce que femme veut, Dieu veut, dit-on. Mais, là tout ce que Nikki Haley veut, les dieux de l’ONU n’en veulent pas. Pyongyang ayant récidivé vendredi dernier avec un 7e tir de missile, Nikki Haley n’exclut plus désormais une action unilatérale de son pays en Corée, indiquant que tout était à présent de la responsabilité du ministère américain de la défense. De son côté, son mentor Donald Trump laisse entendre qu’il profitera de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tient cette semaine à New York pour exiger la pleine application des sanctions contre Pyongyang, assurant aussi que toutes les options y comprise militaire étaient toujours sur la table.
Alors, les Américains vont-ils frapper par surprise en Corée du Nord comme ils l’ont fait en avril dernier en Syrie. Là aussi Nikki Haley s’était montrée très combative et n’excluait pas d’autres frappes américaines.
Le président Teodoro Obiang Mbasogo à l'Assemblée générale de l'ONU de 2011
C’est ce mardi que démarre à New York le ballet des orateurs présidentiels à la tribune des Nations-Unies, à l’occasion de la 72e Assemblée générale de l’organisation mondiale. Alors que des dirigeants occidentaux à l’image d’Emmanuel Macron sont annoncés pour ce 18 septembre à la tribune de l’ONU pour leur baptême de feu et que des présidents de la force G5 devraient également se réunir pour affiner leur stratégie afin de faire avancer le dossier de financement de ladite force ; l’on se demande toujours si les dinosaures africains, à l’instar de Teodoro Obiang Mbasogo (75 ans dont 38 au pouvoir) feront le déplacement, lui dont l’image du pays à l’international a été malmenée ces derniers mois, avec le procès dit ‘’des biens mal acquis’’en France qui a vu le parquet de Paris requérir de lourdes peines (3 ans d’emprisonnement et confiscation des biens estimés à 150 millions d’euros), à l’encontre de son fils préféré et vice-président de la Guinée équatoriale.
Le président Teodoro Obiang Mbasogo à l’Assemblée générale de l’ONU de 2011
En toute chose, comme en diplomatie mondiale, la première fois est toujours intéressante. Et le président français, Emmanuel Macron, qui effectue ce mardi son baptême de feu à la tribune de l’ONU, à l’occasion de l’ouverture de la 72e Assemblée générale (AG) de l’organisation, ne boudera pas son plaisir. Ce sera évidemment l’occasion pour lui de décliner sa vision, sa foi au multilatéralisme, le rôle que son pays, la France, attend jouer sur les grandes questions de l’humanité, notamment la lutte contre le réchauffement climatique que vise l’Accord de Paris.
L’AG de l’ONU étant traditionnellement une occasion pour tous les dirigeants du monde de se prononcer sur les préoccupations du monde, l’on se demande si l’homologue équato-guinéen de Macron, en l’occurrence le président Teodoro Obiang NGuema Mbasogo fera lui-aussi le déplacement de New York. Pour l’heure, son nom n’est pas la liste des chefs d’Etat devant prendre la parole ce mardi au Palais vert de Manhattan.
A 75 ans, ce n’est pas gagné d’avance pour Mbasogo
Comme ce n’est pas la première fois pour lui, ce n’est pas gagné d’avance. A 75 ans et dont 38 ans au pouvoir, Teodoro Obiang pourrait avoir mieux à faire que de faire des milliers de kilomètres pour venir parler devant une tribune où il ne sera pas écouté, encore moins applaudi.
Même les chefs d’Etat africains qui ont moins de dix ans de pouvoir n’éprouvent plus ce plaisir de se déplacer à New York. C’est ce qui s’est passé avec certains présidents de la G5 qui n’étaient pas chaud pour être cette AG de l’ONU. Et il a fallu que le président malien IBK vienne les solliciter personnellement pour qu’ils se décident finalement à y aller.
Mais, avec l’affaire des biens dits mal acquis qui a conduit à un procès contre son fils à Paris, le président équato-guinéen a certainement des choses à dire à la communauté internationale.
Son discours à la tribune de l’ONU, s’il devrait faire effectivement le déplacement de New, serait, on l’imagine, dans le registre de celui du 20 septembre 2011.
Ce jour-là, Teodoro Obiang NGuema avait souhaité que l’ONU «redevienne une organisation au sein de laquelle les points de vue et intérêts de tous les pays du monde soient représentés de façon équitable et juste. L’Afrique, théâtre de plusieurs conflits fratricides et dont les peuples ont été exploités durant des siècles par des puissances étrangères, se trouve face à une nouvelle forme de colonialisme sous prétexte d’interventions humanitaires qui ne servent qu’à violer davantage les droits des peuples africains. L’Afrique doit faire valoir sa personnalité internationale en évitant des divisions internes liées à des intérêts non avoués».
Transparency intertational et Me Bourdon en ligne de mire
Qu’il vienne ou pas à New York pour cette 72e AG de l’ONU, Teodoro Obiang NGuema dispose sur place d’un digne représentant du régime. Il s’agit de Anatolio Ndong Mba, représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès des Nations Unies. Il y a un peu plus d’un mois, c’est lui qui était montré au créneau au lendemain du procès dit des biens mal acquis à Paris pour dénoncer ce qu’il qualifie de «tentative de déstabilisation de son pays par la France» d’Emmanuel Macron.
En effet, au cours de la conférence de presse organisée au siège de l’ONU le 14 août dernier, l’ambassadeur équato-guinéen aux Nations unies n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt la France. Pour lui, “c’est parce qu’ils n’ont pas eu accès aux affaires pétrolières qu’ils ont inventé tout ce processus judicaire pour se venger’’.
En ligne de mire de cette cabale selon le conférencier, se trouve l’ONG Française Tranparency International avec son maître d’ouvrage l’avocat Me William Bourdon.
A en croire l’ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire, Transparency intertational et Me Bourdon ont voulu rentrer dans le système pétrolier de la Guinée équatoriale mais ils ont échoué. Et que c’est la raison fondamentale de cet acharnement.
Anatolio Ndong Mba, digne représentant à l’ONU
Anatolio Ndong Mba, représentant de la Guinée Equatoriale à l’ONU, au cours de sa conférence du 14 août 2017
Anatolio a insisté pour dire que cette menace de la France ne datait pas d’aujourd’hui. ‘’C’est ce qu’ils voulaient faire avec l’invasion mercenaire en 2004. L’intervention des mercenaires était leur plan A. Le plan Bvise à s’attaquer à une personnalité pour déstabiliser le pays.”
Le diplomate onusien tirait ainsi la sonnette d’arme et prenait la communauté internationale à témoin. Il était convaincu que ce qu’il qualifiait de complot allait perdurer. ‘’Il s’agit d’un processus enclenché par la France et les commanditaires ne vont pas s’arrêter en si bon chemin’’, avait-t-il martelé.
Avec un tel et digne représentant à l’ONU, surtout dans un contexte économique difficile pour l’émirat pétrolier qu’est son pays, la Guinée Equatoriale, le président Teodoro Obiang NGuema Mbasogo pourrait se permettre de ne pas faire le déplacement de New York et de laisser faire son chef de la diplomatie ou tout simplement son combatif représentant à l’ONU.