Le troisième appel à projet du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), doté d’une enveloppe financière de 2 milliards de FCFA, a été officiellement lancé ce 11 août 2017 à Dédougou, sous le patronage du Premier ministre. Pour tous ceux ou toutes celles qui seront intéressés, voici –ci-joint les documents des grandes lignes et des 2 canevas du appel à projet du FIE.
Le compte rendu ci-après de la réunion tenue le 14 août dernier aborde la question de la récente attaque terroriste du 13 août 2017 à Ouagadougou.
Compte-rendu de la réunion du 14 août 2017
Les partis politiques membres du Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition ont tenu une réunion extraordinaire le lundi 14 août 2017 au siège du CFOP. Présidée par M. Zéphirin DIABRE, Chef de file de l’Opposition, cette rencontre était consacrée à l’attaque terroriste qu’a connue le Burkina Faso dans la nuit du 13 au 14 août derniers.
A l’entame de la réunion, les chefs de partis ont observé une minute de silence en mémoire des personnes tombées sous les balles assassines des terroristes.
Le Chef de file de l’Opposition a rendu compte des initiatives d’urgence qu’il a prises dans le cadre de la crise. Il s’agit, entre autres, d’une condamnation ferme et un appel à l’unité nationale dès la nuit du 13 août, des messages de soutiens et de compassion à la Nation, et de la visite d’une délégation de l’Opposition à l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO pour soutenir les blessés et encourager le corps médical.
L’Opposition politique réitère sa condamnation vigoureuse de cette attaque ignoble. Elle présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
L’Opposition tient à féliciter les forces de défense et de sécurité pour leur engagement patriotique et leur professionnalisme. Elle salue également les immenses efforts fournis par le corps médical pour apporter des soins rapides et appropriés aux blessés.
L’Opposition invite l’ensemble des citoyens à l’unité d’action contre le terrorisme. Elle demande au Gouvernement de mettre tout en œuvre pour permettre à notre pays de lutter plus efficacement contre le terrorisme.
Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 20 heures, dans un esprit de recueillement.
Ouagadougou, le 16 août 2017
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition
Alors que Ouagadougou était frappée par l’attaque terroriste qui a fait 18 morts, au même moment Freetown était en proie à des inondations terribles qui ont fait plus de 400 morts et quelques 2 000 sans abris. Dans ce communique ci-après, le Burkina Faso exprime sa solidarité au peuple de Sierra Léone.
«Le Burkina Faso solidaire du Peuple Sierra-Léonais
C’est avec stupeur que le Burkina Faso a appris les graves inondations qui ont endeuillé Freetown, capitale de la République de Sierra- Léone, lundi 14 août 2017.
Cette catastrophenaturelle a fait de nombreuses victimes et blessés et a causé d’importants dégâts matériels.
Le Gouvernement du Burkina Faso présente ses condoléances aux familles des victimes, au gouvernement Sierra-Léonais et au peuple ami et frère de la Sierra-Léone.
Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés.
Le Burkina Faso réaffirme sa compassion et sa solidarité au peuple et au gouvernement Sierra-Léonais en cette douloureuse épreuve.
Anatolio Ndong Mba, représentant de la Guinée Equatoriale à l'ONU, au cours de sa conférence du 14 août 2017
Le représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès des Nations Unies a organisé le lundi 14 Août 2017 une conférence de presse. L’objectif de cette conférence était de dénoncer une tentative de déstabilisation de son pays par la France. La rencontre avec les hommes de médias s’est tenue au siège de l’ONU à New York aux USA.
Anatolio Ndong Mba, représentant de la Guinée Equatoriale à l’ONU, au cours de sa conférence du 14 août 2017
Plus d’un mois après le procès dit ‘’des biens mal acquis’’en France, l’ambassadeur de la Guinée équatoriale aux nations unies dénonce une tentative de déstabilisation que souffre son pays.
Anatolio Ndong Mba n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt la puissance coloniale, la France. Pour lui, “c’est parce qu’ils n’ont pas eu accès aux affaires pétrolières qu’ ils ont inventés tout ce processus judicaire pour se venger’’.
En ligne de mire de cette cabale selon le conférencier, se trouve l’ONG Française Tranparency International avec son maître d’ouvrage l’avocat Me William Bourdon.
A en croire l’ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire, Transparency intertational et Me Bourdon ont voulu rentrer dans le système pétrolier de la Guinée équatoriale mais ils ont échoué. C’est la raison fondamentale de cet acharnement, ajoute t-il.
Anatolio insiste pour dire que cette menace de la France ne date pas d’aujourd’hui. ‘’C’est ce qu’ils voulaient faire avec l’invasion mercenaire en 2004. L’intervention des mercenaires était leur plan A. Le plan B s’attaquer à une personnalité du pays pour déstabiliser le pays.”
Le diplomate onusien tire donc la sonnet d’arme et prend ainsi la communauté internationale à témoin. Il est convaincu que ce qu’il qualifie de complot va perdurer. ‘Il s’agit d’un processus enclenché par la France et les commanditaires ne vont pas s’arrêter en si bon chemin’’. A t-il martelé.
En rappel, le parquet de Paris a requis le 5 juillet 2017 trois ans de prison contre le fils du président de la Guinée équatoriale, et la confiscation de ses possessions dans l’hexagone portant sur 150 millions d’euros.
L’intéressé, Teodorin Obiang qui est également le vice-président de la Guinée équatoriale a refusé de comparaître en personne devant le tribunal correctionnel parisien. Il s’est toutefois exprimer à distance en ces termes : « Ce procès est une mascarade, un complot colonial de la France »
L’on connaissait depuis lundi soir les nationalités des 15 des 18 victimes de l’attaque terroriste du 13 août 2017. A présent, c’est également le cas des trois autres victimes qui n’étaient pas encore identifiées. Il s’agit de deux Burkinabè, à savoir TAPSOBA Ismaël et YARO Issouf, et d’un Algero-canadien, DIFFALAH Bilel.
La liste des nationalités des 18 victimes de l’attaque terroriste du 13 août 2017 au Restaurant Istmbul de Ouagadougou, avec l’identification des deux Burkinabè, à savoir TAPSOBA Ismaël et YARO Issouf, et de l’Algero-canadien, DIFFALAH Bilel.
Ces 3 noms viennent s’ajouter aux 15 autres connus lundi 14 août. Il s’agit notamment de 7 Burkinabè, 2 Koweitiens, 1 Sénégalais, 1 Français, 1 Nigérian, 1 Turc, 1 Libanais, 1 Canadien.
Ce chiffre 13, objet de toutes les peurs, fantasmes et superstitions, ici et ailleurs
Après l’inoubliable 13 décembre 1998, jour de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons ; cette terrible date du 13 août 2017, avec l’attaque terroriste meurtrière ayant fait 18 morts et une vingtaine de blessés, restera pendant longtemps gravée dans la mémoire des Burkinabè.Encore ce chiffre 13 qui apporte épreuve, souffrance et la mort !
Ce chiffre 13, objet de toutes les peurs, fantasmes et superstitions, ici et ailleurs
Ce chiffre, objet de toutes les peurs, fantasmes et superstitions. Comment ne pas y penser en ce moment où le malheur frappe encore le pays. Ce chiffre symbolise en effet l’épreuve, la souffrance et la mort. Et il y a pleines d’histoires ou situations qui tendent à attester cette signification funeste du nombre 13. Comme dans la bible avec le célèbre repas de la cène réunissant les 12 apôtres et Judas le treizième homme symbolisant les souffrances de Jésus. La 13e lettre de l’alphabet hébraïque qui désigne la mort. Dans l’Antiquité, lorsque Philippe II de Macédoine ajouta sa statue à celle des 12 Dieux et fut tué peu de temps après.
Un changement dans le bon sens est aussi possible
Par ailleurs, en numérologie, le 13 symbolise la fin de quelque chose et le commencement d’autre chose. En d’autre terme, la « mort » de quelque chose et la renaissance d’une autre. Le 13 peut symboliser un changement important, qui peut être dans le bon ou mauvais sens. Le 13 n’est ni bon ni mauvais en soi. Cela peut annoncer une séparation très douloureuse comme une rencontre sentimentale très heureuse, une grande perte financière ou un très important gain, une grande réussite ou un cuisant échec, un tournant majeur, en bref, un grand changement concernant la situation de la personne. La transformation et le renouveau, voilà ce que symbolise le nombre 13 en numérologie. Le 13 est signe d’une nouvelle construction, de nouvelles bases, d’un important changement.
Souhaitons pour notre cas, que ce soit un changement dans le bon sens sur le front de la lutte contre le terrorisme dans le pays. Ce n’est pas Alpha Barry, ministre burkinabè des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’Etranger, qui dira le contraire, lui qui a parlé d’un passage d’une phase défensive à une phase offensive dans la gestion de cette attaque par nos forces de défense et de sécurité, comparée à la gestion de l’attaque du 15 janvier 2016 par nos FDS.
L'opposant Raila Odinga pendant la campagne électorale
Battu à la dernière présidentielle par le président sortant Uhuru Kenyatta, réélu avec plus de 54% des voix ; Raila Odinga avait promis dimanche dernier, dévoiler ce mardi sa stratégie. Mais, l’ancien vice-président a opté de se donner plus de temps pour indiquer la marche à suivre à ses partisans en reportant son intervention pour ce mercredi en raison, dit-il, «de la complexité de la situation ».
L’opposant Raila Odinga pendant la campagne électorale
Quelle stratégie post-électorale pour Raila Oindinga après la présidentielle perdue et dont il continue de récuser les résultats ?
On le savait, à 72 ans, Raila Odinga, grand rival du président réélu Uhuru Kenyatta, jouait son vas-tu dans cette présidentielle. Alors qu’il s’attendait à une victoire, les choses ont vite penché du côté du Kenyatta, avec les premières tendances qui lui donnaient vainqueur du scrutin.
La réaction de Odinga ne tarda pas. Il parlera de fraudes orchestrées avec des piratages informatiques. Aussitôt des violences éclatèrent entre ses partisans et forces de sécurité faisant de nombreux morts aussi bien dans des Bidonvilles de Nairobi comme à Kibera ou à l’ouest du pays, dans son fief.
Marges de manœuvre limitées pour Odinga
Si le mot d’ordre de Raila lancé ce dimanche à ses partisans à rester chez eux ce lundi a été respecté dans les zones à lui acquises, en revanche cela n’a pas réussi à paralyser le pays comme il l’aurait souhaité pour mettre davantage la pression sur la commission électorale et le pouvoir.
Dans ce contexte, quelle stratégie va-t-il annoncer, comme il l’a promis dimanche ? Visiblement, les marges de manœuvre de l’ancien vice-président Premier ministre semblent limitées, surtout s’il ne veut pas prendre le risque de replonger le pays dans les violences de 2007 qui avaient quelques 1000 morts et 500 000 déplacés.
Victoire déjà reconnue de Uhuru kenyatta
Le président Uhuru Kenyatta savourant sa victoire après sa réélection
En reportant mercredi l’annonce de sa stratégie en évoquant la complexité de la question, l’opposant kényan semble avoir pris la mesure de la situation.
La victoire de son rival Kenyatta étant déjà reconnue par la communauté internationale qui presse Odinga de jouer la carte de l’apaisement, il va être compliqué pour ce dernier de transformer cette défaite électorale en victoire.
Mais, il est dans son droit de resserrer les rangs avec ses partisans, de se montrer proches des familles endeuillées, de remobiliser son beau monde et prendre date avec eux pour l’avenir. En attendant un moment propice pour repartir véritablement à la conquête du pouvoir suprême derrière lequel il court sans succès depuis plus d’une dizaine d’années maintenant.
Il y a de nombreuses similitudes entre l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 et celle du 13 août 2017, indiquait le procureur du Faso Maiza Sérémé, à son point de presse de lundi dernier. Mais, près de deux jours après la dernière attaque, toujours pas de revendication, contrairement à la première attaque.
Cela fera bientôt trois jours qu’a été perpétrée l’attaque terroriste au restaurant Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’Krumah de Ouagadougou et l’on ne connait toujours pas les commanditaires de cet acte ignoble du 13 août 2017.
Tout ce que l’on sait pour l’instant, c’est que ce sont des éléments terroristes qui ont mené l’attentat. Mais, quel groupe terroristes, puisqu’il y a plusieurs groupes terroristes qui opèrent dans la zone sahélienne ?
L’on n’avait pas mis autant de temps pour savoir les vrais auteurs de celle du 15 janvier 2016, revendiquée à l’époque par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
Les terroristes veulent-ils anticiper la mise en place de la force G5 Sahel ?
Sans revendication officielle de l’attaque, toutes les hypothèses deviennent envisageables. C’est ainsi que l’on évoquede plus en plus la question de la mise en place de la force G5 Sahel comme étant à l’origine du regain des attentats terroristes dans la zone.
Des forces internationales au Mali ont également essuyé ces derniers jours des attaques terroristes. Et beaucoup pensent que les terroristes veulent anticiper pour faire mal avant le démarrage de la mise en place de la force G5 Sahel prévu pour octobre 2017.
Face à cette nouvelle donne, les acteurs du projet G5 Sahel veulent aussi accélérer leur rythme. La question a figuré au menu de l’entretien que le président Roch Marc Christian Kaboré a eu ce lundi avec son homologue français Emmanuel Macron.
L’objectif, pour les deux chefs d’Etat et les autres, c’est de se donner les moyens pour rendre opérationnelle cette force militaire multilatérale de 5 000 hommes qui nécessitera au total la mobilisation de quelques 400 millions de dollars.
Une coopération judiciaire franco-burkinabè sur le dossier
En attendant, l’on s’achemine vers une coopération judiciaire franco-burkinabè sur ce dossier de l’attaque du 13 août 2017 avec l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Un Français fait partie, faut-il le rappeler, des 15 victimes déjà identifiées de l’attaque.
A Ouagadougou, la procureur du Faso, MaizaSérémé, a aussi annoncé, au cours de sa conférence de presse de ce lundi 14 août, l’ouverture d’une enquête pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens, le tout en relation avec une entreprise terroriste contre X ». Un appel à témoin a également été lancé à l’endroit des populations afin d’aider à l’identification d’autres auteurs, complices et éventuels facilitateurs de l’attentat.
le président Ibrahim Boubacar Kéita est fréquent au Burkina
Au nombre des réactions internationales enregistrées suite à l’attaque terroriste de ce 13 août 2017 à Ouagadougou figure celle des autorités maliennes avec en tête le président Ibrahim Boubacar Kéita, un grand ami du Burkina et de son président. IBK, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi à l’ambassade du Burkina à Bamako où il a exprimé sa solidarité, sa compassion et celles du peuple malien au peuple du Burkina Faso en ces instants douloureux.
le président Ibrahim Boubacar Kéita est fréquent au Burkina
Mieux, le chef de l’Etat malien projette de se rendre ce mardi à Ouagadougou pour exprimer aux autorités et peuple burkinabè la solidarité et la compassion du Mali. Le président Ibrahim Boubacar Kéita avait également fait le déplacement de Ouagadougou suite aux attaques terroriste du 15 janvier 2016.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72 heures
Dans un bref message à la télévision nationale ce lundi soir, le président du Faso Roch Marc Christian est revenu sur l’attaque terroriste de ce dimanche 13 août qui aura fait, selon le dernier bilan provisoire, 18 morts et 22 blessés.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72 heures
Dans ce message à la télévision nationale, le président Kaboré a salué l’esprit d’unité dont ont fait preuve les Burkinabè en ces moments difficiles. Il a aussi exprimé la détermination du peuple burkinabè à ne pas céder au terrorisme. Il a par ailleurs rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité
Un deuil national de 72 heures
Un peu plus tôt dans la journée, le chef de l’Etat, a décrété un deuil national de 72 heures allant du lundi 14 août à zéro heure au mercredi 16 août à 24 heures à observer sur toute l’étendue du territoire national à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste du 13 août 2017.
Le décret présidentiel, qui a été également diffusé à la télévision nationale, précise que durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du pays à l’étranger et interdit les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif.