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Etalons : l’obligation d’assurer ce soir face aux Lions de la Teranga !

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Les Etalons doivent prendre une option sérieuse pour la qualification

Dans le match qui les oppose aux Lions de la Teranga, ce mardi soir au stade du 4 août, dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2018 en Russie, les Etalons ont l’obligation d’assurer une victoire pour prendre véritablement une  sérieuse option   pour la qualification. Un match nul sera quasiment compromettant avant les deux derniers matches du groupe D face l’Afrique du Sud et le Cap-Vert.

Les Etalons doivent prendre une option sérieuse pour la qualification

Une chose est certaine. L’espoir d’une qualification des Etalons au mondial russe de 2018 se joue ce soir au stade du 4 août. Le onze national, qui a l’obligation de rassurer pour se donner plus de chances, n’a pas droit à l’erreur. Les garçons doivent assurer aussi bien à l’attaque qu’à la défense car, les Lions Sénégalais ne sont pas venus à Ouagadougou en touristes. Ils sont là pour se racheter des ratés du match aller à Dakar. Et c’est aux Etalons de ne pas leur laisser des opportunités. Ils sont donc prévenus. Avec trois nouveaux points ajoutés au compteur des nôtres à l’issue de ce match décisif, le coup du mondial russe devient parfaitement jouable. A contrario, les choses très compliquées.

Amidou Gandéma

Burkina Demain

Crise dans la péninsule coréenne : Moon Jae-In peut-il indexer Pyongyang de la main gauche ?

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Le président Moon Jae-In, président de la Corée du Sud, partisan du dialogue avec la Corée du Nord

Dans la nouvelle crise internationale provoquée par le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, Donald Trump, semblait fâché avec le président sud-coréen Moon Jae-In qui entretient une politique de main tendue avec Pyongyang. Dans un tweet, le locataire de la maison blanche a critiqué le discours d’apaisement des autorités de Seoul vis-à-vis de Pyongyang, qualifié de contreproductif, comme si les menaces américaines avaient produit des effets positifs.

Le président Moon Jae-In, président de la Corée du Sud, partisan du dialogue avec la Corée du Nord

Dans ces crises à répétition dans la péninsule coréenne souvent provoquées par les essais nucléaires nord-coréens, s’il y a un acteur dont la position n’est pas du tout enviable, c’est bien le président sud-coréen Moon Jae-In, partisan d’une politique d’apaisement et de main tendue avec les voisins-coréens. Le président Moon Jae-In a même promis de se rendre en Corée du Nord si les conditions sont réunies.

Fils d’un immigré nord-coréen, le président sud-coréen est dans une logique compréhensible. Il ne peut pas, même s’il est devenu président en Corée du Sud, à priori être  favorable à une guerre contre le pays d’origine de son père. Autant Barack Obama se sent quelque part concerné dès qu’il est question du Kenya, pays de son père ; autant Moon Jae-In devrait éprouver les mêmes sentiments de proximité avec Pyongyang qu’il ne devrait pas pouvoir indexer de la main gauche.

Mais, face aux pressions du puissant allié américain, il est quelque fois obligé de faire le jeu ou de laisser faire  son ministère de la Défense qui a annoncé ce lundi même  que quatre nouveaux lanceurs anti-missiles américains allaient être  déployés « pour contrer les menaces nucléaire et balistique grandissantes du Nord».

Sud-coréens et Nord-coréens sont avant tout des frères que la guerre a divisés. Peut-être qu’un jour il y aura une réunification des deux Corées. Comme ce fut le cas de l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est. Mais, pour tendre vers là, il faut absolument éviter de replonger la péninsule dans une seconde guerre qui risque d’être terrible, surtout avec les armes de destruction massive que semble désormais posséder la Corée du Nord.

Christian Tas

Burkina Demain

Mort du Sergent Mahamadi Ilboudo : le meurtrier Mohamadi Compaoré encourt la prison à vie

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L’on en sait un peu plus sur l’identité du citoyen, qui a abattu le 28 août dernier à Ouagadougou, à l’aide de son arme,  le sergent Mahamadi Ilboudo. Il s’agit, selon nos sources, d’un certain Mohamadi Compaoré. Un jeune homme de 25 ans qui aura ainsi choisi de la plus regrettable des manières, d’essayer son arme, une semaine seulement après avoir obtenu son permis de port d’arme. Le code pénal burkinabè punit sévèrement les auteurs d’homicide volontaire. Pour ce cas d’espèce, les sanctions prévues, vont jusqu’à la prison à vie.

Avant de parler des sanctions encourues par le  meurtrier du sergent Mahamadi Ilboudo, en l’occurrence le jeune Mohamadi Compaoré (25 ans) ; abordons un peu la question de la détention et du port d’arme par un individu en cas d’infraction. Selon nos sources, Mohamadi Compaoré a obtenu son permis de port d’arme une semaine seulement avant son meurtre.  Si cela est effectivement attesté, M. Compaoré pourrait éviter la  peine d’emprisonnement ferme de 1 à 5 ans et d’une amende de 300.000 f cfa à 1.500.000f cfa, que préconise  le code pénal burkinabè en cas de non permis de port d’arme.

Mais pour ce cas d’espèce, Mohamadi Compaoré sera poursuivi pour homicide volontaire à savoir le meurtre.  Ici, il s’agit d’un homicide volontaire précisément du meurtre simple. Ce qui donne lieu à un emprisonnement à vie selon le code pénale burkinabè. Le meurtrier encourt également des peines complémentaires qui consisteraient à la confiscation de l’arme ayant servi au meurtre.

La notion d’assassinat n’est pas encore envisageable

La notion d’assassinat n’est pas, à priori,  à envisager dans ce cas dans la mesure où l’acte n’a pas été apparemment préparé ou prémédité afin de déboucher au meurtre. L’on en saura davantage à l’issue de l’enquête menée par la gendarmerie.

La circulation illégale des armes à feu, le grand banditisme, les attentats terroristes, la jalousie entre humain sont aujourd’hui à l’origine de nombreux décès. Se faisant, chaque homme est tenté de prendre ses précautions. Et c’est ce sentiment de survie qui explique aussi le désir de chacun de se doter d’une arme pour sa protection.

Or, si les armes à feu son devenues un moyen d’assurer sa protection, elles font naître en même temps chez les individus qui les possèdent un sentiment de supériorité, et d’insécurité aux yeux des autres.

En tout état de cause, la législation en matière de détention et de port d’arme doit être durcie. L’enquête de moralité sur les demandeurs de permis de port d’arme doit être très rigoureuse. L’autorité doit réagir et vite afin de freiner la multiplication des points de vente d’armes et de munitions qui prennent de l’ampleur dans la capitale.

Joachim Batao

Burkina Demain

Eliminatoires mondial russe de 2018 : Les Etalons contraignent les Lions au partage des points

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Le mieux à faire pour les Etalons et le Burkina, c'est de travremporter sur le terrain lesrestants, et de laisser faire les Sud-africains et les dieux du foot

Dans leur déplacement périlleux à Dakar,  pour le match comptant pour le troisième tour des éliminatoires de la coupe du monde Russie 2018, les Etalons ont réussi à tenir en échec ce 2 septembre, les Lions de la Teranga. Un match nul blanc (0-0) qui permet au onze national burkinabè de glaner un précieux point qui lui permet de rester en tête du groupe B.

Avec ce précieux point glané à Dakar, les Etalons restent leaders de leur groupe

A l’issue de ce match de Dakar face aux Lions de Teranga sanctionné par un score de parité vierge (0-0), les Etalons sont loin d’avoir quitté la zone de turbulence dans ce groupe B. Mais, ce précieux arraché à l’extérieur leur permet de conserver la tête du groupe avec 5 points + 2 et d’espérer faire la différence au match retour mardi, dans deux jours à Ouagadougou. Talonné de très près par les équipes nationales  Sénégalaise et les Sud-africaine qui comptent chacune 4 points ; le onze national a l’obligation de remporter le match-retour, pour espérer se qualifier pour ce mondial russe de 2018 en Russie. Faut-il le rappeler, seuls les premiers des groupes à l’issue des matches de poules  seront qualifiés pour cette coupe du monde en Russie.

Match retour ouvert

Etalons et Lions de la Teranga se sont neutralisés à Dakar

Le match retour à Ouagadougou s’annonce ouvert, aucune des deux sélections n’ayant pas  réussi au cours de ce match à produire un jeu satisfaisant. Les 22 acteurs n’ont pas d’autres choix que de mouiller le maillot ce 5 septembre 2017 au stade du 4 août.

Joachim Batao

Burkina Demain

Eliminatoires mondial russe de 2018 : Les Etalons à Dakar pour défier les Lions de la Teranga

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Avec ce précieux point glané à Dakar, les Etalons restent leaders de leur groupe

Les Etalons du Burkina Faso sont arrivés ce vendredi à Dakar, en provenance de Lisbonne, pour affronter les Lions de la Teranga dans le cadre du troisième tour  des éliminatoires de la coupe du monde de football qui se tiendra en 2018 en Russie.  Ce match décisif pour les deux sélections nationales se joue ce samedi soir  dans la capitale sénégalaise.

Les Etalons ont fort à faire ce soir face aux Lions de la Teranga

Parmi les membres de la délégation des Etalons qui ont débarqué ce vendredi à Dakar  pour le match de la  journée des éliminatoires de la coupe monde Russie ; l’on a pu apercevoir le ministre des sports, Dr Tahirou Bangré. Signe, si besoin en était, de l’importance de ce match pour les dirigeants sportifs du pays.

Pour les Etalons, il va falloir  absolument faire quelque chose de positif à Dakar pour espérer garder la tête du groupe. Ne serait-ce que le point du match nul, il faudra le ramener à Ouagadougou. S’ils agissent effectivement dans ce sens, comme l’attendent leurs nombreux supporters et le peuple burkinabè, les Etalons auront alors fait honneur à titre de vice-champions d’Afrique.

A défaut de la victoire, prendre a moins le point du match à l’étranger, en attendant le match retour le 5 septembre prochain à Ouagadougou, ce serait un scénario intéressant pour les Etalons.

Certainement à Dakar, les Lions locaux  attendent également de pied ferme les nôtres  pour se relancer véritablement dans la compétition. Mais, comme on le dit souvent, à cœur vaillant, rien d’impossible. Et comme ils l’ont prouvé à plusieurs reprises, impossible n’est pas Etalons.

Mais, pour espérer  y parvenir, le coach Paulo Duarté devrait savoir faire preuve de bonne lecture du jeu de l’adversaire et procéder aux ajustements indispensables de ses hommes sur le terrain. Car, ce match aussi bien décisif pour les Etalons que les Lions sénégalais, pourrait se jouer également au niveau de l’encadrement technique.

L’autre match du groupe joué ce vendredi s’est soldé par une victoire du Cap Vert sur l’Afrique du Sud.

Joachim Batao

Burkina Demain

Tabaski 2017 à Ouaga : Dans les familles, l’on a assuré malgré tout !

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Dans des familles musulmanes à Ouaga, comme chez les Zané, l'on a assuré malgré la conjoncture économique

Hormis la mauvaise nouvelle de l’attaque de la gendarmerie de Djibasso (1 douanier tué et des dégâts matériels) par 6 éléments terroristes non identifiés ; la fête de Tabaski, bon an mal an, s’est déroulée, comme annoncé,  ce 1er septembre 2017, au Burkina Faso. A Ouagadougou, comme dans les autres localités, après les lieux de prière, les gens se sont retrouvés dans les familles où chacun y est allé selon ses moyens.

M. Zané : « Nous avons fait le minimum »

1er septembre 2017, jour de Tabaski à Ouagadougou. A Sin-Yiri, quartier populaire, à 11 h, les fidèles musulmans partis pour la prière à la Place de la Nation sont de retour chez eux. Ceux qui ont les moyens, ont déjà immolé leurs moutons.  Devant leurs cours comme chez R Ouédraogo, les montons tués, sont en train d’être découpés.

Dans des familles musulmanes à Ouaga, comme chez les Zané, l’on a assuré malgré la conjoncture économique

Dans une autre cour, chez les Zané, la Maîtresse de la Maison, Mme Zané, est au contrôle de sa cuisine. Les marmites sont déjà au feu et elle veille au grain.

Ici, compte tenu des difficultés financières, il n’a pas été possible de tuer un mouton.

«On a eu quelques poulets, la viande. Avec les amis, les membres de la famille on va manger ça, en rendant grâce au Tout-puissant. Inch Allah, ça ira mieux la prochaine fois», confie M. Zané.

«Par la  grâce de Dieu, on est arrivé à faire le minimum. Mais, ce n’est pas comme les autres années. Avec le contexte économique, c’est compliqué. Mais, par la grâce, ça se passe bien», a-t-il ajouté.

M. Sanogo : que la paix règne dans le pays !

Chez un autre voisin, Salif Sanogo, le mouton n’est pas aussi au menu. Mais, le plus important, à l’écouter, c’est la paix et la sécurité dans le pays.

«Grâce à Dieu, la fête se passe bien. On la fait avec les moyens de bord. On prie le bon Dieu pour que la paix règne au pays et qu’il nous épargne des attaques terroristes !».

Mathias Lompo

Burkina Demain

Victoire invalidée de Kenyatta à la présidentielle : un coup de tonnerre dans le ciel de la démocratisation africaine !

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Le président Barack Obama avait dit, lors de son discours historique d’Accra en 2009, que l’Afrique n’avait pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes. Huit ans après, c’est du Kenya, pays du père de l’ancien président démocrate américain, qu’est venue ce vendredi une décision allant véritablement dans ce sens : l’invalidation par la Cour suprême kényane de la victoire du président Uhuru Kenyatta à la présidentielle du 8 août et l’ordonnance de la reprise du scrutin dans un délai de deux mois.

C’est rarissime pour ne pas être commenté, ce qui vient de se passer à Nairobi en cette journée du 1er septembre 2017.  Il s’agit de l’invalidation de la victoire du président Uhuru Kenyatta à la présidentielle kényane du 8 août dernier. La Cour suprême du pays, qui a pris cette décision, a ordonné dans la foulée la reprise du scrutin dans un délai de 60 jours. Pour prendre cette décision, la Cour s’est fondée sur les irrégularités qui ont émaillé le scrutin.

Jamais, dans l’histoire de la démocratisation de l’Afrique, aucune juridiction, fût-elle suprême, ne s’était permise de chambouler les résultats transmis par une commission électorale, encore moins les remettre en cause  et ordonner une reprise des votes, comme vient de le faire  la Cour suprême du Kenya.

Jusque-là, tout se jouait au niveau des commissions électorales, confinant de facto les juridictions suprêmes dans les seconds rôles qui consistent à valider mécaniquement les résultats transmis par les commissions  électorales. En fait, les responsables politiques désireux d’avoir la haute main sur les résultats électoraux manœuvraient de sorte à avoir des hommes ‘’acquis’’ à la tête, à la fois des commissions électorales et des juridictions suprêmes. Ce qui faisait de ces juridictions de simples chambres d’enregistrement ou de résonnance.

Mais, là avec ce coup de tonnerre dans le ciel de la démocratisation africaine qui nous vient de Nairobi, l’on peut se permettre de rêver de nouveau de vraie démocratie sur le continent. Il ne suffira plus d’organiser des élections pour être sûr de les remporter.

«Tout ça pour ça »

Tout n’est pas encore totalement perdu pour le président Uhuru Kenyatta qui s’est vite remis dans le sens de la campagne, pour ne pas laisser le champ libre au rival Odinga, mais reste que c’est un grand revers pour lui et son camp. «Tout ça pour ça», est-on tenté de lâcher. Après avoir célébré sa victoire et remercié ses partisans, s’il doit tout reprendre comme si de rien n’était, les choses ne s’annoncent pas aussi aisées pour lui. Saura-t-il remonter le moral de ses partisans dont certains, se préparaient à  la continuité de la  gestion des affaires publiques ?

De son côté, le rival Raila Odinga, à qui profite cette décision de la Cour suprême, n’a pas boudé son plaisir, qualifiant la décision d’historique pour les peuples kényans et africains. Pour lui, l’espoir renaît quant à la possibilité d’accéder au palais présidentiel.

Que cela fasse tache d’huile !

Compte tenu de son âge (72 ans), c’était sa dernière carte à jouer. Il n’entendait pas la gâcher. Ainsi, malgré les résultats de la commission électorale qui donnaient une nette avance au président Uhuru Kenyatta (54%), Odinga après plusieurs hésitations, a finalement opté de formuler des recours devant la Cour suprême. Il aura été finalement bien inspiré. Tout est à l’honneur de cette Cour suprême qui a été à la hauteur de l’espérance des partisans de l’opposition. Pourvu que cela fasse tache d’huile sur le continent!.

Car, si les autres cours suprêmes suivent l’exemple kényan, l’on devrait pouvoir faire l’économie de beaucoup de crises post-électorales souvent meurtrières  en Afrique.  Si les citoyens africains venaient à avoir confiance en leurs institutions, il  n’y aurait plus de raisons valables pour eux  de vouloir en découdre dans la rue,  à coup de machettes ou fusils.

Philippe Martin

Burkina Demain

Assassinat du Sergent Mahamadi Ilboudo : l’assassin appréhendé par la gendarmerie, son kiosque pulvérisé

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La gendarmerie a ouvert une enquête sur l'affaire de l'assassinat du Sergent Mahamadi Ilboudo

L’on en sait un peu plus sur l’affaire de l’homme de tenue abattu lundi dernier à Ouagadougou par un gérant de kiosque Orange Money pour un problème, dit-on, d’un surplus de 1 000 F CFA. Il s’agit du Sergent Mahamadi Ilboudo, âgé de moins de 30 ans. De passage à Ouaga pour y passer ses congés, le Sergent Ilboudo a été lâchement  abattu en cette soirée du 28 août 2017 au quartier Silmissin dans l’arrondissement 5. Cette  triste nouvelle n’a pas fait qu’affoler la toile.  Ayant appris la nouvelle, les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux de la tragédie vers les 21 h pour ne les quitter que vers minuit après les constats d’usage. De sources sécuritaires, l’assassin fugitif a été appréhendé par la gendarmerie, qui a ouvert une enquête avec la bénédiction du Procureur du Faso. Sur place, les populations en colère ne sont pas restées inactives.

La gendarmerie a ouvert une enquête sur l’affaire de l’assassinat du Sergent Mahamadi Ilboudo

Dans la nuit même du drame, les populations en colère ont brisé les vitres du kiosque Orange Money de l’assassin de Sergent Mahamadi Ilboudo abattu en ce début de soirée du lundi 28 août 2017 au quartier Silmissin à l’arrondissement 5 de Ouagadougou.

Les meubles  à l’intérieur du kiosque ont également été saccagés au point qu’en cette matinée du mardi 29 août les lieux attiraient encore les regards des passants dont certains n’hésitaient pas à s’arrêter pour s’enquérir de ce qui s’était passé cette nuit.

Les CRS sur place pour éviter les attroupements

Après avoir mis fin aux attroupements, les éléments des CRS sont repartis

Dans l’après-midi de ce mardi 29 août, notamment vers les 16 h quand nous sommes repassés sur les lieux, les choses sont apparemment allées de mal en pis. Les populations en colère sont revenues sur leurs pas pour achever ce qu’ils avaient commencé dans la nuit.

Le kiosque a été littéralement brûlé et calciné. Ce qui attirait encore des badauds, entraînant un certain attroupement. Les CRS sont alors intervenus pour disperser les gens. L’objectif à travers cette intervention, nous explique un élément de CRS, c’est d’éviter les attroupements et les bruits parce que la cour  du défunt Sergent Ilboudo est toute proche.

Feu Sergent Mahamadi Ilboudo, ex-pensionnaire d’ENSOA

Selon certaines informations qui ont circulé sur le net, le gérant du kiosque Orange Money a abattu Mahamadi Ilboudo parce qu’il repartait avec ses 1000 F CFA qu’il aurait perçu dans un transfert d’argent. Il devait recevoir 1000 F CFA et il en a reçu 2 000 F CFA.

Mais, du côté de la gendarmerie qui a engagé l’enquête, il faut encore attendre un peu pour en savoir davantage sur le mobile du crime.

«Les constats ont été faits. Le mis-en cause est aux arrêts. L’enquête est en cours et nous espérons d’ici-là avoir de plus amples à vous communiquer», nous a-t-on assuré du côté du camp Paspanga.

Mais, en attendant, ce que nous savons encore du défunt Sergent Ilboudo, c’est qu’il était un ex-pensionnaire de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active de Kamboinsin.

Donc, affaire à suivre…

Philippe Martin

Burkina Demain

Ouaga : un homme de tenue abattu à bout portant à Silmissin par un citoyen

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Selon des informations concordantes,un homme de tenue a été tué ce lundi soir au quartier Silmissin de Ouagadougou, situé dans l’arrondissement 5 de Ouagadougou. Une altercation entre l’homme de tenue et le citoyen tenancier d’une boutique Orange Money aurait mal tourné et ce citoyen a abattu à bout portant l’homme de tenue. Après son forfait, il aura pris la fuite. Vers 20 h, il y avait encore des attroupements de badauds dans la zone.

En mai dernier, un policier avait également été abattu dans un quartier voisin, Katre yaare, par des individus qui avaient également pris fuite avant d’être la par suite arrêtés.

Nous y reviendrons.

Burkina Demain

Burkina : Quand la divagation des animaux règne en maître

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La chaussée littéralement envahie par les bœufs, rendant impossible toute circulation

Alors qu’elle avait été maîtrisée sous la Révolution dans le cadre des trois luttes, la divagation des animaux a encore pignon sur rue au Burkina Faso. Même à Ouagadougou, la capitale, elle est devenue l’une des formes expressives de l’incivisme qui gangrène depuis plusieurs années déjà le pays.

La chaussée littéralement envahie par les bœufs, rendant impossible toute circulation

Jeudi 24 août 2017. Alors que nous sommes bien engagé dans une artère la plus fréquentée de Ouaga 2000, nous sommes obligé de freiner brusquement. Car, en face, un troupeau de bœufs occupent littéralement la chaussée.

Derrière nous, les automobilistes et autres motocyclistes sont également obligés de marquer l’arrêt comme si l’on était au feu rouge.

Mais, aussi curieux que cela puisse paraître, personne ne se plaignait de la situation. Chacun attendait tranquillement sur sa monture. Cette attitude montre bien, si besoin en est, toute la banalisation de ce phénomène de divagation qui avait été farouchement combattue sous la Révolution dans le cadre des trois luttes : lutte contre la coupe abusive du bois, lutte contre la divagation des animaux et la lutte contre les feux.

   Entrave à la reforestation, accidents, conflits meurtriers…

L’échangeur de Ouaga 2000 est devenu un pâturage

Plus que du temps de la Révolution, la lutte contre la divagation des animaux devait être aujourd’hui une question fondamentale face à l’avancée inquiétante du désert dans le pays. On le sait, la divagation des animaux est l’une des entraves à la reforestation du pays. Sans dispositifs de protection adéquats, la plupart des plants mis en terre durant les campagnes de reboisement sont dévorés par ces bêtes errantes, surtout en saison sèche où le pâturage se fait rare.

Par ailleurs, en ville, la divagation des animaux sur les axes routiers peuvent engendrer des accidents. A Ouagadougou, par exemple, même des axes importants comme les échangeurs sont par moment envahis par des animaux, comme nous avons pu le constater ce vendredi 25 août à l’échangeur de Ouaga 2000.

Relancer la lutte contre la divagation des animaux

En campagne, en cette période pluvieuse, les animaux en divagation peuvent dévaster des champs et causer des conflits souvent meurtriers entre agriculteurs et éleveurs.

Pour toutes ces raisons, l’on devrait relancer cette lutte contre la divagation des animaux, aussi bien en ville qu’en campagne.

Les responsables des communes devraient prendre des mesures dans ce sens. Les animaux en divagation devraient être retenus quelque part, le temps pour les propriétaires de venir payer des amendes. Passé un certain délai, ces bêtes devraient être vendues et l’argent injecté dans le budget communal.

Mathias Lompo

Burkina Demain