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Kenya : Raila Odinga se donne plus de temps pour dévoiler sa stratégie post-électorale?

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L'opposant Raila Odinga pendant la campagne électorale

Battu à la dernière présidentielle  par le président sortant Uhuru Kenyatta, réélu avec plus de 54% des voix ; Raila Odinga avait promis dimanche dernier,  dévoiler ce mardi sa stratégie. Mais, l’ancien vice-président a opté de se donner plus de temps pour indiquer la marche à suivre à ses partisans en reportant son intervention pour ce mercredi en raison, dit-il,  «de la complexité de la situation ».

L’opposant Raila Odinga pendant la campagne électorale

Quelle stratégie post-électorale pour Raila Oindinga après la présidentielle perdue et dont il continue de récuser les résultats ?

On le savait, à 72 ans, Raila Odinga, grand rival du président réélu Uhuru Kenyatta, jouait son vas-tu dans cette présidentielle. Alors qu’il s’attendait à une victoire, les choses ont vite penché du côté du Kenyatta, avec les premières tendances qui lui donnaient vainqueur du scrutin.

La réaction de  Odinga ne tarda pas. Il parlera de fraudes orchestrées avec des piratages informatiques. Aussitôt des violences éclatèrent entre ses partisans et forces de sécurité faisant de nombreux morts aussi bien dans des Bidonvilles de Nairobi comme à Kibera ou à l’ouest du pays, dans son fief.

Marges de manœuvre limitées pour Odinga

Si le mot d’ordre de Raila lancé ce dimanche à ses partisans à rester chez eux  ce lundi a été respecté  dans les zones à lui acquises, en revanche cela n’a pas réussi à paralyser le pays comme il l’aurait souhaité pour mettre davantage la pression sur la commission électorale et le pouvoir.

Dans ce contexte, quelle stratégie va-t-il annoncer, comme il l’a promis dimanche ? Visiblement, les marges de manœuvre de l’ancien vice-président Premier ministre semblent limitées, surtout s’il ne veut pas prendre le risque de replonger le pays dans les violences de 2007 qui avaient quelques 1000 morts et 500 000 déplacés.

Victoire déjà reconnue de Uhuru kenyatta

Le président Uhuru Kenyatta savourant sa victoire après sa réélection

En reportant mercredi  l’annonce de sa stratégie en évoquant la complexité de la question, l’opposant kényan semble avoir pris la mesure de la situation.

La victoire de son rival Kenyatta étant déjà reconnue par la communauté internationale qui  presse Odinga de jouer la carte de l’apaisement, il va être compliqué pour ce dernier  de transformer cette défaite électorale en victoire.

Mais, il est dans son droit de resserrer les rangs avec ses partisans, de se montrer proches des familles endeuillées, de remobiliser son beau monde et prendre date avec eux pour l’avenir. En attendant un moment propice pour repartir  véritablement à la conquête du pouvoir suprême derrière lequel il court sans succès depuis plus d’une dizaine d’années maintenant.

Joachim Batao

Burkina Demain

Attaque terroriste du 13 août à Ouaga : La force G5 Sahel en cause ?

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Il y a de nombreuses similitudes entre l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 et celle du 13 août 2017, indiquait le procureur du Faso Maiza Sérémé, à son point de presse de lundi dernier. Mais, près de deux jours après la dernière attaque, toujours pas de revendication, contrairement à la première attaque.

Cela fera bientôt trois jours qu’a été perpétrée l’attaque terroriste au restaurant Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’Krumah de Ouagadougou et l’on ne connait toujours pas les commanditaires de cet acte ignoble du 13 août 2017.
Tout ce que l’on sait pour l’instant, c’est que ce sont des éléments terroristes qui ont mené l’attentat. Mais, quel groupe terroristes, puisqu’il y a plusieurs groupes terroristes qui opèrent dans la zone sahélienne ?
L’on n’avait pas mis autant de temps pour savoir les vrais auteurs de celle du 15 janvier 2016, revendiquée à l’époque par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
Les terroristes veulent-ils anticiper la  mise en place de la force G5 Sahel ?
Sans revendication officielle de l’attaque, toutes les hypothèses deviennent envisageables. C’est ainsi que l’on évoquede plus en  plus la question de la mise en place de la force G5 Sahel comme étant à l’origine du regain des attentats terroristes dans la zone.
Des forces internationales au Mali ont également essuyé ces derniers jours des attaques terroristes. Et beaucoup pensent que les terroristes veulent anticiper pour faire mal avant le démarrage de la mise en place de la force G5 Sahel prévu pour octobre 2017.
Face à cette nouvelle donne, les acteurs du projet G5 Sahel veulent aussi accélérer leur rythme. La question a figuré au menu de l’entretien que le président Roch Marc Christian Kaboré a eu ce lundi avec son homologue français Emmanuel Macron.
L’objectif, pour les deux chefs d’Etat et les autres, c’est de se donner les moyens pour rendre opérationnelle cette force militaire multilatérale de 5 000 hommes qui nécessitera au total la mobilisation de quelques 400 millions de dollars.
Une coopération judiciaire franco-burkinabè sur le dossier
En attendant, l’on s’achemine vers une coopération judiciaire franco-burkinabè sur ce dossier de l’attaque du 13 août 2017 avec l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Un Français fait partie, faut-il le rappeler, des 15 victimes déjà identifiées de l’attaque.
A Ouagadougou, la procureur du Faso, Maiza Sérémé, a aussi annoncé,  au cours de sa conférence de presse de ce lundi 14 août, l’ouverture d’une enquête pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes à feu et de munitions, destruction volontaire aggravée de biens, le tout en relation avec une entreprise terroriste contre X ». Un appel à témoin a également été lancé à l’endroit des populations afin d’aider à l’identification d’autres auteurs, complices et éventuels facilitateurs de l’attentat.  
Mathias Lompo
Burkina Demain

Attaque terroriste du 13 août à Ouaga : Le président IBK attendu à Ouaga

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le président Ibrahim Boubacar Kéita est fréquent au Burkina

Au nombre des réactions internationales enregistrées suite à l’attaque terroriste de ce 13 août 2017 à Ouagadougou figure celle des autorités maliennes avec en tête le président Ibrahim Boubacar Kéita, un grand ami du Burkina et de son président. IBK, à la tête d’une forte délégation, s’est rendu ce lundi à l’ambassade du Burkina à Bamako où il a exprimé sa solidarité, sa  compassion  et celles du peuple malien au peuple du Burkina Faso en ces instants douloureux.

le président Ibrahim Boubacar Kéita est fréquent au Burkina

Mieux, le chef de l’Etat malien projette de se rendre ce mardi à Ouagadougou pour exprimer aux autorités et peuple burkinabè la solidarité et la compassion du Mali. Le président  Ibrahim Boubacar Kéita avait également fait le déplacement de Ouagadougou suite aux attaques terroriste du 15 janvier 2016.

Burkina Demain

Attentat terroriste du 13 août : l’esprit d’unité des Burkinabè salué par le président du Faso

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72 heures

Dans un bref message à la télévision nationale ce lundi soir, le président du Faso Roch Marc Christian est revenu sur l’attaque terroriste de ce dimanche 13 août qui aura fait, selon le dernier bilan provisoire, 18 morts et 22 blessés.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72 heures

Dans ce message à la télévision nationale, le président Kaboré a salué l’esprit d’unité dont ont fait preuve les Burkinabè en ces moments difficiles. Il a aussi exprimé la détermination du peuple burkinabè à ne pas céder au terrorisme. Il a par ailleurs rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de  sécurité

Un deuil national de 72 heures

Un peu plus tôt dans la journée, le chef de l’Etat, a décrété un deuil  national de 72 heures allant du lundi 14 août à zéro heure au mercredi 16 août à 24 heures à observer sur toute l’étendue du territoire national à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste du 13 août 2017.

Le décret présidentiel, qui a été également diffusé à la télévision nationale, précise que durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du pays à l’étranger et interdit les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif.

Joachim Batao

Burkina Demain

Attaque terroriste du 13 août à Ouaga : les nationalités de 15 victimes déclinées par le ministre Alpha Barry

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Alpha Mamadou Barry, ministre des Affaires étrangères et des Burkinabè de l'Etranger
Finalement, l’on en sait un peu plus sur les nationalités de l’attaque terroriste meurtrière (18 morts et une dizaine de blessés) de dimanche 13 août 2017 à Ouagadougou à l’issue de la conférence de presse animée ce lundi par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry. Ainsi, sur  les 15 morts déjà identifiés, l’on dénombre 7 Burkinabè, 1 Français, 1 Canadien, 1 Turc, 2 Kowetiens, 1 Nigérian, 1 Sénégalais et 1 Libanais.
Alpha Mamadou Barry, ministre des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’Etranger

3 des 18 morts ne sont pas encore identifiés. Le nombre des blessés s’élève désormais à 22. 40 otages ont été libérés et 5 éléments des forces de défense et de sécurité ont été blessés.

Liste des victimes identifiées de l’attaque

-Lt Tiendrébéogo Marc Stéphane, Officier burkinabè

-Zongo Insidore Manga, Burkinabè

-Diallo Abdoulaye, Burkinabè

-Sana Victoria, Burkinabè

-Kikieta Inoussa, Burkinabè

-Mme Napon, Burkinabè

-Tanon Issa, Burkinabè

-Tammy Jeanne Macky, Canadienne

-Gouy Thierry Henri, Français

-Faraad Alhoussine, KOWEIT

-Walled Ahmad, KOWEIT

-El Beli Ahmad; Libanais

-MAMA RASHID, Nigérian

-Mehsen Fenaich, Sénégal

-Mehmet Faith, Turc

 

Nicolas Bazié

  Burkina Demain

Attaque terroriste du 13 août à Ouaga : 18 morts, une dizaine de blessés et 2 assaillants abattus

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L’on en sait un peu plus sur le bilan de l’attaque terroriste qui s’est déroulée cette nuit à Ouagadougou et s’est terminée au petit matin aux environs de 5 heures par l’assaut final des unités d’intervention. Selon un dernier communiqué du gouvernement, le bilan provisoire s’établit désormais à 18 morts, une dizaine de blessés et 2 assaillants abattus.

Les 18 morts ne sont pas encore identifiés et que les blessés sont pris en charge par les services d’urgences des hôpitaux de Ouagadougou dont Yalgado Ouédraogo.

Toujours selon le communiqué gouvernemental, une enquête est ouverte par le Procureur du Faso, près le tribunal de grande de Ouagadougou.

«Le dimanche 13 août 2017 aux environs de 21 heures, une attaque terroriste a touché le restaurant Istanbul sur l’Avenur Kwamé N’KRUMAH », a par ailleurs rappelé le communiqué du service d’information du gouvernement.

Joachim Batao

Burkina Demain

 

Attaque terroriste à Ouaga: 17 morts et 9 blessés, bilan provisoire officiel

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Elle a été particulièrement horrible et longue, cette nuit de dimanche 13 août au lundi 14 août à Ouagadougou, notamment sur l’avenue Kwamé N’Krumah, plus précisément entre le restaurant Istambul et l’hôtel Bravia, où s’est déroulée une nouvelle attaque terroriste ayant entraîné une riposte des forces de sécurité. Après plusieurs heures de tirs, tantôt nourris, tantôt sporadiques, l’on enregistrait déjà sur le coup d’une heure du matin,  17  morts et 9 blessés, selon le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

17 morts et 9 blessés. C’est le  bilan provisoire des tirs nourris qui ont eu lieu cette nuit à Ouagadougou sur l’avenue Kwamé Nkrumah, plus précisément entre le restaurant Istambul et l’hôtel Bravia. Ce bilan provisoire a été dressé par le ministre la communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, au cours d’une conférence de presse tenue à 1 h 40 du matin, alors que l’opération des forces de défense et de sécurité pour neutraliser les assaillants, se poursuivait toujours.

Au centre hospitalier Yalgado Ouédraogo, où étaient mobilisés personnels soignants et responsables de l’établissement pour faire face à la situation d’urgence, 3 morts et 8 blessés de l’attaque avaient été enregistrés. Sur les 8  blessés, 1 succombera à ses blessures, portant ainsi le nombre des morts à 4, selon le directeur général de Yalgado, Robert Bibia Sangaré.

2 à 3 assaillants non encore identifiés

«Une délégation gouvernementale s’est rendue  à Yalgado pour l’identification des victimes. La police judiciaire, les médecins légistes sont également sur place à Yalgado pour faire leur  travail», a ajouté le porte-parole du gouvernement. Qui a exprimé la compassion du gouvernement et appelé les populations au respect des consignes de sécurité.

Toujours selon le ministre de la communication, ce sont des unités d’intervention burkinabè qui étaient au front et qu’il n’était pas exclu que des éléments de forces extérieures soient mis à contribution.

Au moment où nous tracions ces lignes, l’on ignorait encore l’identité des assaillants mais leur  nombre était estimé entre 2 et  3.

Faut-il le rappeler, Ouagadougou, en particulier son célèbre avenue Kwamé Nkrumah, avait déjà fait l’objet d’attaque, notamment terroriste le 15 janvier 2016. Attaque qui avait fait une trentaine de morts.

Martin Philippe

Burkina Demain

Attaque terroriste de Ouaga: Les premières réactions officielles

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Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP

A l’annonce des tirs qui se sont déroulés cette nuit à Ouagadougou, différents personnages ne sont pas resté indifférents. Certains se sont rendus sur les lieux des opérations. D’autres ont pris la parole pour livrer leurs sentiments. Nous vous proposons quelques réactions.

Remis Fulgance Dandjinou,  porte-parole du gouvernement : «L’on ne sait pas encore  si c’est une attaque terroriste ou un braquage qui a mal tourné»

Remis Dandjinou, porte-parole du gouvernement

La zone est circonscrite. Les tirs sont en cours entre le restaurant Istambul et l’hôtel Bravia. Mais, pour l’instant, l’on ne sait pas si c’est une attaque terroriste ou un braquage armé qui a mal tourné. Nous invitons les populations à éviter le centre-ville.

Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition :«Nous condamnons avec vigueur»

Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique

«Nous avons appris les événements qui se déroulent par divers canaux. Nous condamnons cette attaque avec vigueur et invitons les populations à rester mobilisés par rapport à cette question d’insécurité. Au gouvernement, nous exhortons de poursuivre ses efforts inlassables pour doter nos forces de défense et de sécurité d’équipements nécessaires. Nous demandons aux jeunes qui sont sortis pour assister aux évènements, de rentrer chez eux et laisser les spécialistes s’en occuper.

Alassane Sakandé, président du groupe MPP : «Nous déplorons quelques morts»

Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP

Nous sommes des députés du peuple. Quand se produisent des évènements comme ceux de cette nuit, nous ne pouvons pas rester chez nous. Je suis présentement à Yalgado 0uédraogo où il a été malheureusement enregistré quelques morts et des blessés.

Rassemblés par Mathias Lompo

Burkina Demain

Gestion des ressources forestières : le 3ème appel à projet du FIE officiellement lancé

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Au lancement du 3e appel à projet du FIE ce 11 août 2017 à Dédougou

C’était annoncé. C’est à présent fait. Le troisième appel à projet du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE), doté d’une enveloppe financière de 2 milliards de F CFA, est désormais opérationnel. Le lancement officiel a eu lieu ce 11 août 2017 à Dédougou, dans la Boucle du Mouhoun, sous le patronage du Premier ministre.

Batio Nestor Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, déclinant les grands lignes du projet

«Subventionner des initiatives locales de gestion durable des ressources forestières et d’adaptation aux effets néfastes du changement climatique».

C’est sous ce thème qu’a eu lieu ce 11 août 2017 à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun le lancement officiel du 3èmeappel à projet du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE).

Placé sous le patronage du Premier ministre Paul Kaba Thiéba représenté par le ministre des ressources animales et halieutiques, Somanogo Koutou ;  l’évènement a réuni autorités gouvernementales et locales ; partenaires techniques et financiers ; représentants d’associations ou organisations non gouvernementales œuvrant pour la gestion des ressources forestières ; différentes couches de la population.

Une enveloppe de 2 000 000 000 F CFA

Au lancement du 3e appel à projet du FIE ce 11 août 2017 à Dédougou

Dans son discours de lancement, Batio Nestor Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, a indiqué que ce 3ème  appel à projets du FIE est doté d’une enveloppe financière de 2 milliards de FCFA dont 1,5 milliard des partenaires techniques et financiers  et 0,5 milliards du budget de l’Etat.

Comme l’indique le thème, le but de l’initiative, c’est « de susciter et subventionner des initiatives locales en matière de gestion durable des ressources forestières et de mettre en œuvre des mesures d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques ».

En  phase avec la mise en œuvre du PNDES

Cet appel s’inscrit, de ce fait, a ajouté le ministre Bassière, dans la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) dont un des objectifs stratégiques de l’axe 3 (Axe 3 : dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois) vise à inverser la tendance de la dégradation de l’environnement et assurer durablement la gestion des ressources naturelles et environnementales.

De ces propos, il ressort que ce Fonds est né de la persistance des défis environnementaux dans notre pays dont l’ampleur ne cesse de croître en raison de la rareté des financements du secteur. Le gouvernement a donc mis en place officiellement en 2015 le FIE en vue de « doter l’Etat, d’un outil financier nouveau, souple, pérenne et national pour répondre à ces enjeux environnementaux».

Répartition de l’enveloppe par régions et acteurs concernés

Six régions du Burkina sont concernées par le présent appel à projets. Il s’agit des régions couvertes à ce jour par le FIE et qui disposent sur les deux (02) milliards de l’appel à projets, les enveloppes à absorber selon la répartition suivante : le Centre-Ouest pour 220 millions de FCFA ; les Hauts-Bassins pour 220 millions de FCFA ; les Cascades pour 220 millions de FCFA ; le Sud-Ouest pour 400 millions de FCFA ; le Nord pour 400 millions de FCFA et la Boucle du Mouhoun pour 540 millions de FCFA.

Pour ce qui est des acteurs éligibles, Nestor Bassière a souligné qu’ils sont repartis en trois (03) groupes. Ce sont donc, le secteur privé pour une enveloppe à absorber de 800 millions de FCFA, les Organisations de la Société civile pour 700 millions de FCFA et les collectivités territoriales pour 500 millions de FCFA.

Les attentes sont nombreuses. Il s’agit de la réduction des tendances actuelles de dégradation de l’environnement et donc des pertes économiques liées ; de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques ; d’accompagner le développement économique du pays en créant des richesses et des revenus dans les filières de l’environnement et des ressources naturelles ; de la réduction de la pauvreté par un mode d’intervention approprié auprès des bénéficiaires directs et indirects des actions environnementales financées par le Fonds, a insisté le ministre de l’économie verte.

Plantation d’arbres, remises de kits et de véhicules

le Premier ministre était représenté par le ministre des ressources animales et halieutiques, Somanogo Koutou (à gauche)

Le directeur général du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, a quant à lui remercié les PTF, les autorités administratives et coutumières pour leur accompagnement et particulièrement le ministre Batio N Bassière pour sa  « proximité avec le dossier du FIE » et  son « engagement à faire de cet outil un instrument financier national au service de l’environnement ».

Plusieurs activités ont ponctué la cérémonie du lancement. Il s’agit entre autres des remises des kits aux différentes structures concernées, de la remise de plusieurs véhicules à la direction générale du FIE  par les PTFs et enfin, de la plantation d’arbres.

Bref rappel sur le FIE

le DG du FIE, Wango Fidèle Yaméogo, a rendu hommage aux acteurs de l’évènement

Le Fonds d’investissement pour l’environnement, faut-il le rappeler,  est un Fonds d’Etat, créé par la loi n°00065-2013/AAN du 02 avril 2013, portant code de l’environnement au Burkina Faso. Il est placé sous la tutelle technique du ministère en charge de l’environnement et la tutelle financière du ministère des finances.

A ce jour, le FIE a permis le lancement de trois appels à projets dont les deux précédents, avec une enveloppe de deux (02) milliards de francs CFA ont contribué au financement de 173 projets en cours d’exécution dans trois (03) régions que sont l’Ouest, le Centre-Ouest et le Nord, selon le directeur général Wango Fidèle Yaméogo.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Procès de Lookman Sawadogo : Soulagement général au sein de la corporation !

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Plus de peur que de mal dans le procès des 6 hauts magistrats du Conseil supérieur de la magistrature contre notre confrère Lookman Sawadogo, relaxé «au bénéfice du doute » suite au verdict rendu ce jeudi 10 août 2017. Cela aurait été un mauvais un précédent si le tribunal avait suivi à la lettre la lourde réquisition du parquet qui demandait jusqu’à 12 mois de prison avec sursis et 300 000 F CFA d’amende.

Avec ce relaxe au bénéfice du doute qu’écope finalement notre confrère Lookman Sawadogo dans le procès voulu par 6 hauts magistrats du Conseil supérieur de la magistrature qui s’estimaient être diffamés par un article sur la page Facebook du Soir, on peut parler de soulagement général au sein de la corporation de la presse qui s’est mobilisée comme un seul homme derrière le journaliste pour défendre la liberté de presse et d’opinion sur Internet.
Au vu de la lourdeur de la réquisition du représentant du parquet-12 mois de prison avec sursis et 300 000 F CFA d’amende-, des partis de l’oppositions, à l’image de l’UPC, avaient trouvé cela disproportionné et attentatoire à la liberté de presse et d’opinion.
les juges se trompent aussi de jugement
Tous ces soutiens affichés ont probablement pesé dans la décision finale de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de la capitale. Les membres du tribunal ont fait preuve là de discernement  car, cela aurait été un mauvais un précédent pour la liberté de la presse et d’opinion.
A vrai dire, dans un système démocratique viable, la liberté de presse et d’opinion est, après le droit à la vie, ce qu’il faut le plus défendre, quel que soit celui ou ce qui est en cause. En effet, quelle que soit la bonne foi ou bonne volonté, il sera difficile de toujours penser et exprimer ce qui est vrai. Même les juges se trompent parfois de jugement et prononcent des décisions qui ne reflètent pas toujours  la réalité des faits et encore moins le droit.  Eux qui ont tout le temps de vérifier, recouper et de rendre en toute objectivité justice. Or, le journaliste, dans de bien de cas, n’a pas tout ce temps à prendre pour dire ce qu’il pense d’une situation donnée.
Le journalisme, ce n’est pas une science exacte
Dans un pays démocratique, il n’y a pas que les journalistes qui s’expriment, disent ce qu’ils pensent de ce qui se passe. Mais prendre l’habitude de les traîner devant les tribunaux, c’est, en démocratie,  ni moins ni plus, que le paroxysme de l’atteinte à la liberté d’expression et d’opinion.
Bien sûr, en démocratie, la liberté de presse va avec  la responsabilité de dire la vérité. Mais, la recherche de la vérité ne doit pas être une contrainte à la pleine expression de la liberté de la presse et d’opinion dans un pays démocratique. Aucun humain ne peut se targuer d’être toujours dans le vrai.
Il peut arriver que l’on se trompe d’appréciation, quel que soit le degré de professionnalisme observé. Et quand cela arrive, les uns et les autres devraient faire preuve d’indulgence, d’humanité  vis-à-vis des voix des sans voix. Après tout, le journalisme, ce n’est pas une science exacte comme les mathématiques. Quelle liberté de presse pouvons-nous avoir dans un pays démocratique, si les journalistes sont gagnés par la peur de se tromper de jugement et de se faire emprisonner ? Assurément, aucune. Sinon, le règne de l’autocensure, le cimetière de la liberté d’expression, de presse et d’opinion.
La Rédaction
Burkina Demain