Des proches d’une victime de 22 ans décédée aux urgences traumatologiques au CHU-Yalgado Ouédraogo ont agressé trois agents de santé, leur reprochant de n’avoir pas assister le patient à temps.
En réaction, la sous-section du SYNTSHA du CHU-Yalgado a bloqué le corps, en arguant qu’elle ne rendra pas le corps à la famille tant que les agresseurs du personnel de santé ne sont pas arrêtés.
Contre toute, la direction générale de l’hôpital a publié un communiqué selon lequel il sera procédé à la levée et l’ inhumation du corps dès ce mardi matin . Elle dément l’information tendant à faire croire que les parents du regretté auraient été interdits par les syndicats de procéder à l’enlèvement du corps .
Cela étant, la direction générale tient à dire qu’il faut dissocier l’acte d’agression et la gestion du corps .
«C’est à 21 h que nous avons quitté ‘hôpital du district de Bogodogo pour le CHU de Yalgado, car il y avait un délestage là-bas. Suite à ce délestage on nous a transférés à l’hôpital Yalgado. Ses amis sont venus au district et les sapeurs-pompiers ont demandé si ce sont ses amis tout ce monde et j’ai dit oui. J’ai demandé à ses amis de rentrer et de revenir le lendemain pour le visiter. Nous avons démarré pour l’hôpital et nous sommes arrivés à 21h52 . Nous avons oublié de prendre le document de transfert à l’hôpital de Bogodogo. Les médecins ont demandé le document de transfert pour enregistrement et on avait quelqu’un qui était toujours là-bas et nous lui avons dit de récupérer en même temps le papier pour nous. Il l’a ramené et les médecins ont enregistré. Aucun médecin ne s’occupait de notre malade. C’est en ce moment que le grand frère du malade a commencé à se plaindre. Je lui ai dit de se calmer parce qu’ici ce n’est pas les Etats-Unis, puisse qu’il vient des Etats-Unis. Je lui demande de se calmer sinon les médecins vont nous prescrire des ordonnances qui coûtent très chers; nous sommes retournés nous asseoir. Effectivement, ils nous ont prescrits deux ordonnances, nous avons payé le produit et ce n’était pas ça. Nous avons négocié avec le médecin et il a dit si un autre patient en a besoin, on va vendre le produit et lui remettre l’argent. Quand j’ai quitté l’hôpital, il était déjà 1h du matin. En ce moment, les amis de l’accidenté étaient encore là. Ils valaient une soixantaine… Quand je quittais l’hôpital, on n’avait pas soigné notre malade. Six personnes essayaient de le stabiliser et son sang gisait. C’est en ce moment que j’ai dit à son frère que si on savait, on allait le transférer à l’hôpital Blaise Compaoré. Selon les informations, là-bas ça vaut mieux qu’ici. J’ai encouragé ses sœurs en leur disant que les médecins vont juste coudre les blessures et on pourra rentrer avec notre malade. Je suis parti, à ma grande surprise, j’ai entendu qu’il y a eu dispute entre les amis du malade et les médecins. Maintenant, nous ne savons pas qui est l’auteur de la dispute. Le reste, la police fera des enquêtes pour retrouver les coupables. Nous ne sommes pas contre ce que les médecins veulent. Actuellement notre préoccupation c’est de récupérer le corps. Le père de l’enfant veut se porter garant pour que nous l’ayons. Il y a la famille qui est toujours en larmes à la maison. Pour le moment, nous sommes entrés en négociation, et nous demandons pardons afin d’obtenir le corps pour inhumation », raconte Amidou Ouédraogo, un proche du disparu qui a laissé entendre que l’accidenté a succombé à ses blessures, aux environs de 2h du matin.
Photo de familles des officiels et membres du comité d'organisation de la 3e journée du Burkina en Allemagne
Nuremberg, située dans le sud-ouest de l’Allemagne, a abrité ce samedi 03 juin 2017, la 3e édition de la journée du Burkina ‘’Burkina-Tag’’.
Souleymane Hébié a représenté l’ambassadeur
«J’ai souhaité ardemment être parmi vous aujourd’hui, comme j’ai pu le faire l’année dernière à la précédente édition du Burkina-Tag à Mannheim, mais malheureusement des contraintes à la fois de travail et des raisons de famille m’ont amenéà effectuer un déplacement au Burkina Faso. Sachez, cependant, que je suis en ce moment de cœur et d’esprit avec vous et je vous souhaite très chaleureusement une bonne et agréable journée de retrouvailles, de communion fraternelle », a affirmé l’ambassadeur Simplice Honoré Guibilaà travers son représentant Souleymane Hébié, à l’occasion de la 3e édition ce 3 juin de la journée du Burkina ‘’Burkina-Tag’’. “La Journée du Burkina en Allemagne est une très bonne initiative et je réitère mes félicitations à ceux et celles qui en ont eu l’inspiration,” a renchéri Hébié Souleymane également premier conseiller à l’ambassade du Burkina Faso à Berlin.
Cette journée qui selon le porte-parole du comité d’organisation composé de 8 membres, Gustave Sawadogo, a pour but de réunir tous les Burkinabè et les amis du Burkina sans distinction ou obligation aucune pour passer une journée en harmonie.
Un Burkinabè qui aide les Allemands dans la nécessité
Cette harmonie se fait donc à travers l’amitié ou coopération sociale Burkina-Allemagne. Ainsi, des structures exerçant aussi bien au Burkina Faso tout comme en Allemagne tels BUSPAD, une association regroupant les étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne et œuvrant dans domaine de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de l’environnement et cela depuis septembre 2005, a présenté ses projets de développement ce jour-là. Il en a été de même pour d’autres organisations comme Sahel e.V., l’association sœur de AMPO (Association managrénooma pour la protection des orphelins) dirigée par l’Allemande Katrin Rohde, sa fondatrice installée depuis 1996 au Burkina Faso. Si cette structure multiplie ses champs d’action en faveur des personnes vulnérables au Burkina Faso en créant entre autres des centres d’éducation et de production, il en va de même que des Burkinabè développent des initiatives qui aident également des Allemands dans le besoin et bien sûr des Africains. C’est avec son projet Hilfsfonds qui s’est spécialisé dans l’importation des mangues du Burkina Faso et leur vente en Allemagne depuis 1999 que le Burkinabè Passam Tiendrébégo et sa structure construisent des écoles dans diverses régions du Burkina Faso, au Benin, au Cameroun, etc. Par ailleurs vivant en Europe, il a voulu aider les Allemands vivant dans la nécessité, car selon lui, sa belle-mère lui aurait fait savoir que l’Allemagne tout comme le Burkina Faso avait aussi des problèmes et de ce fait des Allemands avaient aussi besoin d’aide. Et c’est pour leur venir au secours que Passam Tiendrébégo a dit avoir initié un autre projet: importer des mandarines, et des oranges d’Italie. Les bénéfices de cette dernière activité permettent de soulager la souffrance des Allemands à travers la prise en charge de personnes en situation précaire.
Bientôt la première voiture made in Burkina Faso
Outre le social, cette rencontre qui est organisée chaque samedi de la Pentecôte sert également à promouvoir le Burkina Faso à travers son artisanat, sa gastronomie, sa culture, sa coopération avec l’Allemagne, son système éducatif.
Parlant de système éducatif, lors de cette journée, Isidore Kini, fondateur et président-directeur de l’Université-Aube Nouvelle au Burkina Faso a souhaité obtenir un partenariat afin de renforcer la filière informatique de son université et surtout d’ouvrir une filière en construction automobiles. De ce fait, il souhaite obtenir un soutien des structures allemandes. Pour l’ancien ambassadeur de l’Allemagne au Burkina Faso, Dr. Hochschild Ulrich, une coopération avec le privé allemand pourrait permettre à Isidore Kinid’atteindre son but et plus spécifiquement s’il révolutionne l’enseignement universitaire au Faso en le faisant dans une ou plusieurs langues du pays. Même si cette thématique de l’enseignement supérieure a été abordé, selon les organisateurs de la rencontre, à proprement parler, la journée ne disposant pas de thèmes ni un programme chargé et chronométré se veut une rencontre de courtoisie, de prise de contact et de consolidation des amitiés entre individus.
Dans cette perspective, étaient présents à Nuremberg Dr. Idrissa Ouédraogo, écrivain venu de Dakar et le pasteur Étienne Bazié venu de Ouagadougou et représentant l’association allemand-burkinabè d’aide au développement.
Et si des Burkinabè ont fait de long trajet pour se rendre en Allemagne afin de communier avec leurs compatriotes, il faut aussi dire que certaines autorités locales, ont assisté aux festivités. Car la journée, présentant un exemple d’intégration réussie et un brassage des cultures, les responsables chargés des questions politiques liées à l’intégration des étrangers à Nuremberg, YiyitLemia et de KatiandaRobert ont tenu àêtre présents tout comme Straub Christoph, président de l’amicale germano-burkinabè basée en Allemagne. Par ailleurs, diverses nationalités du monde (togolaise, camerounaise, allemande, etc.) et bien sûr des Burkinabè venus de presque toutes les régions de l’Allemagne ont participéá la rencontre de Nuremberg.
Susciter l’adhésion du plus grand nombre à la Cause du Faso
Photo de familles des officiels et membres du comité d’organisation de la 3e journée du Burkina en Allemagne
Déjà, le ReCABA, le Réseau de Concertation des Associations Burkinabè en Allemagne qui se veut une fédération dans quelques années, par la voix de sa secrétaire permanente Aminata Rashow/Ouédraogo et durant les festivités attirer l’attention des organisateurs sur la nécessité d’impliquer toute la communauté burkinabè dans l’organisation de cette célébration.
Dans cette perspective Souleymane Hébié, premier conseiller de l’ambassade du Burkina Faso en Allemagne soutient que : « si nous voulons que cette Journée du Burkina en Allemagne, comme son nom l’indique, interpelle ou attire davantage tous les Burkinabè vivant en Allemagne et connaisse un succès encore plus grand et durable, en suscitant, par ricochet, une grande adhésion du plus grand nombre des amis et partenaires du Burkina en Allemagne, nous devrions peut-être revoir le cadre, le format, les modalités pratiques et le contenu à donner à cette Journée.
Je vous invite donc à initier et à approfondir la réflexion au niveau de vos Associations respectives et avec vos Délégués du Conseil supérieur des Burkinabè de l’extérieur –CSBE- afin de dégager, par consensus, les modalités pratiques d’organisation des prochaines éditions du Burkina-Tag en Allemagne, de manière à ce que tous les Burkinabè vivant en Allemagne, dans un esprit d’engouement patriotique et d’adhésion fraternelle, s’approprient cette Journée pour en faire une référence réussie d’initiative de la diaspora africaine en Allemagne. Nous contribuerions ainsi à renforcer notre identité nationale et notre fraternité, et à donner un signal fort de la cohésion et de la crédibilité des Burkinabè dans ce pays. »
Prenant en considération ces suggestions, le porte-parole, Sawadogo Gustave affirme prévoir la création d’une association pour gérer la marque Burkina-Tag. Aussi, il souhaite inviter toute structure engagée pour la cause du Burkina à participer à l’organisation de la journée. Cette perspective pourrait selon lui se faire à travers un cahier de charge pour permettre des candidatures et leur évaluation si elles désirent abriter et organiser cette journée.
«Pour ma part, je suis disposéà travailler avec vous à cet effet, sans réserve, ni discrimination, dans l’intérêt de tous et toutes et aussi dans l’intérêt de notre pays,» a soutenu Hébié Souleymane concernant cette réorganisation de la journée.
S’il s’est dit ravi de la journée, le Premier conseillé de l’ambassade tout comme les invités ont dit avoir apprécié aussi bien les mets burkinabè comme le ganhoré, le délégué, les beignets, etc. vendus sur le site. Par ailleurs, les artistes musiciens burkinabè vivant en Allemand, Feenose et Jimas ont fait trémousser petits comme grands.
Commencée à 16h la soirée a donc pris fin à 23h et le Comité d’organisation de donner Rendez-vous á la communauté pour l’an prochain. Le lieu de la 4e édition selon Gustave Sawadogo sera bientôt communiqué.
Benjamin Netanyahou n'était pas venu à Monrovia les mains vides
Les secteurs sur lesquels Israël entend miser dans sa nouvelle politique en direction de l’Afrique, figure en bonne place l’énergie, notamment l’énergie solaire. Et c’est le géant israélien du solaire, Energiya Global, déjà présent sur le continent, qui va être le bras armé de cette offensive diplomatique africaine de l’Etat hébreu, avec déjà un engagement d’un milliard de dollars sur les quatre ans, en attendant le grand sommet Afrique –Israël de Lomé en octobre 2017.
Benjamin Netanyahou n’était pas venu à Monrovia les mains vides
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui a tenu malgré la controverse, à assister au 51e sommet ordinaire de la CEDEAO à Monrovia, n’y est pas venu les mains vides. A la tête d’une délégation comprenant des hommes d’affaires, Netanyahou avait préparé de quoi séduire ses interlocuteurs ouest-africains. Et l’arme que l’Etat hébreu entend mettre en avant dans sa politique de rapprochement avec la région sera énergétique.
Ainsi, dans le cadre du protocole d’entente signé ce lundi entre l’État d’Israël et la CEDEAO, le géant israélien de l’énergie solaire, Energiya Global, va investir 1 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années dans le but de faire progresser les projets d’énergie verte à travers les 15 pays membres de la communauté économique ouest-africaine.
«Nous sommes prêts à financer et à construire les premiers projets solaires de démonstration nationale dans tous les pays affiliés à la CEDEAO afin de promouvoir la stabilité politique et le développement social et économique, ainsi que le transfert de connaissances», a indiqué le grand patron de Energiya Global, Yosef I. Abramowitz
Monrovia, 1er bénéficiaire pour l’accueil contre vents et marées de Netanyahou
On l’a dit, la participation du Premier ministre Benjamin Netanyahou au 51e sommet de la CEDEAO à Monrovia ce week-end, n’était pas du goût de tous, au point que des chefs d’Etat, à l’image de Mahamadou Issouffou du Niger, ont préféré purement et simplement annulé leur déplacement.
Pour remercier le Libéria de Ellen Johnson Sirleaf pour cet accueil contre vents et marées de Netanyahou et sa suite, Energiya Global et ses partenaires internationaux vont financer et construire un parc solaire d’envergure commerciale à l’aéroport international Roberts de Monrovia. «Un parc solaire «qui fournira 25 % de la capacité de production du pays », selon le PDG, Yosef I. Abramowitz. C’est là une belle perspective énergétique pour le Libéria qui est l’un des Etats les moins lotis en termes d’accès aux services énergétiques avec un taux d’électrification de 10%.
Energiya Global déjà présent dans 10 pays africains
Energiya Global et ses sociétés affiliées ont développé le premier parc solaire d’envergure commerciale en Afrique subsaharienne au Rwanda, qui fournit 6 % de la production énergétique du pays. Le groupe a également innové lors du développement d’une installation de puissance semblable au Burundi, qui assurera 15 % de la production énergétique du pays avant la fin de l’année. Le groupe solaire détient des parcs à différents stades de développement dans dix pays africains et prévoit d’annoncer son programme complet lors du sommet Israël-Afrique qui aura lieu à Lomé du 16 au 20 octobre 2017.
Un accord a été trouvé entre les agents de terrain chargés de l’enquête sur les ménages et des représentants du projet Filets sociaux, le 24 mai dernier à Tenkodogo. Les agents ont finalement été payés le 1 er juin 2017 et ceux qui avaient déserté la ville ont commencé à la regagner.
« Nous avons reçu la somme de 150 000 F CFA chacun et le reste nous sera donné à la fin du travail d’enquête dès que le cabinet rentrera en possession des fonds », nous apprend un des leaders du mouvement de contestation qui relève qu’il y a eu une augmentation de 90 000 F CFA et un bonus de 20 000 F CFA, représentant des frais de transports. Avec ces ajouts, chaque enquêteur devrait avoir 420 000 F CFA et chaque contrôleur, 460 000 F CFA.
On note une augmentation sensible, car le cabinet AFET-BF avait prévu de donner 310 000 F CFA à chaque enquêteur et 350 000 F CFA à chaque contrôleur. Encore mieux que ce que le directeur du cabinet AFET-BF, Dieudonné Bakouan, prévoyait de donner aux enquêteurs lors de la formation, 250 000 F CFA.
« Le responsable du cabinet voulait encore nous faire un tour la veille du paiement. Arrivé à Tenkodogo, après s’être entendu avec les responsables du projet sur la somme de150 000 F CFA, il voulait faire une réduction de 15 000 F CFA sur chaque agent de terrain », avance notre source qui indique que Dieudonné Bakouan a été rappelé à l’ordre par le coordonnateur du projet Filets sociaux. « C’est le nouveau coordonnateur qui a tout fait pour nous payer », renchérit-il, en souhaitant compter sur lui pour ne plus vivre l’expérience précédente à la fin de l’enquête.
A noter qu’il y a 112 agents de terrain dont 98 enquêteurs et 14 contrôleurs qui ont été recrutés par le cabinet AFET – BF pour effectuer des enquêtes sur les ménages dans la région du Centre-Est, précisément dans les provinces du Boulgou et de Koulpélogo.
Cette étude a été commanditée par le projet Filets sociaux, avec le financement de la banque mondiale. Et les termes de l’accord prévoie que les agents de terrain devraient poursuivre le travail d’enquête jusqu’au 20 juin prochain, histoire de rattraper les deux semaines perdues.
A lire très prochainement sur votre Site d’information les suites de cette affaire, avec les déboires du cabinet AFET -BF avec ses consultants et les confidences d’enquêteurs et d’enquêtrices.
Le Chef de l’Etat Burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a été réélu, ce 4 juin 2017 à Moronvia, à la tête de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) pour un mandat de quatre ans.
Cette décision est intervenue à l’issue d’une session des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Autorité qui s’est tenue en marge du 51ème sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ouverte dans la capitale libérienne, Monrovia.
L’Autorité du bassin de la Volta est une organisation africaine créée par les pays qui ont en partage le bassin de la Volta : Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo.
Le 19 janvier 2007 à Ouagadougou, en marge du sommet de la CEDEAO, les chefs d’Etat des pays concernés ont procédé à la signature de la convention portant statut du fleuve Volta et création de l’Autorité du bassin de la Volta.
L’organisation qui a son siège la capitale burkinabè, Ouagadougou, est chargée de veiller à la gestion rationnelle et intégrée des ressources du bassin de la Volta, à la sauvegarde de l’environnement et de l’écosystème du fleuve. Le bassin hydrographique de la Volta, d’une superficie de 400 000 km² regroupe 20 millions d’utilisateurs.
La présence de Benjamin Netanyahou à Monrovia n'était pas du vu d'un bon oeil par certains acteurs
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a participé au 51e sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenu à Monrovia. Une participation qui n’était pas du goût de certains acteurs de la région mais qui était essentielle pour l’Etat hébreu désireux de raffermir les liens avec le continent.
La présence de Benjamin Netanyahou à Monrovia n’était pas vu d’un bon oeil par certains acteurs de l’organisation
Parmi les actes majeurs de cette participation controversée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou au 51e sommet ordinaire de la CEDEAO à Monrovia figurent le non-déplacement du président nigérien Mahamadou Issouffou et du roi Mohammed VI du Maroc. Même le président sénégalais Macky Sall avait de bonnes raisons pour ne pas voir d’un bon œil la venue de Netanyahou à Monrovia.
Pour une affaire de vote du représentant du Sénégal à l’ONU contre la colonisation des territoires palestiniens occupés, les relations entre Dakar et Tel-Aviv s’étaient brutalement détériorées du fait des autorités israéliennes qui ont réagi par des mesures de rétorsions contre le Sénégal.
Le nouveau président de la CEDEAO Faure Gnassimgbé, est un fervent soutien d’Israel
Mais, pour Benjamin Netanyou et son pays, ce déplacement était essentiel. A Tel-Aviv, il n’est plus question de laisser l’Afrique à la Palestine et à ses dirigeants qui à chaque sommet de l’Union africaine sont présents pour délivrer un message aux Africains. Les Israéliens veulent aussi être présents. Et la présence à Monrovia n’est qu’une étape vers Addis Abeba, siège de l’UA, via Lomé qui s’apprête à accueillir du 15 au 20 octobre 2017 le premier sommet Afrique-Israël.
Les choses s’annoncent sur de bons auspices pour Israël. Sur place à Monrovia, Netanyou a normalisé ses relations avec le président sénégalais Macky Sall. Et ce n’était pas tout. Le président Faure Gnassingbé du Togo, un fervent soutien d’Israël sur le continent, comme son défunt père Eyadema, a été propulsé à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Evidemment, ce n’est pas le fait du hasard, que ce soit la capitale togolaise qui va accueillir le premier sommet Afrique-Israël. Fort de ce contexte favorable, Benjamin Netanyahou pouvait se permettre déjà d’encenser l’Afrique, «un continent ascendant », et de plaider pour un retour d’Israël auprès de l’Union africaine (UA) comme pays observateur.
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a donné son accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc, lors d’un sommet tenu ce 4 juin 2017 à Monrovia.
Parmi les sujets à l’ordre du jour, les dirigeants ouest-africains devaient examiner une demande d’adhésion du Maroc, officiellement candidat depuis février, à la suite de son retour en janvier au sein de l’Union africaine, de statut d’observateur pour la Tunisie, et se prononcer sur un accord d’association avec la Mauritanie.
Les chefs d’Etat ont « exprimé un soutien général pour la demande du royaume du Maroc, compte tenu des liens forts et multidimensionnels qu’il entretient avec les États membres ».
Ils ont « chargé la Commission d’examiner les implications d’une adhésion du royaume du Maroc au regard des dispositions des traités de la Cedeao et de soumettre ses conclusions » au prochain sommet de l’organisation, selon le texte.
« La séquence politique (de l’adhésion du Maroc) vient de s’achever. Elle ouvre la voie à une séquence juridique qui doit rendre cette adhésion effective. Viendra ensuite une séquence technique, où il faudra négocier secteur par secteur », a expliqué une source diplomatique marocaine haut placée qui a indiqué qu’il « y a eu un très large soutien de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Gambie, du Burkina… ».
« Six mois après le retour du Maroc à l’UA, le Maroc fait son entrée à la Cedeao », s’est-elle félicitée, soulignant que le roi Mohammed VI avait été invité au prochain sommet de l’organisation.
« L’Afrique de l’Ouest sera un acteur clé des relations interafricaines, et des défis du continent », selon la même source.
S’agissant de l’accord d’association avec la Mauritanie, les chefs d’Etat ont estimé que pour en bénéficier, ce pays, ancien membre de la Cedeao, devrait plutôt « présenter une demande de pleine adhésion », selon le communiqué.
La Mauritanie avait quitté la Cedeao en 2000, préférant son appartenance à l’Union du Maghreb arabe (UMA) qu’elle partage avec l’Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie.
Les dirigeants ouest-africains ont en revanche approuvé la demande de statut d’observateur de la Tunisie, sous réserve de vérification par la Commission de la Cedeao du respect de ses règles en la matière.
Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Jeune Afrique
Dans leur conférence de presse du 2 juillet 2017, destinée à exprimer toute leur détermination à voter, face aux récriminations de l’opposition, le projet de loi portant allègement des procédures de contractualisation du programme de projets Partenariat public-privé (PPP) ; les responsables du parti au pouvoir ont dit bien des choses. Certains propos ont déplu. D’autres ont retenu positivement l’attention.
Au sortir de la conférence de presse du 2 juillet du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parmi les annonces positives qui méritent d’être retenues et suivies de près figure celle du président Salif Diallo relative à l’électrification de tous les établissements d’enseignements du pays.
On le sait, les infrastructures ont occupé une place centrale au cours de cette conférence de presse sur la nécessité pour le pouvoir de pouvoir recourir à des procédures allégées pour accélérer le rythme de réalisation des infrastructures prévues dans le programme présidentiel, vu que le temps est limité. Après le vote dudit projet de loi le lendemain 3 juillet, le pouvoir a désormais le champ libre pour passer à l’action et en toute légalité.
Infrastructures, c’est bien mais avec l’électricité, c’est encore mieux !
Très combatif, le président de l’Assemblée nationale a annoncé toute une série de réalisations d’infrastructures.Salif Diallo laissera même entendre que tous les établissements du pays seront électrifiés. Il touche là un point cardinal du développement : l’électricité.
Les infrastructures sont importantes pour le développement d’un pays. Mais, elles ne sont pas toujours suffisantes pour impulser un développement durable aux effets multiplicateurs. Et c’est là qu’intervient l’électricité. Elle permet de viabiliser les infrastructures réalisées. Electrifier une école ou un collège, c’est améliorer sensiblement les conditions de vie des enseignants et des élèves. C’est les mettre dans les conditions de produire de meilleurs résultats avec cette possibilité de pouvoir travailler de jour comme de nuit.
Cela est aussi valable pour les autres infrastructures, y comprises les routes. Une route électrifiée peut être fréquentée la nuit par les usagers sans grands risques d’accidents ou d’attaques de terroristes. Pour résumer, l’on dira tout simplement, construire des infrastructures, c’est bien ; mais les construire et avec l’électricité qui permet de les viabiliser, c’est encore mieux.
«lemppisme = pouvoir militants + électricité» ?
En cela, Salif Diallo a été particulièrement inspiré sur ce coup. Lui qu’on avait rarement entendu sur des questions d’énergie. Et l’on ne demande qu’à voir tous les établissements électrifiés d’ici la fin du quinquennat. Ce sera non seulement un grand progrès pour les Burkinabè, les bénéficiaires. Mais, aussi pour le parti au pouvoir, le MPP, qui aura impulsé ces progrès aux effets multiplicateurs.
Avec l’électricité dans les établissements, l’on pourra par exemple initier très tôt les enfants à l’informatique et ils pourront ainsi profiter de toutes les opportunités d’apprentissage via l’Internet.
Lénine, théoricien et père de la Révolution russe, pour souligner la place centrale de l’électrification dans la politique communiste de transformation de la Russie d’alors, avait dit : «le communisme = le pouvoir des soviets + l’électricité».
Pour paraphraser, Salif Diallo, pourra lui aussi, si les choses se passent comme annoncer, dire : «le mppisme, c’est le pouvoir des militants + l’électricité».
Les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes ont adressé une lettre au Président du pour protester vigoureusement contre la situation qui prévaut à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE. Ils ont donné une semaine au président du Faso pour rétablir les travailleurs dans leurs droits. Lisez plutôt!
Monsieur le Président du Faso,
C’est avec un sentiment d’exaspération que nous venons à vous pour protester vigoureusement contre la situation qui prévaut à l’Hôtel SOPATEL SILMANDE. La prise de service du nouveau directeur général de l’hôtel en mars 2017, M. Omar SALL, a été suivie par la prise de mesures unilatérales et surtout par un comportement irrespectueux vis-à-vis du personnel. La volonté de dialogue des délégués du personnel et les suggestions qu’ils ont tenté de lui faire ont buté contre un refus de les écouter et des menaces qui ont abouti à une cascade de licenciements qui touchent aujourd’hui trente agents, en plus des onze qui ont été licenciés depuis l’arrivée du nouveau Directeur Général.
Ces licenciements ont été opérés en bravant toutes les initiatives et décisions prises par les autorités nationales :
rencontres initiées par le ministère de la culture, des arts et du tourisme les 1er, 14 et 16 mai 2017 avec toutes les parties concernées par le conflit ;
correspondance adressée par le Ministre de la culture, des arts et du tourisme au Président du Conseil d’Administration de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE en date du 19 mai l’invitant « à surseoir sans conditions aux licenciements, à annuler les décisions déjà prises concernant les 25 licenciements et les 12 suspensions et à reprendre sans délai les concertations devant aboutir à un règlement amiable de la crise ;
rencontres initiées par la Direction Régionale du Travail et de la Protection sociale du Centre avec la Direction Générale, puis avec les représentants des travailleurs ;
lettre adressée par le Directeur Régional du Travail et de la Protection Sociale du Centre pour notifier au Directeur général son refus de lui accorder l’autorisation de licenciement des délégués du personnel et des délégués syndicaux.
C’est donc au mépris de ces différentes autorités, de leurs recommandations et décisions que la direction générale de l’hôtel a procédé aux licenciements, en bénéficiant de l’appui d’une unité de la gendarmerie nationale. Et aussi contre les textes, elle a bloqué les salaires des travailleurs.
Monsieur le Président du Faso,
Ce cas de licenciements abusifs vient à la suite de nombreux autres cas où des patrons ont procédé à des licenciements de travailleurs au mépris des décisions de l’Inspection du Travail et parfois même du Ministre en charge du Travail. Du reste, les cahiers de doléances du 1er mai ont régulièrement mentionné ces cas et la nécessité de les traiter.
Monsieur le Président du Faso,
Nous, secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes, sommes aujourd’hui excédés par ces abus dont sont victimes des centaines de travailleurs, abus qui s’accompagnent souvent de mépris et d’injures vis-à-vis de notre pays.
Par la présente, nous vous interpellons afin que des mesures urgentes soient prises pour la réintégration de tous les travailleurs licenciés de l’Hôtel SOPATEL SILMANDE, mais aussi de tous les travailleurs qui ont subi ces licenciements abusifs.
En tout état de cause, nous sommes résolus à ne pas continuer de subir ces graves atteintes au droit du travail et au droit syndical. Dans ce sens, si dans un délai d’une semaine, rien n’est pour rétablir les travailleurs dans leurs droits, nous engagerons des actions fermes en vue de défendre les intérêts des travailleurs et le respect du droit du travail.
Ont signé :
Pour les Centrales syndicales :
Le Président de mois,
Georges Yamba KOANDA
Secrétaire Général/ USTB
Pour les Syndicats Autonomes :
Le Président de Mois
Juste Koumara LOGOBANA
Secrétaire Général / SYNTAS
La brillante formation zambienne des 20 ans victorieuse des Allemands en huitième, affrontera ce lundi 5 juin les Italiens. Si les jeunes joueurs zambiens font preuve de la même rage de vaincre, il n’y a pas de raison que l’on ne les retrouve pas en demi-finale de ce mondial des moins de 20 ans de la Corée du Sud.
Les cadets zambiens sont jusque-là les représentants africains qui ont donné plus de satisfaction au mondial sud-coréen des moins de 20 ans. Tombeurs des Allemands en huitième de finale, les Chipolopolos cadets croisent les crampons ce lundi avec les Italiens qui ont éliminé en huitième de finale les Français. Et si les jeunes joueurs zambiens font preuve de la même rage de vaincre, il n’y a pas de raison que l’on ne les retrouve pas en demi-finale.