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Projet de loi Code électoral : le CFOP réaffirme son opposition et appelle à la mobilisation

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Le chef de file de l'opposition politique burkinabè, Zéphirin Diabré, a appelé à une mobilisation contre le projet de loi en question

Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a animé ce jeudi 8 juin une conférence de presse. Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration liminaire de cette conférence de presse.

Le chef de file de l’opposition politique burkinabè, Zéphirin Diabré, a appelé à une mobilisation contre le projet de loi en question

«Mesdames et Messieurs les Représentants des organes de presse,

Mesdames et Messieurs les responsables des partis politiques,

Mesdames et Messieurs les Présidents des groupes parlementaires,

Honorables députés à l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Bienvenueà vous dans la maison commune de l’Opposition, à l’occasion de cette conférence de presse consacrée au projet de loi relatif au Code électoral.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’Opposition souhaite que nous ayons une pensée pieuse pour un de ses membres brutalement arraché à l’affection des Burkinabè le 30 mai dernier. Il s’agit du Dr Valère Dieudonné Somé, Président de la Convergence Démocratique et Sociale (CDS). Je vous prie de bien vouloir vous lever pour observer une minute de silence en sa mémoire.

Je vous remercie.

Chers amis de la presse,

Votre présence ici  ce matin témoigne encore de  l’excellence de la coopération entre l’opposition politique et la presse nationale qui, en toute objectivité et impartialité, se fait toujours le relais des préoccupations du peuple burkinabè, dans le cadre plus vaste de sa mission d’éducation et de sensibilisation de nos concitoyens.

Mesdames et Messieurs,

L’opposition politique a décidé d’organiser cette conférence de presse, afin de donner son appréciation collective sur le projet de loi relatif au Code électoral, porté à la connaissance des partis politiques par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, lors d’une rencontre organisée par lui le 30 Mai dernier. Les partis politiques étaient invités à faire les observations dans un délai d’une semaine.

L’Opposition politique trouve cette démarche très inappropriée, au regard du début de dialogue qui s’était instauré avec le gouvernement sur cette question importante du Code électoral.

En effet, par lettre en date du 7 Décembre 2016, le ministre d’Etat, Simon Compaoré, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure de l’époque, soumettait à  l’Opposition un questionnaire portant sur des aspects très précis du code électoral, dans le cadre d’une démarche de relecture dudit code et ce, en prélude à une rencontre inclusive de discussion. (Lecture de la lettre du 7 Décembre 2016).

Alors que nous nous attendions à la convocation de cette rencontre annoncée, où des discussions auraient lieu avec toutes les composantes sur les divers points qui posent problème, c’est avec une grande surprise que nous avons reçu un  projet de loi concocté par le gouvernement tout seul,  dans le secret de ses laboratoires, sans n’y associer personne, contrairement à ce qu’il avait promis.

Cette manière de faire dénote d’un certain mépris que nous ne pouvons nullement accepter. Elle masque aussi une intention malsaine.

Ensuite, l’Opposition s’interroge sur l’opportunité de trancher cette question du code électoral, au moment même où le pays s’achemine vers l’adoption d’une nouvelle constitution qui, justement, balise certains aspects importants du  code électoral.

Le choix de procéder à une révision en profondeur du code électoral et le fait d’anticiper aussi l’adoption de l’avant-projet de Constitution en utilisant certaines notions ou appellations entraînent d’ailleurs des incohérences. Par exemple, le projet de code électoral parle de “Cour constitutionnelle” prévue par le projet de Constitution non encore adopté alors qu’une telle Cour n’existe pas encore dans la Constitution en vigueur (qui doit être respectée en attendant), qui parle plutôt de Conseil constitutionnel.

Mais le plus gros problème que pose ce projet de loi, c’est la remise en  cause de certains acquis démocratiques, chèrement arrachés par notre peuple. Les sujets sont nombreux, mais nous n’en citerons que 3 à ce stade :

Le premier de ces acquis, c’est la CENI.

Dans le projet tel que présenté, on sent très nettement une volonté de supprimer la CENI dans son format actuel et de transférer ses prérogatives à l’administration.

Déjà dans la commission constitutionnelle, lors des débats, les représentants de la majorité avaient exprimé leur volonté de voir supprimer la CENI pour confier l’organisation des élections à l’administration à travers le ministère de l’administration territoriale; il en était de même pour l’ASCE-LC et le CSC. L’opposition s’y est farouchement opposée  car la CENI dans sa formule actuelle est un acquis de haute lutte,  un consolidant démocratique qui ne peut être brisé à la guise du pouvoir.

La nouvelle Constitution elle-même prévoit l’adoption d’une loi organique pour définir la dénomination, la composition, les attributions, l’organisation, le fonctionnement, de “l’autorité administrative indépendante” chargée de l’organisation des élections, les obligations et incompatibilités de ses membres.

Or, si l’avant-projet de loi parle bien « d’autorité administrative indépendante chargée de l’organisation et de la supervision des opérations électorales et référendaires”, le problème c’est qu’on ne  préciseni sa composition, ni sa forme légale (mode d’adoption par loi ou règlement).Pire, dans les dispositions transitoires, il est dit que les textes d’application du présent code seront pris par voie règlementaire. Ce qui pourrait laisser entendre que l’autorité administrative indépendante pourra être créée par règlement alors que c’est une institution constitutionnelle qui ne peut être créée que par une loi organique.

Le deuxième acquis que remet en cause de fait le projet de loi, c’est le vote des Burkinabè de l’étranger. Sur cette question, le gouvernement du MPP s’est engagé publiquement  à rendre ce vote effectif en 2020. Il a 5 ans pour le faire, ce qui est amplement suffisant.  Or, dans le projet de loi, on parle maintenant de le rendre effectif non pas en 2020, mais  à partir de 2020. C’est inacceptable. L’opposition voit la manœuvre. En fait, sous le prétexte d’aller graduellement, le MPP veut rendre le vote des Burkinabè de  l’étranger effectif uniquement là où ça l’arrange. Et Il va nous expliquer  que pour  certains pays,  le gouvernement n’est pas prêt. La ficelle est trop grosse !

Enfin, un troisième élément qui appelle la suspicion, pour l’établissement et la révision des listes électorales, on a supprimé la carte consulaire pour autoriser l’acte de naissance et les jugements supplétifs. Or tout le monde sait qu’il s’agit là de documents éminemment reproductibles à grande échelle par les maires MPP, donc source potentielle de fraude.

A ces éléments s’ajoutent des bizarreries, qui rendent le document inacceptable, et sur lesquelles  l’opposition reviendra en temps opportun.

Les prochaines élections ont lieu en 2020. La nouvelle constitution va baliser le chemin devant nous y conduire. Quelle urgence y a-t-il donc à sauter pieds joints dans l’adoption d’un nouveau code électoral ?

Pour l’opposition, il faut attendre l’adoption de la nouvelle constitution pour ouvrir le débat sur un nouveau code électoral, en s’appuyant justement sur les dispositions de cette nouvelle constitution. S’il le faut, les imperfections que comporte le code électoral actuel peuvent être toilettées par une simple révision en attendant l’adoption de cette  nouvelle constitution. C’est du reste l’exercice que le gouvernement avait annoncé dans sa lettre du 7 Décembre 2016.

Pour toutes ces raisons, l’Opposition exige du gouvernement qu’il retire purement et simplement son projet de loi et revienne à l’esprit de sa lettre du 7 Décembre 2016.

L’Opposition en appelle à tous les démocrates, aux organisations de la société civile, aux organisations syndicales, pour qu’ils se mobilisent contre la forfaiture qui se prépare.

Mesdames et messieurs,

Bien que ce ne soit pas le sujet principal de cette conférence de presse, l’Opposition souhaite revenir sur les menaces qui pèsent sur la sécurité des opposants. Des incidents troubles ont lieu ces jours-ci  qui motivent nos inquiétudes, parce qu’ils rappellent des méthodes que nous connaissons. Les filatures des opposants se multiplient, et s’ajoutent aux écoutes illégales de nos communications, chose avec laquelle nous avons déjà appris à vivre depuis longtemps.

Mais le summum est atteint avec les attaques à main armées contre les domiciles des opposants, comme ce fut dernièrement le cas au domicile familial du Président du CDP, Eddie Komboigo.

Le Burkina est un pays de savane où on sait qui  est qui et qui fait quoi ! L’opposition politique exige toute la lumière sur ces agissements et tiendra le gouvernement responsable de toute atteinte à l’intégrité physique d’un opposant.

Mesdames et messieurs,

L’affaire du code électoral est un niéme épisode qui continue de montrer que le pouvoir du MPP ne veut pas gérer le Burkina selon les acquis de l’insurrection.

Hier en écoutant le compte-rendu du conseil de ministres, on se demande si ce gouvernement est conscient de la situation du pays.

Avec tous les  problèmes que vit le Burkina en ce moment, voilà tout un gouvernement qui se réunit pour ne parler que de l’achat de véhicules neufs au profit des ministres.

A tous les burkinabè, l’Opposition demande d’être prêts pour répondre aux mots d’ordre qu’elle pourrait être amenée à lancer, non seulement pour la question du code, mais pour tous les manquements très graves aux principes de bonne gouvernance dont le pouvoir du MPP se rend coupable chaque jour qui passe.

Je vous remercie ! »

Guillaume Soro : « J’ai l’habitude des procès en sorcellerie »

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Grogne des militaires ivoiriens, relations avec Alassane Ouattara, ambitions présidentielles… L’ancien chef rebelle s’explique. Et surtout se défend. Une interview exclusive.

Peu disert depuis le début de la « crise des mutineries », en janvier, Guillaume Soro, 45 ans, a laissé son premier cercle répondre à ceux qui, dans l’entourage du président Ouattara, l’accusent à demi-mot d’instrumentaliser le mécontentement d’une troupe sur laquelle il conserve un certain contrôle. Après la découverte à Bouaké d’une cache d’armes dans la villa de son chef du protocole, le silence du président de l’Assemblée nationale n’était plus tenable. Plutôt que de s’expliquer, il a choisi ici de se défendre.

Jeune Afrique : Vous êtes resté silencieux depuis que les mutineries agitent le pays. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Guillaume Soro : Silencieux ? Lors de la crise, en janvier comme en mai, j’ai été en contact étroit avec le président de la République, aussi bien au téléphone qu’en tenant, dans sa résidence, des séances de travail régulières. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de lui apporter mon concours. Mais je voudrais surtout vous rappeler que depuis mars 2012 la fonction que j’occupe est celle de président de l’Assemblée nationale : je ne suis ni le Premier ministre, ni le ministre de la Défense, ni celui de l’Intérieur. Il ne me revenait donc pas d’être aux avant-postes en ce qui concerne la gestion de ces crises. Ce que je pouvais et devais faire, je l’ai fait – aussi bien publiquement qu’en coulisses.

En mai, en pleine mutinerie, une cache d’armes a été découverte à Bouaké chez votre directeur du protocole. Comment avez-vous réagi lorsque vous l’avez appris ?

Vous savez, j’ai assumé la rébellion des Forces nouvelles. Ce n’est donc pas pour une cache d’armes que je me serais défilé. Cela dit, acceptez que je ne m’étende pas sur cette question, au nom du devoir de réserve qui est le mien, en tant qu’ancien Premier ministre et ancien ministre de la Défense. D’autant qu’une enquête a été ouverte. Il ne conviendrait pas de la polluer par des déclarations intempestives. La personne mise en cause est l’un de mes plus proches collaborateurs, et je lui ai demandé de faciliter autant que possible le travail des enquêteurs. Laissons-les éclaircir cet épisode, puis nous en reparlerons.

Certains, à Abidjan, voient votre main derrière les événements récents. Que répondez-vous à ceux qui prétendent que vous manipulez les mutins ?

À vrai dire, je m’y attendais un peu. Souvenez-vous : lorsque j’ai quitté la primature, en 2012, et que j’ai été élu président de l’Assemblée nationale, les mêmes personnes qui véhiculent les ragots que vous évoquez ont affirmé que j’étais tombé en disgrâce auprès du président, et que celui-ci m’avait mis au placard. Ils ignoraient que le président de la République et moi-même y avions longuement réfléchi. Ils ont fini par se rendre compte que, loin d’avoir été remisé au garage, je m’épanouissais pleinement au Parlement.

Fin 2014, lors de la première mutinerie, il s’est trouvé des gens pour insinuer que j’étais derrière cette éruption de colère des troupes. En vain. En 2016, quand le président a lancé le chantier de la IIIe République et de la réforme constitutionnelle, on a cette fois propagé la rumeur selon laquelle j’étais en colère parce que j’allais me retrouver déchu du dauphinat constitutionnel en perdant ma position de deuxième personnage de l’État.

L’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’État et moi-même

En 2017, rebelote. Au moment du renouvellement de l’Assemblée nationale, les médisants ont prétendu que j’étais entré en disgrâce – encore une fois, décidément ! – et que je ne bénéficiais plus de la confiance du président pour effectuer un deuxième mandat au perchoir. Dans ce contexte, quand la deuxième mutinerie a éclaté, le 5 janvier 2017, j’ai pu lire çà et là que son objectif inavoué était de contraindre le président à avaliser le renouvellement de mon mandat. Pourtant, un accord avait été précédemment conclu avec le chef de l’État et le président [du Parti démocratique de Côte d’Ivoire] Henri Konan Bédié.

Je suis habitué aux procès en sorcellerie. L’essentiel pour moi est d’entretenir la confiance qui existe entre le chef de l’État et moi-même.

À quoi, selon vous, sont dues ces mutineries à répétition ?

J’ai entendu beaucoup d’incongruités pendant ces douloureux événements. On a prétendu que j’avais légué à la Côte d’Ivoire une armée de brigands et d’analphabètes, que les « 8 400 » [d’anciens rebelles des Forces nouvelles intégrés à l’armée régulière à partir de 2011] étaient des incultes, des sauvages, que sais-je encore… Je trouve ça profondément injuste. Analphabètes ? Oui, bien sûr, certains d’entre eux le sont. Mais lorsque nous recrutions des troupes pour lancer la révolution de 2002 – qui a abouti à la Côte d’Ivoire démocratique actuelle –, nous les sélectionnions en fonction de leur motivation, de leur détermination et de leur aptitude au combat, comme tant d’autres l’ont fait de par le monde et à travers l’Histoire, pour défendre des causes nobles. Mon propre grand-père, qui a participé à la Seconde Guerre mondiale dans les rangs de l’armée française, ne savait ni lire ni écrire.

Si nous avions eu les moyens de les former sur le long terme, ces 8 400 hommes auraient pu constituer une force aguerrie et disciplinée au service de notre armée. La Légion étrangère française est un bel exemple de ce qu’un homme peut devenir si on lui offre l’encadrement et l’entraînement adéquat.

Nous avons eu quatre mois pour anticiper la crise. À chacun de nous de faire son autocritique

Pour être honnête, je considère que, dans l’entourage du président Ouattara, nous n’avons pas été à la hauteur pour lui éviter les humiliations que la nation ivoirienne a connues et que lui-même a subies. Qu’avons-nous fait depuis que la première mutinerie est advenue, en 2014, pour trouver une solution aux revendications de ces soldats ? Qu’avons-nous fait pour nous doter d’une capacité militaire opérationnelle suffisante pour juguler toute nouvelle tentative de mutinerie ? Entre janvier et mai 2017, nous avons disposé de quatre mois pour anticiper la crise qui vient finalement d’éclater. Pour quel résultat ? Il revient à chacun d’entre nous de faire son autocritique.

Considérez-vous que certaines personnes, dans l’entourage d’Alassane Ouattara, cherchent à vous déstabiliser ? Certains journaux vont jusqu’à citer le nom d’Amadou Gon Coulibaly…

Pourquoi voudrait-on me déstabiliser ? La Côte d’Ivoire est sortie de la crise de 2010 grâce à l’union passée entre Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et moi-même. Notre intérêt commun réside dans le maintien et le renforcement de celle-ci. Je vais vous faire une confidence : quand mon aîné Amadou Gon Coulibaly a été nommé Premier ministre, en janvier, je me suis rendu dans ses bureaux pour le féliciter et l’assurer de ma disponibilité. Tout simplement parce que je pense que, en tant que fidèle parmi les fidèles du président Ouattara, il méritait sa chance et son tour.

Ouattara lui-même m’a conseillé de maintenir l’intégralité de mes activités et de ne pas modifier mon agenda international

Est-il exact que le président Ouattara est en froid avec vous ?

Depuis 2002, à chaque fois que le pays traverse des difficultés, les gens prétendent que ma relation avec le président Ouattara en pâtit. Pourtant, elle demeure bonne, et la confiance que je nourris à son égard est intacte. Au lendemain de la découverte de la cache d’armes à Bouaké, nous nous sommes entretenus à son domicile. C’est lui-même qui m’a, par la suite, conseillé de maintenir l’intégralité de mes activités et de ne pas modifier mon agenda international. À ses yeux, il était important que l’opinion se rende compte que les institutions ivoiriennes fonctionnent et qu’il n’y a pas péril en la demeure.

Cherche-t-on ainsi à vous écarter de la présidentielle de 2020 ? Ces accusations peuvent-elles vous conduire à renoncer ?

Ai-je fait acte de candidature pour qu’on parle de renonciation ? Évitons d’alimenter une polémique inutile. Je l’ai déjà dit : en 2020, je privilégierai l’intérêt collectif. Ce qui me préoccupe le plus dans l’immédiat, c’est d’œuvrer à la stabilité du pays aux côtés du président de la République.

Certains vont jusqu’à évoquer l’hypothèse de votre inculpation, voire de votre interpellation. Redoutez-vous cette perspective ?

S’agit-il là d’une information dont vous me donnez la primeur ? Si tel est le cas, soyez-en remercié. Mais, pour le moment, je dois vous avouer que cette rumeur est l’une des rares qui ne me soit pas encore revenue aux oreilles.

Où va, que veut, que cherche Guillaume Soro ?

Depuis les années 1990, j’ai mené un combat politique et syndical contre l’injustice. J’avais 21 ans lors de ma première incarcération, en 1993. Je ne recherche rien d’autre que servir l’idéal de justice sociale, de paix et de rassemblement qui m’anime depuis toutes ces années.
Burkina Demain
Source: JeuneAfrique

Burkina : Le gouvernement annonce l’achat de nouveaux véhicules les jours à venir

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Au terme du Conseil des ministres tenu , le mercredi 07 juin 2017 à Ouagadougou, sous la présidence de Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, le gouvernement a marqué son accord pour l’achat, dès cette année, de nouveaux véhicules pour faire face à un « dénuement en matériel roulant » au niveau de l’administration.

Cette opération d’acquisition de véhicules fait suite à la réforme du parc auto en 2016, dont 1 546 véhicules ont été vendus. son accord pour la validation des procédures d’acquisition de véhicules et a instruit le ministre en charge du dossier pour une dotation rapide des administrations qui n’en disposent pas et le renforcement du parc central de l’Etat.

Les raisons, selon le gouvernement sont entre autres, un dénuement en matériel roulant au niveau de certaines de ses structures, notamment celles déconcentrées ; le manque de véhicules pour doter les administrations nouvellement créées et certains responsables d’institutions ; la recrudescence des pannes sur les véhicules de fonction ou affectés aux personnalités dues à l’âge desdits véhicules ; le manque de véhicules d’appoint ou de remplacement au profit des membres du gouvernement en cas de pannes ou de détérioration de leurs véhicules de fonction ; l’insuffisance de véhicules au niveau de son parc automobile central pour assurer le transport des hôtes de l’Etat.

Burkina Demain

Hadj 2017 : le premier vol prévu pour le 17 août 2017

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Le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation Siméon Sawadogo, assisté par son collègue des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière Souleymane Soulama, a signé le lundi 05 juin 2017, le contrat de transport aérien des pèlerins pour le Hadj 2017.

« Nous nous réjouissons de la signature de cet accord qui permettra de transporter environ sept mille(7.000) pèlerins. Nous remercions la compagnie de transport aérien Flynas pour les efforts consentis lors des discussions et nous souhaitons que le Hadj 2017 se déroule dans de meilleurs conditions au grand bonheur des pèlerins burkinabè », a déclaré Siméon_Sawadogo.

Monsieur Ahmed_S_Sultan, le représentant de Flynas, compagnie chargée du transport des pèlerins, s’est réjoui de la signature de cet accord avec le Burkina Faso, pays qui, selon lui est considéré comme un pays stratégique pour sa compagnie.

Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle du MATD

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 07 juin 2017

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Le Conseil des ministres tenu , le mercredi 07 juin 2017 à Ouagadougou, en séance ordinaire, de 09 H 30 mn à 12 H 30 mn, sous la présidence de Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement, a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’acquisition de véhicules au profit de l’Administration au titre du budget de l’Etat, exercices 2017 et 2018.
Cette opération d’acquisition de véhicules fait suite à la réforme du parc auto en 2016, dont 1 546 véhicules ont été vendus. Il reste que l’Etat fait face à :

– un dénuement en matériel roulant au niveau de certaines de ses structures, notamment celles déconcentrées ;
– le manque de véhicules pour doter les administrations nouvellement créées et certains responsables d’institutions ;
– la recrudescence des pannes sur les véhicules de fonction ou affectés aux personnalités dues à l’âge desdits véhicules ;
– le manque de véhicules d’appoint ou de remplacement au profit des membres du gouvernement en cas de pannes ou de détérioration de leurs véhicules de fonction ;
– l’insuffisance de véhicules au niveau de son parc automobile central pour assurer le transport des hôtes de l’Etat.

Le Conseil a marqué son accord pour la validation des procédures d’acquisition de véhicules et a instruit le ministre en charge du dossier pour une dotation rapide des administrations qui n’en disposent pas et le renforcement du parc central de l’Etat.
L’acquisition de ces véhicules se fera sur les principes de la nécessité, de la faible consommation en énergie, de l’harmonisation progressive des types de véhicules utilisés dans l’Administration publique, de contrats prévoyant l’entretien par le fournisseur et de conditions de règlement acceptables.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la démarche en cours sur la résorption des retards et des chevauchements d’années académiques dans les Universités publiques.

La démarche vise à organiser une concertation avec les différents acteurs de toutes les Universités, les centres universitaires et le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), en vue d’obtenir la signature d’un pacte dont la mise œuvre permettra la résorption des retards et les chevauchements d’années académiques à partir de la rentrée universitaire 2017-2018.

Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre de ladite démarche.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’incidence financière des résultats des négociations gouvernement-syndicats de l’éducation.

Ces négociations ont abouti à la signature d’un protocole d’accord consacrant la revalorisation des indemnités servies pour les examens et concours scolaires et professionnels ainsi que pour le baccalauréat.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures idoines pour la mobilisation des ressources nécessaires à la bonne organisation des examens et concours.

Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Activité minière au Burkina : Journalistes et communicateurs se disent les vérités

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Le présidium de la rencontre, au milieu, Toussaint Bamouni, directeur exécutif de la chambre des mines ; à sa gauche, le vice-président Adama Barry et à sa droite, le président de l'AJM

En vue de favoriser la collaboration entre eux pour une meilleure production de l’information autour de l’activité minière, les journalistes et les responsables de communication des compagnies minières se sont rencontrés ce 6 juin 2017 à Ouagadougou, à l’initiative de l’Action des Journalistes pour les mines (AJM).

Le présidium de la rencontre, au milieu, Toussaint Bamouni, directeur exécutif de la chambre des mines ; à sa gauche, le vice-président Adama Barry et à sa droite, le président de l’AJM Elie Kaboré

Entre un journaliste et un chargé de communication d’une compagnie minière, ce n’est souvent pas la bonne entente. D’un côté il y a le journaliste, confronté aux impératifs de l’info (rapidité) et  qui est parfois pressé d’avoir une confirmation et de l’autre, le chargé de communication qui parfois n’a même pas l’information ou n’a pas le droit de confirmer ou infirmer  sans l’autorisation de sa hiérarchie qui souvent doit elle-même se référer au siège de la compagnie en occident. Il en résulte pour l’un et l’autre des situations difficiles à gérer.

Le journaliste propagateur de fausses informations ?

Si le journaliste décide de publier l’information en l’état, il court le risque de diffuser une fausse information qui peut porter préjudice à l’image de la mine, dans un contexte où les mines n’ont déjà pas bonne presse. S’il ne le fait, sa source peut le considéré comme roulant pour la mine, alors que cette source peut aussi  manipuler le journaliste en question. Pour le chargé de communication, il est systématiquement considéré par le journaliste comme un blocage à la production de l’information. Conséquence, les rapports difficiles et empreints de méfiance.

Les journalistes obligés de travailler avec les sources disponibles et parfois  pas crédibles (membres des populations riveraines souvent opposées aux compagnies minières ou acteurs de la société civile) sont parfois  considérés par les miniers comme des propagateurs de fausses informations. Les mines sont considérées par les journalistes et les observateurs comme des espaces fermés. «C’est même un fait», concèdent des responsables miniers tout en assurant que cela est lié même à la nature de l’activité minière et non à une quelconque volonté de ramer à contrecourant des impératifs de transparence qui à les écouter caractérise même l’exploitation minière industrielle. «Nous ne sommes pas contre la course aux scoops des journalistes. Mais, ce que nous  souhaitons, c’est que ce soit des scoops basées sur des informations vraies», a laissé entendre pour sa part, AdamaSoro, responsable de la commission communication et RSE (Responsabilité sociale de l’entreprise) à la chambre des mines.

«Les mines gagneraient à s’ouvrir aux journalistes »

Elie Kaboré, président de l’Action des journalistes pour les mines, a plaidé pour une meilleure prise en compte des préoccupations des hommes des médias au niveau des mines

L’un dans l’autre, la présente rencontré initiée par l’Action des journalistes pour les mines (AJM) avec le soutien de la Chambre des mines (CMB) était indispensable pour les différentes catégories d’acteurs. Elle a permis de se comprendre jusqu’à un certain niveau et d’explorer des pistes de collaboration en vue de favoriser la production d’information saine pour une exploitation minière apaisée dans le pays.

Pour les miniers, les journalistes gagneraient à parler aussi souvent de ce qui se passe de bien dans le secteur extractif burkinabè. Au lieu de ne parler d’eux quand il y a les crises. L’or est devenu, rappelle le vice-président de la Chambre des mines Adama Barry, le premier produit d’exportation du Burkina et le secteur minier a créé 7 000 emplois directs et contribué pour près de 190 milliards de francs CFA au budget de l’Etat en 2016. Le secteur minier contribue pour 8,3% au PIB du Burkina.

Toussaint Bamouni, directeur exécutif de la chambre des mines, a salué l’initiative de cette rencontre et promet la disponibilité de la CMB à accompagner pour une exploitation minière apaisée

Du côté des journalistes, l’on assure aussi que les mines gagneraient à s’ouvrir aux journalistes. Prenant en  compte cette préoccupation, les miniers ont exprimé leur disponibilité pour l’organisation de visites sur les sites miniers qui permettront aux journalistes de mieux comprendre les contraintes de l’activité minières et de dissiper à leur niveau certains préjugés.

Il a été également question de désignation de porte-paroles au sein des compagnies minières habilité à répondre aux préoccupations. Dans sa communication, le président de l’AJM Elie Kaboré a évoqué les différents canaux existants que les journalistes peuvent emprunter dans leur recherche de l’information sur l’activité minière dans le pays. Il a cité par exemple les rapports ITIE, les rapports des conseils d’administration des compagnies.

Dans son mot de clôture, le directeur exécutif de la Chambre des mines, Toussaint Bamouni s’est félicité des résultats de la présente rencontre qui aura permis aux journalistes et aux chargés de communication d’accorder leurs violons sur de probables pistes de collaboration pour une information saine autour de l’activité minière.

Martin Philippe

Burkina Demain   

 

Décès de Cheick Tioté: voici comment est tombé l’éléphant

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Le joueur de football ivoirien Cheick Tioté est décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 30 ans, ce lundi 5 juin 2017, alors qu’il s’entrainait avec son club du Beijing Enterprises (D2 chinoise).

Supporters émus, dirigeants abasourdis… La tristesse est vive mardi à Pékin après le décès soudain du footballeur international ivoirien Cheick Tioté, 30 ans, durant un entraînement avec son club du Beijing Enterprises (D2 chinoise). Tioté, vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations en 2015 avec la Côte d’Ivoire, avait été transféré en Chine en février, après avoir porté pendant sept ans le maillot de Newcastle United (Angleterre).

La mort du milieu de terrain a été annoncée lundi par son agent Emanuele Palladino, lequel a expliqué que le milieu de terrain international s’était « effondré à l’entraînement ».

« Cheick Tioté a soudainement perdu connaissance vers 18h00 lundi (10h00 GMT) avant d’être transporté à l’hôpital en urgence mais sans pouvoir être réanimé, a déclaré mardi matin le directeur général du club chinois Yang Junsheng, lors d’une conférence de presse.

Il est malheureusement décédé à 19h00. » « Notre club va collaborer avec les services compétents pour identifier les causes de sa mort », a précisé M. Yang, les traits tirés, au siège de l’équipe à Pékin.
Le Beijing Enterprises dit désormais attendre l’arrivée de la famille du joueur en Chine avant de communiquer davantage.

Sa dépouille sera ensuite « rapatriée à Abidjan pour des hommages », a affirmé l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Chine Adama Dosso à la télévision ivoirienne.

Burkina Demain

Politique nationale: l’opposition dénonce l’attaque des domiciles de ses cadres par des hommes cagoulés

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Les partis politiques membres du Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition ont tenu une rencontre régulière, ce Mardi 06 Juin au siège du CFOP. Présidée par M. Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition, cette rencontre avait les points suivants inscrits à son ordre du jour : projet de loi portant Code électoral ;menaces contre la sécurité des opposants ; divers.

A l’entame de la rencontre, les participants ont observé une minute de silence en mémoire du Dr Valère Dieudonné Somé, Président de la Convergence pour la Démocratie Sociale (CDS), membre du Cadre, qui a été brutalement arraché à l’affection des Burkinabè le Mardi 30Mai 2017. L’Opposition politique s’associe à tous les hommages unanimes rendus à l’illustre regretté et présente à nouveau ses condoléances les plus attristées à sa famille et à ses compagnons politiques de la CDS.

Au titre du projet de loi portant Code électoral

Comme tous les Burkinabè, l’Opposition politique a pris connaissance du projet de loi portant Code électoral, dévoilé lors d’une rencontre tenue avec le ministre en charge de l’administration territoriale, le 30 Mai 2017.L’Opposition politique tient d’abord à marquer sa surprise concernant la démarche suivie par le Gouvernement. En effet, Il ya de cela quelques mois, l’Opposition a reçu un questionnaire de la part du MATDSI de l’époque, par lequel son opinion était sollicitée dans le cadre de ce qui devrait être une simple relecture du code en vigueur sur des points précis. Il s’avère en définitive que le Gouvernement s’est attelé, dans le secret de ses laboratoires, à la rédaction d’un nouveau code.

Ensuite, le Gouvernement semble résolu à conduire cet exercice dans une précipitation difficile à comprendre au regard de l’importance de ce texte pour notre démocratie : convocation expresse des partis, distribution du document dans des supports numériques, invitation à réagir dans un délai d’une semaine, etc. Le tout en l’absence d’une discussion nationale organisée et inclusive sur la question.

Enfin, et c’est le plus grave, ce projet de Code électoral va consacrer un grave recul de notre démocratie et la liquidation d’acquischèrement payés par notre peuple dans la sueur et dans le sang : il supprime de fait la CENI pour revenir au monopole du MATD en matière électorale ; il renvoie aux calendes grecques le vote des Burkinabè de l’étranger ; et il ouvre royalement les voies de la fraude électorale en autorisant le vote avec des documents faciles à falsifier en masse.
Pour l’Opposition, ce projet de loi est une provocation. Le MPP s’imagine sans doute que le Burkina Faso est un laboratoire dans lequel il peut, en toute quiétude, se livrer à des expériences sur la remise en cause des acquis démocratiques et sur la fabrication d’un système électoral à sa dévotion. Que les Burkinabè se rassurent ! L’Opposition politique lui barrera la route.
D’ores et déjà, l’Opposition appelle tous les démocrates de notre pays, les organisations de la société civile, les syndicats, et l’ensemble des forces vives, à se mobiliser pour faire échec à la forfaiture qui s’annonce.
Dans cette perspective, l’Opposition politique animera une conférence de presse ce Jeudi 08 Juin 2017 à 10h au siège du CFOP, pour donner plus amplement son appréciation sur cette question et indiquer la conduite à tenir.

Au titre des menaces sur la sécurité des opposants

Depuis quelques temps, les domiciles d’opposants sont l’objet d’attaques d’hommes cagoulés, qui agissent selon le même mode opératoire. La dernière attaque en date a visé le domicile familial d’Eddie Komboigo, Président du CDP, le Samedi 03 Juin dernier vers 19h. La récurrence de ces actes, le profil des gens ciblés et le mode opératoire des assaillants amènent l’Opposition et les Burkinabè à se poser beaucoup de questions sur le mobile et les commanditaires.

C’est le lieu pour l’Opposition politique de rappeler le Gouvernement à sa responsabilité de protéger tous les Burkinabè, y compris les opposants. Elle exige que la lumière soit faite sur ces agissements et ce, le plus rapidement possible.
Débutée à 18h30, la rencontre a pris fin à 20h dans une ambiance de grande cordialité.

Ouagadougou, le 06 juin 2017
Le service de communication du Chef de file de l’Opposition

Roch Marc Christian Kaboré en visite au Caire

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Le visite du président du Faso au Caire sera l'occasion de renforcer les relations entre le Burkina Faso et l'Egypte

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est attendu ce mercredi au Caire, en Egypte,  pour une visite d’amitié et de travail.

Le visite du président du Faso au Caire sera l’occasion de renforcer les relations entre le Burkina Faso et l’Egypte

Le renforcement de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et l’Egypte sera au menu de cette visite, au cours de laquelle plusieurs dossiers seront examinés. Au Caire, le chef de l’Etat s’entretiendra avec les plus hautes autorités égyptiennes dont le Président Abdel Fattah AL-SISSI.

Il est également inscrit dans l’agenda du Président du Faso, des visites de sites et d’infrastructures et une rencontre avec des hommes d’affaires égyptiens.
Le Président du Faso mettra à profit son séjour au pays des Pharaons pour échanger avec nos compatriotes vivant en Egypte.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Niger : l’opposant Ali Djibo condamné à 3 mois de sursis

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L'opposant nigérien Ali Djibo est très critique du pouvoir de Niamey

L’opposant Amadou Ali Djibo dit Max, président du Front pour la restauration et la défense de la République (FRDDR), coalition de partis de l’opposition, a été condamné ce 6 juin à une peine de 3 mois de prison avec sursis.Amadou Ali Djibo a été condamné pour ses propos tenus le 12 mai dernier lors du 8ème anniversaire du Mouvement démocratique nigérien pour une fédération africaine (MODEN-FA) Lumana, le parti de Hama Amadou.

L’opposant nigérien Ali Djibo est très critique du pouvoir de Niamey

Amadou Djibo a été interpellé le 15 mai et placé en garde à vue à la police judiciaire. Il lui était alors reproché d’avoir tenu des propos incitant à la révolte et au « renversement » du régime en place, en l’occurrence un régime constitutionnellement établi.

Burkina Demain