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Tialgo envahi par des Koglwéogo : 2 blessés, 5 otages et la population terrorisée en appelle au Président du Faso

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La panique s'est emparée de Tialgo

Tialgo, localité située à 25 km de koudougou dans la commune de Ténado, est pris d’assaut depuis le 18 mai dernier par des éléments de groupes d’autodéfense Koglwéogo. Le bilan à ce jour de l’invasion est estimée à 2 blessés dont un grave, et plusieurs otages. Terrorisée, la population se tourne vers le président du Faso par cette déclaration. Lisez plutôt !

La population de Tialgo interpelle le président du Faso

«DECLARTION DE LA POPULATION DE TIALGO TERRORISEE

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO, CHEF DE L’ETAT

Le jeudi 18 mai 2017, un groupe d’une vingtaine d’individus  ont fait irruption dans notre village situé dans la commune de Ténado à 25 Km de Koudougou que vous connaissiez bien pour l’avoir visité. Armés de fusils, ils ont lancé des tirs à bout portant  sur un groupe de personnes qui étaient dans leur jardin à la recherche de leur pitance quotidienne.  Puis s’en suivent d’autres tirs à l’intérieur de nos concessions causant une panique générale et faisant 2 blessés dont un grave  qui a reçu des balles au niveau des fesses.

En légitime défense, face à ce groupe d’individus à mains armées et vu leurs actes, l’alerte générale a été donnée et nous nous sommes mobilisés pour contenir l’assaut de cet ennemi jusque-là méconnu de notre part. Grace à notre promptitude et à notre détermination à défendre nos vies en danger nous avons réussi à sauver 10 personnes qui ont essuyé des tirs.

Sentant notre forte mobilisation, certains membres de ce groupe armé vont prendre la fuite et d’autres  que nous sommes parvenus à immobiliser que nous avons  remis à la gendarmerie qui était sur les lieux. Aussi, nous avons pu récupérer 12 fusils dans leurs mains que nous avons remis  à la gendarmerie. Suite à la médiation de Madame le Haut-commissaire de la province du Sanguié qui est venu s’en quérir de la situation et apporter assistance, nous avons remis leurs motos qui étaient restées sur les lieux.

Dans la matinée du 19 mai 2017, un jeune de notre village du nom de BAMOUNI Yombié s’est rendu à Koudougou pour ses besoins de commerce et ce dernier a été pris en otage par une  bande de personnes inconnues désignées armées sous le vocable de kolgwéogos sous prétexte qu’il est simplement originaire de Tialgo, donc faisant partie de ceux qui leur ont infligé une défaite à leur groupe la veille. Ce dernier vient s’ajouter à Edouard Bamouni enlevé et détenu depuis  le 9 mai 2017. Nous sommes sans nouvelles de ces  deux jeunes depuis qu’ils ont été enlevés.  Sans signe de vie, nous craignons fort pour leur intégrité physique.

N’ayant pas digéré leur défaite, cette confrérie de la violence sur l’homme de retour dans leur base a mobilisé d’autres membres en renfort pour venir attaquer notre village le 19 mai 2017. Face à leurs agissements et aux nombreux alertes reçus de certains de nos proches, nous avons tenu la sécurité informée afin de parer à toute éventualité.

Partis de Koudougou sur la route nationale N°14, sur des motos et traversant les villages riverains jusqu’à l’entrée du village de Tialgo, nous nous sommes regroupés à un point pour bénéficier de la protection des forces de l’ordre sur place. Organisés, et bien armés de fusils, ils se sont emparés de certaines de nos concessions dans la nuit du 19 au 20 mai 2017, les plus proches de la route nationale N°14 en provenance de Koudougou. Après avoir pris 6 personnes ligotées pour repartir tandis que les autres fractions armées  continuaient de tirer, nous étions obligés de réagir pour faire libérer et sauver nos gens. C’est ainsi que nous avons pu libérer 3 personnes  mais ils ont réussi à partir avec les 3 autres dont les noms suivent : Balibié Bamouni, Péma Bamouni et Boubié Bationo. Et  depuis lors nous n’avons aucune de leurs nouvelles. Au total, ils sont 5 otages dont la vie est en danger.

Excellence Monsieur le Président, Chef de l’Etat, nous demandons à l’Etat de prendre ses responsabilités dans cette dure situation qui nous éprouve tant. Soit nous appartenons à l’Etat du Burkina Faso qui assure notre sécurité, soit nous n’appartenons pas à la République du Burkina Faso et qui nous laisse souffrir comme on peut jusqu’à verser la dernière goute de notre sang. Il est inconcevable que dans un Etat de droit, des individus à mains armés quittent à 25 km et criminellement organisés pour venir attaquer des populations à mains nues et faisant des otages depuis des jours au vu et au su de la République. Ces pratiques moyenâgeuses relèvent purement et simplement d’actes terroristes  que nous tenons à  dénoncer avec force et conviction.  Ce groupe appelés Kolgwéogos qui n’existe pas dans notre langue  et que nous ne connaissons pas dans notre culture n’est ni plus ni moins  qu’une bande de terroristes d’un autre genre surfant sur la problématique de la sécurité soit pour s’enrichir, violer, tuer et régler des comptes. Il faut que ça s’arrête. Sinon à long terme notre Etat sera vidé d’un de ses composantes à savoir sa population car une population bafouée, massacrée et dont le simple droit d’exister n’est pas garanti est appelé à sombrer.

La sécurité des populations, consentir l’impôt, appliquer la justice sont des missions régaliennes que l’Etat doit assumer sans complaisance aucune avec toute l’autorité que nous lui reconnaissons, base du contrat de notre  obéissance volontaire à l’autorité de l’Etat. Il est inconcevable qu’une bande d’individus jouissant d’une autorité hors la loi viennent dans une communauté pour percevoir une amende de 882 000 Frs CFA pour aller s’engraisser benoîtement et agresser toute personne sur leur passage.

Excellence Monsieur le Président du Faso « la République des Kolgwéogos agresseurs et violeurs» est-elle une république dans une république ? Que font nos gendarmes et policiers  à qui incombe la fonction de la sécurité ? Des gens qui viennent dans une localité sans passer par aucune autorité (administration, police, gendarmerie) doivent être mis aux arrêts et punis conformément à la loi.  Il y’a eu d’autres précédents épisodes catastrophiques dans d’autres localités  et le cinéma a continué jusqu’à l’épisode actuel de Tialgo avec son lot de victimes. Doit-on continuer ainsi ?  Nous sommes en danger car n’importe qui et n’importe quel groupe malfaiteur pour tromper la vigilance des populations peut se mettre en apparat dit « de kolgwéogos » venir opérer et repartir tranquillement  et ce se sera tard pour rattraper les dégâts. Dans un contexte de terrorisme généralisé, c’est une aubaine qui peut être exploitée à dessein. Qui prend en charge ces gens ? leur argent, carburant, frais de communication, moyens de locomotion. Pour satisfaire leurs besoins, c’est de percevoir l’impôt à la place de l’Etat, défier l’autorité de l’Etat.

Excellence Monsieur le Président du Faso, il est vrai et il faut le reconnaitre que nous avons au Burkina Faso de bons exemples en matière d’organisation de prise en charge sécuritaire endogène dans le respect de la loi et dans la coopération avec nos forces de sécurité et de défense. Pour ces bons exemples il faut s’en féliciter.

Excellence, au regard de la situation actuelle  qui prévaut à Tialgo et des enseignements qu’il faut tirer depuis l’avènement kolgwéogo au Burkina, nous demandons :

  • la libération immédiate et sans conditions des 5 otages (Dans la nuit du 19 au 20 mai 2017 nous avons arrêté 11 agresseurs que nous avons remis à la gendarmerie).
  • qu’une suite judicaire accélérée soit donnée à ce dossier en ouvrant une information judiciaire avec la participation des populations et dont les résultats nous seront communiqués
  • la prise en charge des victimes
  • la protection sans failles des populations
  • la protection des libertés de mouvements des populations d’aller à Koudougou et revenir sans risques de représailles et d’accusations gratuites suivies d’enlèvements et  de séquestrations
  • Le démantèlement des groupes kolgwéogos ayant commis des actes de violence sur toute l’étendue du territoire
  • L’interdiction ferme des pratiques (port d’armes, sévices corporels, arrestations, amendes) kolgwéogos pour éviter d’autres morts
  • Le désarmement immédiat du groupe qui s’apparente à une milice pour éviter tout affrontement tribal, ethnique, règlements de comptes au risque de mettre en péril la paix sociale et notre vivre ensemble en société
  • L’affirmation de l’autorité de l’Etat dans toute sa force et sa dans toute sa royauté car Force doit rester en la loi
  • Le maintien des forces de sécurité dans le village de Tialgo jusqu’à nouvel ordre.

Fait à Tialgo, le 20 mai 2017

La population de Tialgo

Ampliations

  • Président de l’Assemblée Nationale
  • Les Organisations des Droits de l’Homme
  • Peuple du Burkina Faso

Affaire Dabo Boukary : Les étudiants du BNECI mettent la pression, la procureure rassure

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Les étudiants du BNECI au palais de justice de Ouagadougou ce vendredi 19 mai

A la faveur de la 27e année des activités de commémoration de l’assassinat de l’étudiant Dabao Boukary,  le Bloc national des étudiants contre l’injustice et l’impunité (BNECI), a tenu un sit-in devant le palais de justice de Ouagadougou  ce vendredi 19 mai matin. Il s’agit pour eux d’exiger la vérité et la justice pour leur camarade. Par la suite ils ont remis leur mémorandum à la procureure, qui les a rassurés de la volonté de la justice de faire la lumière sur le dossier.

Fulbert Bama (micro) et ses camarades exigent justice dans l’affaire Dabo Boukary

19 mais 1990-19 mai 2017, cela fait 27 que le dénouement judiciaire sur l’assassinat de l’étudiant en 7e année de médecine Dabo Boukary, est toujours attendu par ses camarades étudiants.

Réunis au sein du Bloc National des Etudiants Contre l’Injustice et l’impunité (BNECI), ils ont tenu un sit-in devant le palais de justice de Ouagadougou avant de remettre aux autorités judiciaires leur mémorandum.

Il s’agit pour eux de dénoncer ce qu’ils qualifient de « sommeil du dossier Dabo Boukary » et d’exiger des autorités judiciaires la lumière et la vérité sur l’assassinat de leur camarade. De l’avis du coordonnateur du BNECI, Fulbert Bama, « cette lenteur est inexplicable ». C’est pourquoi  il a demandé à la justice de ce libérer de la pression des hommes politiques et de rendre justice.  « Combien de jours devrions-nous encore attendre » ? s’est-il indigné.

Les étudiants du BNECI au palais de justice de Ouagadougou ce vendredi 19 mai

« Pourquoi déraciner un arbre que vous n’avez pas planté et qui était prêt à donner des fruits » ? a lancé un des manifestants pointant du doigt les forces de l’ordre. Pour les étudiants la balle est dans le camp de la justice, « Nous ne voulons plus revenir ici l’année prochaine » disent-ils.

Ce sit-in s’est terminé par la remise du mémorandum. Fulbert Bama et ses camarades ont été obligés finalement de rejoindre la procureure dans son bureau pour lui remettre leur note. La procureure a rassuré les étudiants de la volonté de la justice de faire la lumière sur ce dossier qui n’a que trop duré.

Joachim Batao

Burkina Demain

Nobéré : l’accident a fait 6 morts et 11 blessés

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Le gouvernement rappelle les mesures en matière de sécurité routière

Suite à l’accident intervenu le 18 mai à Nobéré et ayant fait 6 morts et 11 blessés, le gouvernent rappelle dans le communiqué ci-après, les mesures du 19 mai 2016 relatives sécurité routière dans le pays. Lisez plutôt.

Le gouvernement rappelle les mesures en matière de sécurité routière

«Un accident de la circulation routière est survenu le 18 mai 2017 aux environs de 18h, entre Nobéré et le pont Nazinon. En effet, un mini car de transport en commun, est entré en collision avec un camion.

Le bilan fait ressortir 06 morts. Les blessés au nombre de 11 ont été évacués sur Manga et sur Ouagadougou.

Les autorités régionales du Centre-Sud et le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Manga se sont déportés sur les lieux.

Le gouvernement présente ses condoléances aux familles des disparus et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Il rappelle avec insistance que suite à la réunion du 19 mai 2016 sur la question de la sécurité routière, les mesures suivantes applicables sur toute l’étendue du territoire nationale ont été adoptées. Il s’agit entre autres :

– du plombage systématique de tous les cars de transport en commun ;

– de la vérification de la conformité entre le véhicule et la visite technique présentée par le chauffeur ;

– de la tolérance zéro à la surcharge ;

– de l’interdiction formelle du transport mixte ;

– de la surveillance du stationnement sur les axes routiers ;

Le gouvernement invite les usagers de la route au strict respect de ces mesures. »

Le Ministre de la Communication et des relations avec le parlement, Porte-parole du Gouvernement.

Inondations du 18 mai à Ouaga : Le groupe municipal UPC fait son bilan et interpelle les autorités

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Le groupe municipal UPC interpelle les autorités

Le Groupe Municipal UPC de Ouagadougou manifeste sa solidarité et sa compassion aux populations de Ouagadougou, touchées par les inondations du 18 mai 2017.

Le groupe municipal UPC interpelle les autorités

Un tour de la ville de Ouagadougou nous a permis de constater qu’aucun arrondissement n’a été épargné. Des biens matériels ont étés endommagés et le pire était à craindre dans certains quartiers. Il est désolant que, dès les premières pluies, Ouagadougou,« la ville lumière » se retrouve les pieds dans l’eau.

Ces problèmes d’inondations, qui nous touchent tous, ne pourront trouver de solutions que si le Gouvernement et les autorités municipales de Ouagadougou prennent conscience de ceci :

– les actions populistes de curage des caniveaux à elles seules sont insuffisantes ;

– les travaux de réaménagements des canaux d’évacuations des eaux de Ouagadougou doiventêtre accélérés ;

– une étude pour le curage des barrages de Ouagadougou doit être entrepris dans les meilleurs délais ;

– le curage des barrages de Ouagadougou doit être inscrit dans les  priorités de la commune.

Notre proposition d’inscrire dans le budget 2017 une étude sur le désensablement des barrages reste d’actualité, malgré le fait que cette proposition a été rejetée.

Le Groupe municipal UPC de Ouagadougou espère que le Gouvernement et les autorités municipales mettront tout en œuvre pour apaiser l’angoisse des populations de Ouagadougou, suscitée par ces premières pluies. Nous espérons que notre appel sera entendu et suivi, mais nous ne doutons pas que, comme d’habitude, on l’interprétera comme une action de campagne politique.

Ouagadougou, le 19 mai 2017»

Le Président du Groupe municipal UPC

Jean Léonard BOUDA

Pluie diluvienne à Ouagadougou : Le gouvernement appelle à la prudence

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Le gouvernement appelle la population à la vigilance face aux risques des pluies diluviennes

Le présent communiqué du service d’information du gouvernement est relatif à la question des pluies diluviennes à Ouagadougou.

Le gouvernement appelle la population à la vigilance face aux risques des pluies diluviennes

« Une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale Ouagadougou le 18 mai 2017, causant de nombreux dégâts. Il a été enregistré 96.7 mm à Ouagadougou Aéroport et 31.7 mm à Somgandé.

Le gouvernement rappelle une fois de plus aux populations, la nécessité de respecter la bande de servitude, fixée à cent (100) mètres de part et d’autres des limites de tout canal primaire d’évacuation des eaux pluviales qui constitue une zone à haut risque d’inondation.

Le gouvernement appelle les populations à la prudence en cette période hivernale et les invite à observer les précautions suivantes :

  1. S’il y a risque d’inondation :   

-Faire des réserves d’eau potable car les sources d’approvisionnement habituelles peuvent être contaminées ;

-Enlever tous les produits chimiques du sol et des endroits susceptibles d’être inondés ;

-Transporter les bagages et effets personnels sur des parties surélevées ;

-Préparer le nécessaire à emporter avec vous au cas où il y a évacuation : il s’agit entre autres et dans la mesure du possible des effets suivants : lampe de poches, radios avec piles de rechange ; vêtements et draps de couchage ; vêtements de rechange et imperméables ; médicaments et eau potable de survie ; documents d’identification des membres de la famille.

  1. Pendant la phase active d’inondation :

-Couper l’alimentation électrique en sautant le disjoncteur (compteur de courant) ;

-Faire un compte-rendu d’urgence aux services de secours en décrivant la situation qui prévaut (contacts gratuits joignables au n° 18 ou 112) ;

-Ecouter la radio en permanence et suivre les consignes de sécurité qui vous seront communiquées ;

-Eviter de rester dans les maisons menaçant ruines ou de s’adosser aux murs de clôture ;

-Empêcher les enfants de sortir ou de se promener n’importe où ;

-Faire si possible de petites canalisations pour permettre l’évacuation des eaux ;

-Fermer ou faire fermer les bouteilles de gaz ;

-Si vous êtes en déplacement en véhicule, moto, bicyclette ou même à pieds, éviter de franchir sans précaution les coupures d’eaux ou les zones inondées car vous pouvez être emporté par le courant d’eau.

III. En cas de pluie torrentielle ou orageuse

-Stationner à l’aire libre et attendre qu’elle baisse d’intensité pour poursuivre votre déplacement ;

-Eviter de stationner sous les arbres, les hangars menaçant de ruines, les poteaux électriques … ;

-Eviter l’usage du téléphone portable car il peut vous attirer une décharge électrique ;

  1. Après l’inondation (eaux évacuées entièrement) :

-S’assurer de l’accessibilité de votre logement avant d’y entrer ;

-S’assurer que tout est bien sec et fonctionnel avant de remettre le compteur électrique en marche.

Partout au Burkina : appeler le 18, le 17, le 16, le 112 ou le 10 10 numéros gratuits.

Le Service d’information du Gouvernement

Agendas 2030 et 2063 : les experts font le point des appropriations en Afrique de l’Ouest

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Photos de famille des officiels et participants à la session
Ouagadougou abrite depuis ce jeudi 18 mai la vingtième session du Comité intergouvernemental d’experts (20e CIE). Au centre des discussions des experts, les «Progrès en Afrique de l’Ouest vers l’atteinte des cibles des Objectifs de développement durable (ODD) fixées en 2020 et 2025 et évaluation des capacités des systèmes statistiques nationaux.
L’ouverture de cette 20e session du Comité intergouvernemental d’experts a été présidée par la secrétaire d’Etat Pauline Zouré (3e à partir de la droite)
Cette 20ème session du Comité intergouvernemental d’experts, explique la secrétaire d’Etat burkinabè Pauline Zouré chargée de l’aménagement du territoire, sera l’occasion d’analyser les efforts faits par les pays pour assurer la cohérence de la planification du développement au niveau des Etats de l’Afrique de l’Ouest et les agendas 2030 des Nations-Unies et 2063 de l’Union africaine.
Cette cohérence, indique le directeur du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Dimitri Sanga, est essentielle pour la réussite des actions, «car, dans l’un ou autre cas, ce qui est en jeu in fine c’est l’amélioration des conditions de vie des populations». Le Burkina,  à en croire, la secrétaire d’Etat Zouré, a déjà fait ce travail de cohérence à l’occasion de l’élaboration du Plan national de développement économique et social (PNDES).
Les experts de cette 20ème CIE discutent des efforts entrepris par les pays pour mettre en place un cadre de suivi évaluation des Objectifs de développement durable (ODD) en général et de politiques de développement en particulier. Ils feront des recommandations pour éclairer à la fois les pays et la CEA pour un meilleur appui aux pays qui désirent s’engager sur cette voie.
Rapports statutaires
Photos de famille des officiels et participants à la session
Au menu du programme de cette 20e session du CIE figure également  la présentation de plusieurs rapports statutaires. Il s’agit notamment du rapport sur la mise en œuvre du plan de travail 2016 et des perspectives. De la note sur le profil économique 2016 et les perspectives 2017 en Afrique de l’Ouest. Du rapport sur la mise en œuvre des ODD. Et du rapport sur les initiatives sous- régionales, notamment les points sur la progression de la région vers la monnaie unique.
«Afin de restaurer la crédibilité des décideurs politiques de la CEDEAO sur la question de la monnaie unique, il est nécessaire de réaffirmer le caractère impératif du calendrier de réalisation de la monnaie unique CEDEAO », lit-on dans ce dernier rapport en guise de recommandation. Une feuille de route adoptée en 2009 prévoit la création de la monnaie unique CEDEAO en 2020.
Philippe Martin
Burkina Demain

Situation nationale : «Tout est pire qu’avant», dixit Safiatou Lopez

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Safiatou Lopez se prêtant aux questions des journalistes

Le Cadre de concertation national des organisations de la société civile (CCNOSC)  a tenu ce 18 mai 2017 une conférence de presse pour donner sa lecture de la situation nationale. A cette occasion, la présidente du Cadre Safiatou Lopez et ses camardes ont présenté également un document qu’on pourrait qualifier de mémorandum du CCNOSC.

Safiatou Lopez se prêtant aux questions des journalistes

 

Du quotidien des burkinabè en passant par la justice et la gouvernance du parti au pouvoir, rien ne va. C’est la lecture faite part la présidente du CCNOSC Safiatou Lopez face à la presse.

«le MPP est responsable »

Plus d’un an après l’avènement du président Rock Marc Kaboré au pouvoir, le CCNOSC dit regretté que « l’espoir suscité par cette élection est un leurre ». Pour le Cadre de concertation, la majorité présidentielle n’apporte pas de solutions aux problèmes des populations.

Pire, confie Lopez et ses compagnons que, les pratiques telles les détournements, la corruption, l’acharnement sur les acteurs politiques et civils sont en émergence sous le pouvoir de Rock Kaboré. C’est au regard de ces pratiques  que le CCNOSC pense que « le MPP est une copie conforme du CDP ». Pour le CCNOSC «tout est pire qu’avant et le MPP est responsable ».

C’est pourquoi  le Cadre de concertation invite le MPP à un changement radical et à se mettre en phase avec l’esprit de l’insurrection. Aussi le Cadre de concertation dit interpeller le gouvernement parce que « rien ne va dans ce pays et il doit trouver des solutions aux problèmes des gens. Qu’il essaie de se réveiller ».

« Il n’y a jamais eu de divorce entre le MPP et moi parce qu’il n’y a pas eu de mariage »

Taxée d’avoir roulé pour le parti au pouvoir à un moment donné, la présidente du Cadre a déclaré que « j’épousais les idéologies du MPP mais aujourd’hui je regrette, le MPP n’est pas à la hauteur des attentes du peuple ».

Et pour ceux qui parlent d’un quelconque divorce  avec le MPP, elle a répliqué qu’« il n’y a jamais eu de divorce entre le MPP et moi parce qu’il n’y a jamais eu de mariage ».

A la question de savoir si dame Lopez accepterait d’entrer au gouvernement, elle se veut catégorique. « non, je ne sais pas ce que je vais aller faire là-bas ».

En ce qui concerne l’absence de son organisation au meeting organisé par le CFOP le 28 avril dernier elle a expliqué que le moment n’était pas venu pour eux de s’allier à un meeting de l’opposition.

Document du CCNOSC sur la situation nationale

Ce document est intitulé « situation nationale : entre amateurisme et tâtonnement, regard critique du CCNOSC/APDC ». C’est un document de 19 pages qui porte un regard critique sur la gestion de la nation par la majorité présidentielle tout en proposant des pistes de solutions à divers niveau. Il est composé de trois grandes parties :

1-la gestion du pouvoir de l’Etat. 2

-une économie en mal de décollage et

3-les politiques sociales.

Joachim Batao

Burkina Demain

Burkina : Orange inaugure ses premières liaisons de fibre optique

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Les officiels à l'inauguration des premières liaisons de fibre optique : la ministre Hadja Ouattara (au milieu), à sa droite le PGD de Orange Stéphane Richard

L’opérateur de téléphonie mobile orange Burkina, a dans la soirée du mardi 16 mai 2017, procédé à l’inauguration de ses premières liaisons en fibre optique et au lancement des travaux de la nouvelle tranche. La cérémonie conjointe des deux évènements s’est déroulée à Ouagadougou sous le haut patronage du premier ministre Paul Kaba Thiéba, représenté par la ministre du Développement numérique et des postes Hadja Fatimata Ouattara.

Les officiels à l’inauguration des premières liaisons de fibre optique : la ministre Hadja Ouattara (au milieu), à sa droite le PGD de Orange Stéphane Richard

Ces deux actions interviennent deux mois après l’installation officielle de l’opérateur Orange au Burkina Faso. Le Président directeur général (PDG) du groupe Orange, Stéphane Richard était présent himself. Aux cotés du représentant du premier ministre et du Directeur général (DG) d’orange Burkina, Ben Cheick Haidara, les trois personnalités ont procédé d’abord à l’inauguration des fibres optiques puis au lancement des travaux de la nouvelle tranche.

Offrir l’internet à très haut débit

Ces fibres optiques vont desservir l’ensemble de la ville de Ouagadougou et celles reliant le Burkina Faso à la frontière du Ghana. Des dires du PDG d’Orange, ces fibres desserviront les douze arrondissements de Ouagadougou et offrira aux entreprises et aux particuliers l’internet très haut débit.

Selon le PDG Stéphane Richard, ces fibres optiques visent à offrir une connexion d’excellente qualité au Burkina Faso. Pour lui cela permettra aux entreprises burkinabè de profiter des apports du numérique afin de booster le développement économique dans le pays.

Le lancement des travaux de construction de la deuxième fibre optique reliera Ouagadougou à la frontière de Côte d’Ivoire, en passant par la ville de Bobo-Dioulasso.

Une réponse aux exigences des clients

Le directeur technique Eric Daligou dira aussi, qu’avec cette nouveauté, les « clients devront s’attendre à une meilleur qualité, et à une augmentation de façon substantielle du débit d’internet de chacun de nos clients ». Il a expliqué que ces nouvelles infrastructures de communication sont une réponse aux exigences de leurs clients aussi bien des individus que des entreprises.

La Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, représentant du premier ministre a salué cet apport d’orange de vouloir doter le payer d’infrastructures moderne de télécommunication. Elle a indiqué que ces fibres optiques permettront aux entreprises et aux burkinabè de bénéficier de moyens de qualité de communication.

Joachim Batao

Burkina Demain

L’intégration économique, la voie royale pour aller aux APE, selon les experts

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La présente réunion ad-hoc a réuni des experts ouest-africains et de l'Union européenne
La réunion ad-hoc du groupe des experts sur les «Impacts de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO et des Accord de partenariat économique (APE) de l’Union européenne sur la dynamique du processus d’intégration et de transformation structurelle des économies de l’Afrique de l’Ouest », s’est achevée ce mercredi 17 mai à Ouagadougou avec d’importantes recommandations.
Présidium de la clôture de la réunion ad hoc des experts, de gauche à droite : Dr Dimitri Sanga, directeur régional CEA ; Mahamadi Bokoum, directeur des politiques économiques et sociales du ministère de l’économie ; et Pr Idrissa Ouédraogo, président des travaux des experts
Parmi les recommandations importantes du groupe d’experts réunis du 16 et 17 mai à Ouagadougou, figure notamment celle relative aux conditions à réunir par les Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour aller aux Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne. Pour les experts, la voie royale pour aller aux APE, c’est l’intégration économique. Selon le directeur du Bureau de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Dimitri Sanga, les pays de la CEDEAO tireront 5-6 fois plus de profit des accords APE si leurs économiques étaient intégrées, avec par exemple un commerce entre pays de la région vraiment développé sans entraves. D’où tout l’intérêt de ces Etats à travailler à la mise en œuvre de mécanismes concourant au renforcement des échanges commerciaux comme le Tarif extérieur commun, toujours en attente d’être signés par six Etat membres de la CEDEAO. Que sont  le Cap vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria et Sierra Leone.
L’autre recommandation importante des experts, c’est le rôle que doivent jouer les acteurs de la société civile pour faire connaître aux populations le contenu et les contours des Accords de partenariat économique (APE). Vu que la mise en œuvre de ces APE aura des impacts la vie de ces populations.
Philippe Martin
Burkina Demain
La présente réunion ad-hoc a réuni des experts ouest-africains et de l’Union européenne

CONAKA/BF : impulser le développement du Burkina par le secret japonais Kaizen

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Photo de famille des officiels à la présentation de CONAKA/BF

Le Comité National Kaizen Burkina Faso (CONAKA/BF) a présenté, ce 16 mai 2017 à Ouagadougou, son Plan d’action de vulgarisation du concept 5S Kaizen. Présentation faite en présence du président du CONAKA le Larlé Naaba Tigré et de l’ambassadeur du Japon au Burkina, Masato Futaishi.

Photo de famille des officiels à la présentation de CONAKA/BF

Le concept 5S Kaizen est d’origine Japonaise. Il traduit l’idée d’amélioration permanente et continue basée sur des actions concrètes de la vie quotidienne.  Le mot Kaizen est la fusion de deux mots japonais « Kai » en français changement et « Zen » qui veut dire « meilleur ». Le 5S signifie trier, ordonner, nettoyer, standardiser et se discipliner. Le concept implique donc une culture de l’amélioration à tous les niveaux de la vie, un état d’esprit, un art de vivre.

« Des burkinabè de type nouveau »

le Larlé Naaba Tigré, président du CONAKA/BF

Ce concept dira le président de l’association de CONAKA, le Larlé Naaba est à l’origine de l’impulsion du développement du Japon après la deuxième guerre mondiale. C’est donc ce modèle de réussite que le Larlé Naaba et ses camarades veulent implémenter au pays des hommes intègres afin « d’impulser un une nouvelle dynamique de développement au Burkina Faso » confie t-il.

Pour lui, le Kaizen est le chemin vers des « burkinabè de type nouveau » c’est-à-dire des citoyens disciplinés, civiques, respectueux des règles de vivre ensemble.

L’ambassadeur du Japon dit soutenir cette initiative pour avoir été lui même pratiquant et témoin des bienfaits du Kaizen. Il estime que les burkinabè doivent s’approprier le concept pour le bonheur de toute la nation.

Un plan d’action pour la réalisation des missions

Afin de mieux vulgariser le concept Kaizen, l’association CONAKA a mis en place un plan d’action stratégique composé de onze activités ou projets. On note entre autre la mise en place d’une stratégie de financement des projets et du programme d’activités du CONAKA, le développement et l’exécution des projets sectoriels de vulgarisation du Kaizen au niveau national etc.

L’association intervient dans divers domaines. Il s’agit de la santé, le secteur de l’éducation et de l’enseignement, les populations urbaines et rurales, les organisations de la société civile etc.

Safiata Kaboré, la responsable à la formation a expliqué que 21 délégués de l’école sainte famille de Pissy ont déjà bénéficié de la formation au concept Kiazen. Et les résultats sont probants, affirme t-elle, au point que des parents « nous ont félicité ».

Le bureau exécutif CONAKA/BF est composé de onze membres dont le président est le Larlé Naaba Tigré. Le CONAKA travaille en synergie d’action avec d’autres associations à savoir l’ABMAQ , BELWET, L’AFAJAPS, l’ASJ/JICA et l’association KOOM.

Joachim Batao

Burkina Demain