L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a introduit un recours contre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le 24 mars dans l’après-midi.
L’UPC reproche à la CENI sa décision d’ouvrir les élections du 28 mai 2017 à tous les partis et formations politiques qui le désirent, dans les communes de Zogoré, de Bouroum Bouroum et de Béguédo.
Qu’est-ce qui s’est passé ?
Il faut rappeler que la loi burkinabè ignore la nature d’une « élection complémentaire ». Devant ce vide juridique, la CENI a requis l’avis du Conseil d’Etat et demandé des précisions au gouvernement. Ni l’un, ni l’autre n’a dit à la Commission ce qu’il faut faire concrètement.
C’est alors qu’une plénière extraordinaire des commissaires a été convoquée, et la décision prise est d’ouvrir le scrutin à tous.
Pour la CENI, cette option est celle qui a le plus de chances de ne pas réveiller les tensions qui ont rendu impossible la tenue du scrutin le 22 mai 2016.
Il faut souligner que, jusqu’à présent, tout se passe plutôt bien. Aucun cas de violence n’a été constaté.
La CENI poursuit, par conséquent, le déploiement de son chronogramme.
Toutes les décisions prises par la CENI sont susceptibles d’être contestées devant le juge. La CENI réitère son invite à l’ensemble des acteurs du processus électoral à s’investir pour permettre aux citoyens des 19 collectivités d’exprimer leurs suffrages, dans un climat apaisé.
Yacouba Ouédraogo
Directeur de la Communication et de l’Education citoyenne
L'impétrant Adama Ouédraogo lors de son grand oral devant le jury
La mention très bien avec la note de 16,5 sur 20. C’est la sanction du travail de recherche présenté ce samedi 25 mars par l’impétrant Adama Ouédraogo pour l’obtention de son diplôme de conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication à l’ISTIC.
Adama Ouédraogo (cravate) posant avec les membres du jury à l’issue de la soutenance
«Forces et faiblesses de la veille électronique du service d’information du gouvernement». C’est le thème du travail de mémoire présenté ce samedi 25 mars par l’impétrant Adama Ouédraogo pour l’obtention du diplôme de conseiller à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC). Le jury, composé de Victorien Sawadogo, président ; Jean Baptiste Dipama, communicateur la Primature et de Barnabé Kiemtaremboum, directeur de mémoire, a jugé recevable le travail de l’impétrant.
Attaques sur les systèmes informatiques
Les membres du jury ont notamment souligné l’originalité du thème de la recherche qui porte sur une institution sensible et stratégique qu’est le service d’information du gouvernement et sur la veille électronique, domaine encore peu connu mais très capital en ces temps de menaces tous azimuts sur Internet. Aucune puissance aujourd’hui ne peut se targuer d’être à l’abri d’attaques sur ses systèmes informatiques, encore moins une institution. L’on a encore en mémoire les accusations des Etats-Unis contre les Russes, suspectés d’avoir influencé les résultats de la dernière présidentielle américaines.
Observations et suggestions pour renforcer le document final
Adama Ouédraogo s’est engagé à affiner davantage ses propositions de stratégie pour une veille électronique plus efficace au SIG
Au-delà de la réactivité en temps de crise, la veille électronique permet donc de prendre efficacement en charge la question de la sécurité dans une institution aussi stratégique que le service d’information du gouvernement. Les membres du jury ont par ailleurs fait des observations et suggestions destinées à renforcer les acquis déjà appréciables du travail de l’impétrant. Adama Ouédraogo a défendu ainsi avec brio son travail de recherche, a promis d’intégrer dans le document final toutes les suggestions du jury qui a sanctionné son grand oral par la note de 16,5 sur 20, soit la mention très bien.
Philippe Martin
Burkina Demain
Les membres du jury de la soutenance, de gauche à droite : Jean-Baptiste Dipama, Victorien Sawadogo et Barnabé KiemtaremboumL’impétrant Adama Ouédraogo lors de son grand oral devant le juryL’assistance a suivi avec intérêt l’exposé de l’impétrant
La transformation du coton africain est au centre de la présente rencontre de Ouagadougou
Le Burkina Faso, premier producteur de coton au Sud du Sahara, abrite du 25 mars au 1er avril 2017 les travaux de clôture du «Programme d’appui à la consolidation du cadre d’action pour le partenariat Union européenne-Afrique sur le Coton». L’ouverture du cycle des conférences et atelier de l’événement, patronné par le président du Faso, interviendra ce lundi 27 mars 2017 à Ouagadougou.
La transformation du coton africain est au centre de la présente rencontre de Ouagadougou
«La transformation du coton, un défi pour l’Afrique : les nouveaux enjeux des chaînes de valeur du coton en Afrique». C’est sous ce thème que se tient du 25 au 1er avril 2017 à Ouagadougou l’évènement de clôture du «Programme d’Appui à la Consolidation du Cadre d’Action pour le Partenariat UE-Afrique sur le Coton». L’événement est patronné par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Le Programme des activités prévoit :
-Lundi 27 mars à 9h : cérémonie d’ouverture du cycle des
conférences et ateliers ;
-Lundi 27 au mercredi 29 : conférences et ateliers ;
-Jeudi 30 mars à 9h : 22e réunion du COS-COTON ;
-Jeudi 30 mars à 14h : rencontre de Haut niveau des chefs d’Etat;
Ce jeudi 23 mars 2017 a eu lieu dans la salle de conférence de la mairie de Houndé la première session ordinaire 2017 du cadre de concertation communal 2017.Elle a réuni les participants venant des services déconcentrés de la municipalité, des ONG et des associations, des responsables coutumiers et religieux, des organisations de femmes, de jeunes et syndicales ainsi que les projets et programmes en activité dans la commune.
Cette première session a été présidée par Dissan B. Gnoumou, le député maire de Houndé. Le cadre de concertation s’est penché sur la problématique de l’eau potable qui est une question cruciale et l’hygiène et l’assainissement dans la commune de Houndé.
Il ressort que la pénurie d’eau actuelle à Houndé est liée à la démographie, la croissance de la demande et l’installation des équipements d’eau potable;c’est un problème de déficit au niveau de la production lié à la baisse du débit des forages, a avancé M. Sawadogo, le chef d’agence de l’ONEA/Houndé.
En perspectives , le député maire de Houndé, a parlé de la réhabilitation des PMH. « Nous sommes dans une situation d’urgence. Aussi, il y’a la réalisation de deux forages sur le contrat d’affermage avec l’ONEA qui est imminent, parce que le processus est très avancé mais tout le monde sait comment les marchés publiques trainent. Enfin, c’est de négocier avec le partenaire légendaire qui est Houndé Gold pour la réalisation de deux forages » a-t-il expliqué.
« Nous devons aussi tourner le regard vers les autorités politiques au plus haut niveau , en aménageant le territoire pour qu’il réponde aux normes d’ une commune urbaine », a-t-il ajouté.
Le dernier point abordé au cours de cette rencontre a concerné l’ouvrage des latrines. Le chef de mission adjoint du projet AAB/KW a indiqué qu’il est à 25% et 27% de réalisation des 2950 ouvrages familiales et 14 ouvrages dans les établissements de la commune de Houndé. Sur ce sujet, le député maire pense que sa commune doit être une ville moderne, que la défécation à l’aire libre n’est plus à l’ordre du jour et que tout un chacun doit réaliser des latrines. C’est pourquoi, il a été organisé la journée communale des toilettes pour sensibiliser la population.
Pour finir, le maire a déclaré qu’une table ronde des partenaires techniques et financiers sur la question de l’eau potable et l’assainissement sera organisée prochainement pour résoudre ces problèmes dans la commue de Houndé.
Le cadre de concertation communal est une instance qui réunit tous les acteurs de développement des communes du Burkina pour des actions de développement concertées. Il en existe au niveau national, régional, provincial et communal. Ce cadre de concertation doit concevoir le plan de développement communal et permettre la mutualisation et les échanges d’expériences.
En rappel, c’est en 2011 qu’un cadre de concertation communal avait été mis en place à Houndé pour échanger des sujets intéressants de la commune.
Le ministère de la Défense annonce que le procès des présumés auteurs de l’attaque de la poudrière de Yimdi vont comparaitre, ce 28 mars 2017 devant le tribunal militaire.
Le Sergent Sanou Aly et ses présumés complices sont poursuivis, entre autres, pour faits de complot militaire, désertion à l’étranger en temps de paix, détention et port illégal d’armes et de minutions de guerre.
A noter que le 22 janvier 2016, le dépôt d’armes de Yimdi a été attaqué par un groupe de militaires.
Ce procès fait suite à celui portant sur le présumé plan d’évasion de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), qui a rendu son verdict le 18 janvier 2017.
En tant en tant qu’Organisation de défense des droits fondamentaux garantis dans la Constitution, la Société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC) suit avec intérêt les grandes questions nationales de l’heure que sont l’élaboration de la nouvelle Constitution, la sécurité ou la nomination controversée du haut représentant du chef de l’Etat. Sur cette dernière question du représentant du haut représentant du PF qui n’aurait pas pour l’instant d’ancrage constitutionnel, la SBDC, que dirige le Pr Abdoulaye Soma, est disposée à faire des propositions pour régulariser la situation.
Le Pr Abdoulaye Soma assure que la SBDC jouera toujours sa partition sur les questions nationales
La SBDC veille également au grain en ce qui concerne le processus d’élaboration de la Constitution devant conduire à une cinquième République. Pas question, explique le Professeur Soma, de laisser des logiques partisanes prendre le dessus dans la mise en place de cette loi fondamentales. Et de souhaiter que les tournées d’explication envisagées permettent véritablement de prendre en compte les aspirations du peuple dans son ensemble. En tous les cas, indique Soma, la SBDC se penchera le moment venu sur le document final pour donner son avis.
Toutes ces résolutions ont été prises à l’issue de la sixième Assemblée générale de la SBDC tenue ce samedi 25 mars 2017 à Ouagadougou. Cette 6e AG ordinaire de la SBDC a permis entre autres de :
-d’installer des bureaux renouvelés et compléter les actions tanks ;
-de remettre le prix du meilleur mémoire de droit constitutionnel ;
-présenter le programme d’activités et le budget 2017
-présenter le rapport et valider le rapport financier 2016 ;
-présenter et valider le rapport administratif.
A en croire le président de la SBDC, tout s’est bien passé au cours de l’assemblée générale. Pour le Pr Abdoulaye Soma, c’est une tradition à la Société burkinabè de droit constitutionnel. La SBDC depuis sa création, assure-t-il, a toujours tenu régulièrement ses instances.
Martin Philippe
Burkina Demain
DECLARATION DE LA SOCIETE BURKINABE DE DROIT CONSTITUTIONNEL (SBDC) A L’ISSUE DE SON ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE ORDINAIRE
Le présidium de la 6e AG ordinaire de la SBDC
Saisissant l’occasion suprême de son Assemblée Générale annuelle ordinaire, et se penchant sur l’état de la Nation, la SBDC :
1- Se Préoccupe de la situation sécuritaire du peuple, notamment par rapport à la menace et à la perpétration d’actes terroristes. La SBDC, en tant qu’Organisation de défense des droits fondamentaux garantis dans la Constitution s’inquiète. N’ignorant pas les efforts et moyens matériels et humains déjà engagés dans cette lutte indispensable par le gouvernement, la SBDC félicite les autorités civiles et militaires impliquées dans la lutte contre le terrorisme. La SBDC rappelle qu’il appartient aux autorités exerçant le pouvoir politique d’Etat de protéger les droits et libertés des personnes. Aucun moyen ne doit donc être réservé par elles dans cette tâche régalienne de l’Etat, notamment pour préserver la vie, la sécurité, la liberté et les biens des personnes.
2- S’intéresse au processus d’élaboration d’une nouvelle constitution en vue du passage à une cinquième République au Burkina Faso. La SBDC se félicite d’être appelée en qualité d’ « association de droit constitutionnel » à apporter sa contribution au processus. La SBDC y est allée dans un esprit républicain et pour mettre son expertise au service de l’intérêt du peuple burkinabè de disposer d’une bonne constitution. Le processus étant en cours, aucune analyse définitive ne sera livrée par la SBDC. Toutefois, la SBDC regrette les incertitudes qui entourent ce processus constituant à ce stade. La SBDC appelle donc le Chef de l’Etat a veiller à clarifier le processus et à objectiver les délibérations au sein de la commission constitutionnelle. Les options constitutionnelles et politiques ne doivent être inspirées que par l’intérêt supérieur du peuple Burkinabè.
3- Estpréoccupée par la création, par décret pris en Conseil des ministres le 09 mars 2017, d’une institution dénommée « Haut-représentant du Président du Faso ». Au regard des attributions de cette institution telles que déclinées dans le compte rendu du Conseil des Ministres, la SBDC émet des réserves de la légalité et de la constitutionnalité de son processus de création. La SBDC pense que les institutions de cette envergure devraient avoir un fondement constitutionnel et être régies par une loi organique. La SBDC se réserve la possibilité d’interpeller les autorités compétentes sur les problèmes constitutionnels inhérents à ce processus et leur soumettra un avis technique en vue d’une normalisation juridique.
Sur ces sujets d’importance nationale, l’Assemblée Générale de la SBDC a décidé :
A- D’en rester saisi, pour mener les réflexions et actions nécessaires à la modernisation de la vie constitutionnelle de la Nation et à la consolidation de la démocratie dans le pays.
B- De créer des groupes de travail thématiques et de nommer des rapporteurs spéciaux, qui lui feront rapports périodiques sur ces questions, afin de lui permettre de prendre les mesures qui s’imposeront.
Fait à Ouagadougou, le 25 mars 2017
L’Assemblée Générale de la SBDC
Les responsables des actions tanks ont été officiellement installés au cours de la présente AG de la SBDC
Les dirigeants des 27 se sont réuni ce samedi à Rome, berceau de l'UE, pour tenter de relancer le processus d'intégration européen, mis à mal le Brexit la montée tous azimuts du nationalisme
L’Union européenne célèbre ce 25 mars 2017 ses nonces de diamant, dans un contexte de Brexit et de flambée de nationalisme. Dans une dynamique de relance de la construction européenne, les 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se sont réunis à Rome où a vu le jour le processus d’intégration européenne. Ce sommet de Rome sans le Royaume Uni a permis aux participants de réaffirmer l’unité européenne.
Les dirigeants des 27 se sont réuni ce samedi à Rome, berceau de l’UE, pour tenter de relancer le processus d’intégration européen, mis à mal le Brexit la montée tous azimuts du nationalisme
C’est dans la salle des Horaces et des Curiaces sur la colline du Capitole, que les dirigeants européens ont tenté de montrer le même visage uni et fort qu’il y a 60 ans. C’est à cet endroit que, le 25 mars 1957, six pays fondèrent la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.
Aujourd’hui c’est à 27 qu’ils ont paraphé sous les applaudissements une Déclaration finale qui prône une Europe plus que jamais «Une et indivisible». Pour une Europe sociale et solidaire, une Europe de la Défense et de la sécurité, tout le monde est d’accord, mais l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses divise les États membres. Pour ne froisser personne, et en particulier la Pologne qui menaçait de ne pas signer le texte sans modification, l’Europe à la carte est devenue, dans le texte, une Europe à des «rythmes différents».
Une déclaration finalement consensuelle qui veut affirmer l’unité de l’Union européenne face au divorce avec le Royaume-Uni. La Première ministre britannique était la seule absente de ce sommet. Theresa May a décidé de déclencher le Brexit mercredi prochain, le 29 mars.
En marge de la commémoration, des manifestations pro et anti-UE dans les artères de Rome
Ces célébrations officielles étaient placées sous très haute sécurité. Autour du Capitole, tout le centre historique de Rome a été bouclé, le Colisée et les écoles fermées. 5000 agents des forces de l’ordre ont été déployés dès hier pour encadrer des 6 manifestations pro et anti-Europe qui étaient prévues ce samedi dans la capitale italienne, et sont finalement déroulées sans incident majeur.
Vendredi soir, le Pape François avait reçu au Vatican l’ensemble des dirigeants de l’Union européenne pour les inviter à persévérer dans la construction d’un continent uni et pacifié.
A l'ouverture de la 6e édition du Festival la Ruche
La 6ème édition du Festival Ruche, Arts, Enfance et Jeunesse,organisé par le Cartel a débuté cet après midi du 24 mars 2017. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée au quartier Gounghin de Ouagadougou suivie du premier spectacle intitulé Sank ou la patience des morts.
A l’ouverture de la 6e édition du Festival la Ruche
C’est par une heure de danse exécutée par des marionnettes, que cette 6ème édition du festival la Ruche a ouvert ses portes. Cela au grand bonheur des enfants et adolescents venu assistés à l’évènement.Durant huit jours, c’est-à-dire du 24 au 31 mars 2017 et ce, de 17h à 19h,le festival va offrir aux jeunes et adolescents une trentaine de représentations de plusieurs genres, a expliqué Emmanuel Koama administrateur du festival.
L’innovation majeure dans cette 6ème édition, c’est l’extension du festival à d’autres quartiers de la ville de Ouagadougou. Ainsi cinq espaces culturelsde différents quartiers de la capitale accueilleront le festival. Ce sont : le centre culturel Pantaabo de Saaba, le théâtre soleil de Cissin, l’espace culturel Gambidi de Dassasgho, l’espace Grace culture de la Cité An III et l’espace Feeren de Gounghin.
Des spectacles dédiés aux enfants et adolescents
L’administrateur du festival a indiqué que l’objectif est de permettre aux enfants et adolescents de pouvoir suivre des spectacles professionnels. Ce sont des spectacles dédiés aux enfants mais joués par des adultes précise t-il. Il s’agit de spectacles de théâtre, de cirque, de magie, de conte et de marionnette
Notons qu’une dizaine de compagnies d’Afrique et d’Europe prendront part à ce rendez-vous du spectacle jeune public.
L’ensemble des spectacles sont gratuits pour les enfants et adolescents de 0 à 15 ans.
Le premier spectacle de ce festival intitulé Sank ou la patience des morts,joué à cette ouverture, a été mis en scène par Aristide Tarnangda. C’est une représentation qui retrace les derniers moments de la vie du père de la révolution burkinabè Thomas Sankara.
« C’est notre histoire et il est important que nous la racontions, et la transmettions » a déclaré le metteur en scène.
Le barrage hydroélectrique de Soubré pourrait être d'un grand apport pour l'approvisionnement énergétique de la Côte d'Ivoire et des pays de la sous-région
Pour les Burkinabè, en particulier les Ouagalais, si le problème d’eau semble sur le point de trouver solution à court et moyen termes avec l’anticipation de la mise en service du projet Ziga II; l’incertitude demeure tout de même sur la question de l’approvisionnement énergétique en cette période de pointe. Mais, la solution à ce problème d’électricité pourrait venir de la Côte d’Ivoire qui s’apprête à mette en service en cette fin du mois de mars 2017 son complexe hydroélectrique de Soubré d’une capacité de 275 MW.
Le barrage hydroélectrique de Soubré pourrait être d’un grand apport pour l’approvisionnement énergétique de la Côte d’Ivoire et des pays de la sous-région
Après quatre ans de travaux, le barrage hydroélectrique de Soubré, l’une des promesses de campagne du président Alassane Ouattara, sera en principe mis en service en fin mars 2017. Cela au grand bonheur non seulement de la Côte d’Ivoire mais aussi de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Burkina qui importent de l’électricité d’Abidjan. Surtout en cette période de pointe, caractérisée souvent par des coupures d’électricités et leurs incalculables conséquences socio-économiques. Soubré, chef-lieu du département de même nom, est une ville du sud-ouest de la Côte d’Ivoire, dans le district de Bas-Sassandra, située à 367 km d’Abidjan, capitale économique ivoirienne.
Financé par les Chinois et l’Etat ivoirien
D’un coût global au départ de 331 milliards de FCFA, le projet du barrage de Soubré a été financé par Eximbank de Chine à hauteur de 239 milliards de francs CFA, soit 85% du budget.Le taux d’intérêt du prêt est de 2% et la durée de remboursement, 20 ans avec un différé de 9 ans. Les 15% restants du budget, soit 92 milliards de francs CFA, ont été assurés par l’Etat ivoirien.
Sur les 331 milliards, 281 milliards de FCFA ont servi à la construction du barrage et des cités et 50 milliards, pour les mesures environnementales et sociales, ainsi que pour la maîtrise d’œuvre.
Pour la Côte d’Ivoire, qui connaît ces dernières années une précarité au niveau de l’équilibre entre l’offre et la demande énergétique, la prochaine mise en service du complexe hydroélectrique constitue une bonne nouvelle. Cela devrait contribuer à la réalisation des ambitions énergétiques du pays, tant au plan national que régional.
Les enjeux pour la côte d’Ivoire
Au plan national, la réalisation du barrage de Soubré d’une puissance de 275 MW et d’un productible annuel d’environ 1 100 GWh, devrait permettre à la Côte d’Ivoire de tendre vers son ambitieux objectif de doubler sa puissance installée d’ici à 2020 pour la porter à 3 500 MW. A court terme, Soubré permet à la Côte d’Ivoire de valoriser davantage son potentiel hydroélectrique, estimé à 2000 MW dont seulement 25% étaient exploités et donc d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Avant Soubré, Abidjan ne comptait que les barrages de Taabo (210 MW) et de Buyo (165MW).
En matière d’accès à l’électricité, Soubré devrait contribuer à la mise en œuvre de l’engagement des autorités ivoiriennes d’électrifier d’ici à 2020 tous les villages de plus de 500 habitants.
Par ailleurs, le complexe hydroélectrique de Soubré permettra à la Côte d’Ivoire de respecter ses engagements de fourniture d’électricité vis-à-vis des pays de la région ouest-africaine. C’est important pour Yamoussoukro qui aspire à devenir le premier marché énergétique de l’Afrique au Sud du Sahara d’ici à l’horizon 2030. Ambition affirmée par le nouveau ministre du pétrole, de l’énergie, et des énergies renouvelables Thierry Tanoh, lors des travaux du premier sommet sous régional sur l’énergie tenu les 26 et 27 janvier 2017 à Abidjan, capitale économique ivoirienne. Pour ce faire, la Côte d’Ivoire n’a cessé de prendre en compte dans ses prévisions de production énergétique les besoins des pays de la région.
Les enjeux pour les pays de la région
Pour les pays de l’Afrique de l’Ouest, l’annonce de la mise en service du complexe hydroélectrique de Soubré est un espoir d’une meilleure fourniture de l’électricité en provenance d’Abidjan.
Faut-il le rappeler, plusieurs pays ouest-africains dont le Burkina Faso importent de l’électricité de la Côte d’Ivoire.
Ainsi, le Burkina Faso au terme du contrat d’importation qui lie la Société nationale d’électricité (SONABEL) à la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) était en droit d’attendre 80 MW du réseau ivoirien. Mais, les termes de ce contrat étaient souvent difficilement à appliquer lorsque la partie ivoirienne avait des contraintes liées à la production. Ces contraintes pourraient donc être levées avec la mise en service du barrage de Soubré. En cela le complexe hydroélectrique pourrait être une solution au problème de délestages dans nos pays.
La présente opération de vente de riz à prix social est par la règlementation commerciale, selon le ministère du commerce
Le communiqué ci-après du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, est relatif à une relatif à une opération de commercialisation du riz KR de 30 kg à prix social.
La présente opération de vente de riz à prix social est régie par la règlementation commerciale, selon le ministère du commerce
«Commercialisation du riz KR de 30 kg à prix social
Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat communique, dans le cadre de la vente des céréales à prix social, la Société Nationale des Stocks de Sécurité Alimentaire (SONAGESS) a mis à la disposition de dix(10) grossistes (liste en annexe) 6000 tonnes de riz de qualité conditionné dans des sacs de 30kg.
Cette opération qui est régie par la règlementation commerciale doit permettre au consommateur final, de disposer du sac de riz de 30kg au prix de dix mille (10 000) FCFAsur toute l’étendue du territoire national.
Les Services Techniques du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat effectueront des contrôles en vue de s’assurer du respect du cahier des charges des transactions en matière de prix, de la quantité et de la qualité du riz KR.
En cas de besoins, contacter les numéros verts suivants :