L’international algérien Riyad Mahrez a reçu, le lundi 12 décembre 2016, le titre prestigieux de joueur africain de l’année, par BBC.
« C’est énorme, c’est très important pour les joueurs africains, je suis très heureux et très fier », a déclaré Riyad Mahrez qui a contribué au succès de Leicester, champion de Premier League, en 2016.
L’attaquant de 25 ans né à Sarcelles, 7e au classement du Ballon d’Or 2016, avait déjà été le premier Africain à remporter le titre de joueur de l’année de l’Association des footballeurs professionnels, grâce à ses 17 buts et 11 passes décisives pour Leicester.
Mahrez qui a devancé Sadio Mane (SEN, Liverpool) et Andre Ayew (GHA, West Ham) 3e, a été choisi par des supporters du monde entier.
L’entraîneur de Leicester, l’Italien Claudio Ranieri, a précisé à la radio anglaise que son joueur s’améliorait de jour en jour, « pas seulement sur le plan de ses qualités, mais également de son sens du sacrifice pour son équipe ».
Riyad Mahrez qui jouait au Havre n’avait coûté aux Foxes que 476.000 euros en 2014.
L’activiste des réseaux sociaux Naïm Touré a été relâché, ce 13 décembre 2016 à Ouagadougou, après avoir 24 h en garde à vue, a annoncé un communiqué du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire.
Naïm Touré a été interpellé la veille pour avoir publié des informations jugées fausses, de nature à jeter le discrédit sur la justice militaire. M. Touré avait dit que l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, victime d’une blessure aux côtes, après un télescopage avec un codétenu en jouant au ballon militaire, avait été abandonné à son sort et encourait une mort imminente.
A l’occasion de la commémoration de ce 13-Décembre, le Premier Vice-président de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC), Chrysogone Zougmoré, avait exigé la libération sans condition Naïm Touré. Voila qui est fait!
La mobilisation a commencé à la place de la Nation par une procession dans les artères de la ville de Ouagadougou, avec des slogans appelant au jugement du dossier Norbert Zongo. Puis, il y a eu un sit-in silencieux de 13 minutes devant le palais de justice de Ouagadougou. Avant tout, les organisations de masse ont déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des victimes au cimetière de Gounghin.
« Dix-huit ans après la flamme reste allumée. C’est cela le plus important. Du reste, les activités de ce jour ne se limitent pas seulement à Ouagadougou mais sur l’ensemble du territoire national. Pendant que nous étions en meeting nous avons eu des échos favorables provenant d’autres provinces. Si l’on fait un bilan d’ensemble, la mobilisation à notre niveau est plus que satisfaisante », a affirmé le Premier Vice-président de la Coalition Contre la Vie Chère (CCVC), Chrysogone Zougmoré.
Pour lui, bon nombre de dossiers de crimes de sang auraient dû connaitre un traitement sérieux après l’insurrection et la dissolution du RSP. Même si l’impunité a la peau dure et les anciens-nouveaux dirigeants semblent la consacrer , il espère que ces derniers consacrent les acquis de l’insurrection : les libertés fondamentales, le droit au contrôle populaire et le droit à l’insurrection.
L’international footballeur portugais, Cristiano Ronaldo a remporté le Ballon d’Or 2016. Vainqueur de l’Euro et de la Ligue des champions, le Portugais a décroché la plus prestigieuse récompense individuelle pour la quatrième fois.
Après la Ligue des champions et l’Euro, le Portugais a clos son exceptionnel exercice en remportant la plus prestigieuse des récompenses individuelles. Le Portugais a signé « la meilleure année de sa carrière », selon ses propres mots confiés sur l’Equipe 21. Seul au-dessus du commun des mortels, dans une galaxie très très lointaine, Ronaldo s’est imposé comme une évidence au fil des compétitions qu’il a marquées de son empreinte pour décrocher son troisième Ballon d’Or en quatre ans.
Ronaldo pèse désormais quatre Ballons d’Or. Il devance les immenses Marco van Basten, Michel Platini et Johan Cruyff (3). Un trio de légendes qui donne toute la mesure de la trace laissée par Ronaldo dans l’histoire du jeu. Désormais, seul Lionel Messi (5) fait mieux que lui. Mais, cette année, même l’Argentin a dû s’incliner. Messi paie sa sortie de route précoce en Ligue des champions (quart de finale) et sa défaite en finale de la Copa America.
Il aura manqué un titre majeur à Antoine Griezmann, meilleur buteur de l’Euro et autre favori à ce Ballon d’Or 2016. Le Français a buté en finale de la C1 et du Championnat d’Europe face au Real et au Portugal… de Ronaldo.
Cette saison, et pour la première fois de sa carrière, CR7 a conjugué son exceptionnelle réussite individuelle avec celles de son club et de sa sélection. Si ses précédents sacres portaient avant tout la marque de ses exploits avec Manchester United et le Real Madrid, celui-ci est particulier puisqu’il couronne sa capacité à entraîner avec lui le collectif. Notamment celui du Portugal qui a conquis son premier titre majeur en juillet dans le sillage de son capitaine. Ce Ballon d’Or, décerné par un collège de 173 journalistes choisis par France Football, est absolument indiscutable.
Avec 51 buts et 17 passes décisives en 55 matches, ses statistiques restent à des hauteurs prodigieuses. Mais le meilleur buteur de la dernière C1 (16) a surtout fait basculer le destin de ses équipes. Il s’est notamment offert un triplé en quart de finale de la Ligue des champions face à Wolfsburg alors que le Real était tout proche de la sortie. A l’Euro, c’est encore lui qui a mené le Portugal en finale en ouvrant le score en demie face au Pays de Galles (2-0) au prix d’une détente surhumaine.
L’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), dans le cadre du dossier sur le putsch du 16 septembre 2015, a des soucis de santé. Il a été soigné puis a réintégré sa cellule.
L’information a été donnée par l’activiste Naïm Touré, le 11 décembre 2016 à sur son compte Facebook.
Selon lui, l’adjudant-chef Moussa Nébié dit Rambo, soldat de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), aurait été évacué à l’hôpital Blaise Compaoré après s’être blessé en faisant du sport. » Le drame est qu’aucune prise en charge ne serait prévue pour les détenus de la MACA qui se soigneraient en fait à leurs propres frais. Du coup, la vie du soldat Rambo, selon certaines indiscrétions serait menacée, car n’ayant pas actuellement les moyens de se prendre en charge », avance-t-il.
Suite à cette publication, Naïm Touré a été interpellé par la gendarmerie, sur instruction de la Justice militaire pour dit- on « violation claire du secret de l’instruction » et « diffusion de fausses informations », en ce sens que : » les malades à la MACA sont pris en charge par la MACA » .
La CEDEAO pourrait recourir à la force pour faire partir Yahya Jammeh, selon le président de la commission de l'organisation, Marcel de Souza
A la Cédéao, la crise politique en Gambie, où le président sortant Yahya Jammeh refuse de se soumettre au résultat des urnes, inquiète au plus haut point. Selon nos confrères de RFI, le président Jammeh doit recevoir ce mardi une délégation de l’organisation régionale conduite par sa présidente Ellen Johnson Sirleaf.
La CEDEAO pourrait recourir à la force pour faire partir Yahya Jammeh, selon le président de la commission de l’organisation, Marcel de Souza
Ces émissaires viendront à Banjul pour tenter de convaincre Yahya Jammey d’accepter les résultats de la présidentielle et de laisser Adama Barrow prendre les rênes du pays. Si la médiation échoue, la Cédéao pourrait recourir à une intervention militaire pour déloger Jammeh du palais présidentiel. C’est ce qu’a confié le président de la commission de la CEDEAO, Marcel de Souza, dans une interview accordée à nos confrères de RFI. Mais, jusque-là l’on ignore l’attitude que va adopter le président Jammeh face aux membres de la délégation de la CEDEAO. En revanche, il a indiqué dimanche dernier qu’il allait saisir la Cour constitutionnelle pour contester la victoire de Adama Barrow, lui qui réclamait plus tôt une nouvelle présidentielle, affirmant qu’il ne reconnaissait plus sa défaite.
António Guterres aura fort à faire au secrétariat général de l'ONU
Le nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), António Guterres prendra officiellement fonctions le 1er janvier 2017. En attendant l’ancien Premier ministre portugais prête serment ce lundi 12 décembre 2016 devant les représentants des 193 Etats membres de l’ONU.
António Guterres aura fort à faire au secrétariat général de l’ONU
C’est une étape importante du processus de prise de service du nouveau secrétaire l’Organisation des Nations-Unies (ONU) qui se jouera ce 12 décembre 2016 à New York. En effet, António Guterres prête serment ce lundi même devant les représentants des 193 Etats membres des Nations unies. Cela en prélude à sa prise de fonction officielle prévue pour le 1er janvier 2017.
Comme à l’entame de tous les changements à la tête des organisations de ce genre, c’est-à-dire devant œuvrer pour la paix dans le monde, les attentes vis-à-vis de l’ancien Premier ministre portugais restent immenses. Il a réussi à passer à travers les mailles du complexe processus de recrutement jamais organisé à l’ONU. Réussira-t-il aussi à relever cet immense défi de la préservation de la paix mondiale, avec notamment l’interminable guerre de Syrie ?
Réussira-t-il à maîtriser les rivalités au sein des puissances onusiennes-Etats-unies et Russie- qui paralysent souvent l’action de l’organisation ? Les réformes du conseil de sécurité verront-elles enfin le jour sous son mandat ? Bref, l’on attend de voir un nouveau visage de l’ONU avec António Guterres. Il est certainement très tôt d’avoir toutes les réponses à ces préoccupations, mais c’est déjà le moment pour lui de décliner clairement sa nouvelle vision de l’Organisation des Nations-Unies.
Le défilé militaire, l'un des grands moments de la grande parade
Kaya, chef-lieu de la région du Centre-nord a abrité la célébration du 56ème anniversaire de l’accession à l’indépendance du Burkina Faso. Les temps forts de ce 11 décembre étaient le défilé civile et la parade militaire motorisés, montés et aériens. En plus de cela, il y a eu la remise du flambeau à la région Sud-ouest, Gaoua qui va accueillir les festivités du 11 décembre 2017.
Le défilé militaire, l’un des grands moments de la grande parade
Ce dimanche 11 décembre, le Burkina Faso a commémoré sous le thème « Démocratie, défis sécuritaires et progrès économique et social » le 56ème anniversaire de son accession à l’indépendance. A l’occasion, près de 6000 hommes et femmes de toutes les couches sociales ont livré des défilés. Ces personnes sont composées de 4000 civiles et de 2000 militaires, selon le président du comité national de l’organisation des festivités du 11 décembre, Simon Compaoré.
En plus des défilés à pied, nos vaillants soldats ont offert un spectacle fort apprécié, sous le regard admiratif du président du Faso, du chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré et une population mobilisée pour suivre l’évènement. Le défilé « trois pas bloqués » du 25ème régiment commando parachutistes figure parmi les spectacles les plus applaudis de ce défilé.
Les couleurs nationales fièrement portées
A la fin de la parade, le chef de l’Etat s’est dit très satisfait des différentes prestations et a félicité tous les défilants et l’ensemble du comité d’organisation pour leur sérieux et leur détermination conjugués dans la réussite des défilés.
Roch Marc Kaboré a également remercié la population du centre-nord pour leur accueil et leur solidarité tout au long des séjours des uns et des autres dans la ville de Kaya tout en souhaitant à l’ensemble des burkinabè d’ici et d’ailleurs, bonne fête de l’indépendance.
Par ailleurs, plusieurs autres activités ont ponctué la célébration de ce 11 décembre à Kaya. Il s’agit de la remise du flambeau à la région du sud-ouest qui abritera la prochaine fête de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays. En effet, la célébration des festivités du 11 décembre 2017 aura lieu dans la cité du Bafoudji, précisément à Gaoua. Mathias Lompo Joachim Batao
Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir
Ce samedi 10 décembre, un avion transportant la présidente en exercice de la CEDEAO Ellen Johnson Sirleaf aurait été dérouté après plusieurs tentatives infructueuses de se poser à l’aéroport international de Banjul. Le président gambien sortant ‘’battu’’ Yahya Jammeh l’a dit vendredi dernier : il ne reconnaît plus sa défaite face à l’opposant Adama Barrow. Il est à la présidence gambienne et attend y rester jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. Dakar, Addis Abeba, Paris Washington ont beau protester, Yahya Jammeh n’entend pas céder son fauteuil.
Bien que déclaré battu à la présidentielle du 1er décembre, Yahya Jammeh est déterminé à rester au pouvoir
Le message est clair. Yahya Jammeh n’entend pas se plier aux exigences de la communauté internationale de céder son fauteuil à Adama Barrow. Sans y croire réellement, celui-ci a tenu ce samedi une réunion au cours de laquelle il s’est voulu ferme, appelant le président sortant à respecter les résultats. Mais, comment faire pour contraindre Yahya Jammeh, qui doit toujours avoir le soutien d’une partie de son armée, à céder pacifiquement le pouvoir ? En clair, qui arrêtera Jammeh dans sa volonté affichée de rester aux affaires ? La réponse à la question n’est pas évidente. Des fortes pressions de la communauté internationale pourraient amener le président Jammeh à se braquer, s’il ne l’est déjà. Engager une force militaire pour l’obliger à rendre le pouvoir pourrait se révéler coûteuse en moyen financier et humain. Le rassurer et le promettre des garanties n’ont également pas grandes chances d’aboutir dans le contexte actuel de défiance. On avait promis à Charles Taylor la tranquillité après son départ du pouvoir mais il a finalement atterri à la Haye et y est toujours.
Le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son adresse à la Nation
Ceci est le message solennel adressé ce samedi à la Nation depuis Kaya par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Burkina.
Le président Roch Marc Christian Kaboré lors de son adresse à la Nation
«Peuple du Burkina Faso
Demain 11 décembre 2016, nous commémorerons le 56ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
En cette heureuse circonstance, je tiens à rendre hommage à notre vaillant Peuple, à tous les combattants de la liberté ainsi qu’à tous mes devanciers à la tête de l’Etat pour les acquis engrangés dans la quête commune de l’unité nationale, de la paix et de la prospérité.
Je salue la mémoire des disparus, des martyrs et des héros nationaux, tombés sur le champ d’honneur pour défendre la patrie, ainsi que celle de la barbarie du terrorisme aveugle.
Au moment où la Nation s’est donnée rendez-vous à Kaya, dans la région du Centre Nord, pour la fête de l’Indépendance, mes pensées vont aux actrices et acteurs du monde rural, ces paysannes et paysans infatigables qui font notre fierté, pour le travail abattu durant la campagne agricole et dont les récoltes annoncées sont prometteuses.
Vaillant Peuple du Burkina Faso
C’est sous le thème : « Démocratie, Défis sécuritaires et Progrès économique et social » que se tient le 56ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
La pertinence de ce thème, dans le contexte international et national qui est le nôtre se passe de commentaires.
Mais vous me permettrez néanmoins de faire quelques remarques.
Tout en nous félicitant des acquis démocratiques de notre Peuple, au sortir des élections présidentielle, législatives et municipales des 29 novembre 2015 et 22 mai 2016, nous devons nous convaincre que la démocratie n’est nulle part acquise une fois pour toute. Elle est toujours perfectible et nous interpelle sur la nécessité de développer la culture démocratique, dans le respect de la loi et des opinions plurielles qui traversent notre société.
C’est le lieu pour moi de dénoncer et de condamner les violences inutiles perpétrées çà et là, la défiance vis-à-vis de la loi, ainsi que le manque de tolérance. Toutes ces pratiques sont aux antipodes des exigences de la démocratie et seront désormais combattues comme telles, et leurs auteurs punis conformément à la rigueur de la loi.
Il est également à déplorer le fait que nombre de nos compatriotes ne reconnaissent que des droits dont ils doivent jouir et n’entendent pas se plier aux devoirs qui sont les leurs dans le cadre de l’Etat de droit.
Ces comportements attentatoires à la loi et aux règlements ainsi qu’aux droits et libertés des autres annihilent nos efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, afin de prendre à bras le corps les tâches de développement économique, social et culturel de notre pays.
Je réaffirme ici ma disponibilité et celle du Gouvernement au dialogue et à la concertation avec tous les partenaires sociaux, sans démagogie, sans excès ni faiblesse et dans le respect mutuel. Je les invite à s’inscrire dans cette dynamique pour préserver la paix qui reste un de nos biens les plus précieux.
Tout le reste viendra, si les fils et filles du Burkina Faso se remettent au travail et que tous les acteurs acceptent qu’il est possible et préférable de préserver la cohésion sociale envers et contre tout.
Peuple du Burkina Faso Chers Compatriotes
Au plan sécuritaire national et sous régional, la vigilance de chaque instant est de mise. J’ai déjà indiqué, à l’occasion des évènements tragiques du 16 janvier 2016 au Cappuccino et au Splendid hôtel et que nous devons vivre désormais en ayant à l’esprit que la menace terroriste est une réalité contre laquelle nous devons continuer à nous battre.
C’est pourquoi, j’invite les populations à coopérer étroitement avec les Forces de défense et de sécurité. Cette nécessaire collaboration est la condition du succès pour relever le défi de la sécurité partout et pour tous.
Permettez-moi de saisir à nouveau cette opportunité pour saluer nos Forces de défense et de sécurité qui assurent avec beaucoup de détermination, d’abnégation et de satisfaction la lutte pour la défense de l’intégrité du territoire, la protection des institutions républicaines et la lutte contre le terrorisme.
Je voudrais les inviter à redoubler de vigilance pour nous permettre de maintenir le pays dans la sérénité.
Toute paix est oublieuse, a-t-on coutume de dire, mais toutes les attaques terroristes sur le sol national et le long de nos frontières sont illustratives de la nécessité de ne pas relâcher la vigilance dans tous les points de contrôle ainsi que dans nos villes et campagnes.
C’est le lieu pour moi de saluer l’excellence de la coopération en matière de sécurité avec les Etats voisins. Nous devons renforcer cette coopération, mutualiser nos moyens et coordonner nos renseignements, dans l’intérêt supérieur de nos populations et pour continuer à bénéficier de la stabilité et de la paix dans la sous-région Ouest africaine.
Peuple du Burkina Faso Chères concitoyennes Chers concitoyens
Comme vous le savez, il y a deux jours que les lampions se sont éteints à Paris, sur les travaux de la Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES 2016-2020.
Ce fut un franc succès qui ouvre de réelles et prometteuses opportunités de gagner le combat de l’emploi pour les jeunes, l’autonomisation des femmes et la croissance économique au bénéfice de tous.
S’agissant de l’emploi des jeunes, les efforts déjà accomplis seront renforcés et consolidés par de nouvelles perspectives leur permettant de bénéficier de l’appui financier des institutions bancaires et de crédits pour le financement de leurs projets.
De même des réformes structurelles seront opérées au niveau de l’enseignement pour privilégier l’enseignement technique et professionnel ainsi que la formation scientifique afin de répondre aux besoins du marché du travail et contribuer efficacement au développement du Burkina Faso.
Alors que nos partenaires font confiance à la capacité de notre Peuple à faire face à l’adversité pour réaliser une croissance durable, il faut que chaque Burkinabè se sente interpellé pour apporter sa pierre à la construction nationale.
Nous devons porter au plus haut les valeurs qui font la dignité des Burkinabè, à savoir, le travail, l’intégrité et l’amour de la Patrie.
Ce sont ces valeurs cardinales qui doivent guider nos faits et gestes quotidiens, pour faire de chacune et de chacun de nous, des dignes filles et fils de la Nation, porteurs du changement et comptables de notre réussite collective.
Il nous faut donc atteindre et dépasser nos objectifs de recouvrement, mobiliser effectivement les promesses de ressources de nos partenaires, améliorer notre capacité d’absorption des ressources et la qualité de la défense publique, produire et consommer burkinabè, combattre la corruption et toutes nos attitudes contraires au développement harmonieux de notre pays.
C’est le lieu pour moi de réitérer ma gratitude à la communauté des amis et partenaires techniques et financiers du Burkina Faso pour leur engagement au profit du financement du PNDES et du développement intégral de notre pays.
Chers compatriotes
Le Burkina Faso est un pays de défis. Chaque jour, nous devons nous battre, chacun à son poste de travail, pour mériter de la Nation et offrir constamment à nos populations des raisons d’espérer à l’amélioration de leurs conditions.
Il apparait impérieux de nous comporter de façon à consolider l’unité nationale.
Dans un pays comme le nôtre, le sentiment d’appartenir tous à une seule et même Nation est essentiel pour la cohésion sociale.
Notre vigilance doit être permanente pour éviter tout propos, geste ou acte qui pourrait mettre à mal cette chance que nous avons.
Nos différences aux plans politique, culturel, religieux ou autres sont autant de sources de complémentarités et de richesses qui doivent nous permettre de construire la nation de nos ambitions partagées.
Peuple du Burkina Faso
La fête de l’Indépendance de notre pays intervient à un moment où nous sommes interpellés sur tous les fronts, au plan national, sous- régional, africain et mondial pour apporter notre contribution à la sécurité et à la satisfaction des aspirations de nos populations.
Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour être à la hauteur de ses responsabilités, en recherchant les solutions appropriées aux préoccupations des Burkinabè.
Je tiens à saluer ici l’action de l’Assemblée nationale par le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale ainsi que toutes les Institutions de Contrôle, dont les activités concourent à renforcer la nécessaire culture de la redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
C’est le lieu de rappeler notre engagement en faveur de la vérité, de la justice et de la réconciliation pour bâtir une nation forte, unie et prospère.
La nécessité de vider tous les dossiers pendants est devenue une exigence de crédibilité au regard des attentes du peuple burkinabè en matière de vérité et de justice.
Les procès annoncés par la justice militaire pour se tenir avant la fin de cette année augurent, nous l’espérons, du dénouement rapide de tous les autres dossiers en cours d’instruction et qui préoccupent l’opinion.
Vider convenablement ces dossiers serait le point de départ d’une vraie réconciliation attendue par toute la communauté nationale.
Je tiens ici à saluer les Burkinabè de l’extérieur et les invite à s’engager pleinement dans l’œuvre de construction nationale.
Je veillerai personnellement à ce que le Gouvernement les associe à tous les efforts de développement du pays.
La fête nationale du 11 décembre me donne l’occasion de saluer tous les travailleurs des secteurs publics et privés, les autorités coutumiers et religieuses, les élèves et étudiants, tous les Burkinabè ainsi que les membres des communautés étrangères vivant dans notre pays.
Je n’ai aucun doute que tous nos efforts seront couronnés de succès.
Bonne et heureuse fête nationale Je vous remercie»