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Collision entre 2 camions sur la RN7 : Dans le calvaire des usagers

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Un double accident enregistré sur la RN7 dans la soirée de ce mardi 20 février 2024

Dans la soirée de ce mardi 20 février 2024, emprunter la Route nationale N°7 (RN7) s’est révélé quelque peu cauchemardesque pour les automobilistes et autres usagers en partance ou provenance de la Côte d’Ivoire. En effet, l’axe routier a enregistré au moins deux accidents dont celui impliquant 2 camions- remorques à l’entrée de Diarabakoko, localité située à une vingtaine de kilomètres de la cité du paysan noir.

Un double accident enregistré sur la RN7 dans la soirée de ce mardi 20 février 2024

Le camion remorque à tracteur rouge rempli de marchandises en provenance de la Côte d’Ivoire, a ainsi percuté violemment un autre à tracteur blanc, ce mardi 20 février 2024 sur la Route nationale N°7, à un moment de grand trafic, 17 h 30.

De files de camions à perte de vue

L’entrée en collision de ces deux engins poids lourds a occasionné un blocage du passage de tout autre véhicule pouvant venir de Niangoloko ou de Banfora. Conséquences : de longues files de camions remorques chargés de marchandises à perte de vue, de part et d’autre, pendant plusieurs heures, attendant impatiemment une éventuelle libération.

En effet, tous les automobilistes étaient obligés d’emprunter l’unique piste de déviation au bas de la chaussée bitumée afin de se tirer d’affaire. De surcroît, ils ont été confrontés à un autre problème : celui de la traversée de l’eau qui coule en bas du pont Diarabakoko, rendant encore difficile le passage. N’ayant pas d’autre solutions, les nombreux cars des compagnies de transport, les mini- cars, les camions-remorques, les remorques klinkers ainsi que les autres voitures ont donc bravé le passage, les roues presque englouties par l’eau coulant sous ce pont.

Accident provoqué par une défaillance du système de freinage

Aux dires d’un des occupants du camion remorque dont le tracteur est rouge, les circonstances ayant provoqué cet accident, proviennent d’une panne de l’appareil chargé de la distribution d’air conditionné depuis les compresseurs. Le fonctionnement de ces compresseurs crée beaucoup plus de pression puissante qui permet au conducteur de maîtriser le véhicule.

Ainsi, cette pression constitue une force qui aide aux outils pragmatiques. En revanche, son manque entraîne des dangers. Donc, la défaillance du système de freinage de l’engin a empêché le conducteur du camion à maîtriser sa traction. D’où l’entrée en collision de ces deux internationaux routiers.

Les services de secours alertés à temps… 1 blessé transporté au CHR de Banfora

Par ailleurs, l’une des principales causes de cet accident, s’expliquent par le fait que la voie soit très rétrécie à cet endroit. De même, la circulation s’effectue à double sens. Ce qui impose surtout beaucoup plus de prudence pour tout usager et autre véhicule à moteur qui l’empruntent.

Egalement, un autre est qu’à une proximité très réduite de cette chaussée, bitumée, les installations des chemins du fer s’étendent sur une distance de 300 m environ du pont de Diarabakoko

Malgré le rude croisement de ces engins lourds poids lourds, fort heureusement aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Cependant, un motocycliste en provenance de Bobo-Dioulasso et en partance pour Niangoloko a été blessé en percutant l’un des camions remorques. Alertés, les services de secours et d’urgence ont immédiatement rejoint les lieux et ont transporté le blessé pour les soins au CHR du Bloc Opératoire de Banfora.

Un autre accident à Kossara sur la RN7

Le malheur n’arrivant jamais seul, le calvaire des usagers de la RN7 a été amplifié par un autre accident survenu au niveau de la pente raide de Kossara, à une centaine de mètres du pont. Ce pont facilite l’accès de Kossara au centre- ville de Banfora. Le camion remorque en question, transportait des marchandises et a aussi été victime d’une insuffisance de pression du moteur.

Aussitôt, le conducteur dudit camion a engagé une lutte âpre dans la marche-arrière imposée par le véhicule afin de maintenir l’équilibre et redescendre de la pente. Hélas, son effort a été vain puisque le camion remorque a finalement quitté la chaussée bitumée pour se retrouver en bas, les 4 fers en l’air. Mais, là aussi, l’on peut dire Dieu merci parce qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Tout compte fait, la route nationale 7 qui relie le Burkina Faso à la Côte d’Ivoire est l’une des plus importantes du trafic routier du pays. Ainsi, elle contribue énormément au développement socio-économique de divers pays.

Cependant, elle a aussi endeuillé un grand nombre de familles. C’est encore le moment d’interpeller tout usager de ce tronçon que la route tue. Et on ne le dira jamais assez : prudence, prudence et prudence dans la circulation routière. Ce n’est qu’à cette condition que véritablement la route du développement passera par le développement de la route dans notre pays.

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain

Accès à l’énergie dans la zone AES : Les sociétés nationales d’électricité en conclave à Ouaga

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Les membres du présidium de l'atelier de concertation ce 20 février 2024 à Ouagadougou

Les sociétés nationales d’électricité des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) veulent regarder dans la même direction. Elles tiennent en effet depuis ce mardi 20 janvier 2024 à Ouagadougou un atelier de concertation de trois jours. Il s’agit notamment de l’EDM SA du Mali, du NIGELEC du Niger et la SONABEL du Burkina représentées à l’ouverture par leurs premiers responsables.

Photo de famille des officiels et participants à l’issue de l’ouverture de l’atelier

Présidant l’ouverture du présent atelier de concertation de trois jours, le ministre burkinabè de l’énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, a donné le ton en indiquant clairement l’objectif poursuivi.

C’est le ministre Yacouba Zabré Gouba qui a présidé l’ouverture de cet atelier de concertation des sociétés d’électricité AES

«Cette rencontre vise essentiellement à développer notre résilience énergétique, en comptant d’abord sur l’optimisation et la mutualisation de nos ressources propres et en diversifiant le choix des partenaires stratégiques. Il y va de la survie de nos systèmes électriques respectifs. Autant l’union fait la force, autant la discorde expose à un échec cuisant. Cela, pour rappeler aux responsables de ces trois sociétés la nécessité de travailler en bonne intelligence pour relever les défis redoutables et urgents qui nous attendent », a-t- il précisé.

En effet, compte tenu du difficile contexte sociopolitique de la sous-région, l’Énergie du Mal (EDM SAi), la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ont donc juste titre initié le présent atelier pour réfléchir sur une stratégie commune d’approvisionnement de leurs pays s en énergie.

En ce sens, l’initiative reflète naturellement les ambitions des premiers responsables des départements ministériels du secteur de l’énergie des 3 pays de l’Alliance des Etats du Sahel en ce moment crucial de leur histoire.

Le sens de la démarche des sociétés d’électricité explicité

Le directeur général de la SONABEL Souleymane Ouédraogo prononçant son discours à l’ouverture de l’atelier de concertation des sociétés d’électricité de l’AES le 20 février 2024 à Ouagadougou en présence de ses collègues malien et nigérien

«En tant que techniciens, notre rôle est d’attirer l’attention de nos autorités sur les enjeux économiques, sociaux, et même sécuritaires liés à l’approvisionnement de nos pays en énergie électrique, dans un contexte sociopolitique sous- régional difficile »,  indiquera pour sa part  le directeur général de la SONABEL  Souleymane Ouédraogo.

Il est attendu de ce conclave des pistes de collaboration commune pour adresser plus efficacement la question de l’accès à l’énergie dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel.

La stratégique énergétique commune espérée devrait s’articuler entre autres axes, sur la valorisation des ressources énergétiques endogènes ; les échanges d’énergie électriques et la promotion de l’efficacité énergétique. Les attentes sont donc énormes. Vivement donc que les conclusions soient à la hauteur de ces attentes !

                                                                        Bernard Bazié

                                                                         Burkina Demain

Développement du Monde rural : C’est parti pour la 7e édition du SIAEL

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Les officiels procédant au lancement de l'évènement

Le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyèlem de Tambèla a présidé ce mardi 20 février 2024 la cérémonie d’ouverture de la 7e édition du Salon International de l’Agriculture, de l’environnement et de l’élevage (SIAEL).

Les officiels procédant au lancement de l’évènement

Initié par l’Association pour le Développement du Monde Rural (ADMR), cet évènement important de promotion des activités du monde rural se déroule du 20 au 24 février à Silmissin, dans la commune de Komsilga, avec la participation d’une délégation du Mal conduite par son ministre de l’élevage et de la pêche. A écouter le commissaire du SIAEL, il s’agit d’une édition de résilience.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Communication publique & Médias : Vers des états généraux

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Le président du CSC Idrissa Ouédraogo, à sa sortie d'audience

Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, a accordé, ce lundi 19 février, une audience aux nouveaux membres du collège des conseillers du Conseil supérieur de la communication (CSC) conduits par le président Idrissa Ouédraogo.

Le président du CSC Idrissa Ouédraogo, à sa sortie d’audience

Cette audience a permis aux visiteurs d’échanger avec le Chef de l’Etat autour des grands défis du Conseil supérieur de la communication.

A sa sortie d’audience, le président Ouédraogo a évoqué aussi la nécessite pour les nouveaux conseillers du CSC de commencer par l’organisation des états généraux de la communication et des médias «pour faire en sorte que tous les acteurs puissent se parler et que les points d’obstacles soient identifiés et levés ensemble et de manière consensuelle».

«Les échanges ont été très fructueux et nous permettent d’espérer une véritable machine de veille mais aussi un ensemble d’actions qui permettent de renflouer un peu les caisses avec l’autonomie financière que nous venons d’avoir, et de nous attaquer à des volets parallèles comme le développement du marché de la communication et l’épanouissement des acteurs».

Idrissa Ouédraogo a en outre inliqué qu’avec la nouvelle loi, les attributions du Conseil supérieur de la Communication se sont élargies, nécessitant un plan de modernisation de l’institution. Il s’agit en effet, des missions de régulation, de médiation et de renforcement des capacités. « Nous avons aussi des études qui permettent de mieux connaître notre marché et de réunir les uns et les autres », a-t- il ajouté.

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 14 février 2024

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 février 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 48 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à l’ouverture du Consulat général du Burkina Faso à Istanbul en République de Türkiye.

L’ouverture du Consulat général du Burkina Faso à Istanbul vise à renforcer les relations diplomatiques, économiques et commerciales entre les deux pays et à assurer une meilleure protection des intérêts des Burkinabè en Türkiye.

L’adoption de ce rapport permet l’ouverture du Consulat général du Burkina Faso à Istanbul en République de Türkiye.

Le deuxième rapport est relatif à l’ouverture d’un Consulat général du Burkina Faso à Guangzhou, en République populaire de Chine.

Guangzhou est une ville portuaire considérée comme la deuxième plus grande économie de la région du Centre sud de la République populaire de Chine.

Selon le recensement effectué par l’Ambassade du Burkina Faso à Pékin, plus d’un millier de Burkinabè (entrepreneurs, commerçants et étudiants) résident à Guangzhou. Ces compatriotes sont souvent confrontés à des difficultés pour disposer de titre de séjour et accéder à certains documents du fait de l’éloignement de notre représentation diplomatique, située à environ 2 180 km.

De même, les opérateurs économiques burkinabè qui effectuent le déplacement dans cette ville ne bénéficient d’aucune assistance consulaire.

L’adoption de ce rapport permet l’ouverture d’un Consulat général du Burkina Faso à Guangzhou, en République populaire de Chine, pour mieux défendre et protéger les intérêts des Burkinabè qui y séjournent et développer davantage les relations dans divers domaines entre les deux pays.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant fin de fonctions du Consul honoraire du Burkina Faso à Houston, Etats Unis d’Amérique.

Monsieur Rachid Madany Joseph BARRY a été nommé par décret n°221-0587/PRES/PM/MAECIABE/MINEFID du 21 juin 2021, Consul honoraire du Burkina Faso à Houston avec pour circonscription consulaire tout l’Etat du Texas, aux Etats Unis d’Amérique.

Dans l’exercice des fonctions de Monsieur Rachid Madany Joseph BARRY, il a été constaté des manquements aux obligations de Consul honoraire, toute chose contraire aux dispositions du décret portant réglementation de l’ouverture des Postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.

L’adoption de ce décret consacre la fin de fonctions de Monsieur Rachid Madany Joseph BARRY en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Houston, aux Etats Unis d’Amérique, conformément aux dispositions du décret portant réglementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant gestion des comptes de dépôts de fonds au Trésor public.

Ce décret est une relecture du décret n°98-429 /PM/MEF du 13 octobre 1998 relatif à la gestion des comptes de dépôts de fonds au Trésor public qui permet de fournir aux structures publiques, des services bancaires similaires à ceux fournis par les établissements bancaires.

Au fil des années, l’exercice de la fonction bancaire du Trésor public s’est heurté à diverses difficultés. Il s’agit entre autres :

– de la prédominance de comptes au nom de services administratifs qui ont cumulé des soldes non liquides d’année en année car approvisionnés par des déblocages du budget de l’Etat ;

– du transfert des fonds publics vers des comptes dans des banques commerciales ou à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), dans le but de soustraire ces fonds au contrôle direct de l’Etat.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une centralisation des fonds publics en vue d’une meilleure gestion des comptes de dépôts de fonds au Trésor public.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de l’application du régime de faveur sur les plus-values de réévaluation des bilans prévus à l’article 195 du Code général des impôts.

Ce décret vise à pallier les difficultés rencontrées par les entreprises en raison de l’impact de la situation sécuritaire et de la conjoncture économique sur leur exploitation en procédant à la réévaluation de l’actif immobilisé.

La réévaluation est l’opération comptable qui consiste à actualiser la valeur des éléments d’actifs (immobilisations) d’une entreprise.

L’adoption de ce décret permet d’autoriser l’application de l’imposition du régime de faveur, conformément à la loi n°58-2017/AN du 20 décembre 2017 portant Code général des impôts.

Le troisième rapport est relatif aux orientations pour un bon déroulement de la gestion budgétaire au cours de l’année 2024 et la préparation du budget de l’Etat, exercice 2025.

Les orientations pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2024, s’inscrivent dans le cadre d’une amélioration significative de la mobilisation des ressources pour une plus grande couverture des charges de l’Etat et une grande efficacité dans l’exécution des dépenses publiques.

Quant aux orientations sur le calendrier d’exécution du budget de l’Etat, exercice 2024, celles-ci indiquent les différentes séquences à suivre pour assurer la réalisation des dépenses prioritaires, tout en respectant les critères de performance budgétaire convenus avec les partenaires techniques et financiers et les délais règlementaires de clôture budgétaire.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions idoines en vue du bon déroulement de la gestion budgétaire 2024 et d’une meilleure préparation du budget de l’Etat, exercice 2025.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2023-021/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 portant création d’un Fonds de soutien patriotique (FSP).

Cette modification fait suite à l’intégration du Fonds de soutien patriotique dans la Loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat, exercice 2024, sous la forme d’un Compte d’affectation spéciale. Cette évolution commande la prise de dispositions pour encadrer les nouvelles conditions d’exécution du FSP.

Les innovations majeures sont les suivantes :

– la modification des modalités de gestion du Fonds de soutien patriotique.

A ce titre, l’exécution budgétaire du FSP se fait à travers un fonds d’affectation spéciale placé sous la responsabilité conjointe des ministres chargés des finances et de la défense. Ainsi, le ministre chargé des finances en est l’ordonnateur principal en recettes et le Commandant de la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie (BVDP), par délégation du ministre chargé de la défense en est l’ordonnateur en dépenses ;

– le renforcement du contrôle de la gestion du FSP à travers la prise en compte de l’Inspection générale des Forces armées nationales au titre des corps de contrôle de l’Etat compétents pour le contrôle et l’inspection de la gestion financière et comptable du FSP.

L’adoption de ce décret permet de renforcer l’efficacité de la gestion du Fonds de soutien patriotique.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Contrôleurs d’Etat.

L’adoption de ce décret permet la nomination de six (06) Contrôleurs d’Etat, conformément aux dispositions du décret n°2021- 756/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 14 juillet 2021 portant régime juridique applicable aux emplois de Contrôleur d’Etat, d’Assistant de vérification et d’enquêteur de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC).

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à l’état et à la gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine (FRFM), au titre de l’année 2022.

Au regard de l’impact négatif de l’exploitation des substances de mines et carrières sur l’environnement, l’Etat a mis en place plusieurs fonds, dont le Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine (FRFM). Les ressources de ce fonds sont alimentées par les sociétés d’exploitation industrielle, semi mécanisée de substances de mine et les sociétés d’exploitation industrielle de substances de carrières. Le FRFM a l’obligation de financer les activités de plan

de réhabilitation et de fermeture des différentes mines.

Selon le rapport sur l’état et la gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine, à la date du 31 décembre 2022, la situation des cotisations indique que le solde des comptes ouverts à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au titre des mines s’élevait à 57 128 711 498 F CFA.

A la même date, 06 mines industrielles n’avaient toujours pas transféré leurs cotisations d’un montant total de 7 532 524 612 F CFA.

Le rapport relève également l’inexistence de compte et l’absence de cotisations des mines semi-mécanisées et des carrières, à la même période. Sur les 49 carrières industrielles en production, aucune n’a ouvert un compte bancaire, ni à la BCEAO, ni dans une banque commerciale en vue de sa cotisation au titre du FRFM.

Concernant l’état de mise en œuvre des plans de réhabilitation, 06 mines industrielles ont déposé des plans de réhabilitation et de fermeture des mines pour validation, contrairement aux mines semi-mécanisées et aux carrières industrielles, à la date du 31 décembre 2022.

Face aux difficultés rencontrées pour la gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine, le rapport a formulé les recommandations suivantes :

– la relecture des textes législatifs et règlementaires qui encadrent le FRFM ;

– l’élaboration d’un texte portant modalités d’examen et de validation des Plans de réhabilitation et de fermeture (PRF) ;

– l’ouverture de comptes au titre du FRFM pour les mines industrielles qui n’en disposent pas ;

– l’opérationnalisation du comité d’examen et de validation des plans de réhabilitation et de fermeture et celui du suivi contrôle.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les mesures nécessaires en vue d’une meilleure mobilisation des ressources au titre du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine pour l’exécution efficace de ses missions.

Le second rapport est relatif à une demande d’autorisation de cession d’actifs miniers de l’Etat.

Les actifs miniers concernés par l’autorisation de cession sont liés à d’anciens titres miniers expirés, renoncés ou retirés. Ils sont au nombre de 205 titres miniers, dont 07 permis d’exploitation industrielle de substances de mines et 198 permis de recherche, à la date du 31 décembre 2023.

La cession de ces actifs miniers sur les superficies d’anciens titres miniers vise la mise en valeur des résultats des travaux d’exploration minières effectués sur ces zones.

Cette cession permettra à de nouveaux investisseurs qui disposent de capacités techniques et financières de reprendre les activités sur ces mines.

L’adoption de ce rapport permet à l’Etat burkinabè d’octroyer des titres miniers couvrant chaque superficie concernée par la cession, à des sociétés concessionnaires, conformément au Code minier, en vue de la relance des travaux de recherche et d’exploitation sur les superficies d’anciens permis et titres miniers.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la retraite des Ambassadeurs, Représentants permanents et des Points focaux de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), prévue les 04 et 05 mars 2024 à N’Djamena en République du Tchad.

Cette retraite sera une occasion pour les Etats membres de l’institution de discuter et proposer des projets ou activités prioritaires pour la période 2024-2025 et d’examiner la question globale du budget de la CEN-SAD.

Elle permettra également aux Etats membres de passer en revue certains projets d’accords en instance en vue de leur adoption, de réfléchir sur la mise en place d’une coordination ou plateforme de la jeunesse CEN-SAD et d’échanger sur les questions de sécurité et de développement de l’espace de la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

II 2 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’une campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole en 2024 au Burkina Faso.

La campagne qui va se dérouler du 15 au 21 mars 2024 dans l70 districts sanitaires, vise à renforcer l’immunité des enfants de 9 à 59 mois contre la rougeole et la rubéole dans notre pays. Elle va permettre à 3 489 383 enfants de la tranche d’âge concernée de recevoir soit la première dose ou une dose supplémentaire du vaccin contre la rougeole et la rubéole.

Cette campagne de vaccination, programmée dans la Stratégie nationale de vaccination (SNV) 2022-2026, va également permettre d’améliorer la couverture vaccinale, de réduire le nombre de foyers épidémiques et la mortalité infantile.

Son coût global de 6 761 460 USD est financé par l’Etat burkinabè et les partenaires techniques et financiers dont l’Alliance mondiale du vaccin (GAVI).

II 3 Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil le bilan à mi-parcours de la campagne cotonnière 2023/2024.

La campagne cotonnière 2023/2024 a connu l’adhésion des producteurs malgré le contexte difficile marqué par la crise sécuritaire et le renchérissement des prix de certains intrants agricoles tels que les engrais.

Ainsi, les prix de cession des intrants à crédit pour le coton conventionnel ont été fixés comme suit :

– 28 000 F CFA le sac de 50 Kg d’engrais NPKSB ;

– 32 000 F CFA le sac de 50 Kg d’engrais Urée ;

– 6 000 F CFA le traitement à l’hectare pour les insecticides.

Une subvention totale de 11,518 milliards F CFA dont 10 milliards F CFA ont été accordés par l’Etat et 1,518 milliards F CFA apporté par la filière coton.

Pour la campagne 2023/2024, le kilogramme du coton graine de 1er choix a été fixé à un prix record de 325 F CFA et celui du 2ème choix à 300 F CFA, soit une hausse de 8% par rapport à la campagne précédente.

Pour la production cotonnière, les superficies emblavées ont baissé de 25% et s’établissent à 462 163 hectares. Les prévisions de production de coton graine de la campagne 2023/2024 ressortiraient à 407 500 tonnes, soit une hausse de 1% par rapport à la campagne écoulée. Le rendement moyen national prévisionnel pourrait s’établir à 882 Kg/ha contre 654 kg/ha la campagne 2022/2023, soit une amélioration de 35%.

Pour la production du coton conventionnel de la campagne 2024/2025, les intentions de culture sont estimées à 648 659 hectares de superficies au plan national. Les besoins en engrais NPKSB et Urée seraient respectivement de 93 500 tonnes et 31 577 tonnes.

II 4 Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la cession du contrat avec Aggreko international power projects BV à la société Faso international energy supplier services (FIESS) SARL.

Pour faire face aux périodes de pointe de la demande des années 2019 à 2022, le Conseil des ministres du 07 novembre 2022 a autorisé la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) à contracter avec Aggreko pour une puissance de 75 MW (mégawatt) incluant la prorogation du contrat pour la fourniture et la gestion d’une centrale électrique temporaire fonctionnant au fuel lourd d’une puissance disponible garantie de 50 MW en 15 kV (kiloVolt) à Ouagadougou. Cette prorogation devait permettre de faire face à l’accroissement de la demande en électricité et à la gestion de la pointe des années 2023 et 2024.

Avant la signature de l’avenant de prorogation du contrat, la société Aggreko a informé la SONABEL de son intention de mettre fin à ses activités au Burkina Faso pour compter du mois de juillet 2023. Conformément aux dispositions de l’avenant, Aggreko se retire progressivement du projet en créant une filiale Faso international energy supplier services SARL, qui exploitera la centrale électrique.

Dans le processus de cession, la SONABEL, en accord avec les grandes orientations de la Transition, a exigé que le contrat et les équipements de la centrale électrique soient cédés à une entreprise détenue par des nationaux. C’est ainsi que FILMORE SA a procédé au rachat de la filiale FIESS SARL.

En vue de poursuivre le contrat de location pour faire face à la pointe de demande des années 2024 à 2028 et dans le but de minimiser les risques de délestages, des actions sont mises en œuvre par le département en charge de l’Energie avec l’appui du Gouvernement burkinabè.

Il s’agit notamment de la cession du contrat de location temporaire conclu avec Aggreko à la société FIESS SARL, filiale de FILMORE SA, de la prorogation de la durée du contrat de location de quatre (04) ans à compter de décembre 2024 et de la contractualisation d’une puissance additionnelle de 25 MW avec la société FIESS SARL.

La seconde communication est relative aux propositions de mesures pour assurer un approvisionnement sécurisé en énergie électrique du Burkina Faso.

L’offre énergétique dont dispose le pays comprend les ressources d’approvisionnement constituées de centrales thermiques, solaires photovoltaïques et hydroélectriques d’une part, et des sources externes constituées des importations, d’autre part.

En vue de parer à d’éventuels déficits énergétiques, des mesures ont été prises pour sécuriser davantage l’offre énergétique à court terme. Il s’agit entre autres de :

– la réalisation d’un système d’évacuation de l’énergie de la centrale solaire photovoltaïque de Gonsin de 42 MWc (mégawatt crète) ;

– la réparation de certains ouvrages électriques endommagés ;

– l’accélération des travaux d’autres centrales photovoltaïques.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Sabari Christian DAO, Mle 216 680 X, Conservateur restaurateur de musée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général du Musée national ;

– Monsieur Sulaïman KAGONE, Mle 116 899 H, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB).

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Ram Joseph KAFANDO, Mle 91 943 T, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Gouverneur de la Région de l’Est ;

– Monsieur Sibiri Boukary KABORE, Mle 247 527 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) ;

– Madame Mariam TRAORE, Officier d’administration, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Institut supérieur d’études de protection civile.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Eric Wilfrid Yirin ZOURE, Mle 111 344 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Balibié Serge Auguste BAYALA, Mle 111 051 S, Professeur titulaire, catégorie P1, grade terminal, 2ème échelon, est nommé Directeur général de la Caisse de dépôts et d’investissement du Burkina Faso ;

– Monsieur Wendkouny Blaise Parfait KEMDE, Mle 59 671 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Secrétaire général de la Caisse des dépôts et d’investissement du Burkina Faso ;

– Monsieur Nosyaba BASSEME, Mle 55 739 A, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Caissier général de la Caisse des dépôts et d’investissement du Burkina Faso ;

– Monsieur Drissa SOURABIE, Mle 119 336 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Contrôleur interne pour le compte du Projet de développement agricole de Dangoumana (PDAD) et du Projet de développement intégré des Chaînes de valeurs agricoles (PDI-CVA) ;

– Madame Safiatou TRAORE, Mle 104 272 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Contrôleur interne au Projet de développement de l’éducation de base, Phase V ;

– Monsieur Honoré ZONGO, Mle 111 157 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la comptabilité matières de la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat ;

– Monsieur Adolphe COMPAORE, Mle 56 727 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Chef du département de contrôle des services fiscaux à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Aboubacar DRABO, Mle 200 204 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Conseiller fiscal de Bagrépôle ;

– Monsieur Marcel OUATTARA, Mle 239 639 S, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) ;

– Monsieur Emmanuel BELEMSOBGO, Mle 58 434 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) ;

– Madame Pélagie SANOU/RAMDE, Mle 104 921 M, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) ;

– Madame Nana BANDRE/TRAORE, Mle 58 465 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice des moyennes entreprises du Centre n°IV.

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Contrôleurs d’Etat :

– Monsieur Louis TERI, Mle 59 921 L, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle 104 296 F, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Nabahiri TIBIROU, Mle 235 896 R, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Mandema Jean Baptiste SANKARA, Mle 208 033 Z, Inspecteur du trésor ;

– Monsieur Pédè Jules TRAORE, Mle 58 462 U, Inspecteur du trésor ;

– Monsieur Jean Romaric OUATTARA, Mle 235 917 K, Inspecteur du trésor.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Issiaka SOULAMA, Mle 96 960 G, Chercheur, catégorie PD, grade terminal, 1er échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de régulation pharmaceutique.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Doulaye SANOU, Ingénieur hydrogéologue, est nommé Secrétaire général.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Tjitayè ZAPRE, Mle 112 455 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et de la comptabilité du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER).

H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Madame Aimée Marina SOURABIE/OUEDRAOGO, Mle 104 657 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF).

I AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Règma ZONGO, Mle 211 706 K, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur général de l’Office national de sécurité routière (ONASER).

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Service national pour le développement (SND) au titre de la Primature;

– de l’Office national d’identification (ONI) et de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

– du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille.

A PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Dramane HEMA, Mle 118 979 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Service national pour le développement (SND) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Mamadou CISSE.

B MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Roger OUEDRAOGO, Mle 57 709 R, Inspecteur général de police, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Madi BOUNDAOGO, Mle 208 045 R, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Norbert KABORE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA BRIGADE NATIONALE DE SAPEURS-POMPIERS

– Monsieur Hamidou TIETIEMBOU, Officier, sapeur-pompier, en remplacement de Monsieur Zouno Gérard BAMBARA.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Didié BAZONGO, Officier, sapeur-pompier, Administrateur représentant les élèves et stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC) pour une dernière période de trois (03) ans.

C MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Guétaouindé Livingstone SABA, Mle 220 405 N, Conseiller d’éducation féminine, en remplacement de Madame Assétou SAWADOGO/KABORE ;

– Madame Thérèse Valérie SANOU, Mle 220 409 M, Conseiller en promotion du genre, en remplacement de Madame Ninon Edwige YAMEOGO/SANKARA.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Madame Madeleine RAYAISSE/NIKIEMA, Mle 229 896 X, Administrateur civil.

 

Le Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Niangoloko : El Hadj Ousséni Traoré, nouveau grand imam

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El Hadj Ousséni Traoré est le nouveau grand imam de Niangoloko. Il a été installé le 3 février dernier dans ses fonctions par le président de la Ligue islamique du Faso (LIFA) El Hadj Amadou Sanogo, venu spécialement de Bobo pour la circonstance et en présence du parrain, le président de la Délégation spéciale de la commune de Niangoloko, Ousséni Ouédraogo.

Après la disparition de feu El Hadj Seydou Diarra, la communauté musulmane de Niangoloko qu’il a dirigée pendant une vingtaine d’années était sans grand imam. La poursuite de son œuvre incombe désormais à El Hadj Ousséni Traoré, installé le 3 février 2024 nouveau grand imam de la cité de Santa par le président de la Ligue islamique du Faso (LIFA) El Hadj Amadou Sanogo, venu spécialement de Bobo pour la circonstance.

Aux noms de El Hadj Kouanda et de El Hadj Sanou

Comme le veut la tradition, c’est aux noms de El Hadj Moussa Koanda, président de la Communauté musulmane du Burkina Faso et de Mahamad Sanou, président de la Communauté musulmane de Bobo-Dioulasso, qu’El Hadj Amadou Sanogo a installé le nouvel imam de Niangoloko dans ses nouvelles fonctions.

Et pour lui permettre d’exercer en bonne et due forme, il lui a remis séance tenante ses attributs de chef et guide musulman : un Coran, un bâton de pèlerin et un foulard blanc destiné être attaché autour de sa tête. Cela conformément aux principes de l’islam qui recommandent à tout grand imam de paraître à l’image du prophète Mohammed (Paix et Salut soient sur Lui) et d’adopter ses bonnes œuvres.

Choix de El Hadj Ousséni Traoré, résultat d’un consensus

El Hadj Fousséni Traoré, nouveau grand imam de Niangoloko

«Lorsque toute une communauté religieuse se réunit et vous responsabilise pour accomplir les œuvres de Dieu , si vous vous opposez , c’est le Satan que vous croisez (…) donc, j’ai approuvé cette décision de la Communauté musulmane de Niangoloko et je suis vraiment ému pour cette confiance placée en votre  personne pour conduire cette mission islamique», lui a- t- il indiqué en guise d’encouragement.

En effet, constatant la vacance du poste de grand imam suite au décès de El Hadj Diarra, les notabilités de la Communauté musulmane de Niangoloko s’étaient réunies le 20 janvier 2024 pour procéder à la désignation par consensus de son successeur. Le résultat…on le connaît :  El Hadj Ousséni Traoré, nouveau imam.

«Homme pieux, plein de sagesse»

Mais, qui est au juste le nouveau grand imam de Niangoloko ? Là-dessus les avis ne tarissent pas d’éloges sur ses qualités. Pour le président de la LIFA, El Hadj Ousséni Traoré est un homme pieux, plein de sagesse, d’humilité et a aussi besoin de bénédictions pour l’accomplissement de cette œuvre de Dieu.

Pour Moukkadam Idrissa Héma Ouattara, grand prêcheur de la religion musulmane, El Hadj Ousséni Traoré est un ami et il a tenu à faire le déplacement pour assister à la cérémonie. «Nous avons effectué le déplacement depuis Banfora pour venir assister à cette intronisation. Nous pouvons sans excès affirmer que c’est un homme qui a le sens du pardon et du respect envers son prochain».

Pour beaucoup d’autres fidèles musulmans de Niangoloko, El Hadj Ousséni Traoré est celui-là qui est toujours disposé à l’écoute des autres sans distinction de statut social.  Enfin, c’est une grande satisfaction pour toute la communauté musulmane de Niangoloko et des communautés environnantes de bénéficier des services d’un grand imam, toujours prêt à les accompagner sur les questions d’ordre religieux.

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain

Des journalistes informés en amont de la Conférence des ministres de la CEA 2024

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Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete et le Ministre zimbabwéen des finances, du développement économique et de la promotion des investissements, Mthuli Ncube ont informé ce 12 février, les journalistes à travers l’Afrique de l’ordre du jour et des attentes de la prochaine Conférence des ministres des finances, de la planification et du développement économique (COM2024) de la CEA, qui se tiendra du 28 février au 5 mars 2024, à Victoria Falls, au Zimbabwe. Communiqué de presse.

«Des journalistes à travers l’Afrique ont été informés en amont de la Conférence des ministres de la CEA 2024 qui se tiendra à Victoria Falls, au Zimbabwe

Addis-Abeba, Éthiopie, 12 février 2024 (CEA) – Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete et le Ministre zimbabwéen des finances, du développement économique et de la promotion des investissements, Mthuli Ncube ont informé aujourd’hui, les journalistes à travers l’Afrique de l’ordre du jour et des attentes de la prochaine Conférence des ministres des finances, de la planification et du développement économique (COM2024) de la CEA, qui se tiendra du 28 février au 5 mars 2024, à Victoria Falls, au Zimbabwe.

Monsieur  Gatete a déclaré que la conférence arrivait à point nommé, compte tenu des effets causés par les multiples crises sur l’Afrique, y compris les réactions en chaîne du changement climatique et de la guerre en Ukraine dans une ère post-covid.

« La conférence, organisée sous  le thème, « Financer la transition vers des économies vertes inclusives en Afrique : Impératifs, possibilités et moyens  d’action », abordera les défis auxquels la plupart des pays sont confrontés ainsi que des questions cruciales sur les réformes de l’architecture financière mondiale, le G20, les coûts élevés du service de la dette et les opportunités offertes par l’économie verte et bleue ; sans oublier la manière dont les innovations technologiques peuvent aider les pays à accélérer la mise en œuvre des ODD et de l’Agenda 2063 », a-t-il déclaré.

En plus des ministres des finances, des experts d’institutions financières clés telles que la Banque mondiale, Afreximbank, la Banque africaine de développement et le secteur privé apporteront leur contribution sur le financement concessionnel, les réformes fiscales, les marchés de capitaux, la mobilisation des ressources intérieures, les cadres réglementaires, les pools énergétiques et les crédits carbone.

Monsieur Mthuli Ncube a réitéré le fait que la plupart des pays africains sont de plus en plus confrontés à un lourd fardeau de la dette, dont certains sont déjà en situation de surendettement. La conférence a ainsi pour objectif de trouver des solutions sur la manière dont les pays africains peuvent relever ces défis.

«La conférence des ministres discutera de la manière dont le continent peut apporter sa propre contribution aux discussions du G20, notamment sur la gouvernance des institutions financières. En outre, les expériences peuvent être partagées par le Zimbabwe sur les crédits carbone et les opportunités d’enrichissement et de valeur ajoutée des minéraux, en particulier sur la manière dont ces ressources profitent aux communautés », a-t-il déclaré, soulignant que le Zimbabwe dispose d’un cadre solide sur les avantages communautaires dans la région de ses ressources minérales.

«Nous espérons que les experts trouveront des solutions sur la manière dont l’Afrique peut faire face aux chocs économiques sans fin, sur la manière de mettre en œuvre la ZLECAf et de réformer l’architecture financière mondiale au profit du continent », a affirmé Ncube.

En tant que pays hôte, le Zimbabwe pourra mettre en valeur les chutes du Lac Victoria, qui sont hautement considérées comme une destination touristique de classe mondiale, et qui démontrent également une collaboration en matière d’infrastructures et une intégration régionale.

La Conférence 2024 débutera par une réunion du comité d’experts qui se déroulera du 28 février au 1er mars ; Des évènements parallèles auront lieu les 2 et 3 mars et la réunion ministérielle qui sera officiellement ouverte par le Secrétaire exécutif de la CEA, conclura la conférence les 4 et 5 mars 2024.

La conférence accueillera également la Conférence annuelle Adebayo Adedeji, donnée par lun des plus grands experts africains en matière d’IA, James Manyika, qui s’exprimera sur le thème : « L’Intelligence artificielle en tant que moteur de l’économie et de la société africaines ». En outre, la COM 2024 verra le lancement des conclusions préliminaires du Rapport économique sur l’Afrique, de la CEA.

Au cours de la réunion ministérielle, des tables rondes auront lieu sur des sous-thèmes clés, à savoir «La réforme de l’architecture financière mondiale », « Examiner le lien entre la dette, le climat et le développement en Afrique », « La technologie pour le développement de l’Afrique – Tracer la voie vers un progrès technologique inclusif », « Le commerce vert et l’avenir de l’Afrique », « Naviguer dans l’action climatique, la Zone de libre-échange continentale africaine et les chaînes d’approvisionnement mondiales pour une transition durable ».

Plus de 70 médias ont assisté à la conférence de presse, qui s’est tenue en format hybride.

À propos de la Conférence des ministres :

La Conférence, organisée chaque année par la CEA, rassemble les ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, les gouverneurs des banques centrales et les entités du système des Nations Unies. En outre, elle comprendra la participation d’institutions financières panafricaines, de représentants de la jeunesse, d’institutions universitaires et de recherche africaines, de partenaires de développement, d’organisations intergouvernementales et d’autres parties prenantes clés sur une base annuelle ; et ce avec pour objectif d’amorcer un dialogue et échanger des points de vue sur l’état des développements économiques et sociaux en Afrique. Le thème de la Conférence des ministres de cette année s’inscrit dans le droit fil du Sommet de l’avenir de l’ONU sur qui se tiendra en septembre, à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

En savoir plus : https://www.uneca.org/eca-events/fr/cfm2024

Lien d’inscription : https://www.uneca.org/eca-events/cfm2024/registration

Suivez-nous @ECA_Official et #COM2024 pour les mises à jour.

 

Publié par :

Section de la communication

Commission économique pour l’Afrique

B.P. 3001

Addis-Abeba

Éthiopie

Tél : +251 11 551 5826

Email : eca-info@un.org»

Déclaration des OPM sur les saccages à la RTB2 Nord

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« Le lundi 29 janvier 2024, des populations de Ouahigouya, chef-lieu de la région du Nord, dans leur quête légitime de sécurité, ont enclenché des manifestations pour interpeller les autorités politiques, administratives, coutumières et militaires. Selon des témoignages, les manifestants se sont rendus successivement au Gouvernorat, au Palais royal, au Camp militaire Zondoma et à la RTB2 Nord. Déclaration des OPM.

Selon toujours des témoignages, au siège de la RTB2 Nord, les manifestants ont saccagé un véhicule sur cale et le panneau d’indication, brûlé des pneus dans la cour et brisé des vitres des locaux, etc. Les images de ces scènes ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux. Un voisin du service qui s’est opposé à l’incendie du bâtiment a été blessé. Les manifestants ont emporté, entre autres, un sac contenant un ordinateur portable, des disques durs, des clés USB ainsi que des téléphones portables du personnel. Deux motos appartenant aux vigiles ont été caillassées. L’intervention des sapeurs-pompiers a permis d’éviter plus de dégâts. Les manifestants reprocheraient à la RTB2 Nord de n’être pas allée couvrir leur manifestation. Ils ont exigé une équipe de reportage, encerclé le véhicule qui conduit l’équipe et pris la direction du camp militaire. Sous la menace d’un lynchage par la foule, les journalistes ont été exfiltrés grâce à la dextérité d’une équipe de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), évitant ainsi le pire.

Les Organisations professionnelles des médias (OPM) ont toujours défendu le droit des populations à l’information, y compris leur droit à se faire entendre à travers les médias et particulièrement les médias publics. Dans le même temps, nous reprouvons toute forme de violence contre les médias, leurs installations et leurs personnels à l’instar de ce qui s’est passé à Ouahigouya le 29 janvier 2024. Par conséquent, les OPM apportent leur solidarité aux confrères de la RTB2 Nord et condamnent ces actes de violence.

Nous l’avons toujours rappelé et dénoncé, les actes d’hostilité des populations contre les médias publics sont la résultante de l’immixtion grossière des autorités dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Pour prévenir ces genres d’actes, les gouvernements doivent laisser les médias publics travailler en toute indépendance et c’est à cela que nous invitons le gouvernement de Transition du Capitaine Ibrahim Traoré.

Les OPM interpellent les confrères et les responsables des médias publics à s’instruire de l’histoire de notre pays et à se mettre à la hauteur des aspirations du peuple, qui s’est toujours battu, souvent au prix d’énormes sacrifices, pour assurer l’indépendance des médias. Au nom des sacrifices multiples consentis par le peuple, nous devons nous battre afin que chaque opinion puisse être prise en compte dans nos programmes. C’est la seule manière de mériter la confiance du public.

En tout état de cause, les Organisations professionnelles des médias signataires de la présente déclaration :

  • condamnent ces actes de violences contre le personnel et les installations de la RTB2 Nord ;
  • saluent la prompte intervention des sapeurs-pompiers pour éteindre les flammes à la RTB2 Nord et celle de la CRS pour exfiltrer nos confrères pris en otage par les manifestants et sécuriser le bâtiment ;
  • souhaitent prompt rétablissement au voisin de la RTB2 Nord victime de voie de fait pour s’être opposé à l’incendie du bâtiment ;
  • interpellent et encouragent les journalistes et les responsables des médias publics à toujours demeurer professionnels dans le traitement de l’information et à garantir aux citoyens un accès libre et équitable aux médias publics et à une information de qualité ;
  • invitent les responsables des médias publics à prendre des mesures pour garantir la sécurité des agents dans les locaux et à l’occasion de l’exercice de leurs missions ;
  • interpellent le gouvernement et singulièrement le Ministre d’Etat, ministre chargé de la Communication, Jean Emmanuel Ouédraogo, à s’inscrire dans une dynamique de renforcement de l’indépendance et du professionnalisme des médias publics conformément aux lois CNT de 2015 ;
  • invitent les journalistes des médias publics et privés à plus de vigilance et de professionnalisme dans ce contexte de crise nationale et de défis pour la profession ;
  • réaffirment la nécessité pour tous de défendre le droit du public à l’information consacré par la Constitution du Burkina Faso.

 

 

Ouagadougou, le 11 février 2024

 

Ont signé :

 

L’Association des journalistes du Burkina (AJB)

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC)

L’Association des éditeurs et professionnels des médias en ligne (AEPML)

L’Association des éditeurs et publicateurs de journaux en langues nationales (AEPJLN)

L’Association des professionnelles africaines de la communication (APAC)

L’Union burkinabè des éditeurs privés de services de télévision (UBESTV) »

Dernière journée phase aller Ligue 2 : Quand l’USCO domine l’USY 3-0

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La joie des joueurs de l'USCO après leur franche victoire sur l'USY 3-0

En recevant ce vendredi 9 février à Banfora l’Union sportive du Yatenga (USY) dans le cadre de la dernière journée de la phase aller de la ligue 2 ; les joueurs de l’Union sportive de la Comoé (USCO) n’ont pas fait dans la dentelle. Les unionistes de la Comoé ont en effet battu l’USY par un score sans appel de 3 but à 0.

La joie des joueurs de l’USCO après leur franche victoire sur l’USY 3-0

Conséquence immédiate : l’USCO remonte d’un cran dans le classement, désormais 3ème et créditée de 20 points +10, juste derrière Bobo Sport, 1er (22 points+10) et l’As Maya, 2ème (21 points + 7).

L’USCO occupe le 3ème rang du classement à la fin de la phase aller de la Ligue 2

L’équipe de l’USCO a bien terminé la phase aller du championnat de deuxième division de football, la ligue 2. Elle s’est brillamment imposée ce vendredi 9 février à Banfora lors de son dernier match de ladite phase devant l’Union sportive du Yatenga (USY), défaite 0-3. Ce qui permet aux unions de remonter dans le classement à la fin de cette phase aller de la ligue 2, classés désormais 3es avec au compteur : 20 points +10. A ce stade de la compétition, seules les formations de Bobo Sport (22 points+10) et de l’As Maya (21 points + 7), classées respectivement 1ère et 2ème font mieux que l’équipe de Banfora.

Quant à l’USY, dernière victime de cette bonne forme de l’USCO, elle se retrouve désormais reléguée à la queue du classement. L’équipe de Ouahigouya est désormais 11ème et avant dernière juste devant l’IFFA Matourkou, créditée chacune de seulement 6 points.

L’USY désormais reléguée en queue du classement à la fin de cette phase aller de la Ligue 2

Victoire méritée sur l’ensemble du jeu

Pour ce qui est du déroulement du jeu, il faut dire que les unionistes n’ont pas tardé à en prendre le contrôle dès le coup d’envoi sur le terrain du stade municipal de Banfora à 15 h 30 mn précise. Les éléments des 2 formations vont se jetant dans la bataille, rivalisant de talents.  Plusieurs occasions de but ratés sont enregistrées de part et d’autre mais personne n’arrive à scorer. Ainsi, à la fin de la première mi-temps, les deux équipes ont rejoint les vestiaires sur un score nul et vierge 0 – 0.

Après une quinzaine de minutes de pause, les deux équipes vont reprendre le jeu pour les 45 minutes dernières minutes du match. Et c’est à peine deux minutes de la reprise que Dah Vincent Dah de l’USCO ouvre brillamment le score en transformant un penalty. Le score est désormais 1-0 en faveur de l’USCO. Après ce premier but, la réaction des joueurs l’USY ne s’est pas fait attendre. Malgré leurs efforts, Idrissou Tondé va doubler la mise pour l’USCO : 2-0.  Peu avant la fin du match, le score passe à 3-0 toujours en faveur de l’USCO. Finalement, c’est sur ce score sans ambages de 3 buts à 0 que le match a pris fin vers 17 h 30 minutes avec la victoire des joueurs de l’USCO, acclamés par leurs supporters mobilisés en grand nombre à l’occasion de ce dernier match aller à domicile.

Classement général à l’issue de la dernière journée de la phase aller de la Ligue 2

1er  : Bobo Sport (22 pts + 10)

2e   : As Maya (21pts+7)

3e : USCO   (20 pts+10)

4e :  STAB   (18pts+5)

5e : As ECO (18 pts)

6e : Tema Bokin (15pts+1)

7e :  KIKO FC  (14pts+1)

8e :  JCB (12pts -3)

9e : AJEB (11 pts -4)

10e : BPS (9pts -10)

11e : USY ( 6pts -7)

12e :   IFFA Matourkou (6pts -10)

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain

Affaire charbon fin : La cargaison officiellement réceptionnée à Ouaga

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En présence des représentants de la presse et d’organisations du secteur minier, Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’énergie, des mines et des carrières et sa collègue du budget Fatoumata Bako/Traoré, ont assisté ce 9 février 2023 à Ouagadougou, au débarquement de la cargaison de charbon fin. Au total, ce sont 640 sacs de charbon fin en provenance du port sec de Bobo qui ont été ainsi débarqués, soit quelques 447 tonnes.

C’est donc l’une des étapes importantes du dénouement de cette affaire de charbon fin qui a donné lieu à un interminable feuilleton judiciaire qui aura duré 5 ans (2018-2023). Cette réception fait donc suite à l’accord transactionnel auquel l’Etat burkinabè est parvenu avec la société IAM Gold Essakane SA.

Les ministres Zabré et Bako témoins oculaires du débarquement de la cargaison de charbon fin

Et aux termes de cette transaction, la cargaison, objet du litige, revenait à l’Etat burkinabè qui devrait en plus bénéficier du paiement d’une amende de 9 milliards de FCFA de la société minière.

Bernard Bazié

Burkina Demain