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Les syndicats de magistrats dénoncent les velléités de restauration du Président du Faso au CSM

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Ceci est une déclaration du comité intersyndical des magistrats burkinabè (SMB, SBM, SAMB). Ils dénoncent les velléités de restauration de la présidence du Chef de l’Etat et la vice-présidence du ministre de la justice au Conseil supérieur de la magistrature.
PALAIS
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Depuis un certain temps, la justice burkinabè est au centre d’une cabale tendant à la dénigrer afin d’atteindre un objectif inavoué : celui de restaurer la présidence du Chef de l’Etat et la vice-présidence du ministre de la
justice au Conseil supérieur de la magistrature. Les actions préparatoires sont, entre autres, constituées par la manifestation devant le palais de justice de Ouagadougou autorisée par les autorités administratives et les graves déclarations des premiers responsables de notre pays.

Concernant la manifestation, les acteurs du monde judiciaire ont eu la désagréable surprise de constater qu’une autorisation avait été donnée à l’Association pour la promotion de la démocratie et de la participation citoyenne dirigée par Mme Lopez/Zongo Safiatou par la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou pour contester les décisions de liberté provisoire de certains inculpés du tribunal militaire de Ouagadougou.

A l’occasion de cette manifestation téléguidée qui a eu lieu le jeudi 02 juin 2016, Mme Lopez/Zongo Safiatou a déclaré que : « ça nous fera mal que le palais de justice connaisse le même sort que l’Assemblée nationale mais si la justice ne nous donne pas le choix, on n’aura pas le choix ».

Cette manifestation est intervenue après une sortie médiatique du ministre de la justice à l’occasion de laquelle il a déclaré qu’il y a la loi mais que les juges doivent tenir compte des aspirations du peuple comme s’il était alors impossible au pouvoir politique de faire prendre en compte cette préoccupation en légiférant simplement pour imposer au juge de rendre la décision la plus « populaire » qui puisse être lorsqu’il est saisi.

Concernant les réactions des plus hautes autorités de l’Etat, les acteurs judiciaires ont suivi avec beaucoup d’étonnement les propos de Monsieur Salifou Diallo, Président de l’Assemblée nationale, lors de la formation des jeunes du MPP sur les valeurs de base de la social-démocratie (du 03 au 05 juin 2016) qui disait notamment que : « on ne quittera pas le pouvoir des armes pour tomber dans le pouvoir des juges. Nos juges sont devenus des affairistes et pour que notre justice soit sociale et équitable, il faudrait qu’à la prochaine révision constitutionnelle, on mette des garde-fous afin que celle-ci réponde aux aspirations de notre peuple ».

S’agissant de son Excellence Monsieur le Président du Faso, lors de son dernier voyage à Dakar le 03 juin 2012, il a déclaré face à nos compatriotes vivant au Sénégal que :« je voudrais simplement vous dire que lors de la transition, il a été décidé de réformer la justice pour la rendre indépendante, en retirant du Conseil supérieur de la magistrature le président de Faso et le ministre de la justice, parce qu’on considère que la présence de ces deux- là empêche l’indépendance de la justice. Aujourd’hui, au plan de la justice, les décisions qui se prennent là-bas, nous n’y sommes pas impliquées.
Malheureusement, lorsqu’on a des gens en liberté provisoire, la tendance c’est de dire que c’est le gouvernement qui a dit de les libérer, or, nous-mêmes, on apprend les décisions comme tout le monde. C’est dire que sur le plan de l’application de ce que nous avons appelé l’indépendance de la justice, je crois qu’aujourd’hui, chaque burkinabè comprend pourquoi il est nécessaire que le Président du Faso et le ministre de la justice soient au Conseil supérieur de la magistrature. Parce que si vous avez un Etat où la magistrature est son propre patron, cela peut créer beaucoup de problèmes. Et je crois que lors des discussions constitutionnelles pour le passage à la 5ème République, ce seront des questions qui seront revues, au regard de la réalité et l’applicabilité sur le terrain ».

Cette position a été reprise lors de son séjour aux Etats Unis d’Amérique où le Président du Faso est allé au-delà de ses premières déclarations en regrettant, contre toute attente, de s’être vu opposé le secret de l’instruction et l’indépendance du juge lorsqu’il a, suivant ses propres mots, convoqué les juges du tribunal militaire pour lui rendre compte de l’état du « dossier Sankara ».

Au regard des différents actes et propos susvisés, les syndicats de magistrats voudraient rappeler que le programme politique du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), parti au pouvoir, ainsi que le pacte national pour le renouveau de la justice issu des états généraux sur la justice dont le MPP est signataire, consacrent la nécessaire indépendance du pouvoir judiciaire.
Se dédire en si peu de temps et alors même que la mise en place des organes issus de la déconnexion du Conseil supérieur de la magistrature de l’exécutif est toujours en cours et ne permet donc pas en l’état de juger de l’efficacité de ces réformes pour les revoir éventuellement, laisse songeur. Sauf à dire qu’ils doivent être impliqués dans la prise de décisions, on ne voit pas quel est le rapport entre la critique faite à des décisions de justice, de surcroît du Tribunal militaire qui ne relève pas du Conseil supérieur de la magistrature, et le retour du Président du Faso et du ministre de la justice au sein dudit Conseil.
Du reste, au sujet des dernières décisions, le pouvoir politique dans sa communication met sur la place publique des éléments tellement inexacts et erronés que les syndicats de magistrats ne peuvent s’empêcher de penser que c’est à dessein.

En conséquence de ce que sus relevé, les syndicats de magistrats invitent les gouvernants du moment :
à s’entourer du maximum d’informations possibles, et à l’issue, à avoir le courage d’une communication vraie à la fois en droit et en fait ;

à maintenir la parole donnée quant à l’avènement d’une justice indépendante et à la traduire dans leurs actes et propos. A ce sujet, la qualité des échanges portant sur leurs décrets, mais également sur l’indépendance de la justice envisagée d’une manière plus globale, que les syndicats de magistrats ont eus à une époque plus ou moins récente avec le Président du Faso ne semblait pas pouvoir laisser entrevoir l’éventualité du débat en cours ;

à se souvenir enfin que l’un des maître-mots de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 était l’avènement d’une justice indépendante, et plus particulièrement, l’avènement d’une justice soustraite de toute emprise politique.

Les syndicats de magistrats n’ont pas envie d’une incompréhension permanente avec le pouvoir politique mais ils refuseront toujours avec la dernière énergie que l’indépendance de la justice, au lieu d’être renforcée, puisse être remise en cause.

Non à des juges acquis !
Non à des juges faciles et dociles !
Non à une justice servile !
Oui à une justice indépendante au service de tous !

Ouagadougou, le 10 juin 2016

Le Secrétaire Général du Syndicat des Magistrats Burkinabè
Christophe COMPAORE

Le Secrétaire Général du Syndicat Burkinabè des Magistrats
Moriba TRAORE

Le Secrétaire Général du Syndicat Autonome des Magistrats du Burkina
S. Antoine KABORE

Energie solaire : L’innovateur et entrepreneur Lassina Nébié parle de son expérience

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Lassina Nébié, directeur de Actualité Energie, est un innovateur en matière d'énergie solaire

En matière d’énergie solaire au Burkina Faso, Lassina Nébié fait partie de ceux qui parlent peu mais qui ont été pour beaucoup, à leur façon, au développement du secteur. Après une expérience de technicien concluante de sept ans à l’ONG allemande «Association pour la promotion et l’exploitation de l’énergie solaire (APEES) » ; Nébié crée en 2000 son entreprise : Actualité Energie. L’homme, qui fait pratiquement office de pionnier dans le secteur, a été élu, en mai dernier, secrétaire général adjoint de l’Association des professionnels des énergies renouvelables du Burkina Faso (APER/BF). Le directeur de Actualité Energie aborde, entre autres, dans cet entretien, son parcours, les évolutions et difficultés du secteur, la première édition de la SEERA, ainsi que l’action de son entreprise. Interview exclusive.
Burkina Demain : Présentez-vous à nos lecteurs !

Lassina Nébié, directeur de Actualité Energie, n'est pas satisfait de la 1re édition de la SEERA
Lassina Nébié, directeur de Actualité Energie, n’est pas satisfait de la 1re édition de la  SEERA

Lassina Nébié : Je suis actuellement directeur de Actualité Energie et secrétaire général adjoint de l’Association des professionnels des énergies renouvelables du Burkina Faso (APER/BF). Je suis technicien en énergie solaire de formation. J’ai d’abord travaillé à APEES « Association pour la Promotion et l’Exploitation de L’Energie Solaire ». C’est au sein de cette ONG que j’ai eu le savoir et le savoir- faire en énergie solaire. J’ai travaillé à APEES pendant 7 ans et j’y ai occupé plusieurs responsabilités dont la dernière était le poste de Directeur Exécutif de 1999 à 2001.
Burkina Demain : Depuis quand évoluez-vous dans le solaire ?
Lassina Nébié : J’évolue dans ce domaine depuis 1994
Burkina Demain : Comment êtes-vous venu au solaire ?
Lassina Nébié : C’est avec mon passage à l’ONG APEES que j’ai découvert le solaire et c’est là également que j’ai été formé par des ingénieurs allemands en énergie solaire. Cette formation a couvert les aspects suivants : solaire électrique (transformation de la lumière du soleil en courant) et thermique la (concentration des rayons solaires pour produire de la chaleur). Dans le solaire électrique vous trouverez les plaques solaires pour l’éclairage, le pompage, la réfrigération etc.. Dans le thermique, vous trouverez la cuisson solaire, le chauffe-eau solaire, les cafètes solaires, le séchoir solaire, etc..

Burkina Demain : Vous évoluez dans le solaire depuis 1994, quelles évolutions avez-vous observé ?
Lassina Nébié : D’abords sur le plan de la formation, il n’y avait pas de filière spécifique dans les universités pour l’énergie solaire. Pour se former dans ce domaine, il fallait le faire soit à l’étranger ou à travers des structures comme l’ONG APEES. Aujourd’hui nous avons dans nos universités des filières qui donnent des formations en énergie solaire.
L’accessibilité aux équipements solaires n’était pas évident en ce qui concerne le solaire photovoltaïque. Une plaque solaire de 10Wc s’achetait à environ 125 000 F CFA. Aujourd’hui, vous pouvez avoir la même plaque à 15 000 F CFA. Cette situation peut s’expliquer en partie par la loi de finance qui exonère les équipements solaires depuis 2013.
Enfin, cette évolution peut se remarquer également par la présence de plusieurs opérateurs dans le domaine.

Burkina Demain : Vous avez créé votre entreprise depuis 2000, qu’est-ce qui vous a motivé à le faire ?
Lassina Nébié : Il y a des raisons purement personnelles, mais aussi il y’a le fait que pour le Burkina Faso, c’est la seule source d’énergie qui soit disponible et partout. Œuvrer à rendre cette énergie disponible pour les populations et notre préoccupation.

Lassina Nébié, directeur de Actualité Energie, est un innovateur en matière d'énergie solaire
Lassina Nébié, directeur de Actualité Energie, est un innovateur en matière d’énergie solaire

Burkina Demain : En 15 ans de présence d’Actualité Energie dans le secteur, quelles ont été vos principales réalisations ?
Lassina Nébié :
– C’est d’abord la création de Actualité Energie et de pouvoir exister et s’affirmer comme opérateur du solaire dans un domaine un peu particulier : celui du solaire thermique ;
– l’ouverture d’un atelier de fabrication et d’assemblage des technologies et équipements solaires (Cuiseurs solaires, Foyer amélioré GWATONOMA, etc.) ;
– l’ouverture d’un kiosque solaire resto café premier du genre à travers l’Afrique, sinon dans le monde ;
– l’installation du premier moulin solaire au Burkina ;
– la création d’une cafète solaire.

Burkina Demain : Parlez-nous de votre kiosque solaire
Lassina Nébié : Le Kiosque Solaire Resto Café, c’était un rêve que nous avions depuis toujours et que nous avons gardé secrètement jusqu’au moment où nous avons eu la possibilité de le réaliser.
C’est un espace où vous trouverez toutes les réponses aux questions que nous posons concernant la capacité des cuiseurs solaires à cuire les repas ; la pollution ; le déboisement ; la mortalité des enfants et des femmes provoquée par la fumée. La cuisson solaire est une technologie qui a souffert de pleins de préjugés et pourtant, il n’en est rien. C’est tout simplement la méconnaissance de la technologie. Le kiosque Solaire est une illustration de ce qu’est la cuisson solaire. Il peut être adapté à tous les usages relatifs à la cuisson, que ce soit au niveau ménage, des restaurants, des cantines.
Nous sommes conscient d’une chose, c’est que tout le monde ne pourra pas utiliser la cuisson solaire, pas parce que c’est cher mais parce qu’il y a des contraintes d’ordre technique (la question d’espace), mais une bonne partie de la population du Faso peut l’utiliser. Pour cette raison, nous souhaitons que la cuisson solaire ne soit pas réduite seulement à la cuisine dans les camps, les prisons, les hôpitaux et dans les cantines scolaires, mais qu’elle soit perçue comme un foyer à gaz à la maison tout simplement. Mieux, la cuisson solaire à l’image des autres technologies solaires, permet de réaliser des économies.

Burkina Demain : Cette innovation vous a valu une certaine reconnaissance au niveau de l’ex-ministère de la recherche scientifique et de l’innovation…
Lassina Nébié : Lorsque nous avons mis en place le Kiosque Solaire, nous avons écrit pour informer et inviter un certain nombre de ministères dont l’ex-ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (MRSI) à le visiter. Le MRSI nous a fait l’honneur en demandant à une de ses directions « ANVAR » d’aller voir de quoi il s’agissait? Le Ministère depuis nous a offert plusieurs tribunes pour nous permettre de présenter notre innovation. Je saisis l’occasion pour adresser mes remerciements à ANVAR et à tous ses collaborateurs.

Burkina Demain : Le solaire nourrit-il son homme au Faso ?
Lassina Nébié : Oui.

Burkina Demain : Rencontrez-vous des difficultés ?
Lassina Nébié : Nos difficultés sont d’abord financières et ensuite d’ordre institutionnel. Je vais m’attarder sur les difficultés d’ordre institutionnel. Les informations que détiennent la plupart des institutions sur la cuisson solaire sont caduques. Elles ne sont pas mises à jour. Par conséquent, un bailleur de fonds qui voudrait s’intéresser à la cuisson solaire est tout de suite découragé. Ils n’a que pour seule interlocuteur les institutions et leurs « experts » et c’est dommage. Les foyers améliorés, c’est bien beau, mais cela n’arrête pas le déboisement. Reboiser, c’est bien beau, mais il est fortement tributaire de la pluie. La cuisson solaire lui ne demande que l’énergie solaire. Cette énergie est disponible et inépuisable. Dans le cas spécifique du Burkina, le soleil brille pratiquement toute l’année.

Burkina Demain : Comment voyez-vous l’avenir du solaire au Burkina ?
Lassina Nébié : Tout porte à croire que le solaire à un bel avenir devant lui. L’Etat travaille à créer les conditions favorables à cela. Nous assistons à l’ouverture de plus en plus d’instituts de formation dans le domaine et à la présence de beaucoup d’opérateurs dans le secteur.
Burkina Demain : Comment avez-vous passé la première édition de la Semaine des Energies et des Energies Renouvelables d’Afrique (SEERA) ?
Lassina Nébié : Passablement
Burkina Demain : Est-ce à dire que votre participation a été très positive à cette Semaine ?
Lassina Nébié : Non, le public ne s’est pas mobilisé.
Burkina Demain : Il y a eu quand même la mise en place du bureau exécutif de l’Association des professionnels des énergies renouvelables du Burkina Faso (APER/BF) dont vous êtes le secrétaire général adjoint…
Lassina Nébié : Oui, j’occupe le poste de secrétaire général adjoint.
Burkina Demain : Quels sont, selon vous, le principal défi aujourd’hui du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso ?
Lassina Nébié : Rendre accessible les technologies en énergie renouvelable.
Burkina Demain : Avez-vous l’impression que les nouvelles autorités travaillent dans le sens de relever ce défi ?
Lassina Nébié : Ils le font mais de façon maladroite. La problématique l’énergie au Burkina n’est pas que l’accès à l’électricité. Il y a aussi la problématique de la disponibilité de l’énergie pour la cuisson. Si rien n’est fait pour promouvoir et accompagner la diffusion des cuiseurs solaires. Je crains qu’avec les foyers améliorés, nous contribuons à aggraver la situation à une certaine échelle de la consommation du bois.
Burkina Demain : La SEERA constitue-t-elle vraiment un bon créneau pour promouvoir le développement des énergies renouvelables dans le pays ?
Lassina Nébié : Pour moi, cette édition du SEERA ressemblait plutôt à un atelier qu’à des journées de promotion. Nous étions juste présents pour accompagner les conférences qui se déroulaient. Les autorités n’ont pas pris aux sérieux le SEERA. Le public ne s’est pas mobilisé.
Burkina Demain : Qu’attendez-vous d’autres des autorités en tant qu’acteur majeur du secteur ?
Lassina Nébié : Je souhaite que les autorités se mettent au sérieux pour la prochaine édition. Elles doivent travailler à faire connaître la SEERA au public, à faire de la SEERA un marché. Elles doivent revoir le nombre de conférences, les thèmes et la qualité des conférenciers. Il faut plutôt organiser des conférences ou les conférenciers seront des acteurs de la filière, qui viendront présenter ce qu’ils font à des investisseurs, à des bailleurs de fonds, etc..

Entretien réalisé par Bazomboué Grégoire Bazié
Burkina Demain

Etats-Unis: 50 morts dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique

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Une fusillade a éclaté dans une boîte de nuit gay à Orlando dans la nuit de samedi à dimanche, faisant de nombreuses victimes. Le dernier bilan fait état de 50 morts et 53 blessés. Le tireur, mort, avait prêté allégeance à Daech qui a revendiqué la fusillade.
FLORIDE:

La soirée a viré au drame. Une fusillade a éclaté dans une boîte de nuit à Orlando, en Floride aux Etats-Unis, dans la nuit de samedi à dimanche. Le dernier bilan fourni par le maire de la ville est particulièrement lourd : la fusillade a fait 50 morts et 53 blessés selon Buddy Dyer. C’est la pire tuerie de masse de l’histoire des Etats-Unis. Cité par l’AFP, l’agence Amaq liée au groupe extrémiste Daech revendique la fusillade, ce dimanche soir, et qualifie le tireur de « combattant de Daech ». Juste avant de commettre cette tuerie, le tireur avait appelé le 911, les services d’urgence américaine. D’après NBC, qui cite des sources policières, lors de cet appel il a prêté allégeance à Daech.

Selon la police, « plusieurs » des victimes ont été tuées quand les troupes d’élite du SWAT sont entrées dans la discothèque pour secourir des personnes retenues en otages par le tireur, mort lors de l’intervention. Le FBI a ouvert une enquête pour « acte de terrorisme » en estimant que le suspect pourrait avoir « un penchant » pour le terrorisme islamiste. D’après des informations de CBS News, il s’appellerait Omar Mateen et serait un Américain d’origine afghane né en 1986, vivant à Port St. Lucie, en Floride, à 200 kilomètres d’Orlando.
Il s’était introduit avec un fusil d’assaut et une arme de poing dans la boîte en cette nuit de la gay pride aux Etats-Unis.

La tuerie s’est déroulée au Pulse Club, une boîte de nuit fréquentée par la communauté gay de la ville, emblématiques de la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans-genres, intersexuées) en Floride et aux Etats-Unis. Sur sa page Facebook, vers 2 heures du matin (8 heures en France), le club a écrit : « Tout le monde sort et continue de courir ». Une centaine de personnes se trouvaient à l’intérieur lorsque la fusillade a éclaté.

D’après un client de la boîte cité par Sky News, « quelqu’un a commencé à tirer » vers 2 heures du matin. « Je suppose que le tireur tirait en l’air parce qu’on voyait les verres des lampes tomber », a-t-il ajouté. « Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d’entre nous ont pu se lever et sortir en courant par-derrière ». Ce témoin dit avoir entendu « des tirs non-stop » pendant probablement moins d’une minute.

Burkina Demain

Jean Philippe Tougouma se révèle avec « La chute du sphinx de Koso-Yam ou les secrets d’une insurrection »

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Le journaliste Jean P. Tougouma dédicaçant un ouvrage

La cérémonie de dédicace du tout premier roman, « La chute du sphinx de Koso-Yam ou les secrets d’une insurrection », du journaliste Jean Philippe Tougouma est intervenue, ce samedi 11 juin 2016 à Ouagadougou, en présence de collègues, amis et professionnels du livre.

Le journaliste Jean P. Tougouma dédicaçant un ouvrage
Le journaliste Jean P. Tougouma dédicaçant un ouvrage

Le patrimoine culturel enregistre un nouveau livre, « La chute du sphinx de Koso-Yam ou les secrets d’une insurrection ». Selon le parrain de la cérémonie, Edouard Ouédraogo, c’est l’insurrection populaire qui a servi de prétexte à jean Phillipe Tougouma pour aborder l’histoire du Burkina Faso, de la première à la quatrième République.

Le préfacier du livre, Dr Dramane Konaté a laissé entendre qu’il a été édifié à la lecture du livre. A l’en croire, tous ceux qui le liront peuvent se reconnaître ou reconnaître des acteurs. « C’est une plume qui plonge dans le sang des martyrs et vivifie leurs actions », a-t-il avancé. Puis de relever que l’œuvre, à suspense, est un récit en miroir opposant deux hommes, deux systèmes de gouvernance.

Pour Dr Konaté, la dextérité de l’auteur conduit le lecteur à un scenario digne d’un polar qui se lit sous le prisme d’une chronique fictionnelle de 21 séquences.
Jean Philippe Tougouma a indiqué que le roman se veut un témoignage pour l’histoire, qui pourrait servir à « nos enfants ».

Cela étant, il a remercié chaleureusement toutes les bonnes volontés qui l’ont accompagné dans son projet, en relevant le soutien combien inestimable de sa famille, du Dr Konaté et de Edouard Ouédraogo.

M. Tougouma est titulaire d’une maîtrise en sciences et techniques de l’information et de la communication. Il a servi aux éditions Sidwaya, comme rédacteur en chef, directeur de rédaction, directeur de l’Agence d’information du Burkina (AIB), avant de devenir directeur de la communication au ministère en charge de l’Agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques.

Anderson Koné
Burkina Demain

MINEFID: voilà pourquoi les primes de rendement du dernier trimestre 2015 n’ont pas été payés

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Le mois dernier, des syndicats du Ministre de l’Economie, des finances et du développement ont organisé des sit-in pour protester contre la ministre de tutelle qui dans le Journal Evènement, en date du 10 mai dernier, s’interrogeait hautement sur le fond commun et certains acquis. Près d’un mois après, qu’en est-il? Les lignes ont-elles bougé? Nous vous proposons une série d’article sur les points qui fâchent. Le premier d’entre eux porte sur celui du paiement de la prime de rendement.
MEF

A ce jour, une source digne de foi note que la prime de rendement du premier trimestre de l’année 2016 a été satisfaite. Information confirmée par un des responsables du SNAID. Ce dernier indique que la somme de cent millions de francs C FA ont été mobilisés pour ce faire à la fin du mois de mai dernier.

En revanche, la prime de rendement du mois du dernier trimestre de l’année 2015 n’a pas été honorée. Et le dossier serait sur la table de la ministre Rosine Coulibaly qui devra donner une suite.

Selon notre informateur, il y a moins de chance qu’elle donne une suite favorable, mais qui sait ?, a-t-il dit. De ses explications, les primes de rendement sont versés que si les objectifs de départ sont atteints.  » L ‘objectif de départ était fixé à 559 milliards de francs CFA. Mais avec le coup d’état, il a été revu au rabais, 510 milliards de F CFA. Et les syndicats se basent sur ce dernier chiffre pour dire qu’ils ont atteint l’objectif. « , avance notre source. Et c’est là que le bât blesse.

Pour des responsables du ministère, c’est faute de ne pas avoir atteint l’objectif initial qu’il a été révisé. A les en croire, la prime de rendement, versée trimestriellement aux agents, est prélevée sur l’excédent de recouvrement frappé de 15 % sur le premier milliard et 5 % sur le reste.

« Nous mêmes, nous n’avons rien perçu. On aurait voulu en avoir, mais hélas. Mais nous comprenons, faute de n’avoir pas atteint l’objectif initial », avancent-ils. Et de dire qu’ils sont dans le même sac, qu’ils n’ont plus qu’à se battre pour atteindre les objectifs fixés.

En tout état de cause, le syndicaliste, qui a requis aussi l’anonymat, argue que l’ensemble des mouvements attendent la réaction de la ministre qui sera appréciée dans sa globalité par rapport à leur plate forme revendicative.

A noter que nous reviendrons sur les fonds communs (légalité, évolution et avenir).

Anderson Koné
Burkina Demain

Euro 2016 : La Russie neutralise l’Angleterre

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La bataille a été rude entre Anglais et Russes au Stade Vélodrome

Pour ce match du groupe B comptant pour la deuxième journée de l’Euro 2016 joué au Stade Vélodrome de Marseille, l’Angleterre et la Russie ne se sont pas de fait de cadeaux. Alors que les joueurs anglais croyaient tenir la victoire grâce au but d’Eric Dier à la 73e mn ; les footballeurs russes ont réagi par une égalisation somptueuse en toute fin de match signée Berezutski.

La bataille a été rude entre Anglais et Russes au Stade Vélodrome
La bataille a été rude entre Anglais et Russes au Stade Vélodrome

L’Angleterre et la Russie se sont neutralisées ce samedi au Stade Vélodrome dans le cadre de l’Euro 2016. Score final : 1 à 1. Tout le mérite ici revient aux footballeurs russes qui ont su revenir, contre toute attente, à la hauteur des Anglais qui menaient au score dès la 73e mn grâce à un but de Dier sur coup franc. L’égalisation russe est en effet intervenue dans les arrêts de jeu avec une réalisation en or du virevoltant Glushakov Berezutski.
Avec ce score de parité, l’Angleterre et la Russie se classent respectivement 2e et 3e dans le groupe B. En battant la Slovaquie par 2 but à 1, le Pays de Galles prend la tête du groupe.

Martin Philippe
Burkina Demain

Football: Alain Traoré veut quitter Lorient

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Traore Alain (Lorient)

Le footballeur international burkinabè, Alain Traoré évoluant à Lorient en ligue 1 française s’est prononcé sur son état de santé et son souhait d’aller faire valoir son talent dans un autre club devant la presse, le jeudi 9 juin 2016 au stade Issouffou Joseph Conombo.

Traore Alain (Lorient)
Traore Alain (Lorient)

Le joueur a expliqué : « Je suis un footballeur professionnel; je joue dans un grand club qui est en ligue 1 française. Je fais les entrainements avec un groupe plein de qualité. Pour ma part, je ne suis pas là pour me justifier, mais faire mon boulot qui est de jouer au football. Aujourd’hui, je me sens bien. J’ai réglé mes soucis de blessures et tout ce passe bien dans ma vie ».

Sur la question de savoir s’il compte quitter son club Lorient, il répond: « C’est une question que je suis entrain d’étudier. Il me reste encore un an de contrat avec mon club, mais pour ma carrière, je pense qu’il est mieux d’aller là où on me désire et où on va me donner de la chance pour m’exprimer. Après, il me reste un an de contrat il faut discuter avec les dirigeants pour prendre une bonne décision ». Mais sur le choix du club où il souhaite déposer ses valises, il note: « je n’ai pas à penser à un club, mon contrat n’est pas encore terminé ».
Propos recueilli par Batao Joachim
Burkina Demain

Le président Mahmood Nasir Saqib parle des bienfaits du jeûne de Ramadan

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C’est parti pour le jeûne du mois de ramadan. A l’instar d’autres pays, les fidèles musulmans du Burkina Faso ont officiellement débuté le mardi 7 juin 2016 le jeûne du ramadan. Dans cette interview réalisée avec le Président de la communauté islamique ahmadiyya du Burkina Faso, Mahmood Nasir Saqib, découvrez la philosophie du jeûne, son importance, et les conseils à mettre en pratique, afin de mieux profiter des bénédictions de ce mois de miséricorde.
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Burkina demain (BD) : A quoi consiste le jeûne musulman ?

Mahmood Nasir Saqib (MNS) : Après la Chahadah ou l’attestation de foi ; la Salah ou la prière quotidienne ; le jeûne est le troisième pilier de l’Islam. En Arabe, le terme Sawm signifie l’abstention. Du point de vue religieux, le jeûne consiste à l’abstention, de l’aube jusqu’au coucher du soleil, de toute nourriture, boisson ou relations conjugales, à condition que l’abstention soit faite consciemment avec l’intention d’adorer Dieu.

BD: Au sein de la communauté islamique ahmadiyya, commencez-vous le jeûne le même jour que les autres musulmans ?
MNS : Tous les pays dans lesquels la communauté islamique ahmadiyya est présente, elle respecte les lois de ces pays. En effet, si dans un pays le gouvernement annonce la date du début de jeûne, la communauté islamique ahmadiyya s’y conforme. Par exemple, au Burkina Faso, l’Etat annonce le début du jeûne et la fête de l’Eid-fitr en se référant au Comité national d’observation de la lune. Et c’est cette date qui est valable pour les musulmans ahmadis. Nous avons commencé le jeûne le mardi 7 juin. Maintenant, s’il se trouve que dans un pays, les autorités n’annoncent pas l’apparition de la lune, nous observons le croissant lunaire nous-mêmes et dans certains cas, on peut se référer aux technologies modernes pour commencer le jeûne.

BD : Quelle est l’importance du Jeûne ?

MNS : Le Ramadan offre au croyant la grande opportunité de se réformer. Il lui rappelle ses actes d’adoration ainsi que ses lacunes. Si le jeûne est observé selon les prescriptions et préceptes requises du Saint Coran, il expie les pêchés précédents du fidèle. En bref, le jeûne du ramadan permet au fidèle de se réformer et d’expier ses péchés précédents.

BD : Quels sont les actes à encourager pour mieux profiter des bénédictions de ce mois de miséricorde qu’est le ramadan?

MNS : L’objectif premier du Ramadan est d’établir le lien entre le croyant et Dieu. Ce lien s’établie par la prière, l’adoration. Donc, il faut multiplier les actes d’adoration durant le mois de ramadan. Effectuer les prières surérogatoires. C’est participer notamment à la prière de tarawih (la prière faite après isha). S’évertuer à la prière de Tahajjud (prière surérogatoire ou nawafil offertes au milieu de la nuit). Selon le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), les bénédictions du Ramadan sont intimement liées avec la prière Tahajjud. Il faut également être beaucoup généreux durant le mois de ramadan. Il faut faire beaucoup de Charité. L’on rapporte d’ailleurs que durant le mois de ramadan, le Prophète (s.a.w.) faisait la charité plus rapidement encore que les vents puissants.

BD : Au regard de tout ce qui précède, qu’elle est la philosophie véritable du jeûne?

MNS : Allah a prescrit le jeûne aux musulmans, afin qu’ils acquièrent la Taqwa (la foi), afin qu’ils se protègent des faiblesses morales et spirituelles et pour qu’ils soient bien guidés. Le Coran souligne lui-même la raison d’être et la philosophie du jeûne en disant : « ô vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit tout comme il avait été prescrit à vos devanciers, afin que vous adoptiez l’habitude d’apprendre la Taqwa (foi). » (Coran ch.2 verset 184). Celui qui jeûne abandonne les choses déclarées licites par la charia, seulement parce que son Seigneur ne les a pas autorisées durant cette période précise. Comment une telle personne pourrait-elle alors chercher à consommer ou boire des choses proscrites par la charia, ou encore chercher à assouvir ses passions dans l’illicite ? Le Ramadan offre donc au croyant la grande opportunité de se réformer, de renforcer davantage ses liens avec Dieu et d’expier ses péchés précédents.
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BD : Hormis les avantages moraux et spirituels que vous énumérez, le jeûne du ramadan présente-t-il d’autres avantages ?

MNS : Si on doit parler des avantages du jeûne de façon générale, on finira la journée ici. Mais on peut résumer qu’en dehors même du jeûne du ramadan, les agents de santé prescrivent parfois le jeûne au gens. Ça veut dire que le jeûne est une pratique qui permet de purifier l’organisme ; qui permet à l’organisme de se débarrasser des déchets des surplus accumulés toute une année. Donc en un mois l’organisme va se reposer. Le jeûne c’est comme la fonction publique. Le fonctionnaire travaille pendant 11 mois et il se repose un mois. C’est pour récupérer. Et c’est exactement le même phénomène. Dieu nous a créé ce n’est pas à tue-tête. Tout ce qui nous faisons peut être involontairement mais nous imitons toujours Dieu dans Ses faits. Donc le système de 11 mois d’activités, un mois de repos. C’est à peu près la même chose. Douze mois de l’année, on jeûne un mois et mange régulièrement pendant 11 mois. Ça permet à l’organisme de récupérer et d’éliminer éventuellement les surcharges et décharges qu’on a pu manger par ci et là. Et même les animaux pratiquent le jeûne. On a vu dans les périodes ancestrales les animaux lorsqu’ils tombent malades, ils se privent de manger pendant 24 à 48 h. On a constaté que c’est un système de jeûne qui consiste à purifier leur organisme. Donc le jeûne pour la santé est une bonne chose, car ça permet à l’organisme de récupérer et de se débarrasser du surplus et des déchets accumulés au cours de l’année.

BD : Et quel peuvent être les avantages sociaux du jeûne du ramadan ?

MNS : Le mois du ramadan est une période de formation intensive en valeur bénéfique. L’abstention de nourriture, de boisson et de relations conjugales pendant un certain nombre d’heures chaque jour pour un mois est un précieux exercice d’endurance et de ténacité. Même si cela n’est que l’enveloppe extérieure, pour ainsi dire du jeûne, cela à une grande importance sociale. Il fait ressortir aux sections les plus fortunées de la société le sens de la faim et de la soif. La privation cesse, dans leur cas aussi, d’être une simple expression et devient une expérience partagée en commun avec tous. La conscience qu’un grand nombre de leurs semblables ont à souffrir la plupart du temps est exacerbée et il y a beaucoup d’engouement à partager avec ces derniers les bienfaits que Dieu leur a accordés par sa grâce. Et comme je l’ai dit auparavant, il est conseillé de multiplier les actes de charité pendant le mois de ramadan.

BD : Vous venez d’indiquer qu’il est conseillé de faire beaucoup de charité pendant le mois de ramadan. Dans la communauté islamique ahmadiyya, quelles sont les activités qui sont prévues dans ce sens ?

MNS : Pendant ce mois, la communauté islamique ahmadiyya organise une grande campagne d’opération gratuite de cataracte. Nous avons pour objectif d’effectuer l’opération de 400 personnes. Les dépistages ont déjà commencé. En plus de cela, la communauté islamique ahmadiyya collecte la charité de la fin du mois de ramadan de ses membres qu’elle distribue aux plus démunis. Et aussi comme acte de charité, nous avons imprimé plus 200 milles brochures sur le mois de ramadan que nous avons distribués sur tout le territoire burkinabè.

BD : Quel appel lancez-vous à l’endroit des fidèles musulmans durant ce mois de ramadan ?

MNS : Ne soyons pas comme celui qui s’excuse de ne pouvoir jeûner et prier au cours du Ramadan affirmant, dans le même souffle, qu’il n’est point fieffé mécréant au point de refuser l’Iftar. Nous ne devons pas délaisser le jeûne sans raison valable et devons accomplir, de notre mieux, nos actes d’adoration, qui sont les buts du Ramadan. Tous ceux qui jeûnent doivent se réveiller un peu plus tôt pour accomplir la prière Tahajjud (Prière nocturne observée entre minuit et l’aube). Lisez davantage le Coran durant le Ramadan, car c’était là la pratique du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ne contraignez pas les enfants qui n’ont l’âge de la majorité à jeûner. Et multiplier les actes de charités.

Ibrahima TRAORE
Collaborateur

Euro 2016: la France bat laborieusement la Roumanie 2 à 1

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L’équipe de France a battu difficilement la Roumanie (2-1), ce vendredi 10 juin 2016, en ouverture de l’Euro 2016. Olivier Giroud et Dimitri Payet, sont les buteurs français du soir et Stancu, celui de la Roumanie.
FRA

L’équipe de France s’impose sur le fil grâce à un but de Payet, l’homme du match. L’attaquant de West Ham sauve les Bleus avec une superbe frappe du gauche aux 20 mètres qui vient se loger dans la lucarne du gardien roumain, à la 89 e min.

Que ce fut dur pour les Bleus, longtemps malmenés par des Roumains accrocheurs. Les hommes de Deschamps pensaient avoir fait le plus difficile en ouvrant le score par Giroud mais la Roumanie a réagi immédiatement grâce à un penalty. Malgré les entrées de Martial et Coman, les Bleus semblaient sans solution. Il a fallu alors s’en remettre au coup de génie de Payet.

Les Bleus ont failli se faire surprendre. Il va falloir se montrer plus précis pour forcer le verrou adverse pour la suite de la compétition.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 10 juin 2016

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A une session de conseil des ministres burkinabè

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le vendredi 10 juin 2016, en séance ordinaire, de 10 H 30 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

A une session de conseil des ministres burkinabè
A une session de conseil des ministres burkinabè

Le conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
I . DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
Le Conseil a adopté un décret portant création, organisation et fonctionnement du Mécanisme national d’alerte précoce et de réponses aux risques sécuritaires.
Ce Mécanisme a pour mission principale de réduire, grâce à une meilleure collaboration avec la Direction de l’alerte précoce de la CEDEAO, le délai constaté entre les alertes aux crises et les réponses proposées pour les prévenir.
L’adoption de ce décret permet de doter le Mécanisme national d’alerte précoce et de réponses aux risques sécuritaires d’une base juridique lui permettant d’assurer efficacement ses missions.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

Le Conseil a adopté un décret accordant une subvention aux collectivités territoriales pour la prise en charge salariale des agents recrutés et formés dans les instituts régionaux d’administration de l’Est et des Hauts-Bassins.

L’adoption de ce décret permet d’octroyer une subvention de un milliard quatre cent dix millions trois cent huit mille sept cent vingt (1 410 308 720) francs CFA aux collectivités territoriales concernées au titre de la période 2016-2020, pour la prise en charge salariale de ces agents, conformément à la Stratégie nationale de renforcement des capacités des acteurs de la décentralisation, adoptée le 05 juillet 2012.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention d’UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adopté à Rome, le 24 juin 1995.

Cette Convention vise une meilleure protection juridique du patrimoine culturel et permet à notre pays de se conformer aux engagements internationaux.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée nationale.

I.4. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux orientations pour la gestion budgétaire de l’année 2016.
Au titre des ressources, il s’agira de poursuivre l’optimisation de la mobilisation des ressources propres dans l’optique d’une prise en charge accrue sur ressources propres des dépenses d’investissements.

Au titre de l’efficacité de l’exécution des dépenses, les actions identifiées porteront sur le renforcement de la déconcentration et des délégations, la mise en œuvre d’actions portant sur la qualité de la dépense publique et la poursuite des cadres de concertation des acteurs de la dépense publique.

Un accent sera mis sur les mesures portant sur la réduction du train de vie de l’Etat, en vue de rationnaliser les dépenses de fonctionnement de l’Administration avec pour effet de libérer davantage de ressources pour les investissements structurants.

L’adoption de ce rapport vise une mobilisation optimale des ressources propres et une meilleure efficacité dans l’exécution des dépenses.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un rapport portant organisation à Ouagadougou de la 45ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar.

L’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires de Dakar, dont le Burkina Faso est membre fondateur, est une institution sous-régionale regroupant quinze (15) pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre ainsi que le Rwanda.
Le Conseil a marqué son accord pour l’organisation à Ouagadougou en septembre 2016 de la 45ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la pratique du sport dans les services publics.

L’adoption de ce rapport vise à encourager la pratique du sport dans les services, ainsi que l’implication des responsables de départements ministériels et d’institutions, en vue de dynamiser l’activité sportive dans l’Administration publique au Burkina Faso.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur chargée de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à New York aux Etats Unis, du 6 au 9 juin 2016, à la réunion de haut niveau sur le VIH/SIDA.

Lors de son séjour, le Président du Faso a eu un tête-à-tête avec Monsieur BAN Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies à New York.

Le Président du Faso, s’est également entretenu avec le Dr Michel SIDIBE, Directeur exécutif de l’ONU/SIDA, Madame Helen CLARK, Administrateur général du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et le personnel de la Mission permanente du Burkina Faso auprès des Nations unies.

Par ailleurs Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a co-présidé avec Madame Lorena Castillo de Varela, Première Dame du Panama, deux panels sur les thèmes : « financement en vue de mettre fin au Sida : une fenêtre d’opportunité » et « mettre fin aux nouvelles infections ».

Enfin, il a eu des échanges directs et fructueux avec la communauté burkinabè de New-York.

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur chargée de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a également fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à la 49ème Session Ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la Session extraordinaire de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), les 04 et 05 juin 2016, à Dakar au Sénégal.

Le Président du Faso et ses pairs ont échangé sur les préoccupations majeures de la communauté au nombre desquelles le maintien de la paix et de la sécurité.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Avocat, est nommé Président de la Commission constitutionnelle.

B. AU TITRE DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

– Monsieur Paulin BANAO, Mle 58 692 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département des affaires administratives et financières.

C. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE

– Monsieur Moubasséra KIRAKOYE, Mle 49 739 G, Agent public, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du protocole ;

– Monsieur Atéridar Galip SOME, Mle 98 281 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de l’information.

D. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

– Monsieur Zida Nestor BAMBARA, Mle 216 458 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Amadou TRAORE, Mle 58 518 G, Maître de recherche, catégorie P2, est nommé Secrétaire permanent à l’énergie atomique.

F. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Nonkéba Alexis ZABSONRE, Mle 18 026 F, Ingénieur d’élevage, 3ème classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Oumarou WANGO, Mle 23 805 M, Ingénieur d’élevage, 2ème classe, 8ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Philippe GAMPENI, Mle 26 912 T, Ingénieur d’élevage, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Baobsom Dominique KISSOU, Mle 21 331 L, Ingénieur d’élevage, 2ème classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Ludovic Emmanuel BAMBARA, Mle 22 399 S, Ingénieur d’élevage, 2ème grade, 9ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Aïssata BARRY, Mle 46 873 R, Conseiller en gestion de ressources humaines, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Madame Aïssata Laetitia FORO/DARGA, Mle 26 909 S, Ingénieur d’élevage, 2ème classe, 8ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Issa SAWADOGO, Mle 52 110 F, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Issa SIDIBE, Mle 26 900 T, Ingénieur d’élevage, 3ème classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’insectarium de Bobo-Dioulasso et de la Campagne d’éradication des mouches tsé-tsé et de la trypanosomiase ;

– Monsieur Mamadou PARE, Mle 26 903 V, Docteur vétérinaire, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’école de lutte anti tsé-tsé ;

– Madame Sophie Agnès KIMA, Mle 215 300 K, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la sécurisation de l’espace pastoral ;

– Monsieur Lassina DAO, Mle 22 213 Z, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de l’aménagement de l’espace pastoral ;

– Monsieur Seydou KOANDA, Mle 79 485 D, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur régional des Ressources animales et halieutiques des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Jean HARO, Mle 31 866 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur régional des Ressources animales et halieutiques du Centre.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

– Monsieur Youssouf OUATTARA, Mle 23 863, Administrateur civil, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Martial ZOUNGRANA, Mle 84 996 B, Enseignant chercheur, est nommé Directeur national de l’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire ;

– Monsieur Wango Fidèle YAMEOGO, Mle 58 778 P, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’intervention pour l’environnement ;

– Madame Colette ZOETIYENGA/YAMEOGO, Mle 26 873 M, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommée Chargée d’études ;

– Monsieur Saïdou Mahoumoudou SORO, Mle 47 807 V, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion et de la valorisation des produits forestiers non ligneux ;

– Monsieur Benoît DOAMBA, Mle 29 243 F, Inspecteur des eaux et forêts, 2ème classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la faune et des ressources cynégétiques ;

– Monsieur François BAYILI, Mle 43 150 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds d’intervention pour l’environnement ;

– Monsieur Amédée Narcisse NIKIEMA, Mle 31 930 G, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des inspections et des audits environnementaux ;

– Monsieur Becquet Polycarpe BATIONO, Mle 254 856 B, Ingénieur de conception en vulgarisation agricole, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion en entreprenariat et des investissements verts.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Charles SOME, Mle 17 309 Z, Administrateur Civil, 1ère Classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Pierre SEDOGO, Mle 27 830 R, Psychologue, 1ère classe, 14ème échelon est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur YAMBA Jules DJIGUEMDE, Mle 15 363 V, Administrateur civil, 2ème classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Aimée SANON/OUATTARA, Mle 22 512 M, Administrateur civil, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Madame Jeanne NYAMEOGO/YANKINE, Mle 29 459 Z, Sociologue, 2ème classe, 7ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Arzouma Cyrille GAMBO, Mle 26 958 G, Administrateur des Affaires sociales, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Clarisse Marie Irène KIMA/KABORE Mle 18 186, Administrateur civil, 3ème classe, 5ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Tindaogo Gabriel KIEMDE, Mle 15 351 P, Inspecteur d’éducation spécialisée, 2ème classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Yabré Jean Francis OUEDRAOGO, Mle 18 820 P, Administrateur des affaires sociales, 2ème Classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Bawa BASSOLET, Mle 220 408 L, Conseiller d’éducation Féminine, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Tanga Pierre ZOUNGRANA, Mle 29 297 S, Professeur titulaire de géographie, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation au Conseil d’Administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

Rémis Fulgance DANDJINOU
Burkina Demain