Le traditionnel point de presse du gouvernement a eu lieu, le 16 juin 2016 à Ouagadougou, avec la participation des ministres de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Pr Filiga Michel Sawadogo et de celui de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean-Martin Coulibaly.
Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Pr Filiga Michel Sawadogo, est intervenu sur deux points: les préparatifs du bac 2016 et les négociations avec les syndicats de l’enseignement supérieur.
Au sujet du bac 2016, prévu du 21 juin au 8 juillet 2016, le Pr Sawadogo a relevé une baisse du nombre de candidats: 71 712 contre 74 344 en 2015. « Cette situation pourrait en grande partie s’expliquer par la chute vertigineuse du taux de succès il y a trois ans au BEPC », a fait comprendre le ministre qui a signalé qu’il y a 45 356 garçons et 26 356 en course.
Selon lui, la session 2016 coûtera trois milliards soixante-douze millions cinq cent soixante-deux mille francs pour 25 000 acteurs mobilisés.
A propos des tractations avec le Syndicat national autonome des enseignants-chercheurs du Burkina et Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur, le ministre a dit que les négociations ont débouché sur la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats signifiant que les mesures prévues pour le BAC sont immédiatement applicables, tandis que celles relatives aux autres points sont applicables pour compter du 1er janvier 2017.
Et les revendications, résumées en quatre points, portent, sur l’amélioration des grilles salariale et indemnitaire, l’amélioration des indemnités et prises en charge servies dans l’organisation du BAC, le statut des assistants et enseignants à temps plein et la revalorisation des indemnités servies aux titulaires des fonctions académiques.
Le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean-Martin Coulibaly a fait un bilan partiel des examens du BEPC, du CAP, du BEPC et la situation sur la sanction des deux enseignants à Banfora.
A l’en croire, les résultats du CAP et du BEP commerciaux sont meilleurs avec respectivement 69, 53% et 60,19%, mais ceux du BEPC étaient faibles, 29, 41%.
La Banque mondiale est un acteur clé du financement des infrastructures urbaines au Burkina
Le communiqué de presse ci-après du Groupe de la Banque mondiale est relatif au nouveau prêt de 100 millions de dollars que la Banque mondiale vient d’accorder au Burkina Faso pour améliorer son réseau routier et développer ses infrastructures urbaines.
La Banque mondiale est un acteur clé du financement des infrastructures urbaines au Burkina
«Communiqué de Presse
Le Burkina Faso bénéficie d’un nouveau prêt de 100 millions de dollars pour améliorer son réseau routier et développer ses infrastructures urbaines
WASHINGTON, 13 juin 2016 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui, un prêt de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement du Burkina Faso à améliorer son réseau routier et développer ses infrastructures urbaines.
Ce financement soutiendra le Projet de transport et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU), dont l’objectif est l’amélioration de la mobilité et l’accès aux infrastructures dans les zones rurales et urbaines ciblées et, en cas de crise ou de situation d’urgence éligible, de mettre en œuvre une riposte immédiate et efficace. Le projet complètera les efforts déployés par le gouvernement dans le financement des infrastructures et aidera à réduire l’écart infrastructurel des capitales régionales ciblées. En outre, il contribuera à une meilleure connectivité des zones de production aux zones de consommation et jettera les bases d’une meilleure liaison entre les hinterlands et les centres urbains.
« L’opération envisagée, le PTDIU, investira dans les infrastructures requises pour soutenir la croissance économique et faciliter le transport des produits agricoles en provenance des zones de production à faible revenu vers les zones de consommation, créera des emplois, en cohérence avec le double objectif de la Banque mondiale qui est de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée », a expliqué Cheick F. Kanté, Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.
La composante Infrastructure interurbaine du projet contribuera à améliorer la connectivité entre la zone de production de Bagré pôle et le reste du pays ainsi qu’avec les pays voisins, notamment le Ghana et le Togo. Les investissements seront concentrés sur le centre-sud du pays et concernent le bitumage de routes et l’accès à la connectivité internet des agglomérations situées le long de ces routes.
Une autre composante s’attèlera à financer les investissements physiques dans les cinq capitales régionales ciblées (Manga, Tenkodogo, Ouahigouya, Koudougou et Dédougou) en vue d’améliorer l’accès à différents types d’infrastructures urbaines. Ces villes ont été choisies en fonction de critères de proximité par rapport à certaines routes nationales et du niveau de pauvreté dans les régions concernées.
La troisième composante ciblera les activités qui permettront d’améliorer la capacité opérationnelle des ministères et des communes intervenant dans la mise en œuvre du projet et soutiendra la poursuite des réformes en vue d’une meilleure performance dans les secteurs couverts par le projet.
La gestion du projet fait l’objet d’une composante tandis que la dernière composante est dédiée au mécanisme de réponse immédiate et efficace en cas de catastrophes et crises qui surviendraient au cours de la mise en œuvre du projet.
Pour Aguiratou Savadogo-Tinto, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale, « le PTDIU contribuera de manière significative à désenclaver certaines régions, et constitue un coup de pouce majeur pour la résorption des déficits en infrastructures des capitales régionales ciblées. Par ailleurs, il permettra de renforcer les capacités de toutes les treize capitales régionales dans la gestion et la planification urbaine ».
Ce projet multisectoriel sera coordonné par le Secréterait permanent du Secteur des Transports du Burkina Faso et sa mise en œuvre technique sera assurée par les Ministères sectoriels bénéficiaires.
Contacts :
À Washington : Aby Toure, (202) 473-8302, akonate@worldbank.org;
À Ouagadougou : Lionel Yaro, 226 50 49 63 00, lyaro@worldbank.org
Pour plus d’informations sur les activités du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso : http://www.banquemondiale.org/fr/country/burkinafaso »
Les membres du Comité de soutien Europe de Djibrill Bassolé ne sont pas du tout contents du sort judiciaire qu’on voudrait réserver à leur champion. D’où cette lettre ouverte au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.
Le président Roch Marc Christian Kaboré interpellé ici sur le sort judiciaire de Djibril Bassolé
«LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT ROCH MARC CHRISTIAN KABORE
Du sort inacceptable qu’on veut faire à Djibrill Bassolé
Safiétou Lopez, membre éminente du MPP, a exprimé, sous le couvert de la coordination dite des OSC, qu’elle dirige par ailleurs, sa haine indicible contre Djibrill Bassolé. La manifestation qu’elle a organisée devant le palais de justice, ce 3 juin 2016, était implicitement dirigée contre une éventuelle liberté provisoire dont pourrait bénéficier Djibrill Bassolé. Madame Lopez s’est montrée, à l’occasion, particulièrement violente contre lui. Non seulement elle menace de brûler la justice, si elle lui accordait cette liberté provisoire, inéluctable, mais en plus, elle menace de s’en prendre aux avocats étrangers qui pourraient se constituer à ses côtés.
Cette sortie de Safiétou Lopez, membre éminente du parti au pouvoir, le MPP, permet d’illustrer l’orientation politique des poursuites engagées contre notre ami Djibrill Bassolé.
Il apparait clairement que le politique, qui ne peut plus s’abriter derrière des juges militaires « acquis » pour orienter et manipuler la procédure, a décidé de sortir du bois et d’assumer publiquement les dénies qui ont caractérisé l’instruction depuis le début.
Dès les premiers moments, cette instruction contre Djibrill Bassolé a pris des allures d’une vengeance politique indigne. Utilisation de charges « manipulées » et obtenues par des moyens illégaux et extrajudiciaires. Négation de ses droits fondamentaux, dont celui à la défense et au libre choix de ses défenseurs, avec le refus d’admettre ses avocats étrangers, en violation des conventions communautaires.
A présent, c’est son droit à une liberté provisoire que l’on veut nier.
Pourquoi Djibrill BASSOLE est-il encore en prison ? La question, plus que jamais, se pose de façon lancinante. Mais si la question se pose avec autant de simplicité et de clarté, c’est parce que la manière dont son cas et sa personne sont traités relèvent, d’une part de l’absurdité juridique, et d’autre part de l’abus de pouvoir politique. Dans tous les cas, l’ancien chef de la diplomatie burkinabè subit actuellement une injustice grave, et bien des burkinabè, aujourd’hui, sont avides de savoir.
Tout citoyen qui, tant soit peu, possède une certaine intelligibilité du fonctionnement de la justice, sait que deux principes essentielles caractérisent tout système juridique démocratique, et en font sa grandeur :
1- l’application impartiale de la loi.
2- le respect de la régularité des procédures de justice.
Non seulement ces deux principes sont celles qui gouvernent à l’effectivité d’une justice qui se veut équitable, mais elles permettent aussi et surtout au droit de réaliser toute son objectivité, et devenir, pour ainsi dire, une discipline positive ou une science. Par conséquent, dès lors que l’on peut constater que ces deux principes ne sont pas respectés, ou se présentent plutôt dans le discours comme des pétitions de principe, on ne peut que conclure à la subjectivité, à l’arbitraire et au règne de la force, situation que nos sociétés démocratiques ont remises en cause pour se réaliser comme telles. En effet, tous les démocrates le savent, la force ne fait pas droit.
Or, au regard du traitement qui est infligé à Djibrill Bassolé, fort est de constater que ces deux principes essentiels de la justice comme équité n’ont pas été respectés ou appliqués. Il suffit pour s’en convaincre, et tous ceux qui suivent cette affaire le savent désormais, de remarquer les irrégularités flagrantes, vices de fait (Monsieur Bassolé a été mis aux arrêts sur ordre de l’exécutif, sans charges précises, c’est seulement ensuite que l’on a cherché à en trouver), et les illégalités inacceptable (les prétendues écoutes téléphoniques n’ont pas de base légale et leur authenticité n’a pas été avérée) que de nombreux spécialistes ont pu relever ici et là dans cette affaire. C’est, précisément, compte tenu de ces entorses à la loi que ceux qui étaient en charge de l’affaire ont été révoqués et remplacés.
C’est aussi le sens de l’arrêt de la chambre de contrôle de la justice militaire, récemment rendu dans le cas de Eddie Komboigo (président du CDP, le parti de l’ex président Blaise Compaoré), un autre prévenu dans le putsch du 17 septembre 2015. En effet, le 30 mai dernier, cette instance de la justice militaire burkinabè a décidé de mettre Eddie Komboigo en liberté provisoire « parce qu’il avait été arrêté dans des conditions irrégulières et détenu abusivement ». Les juges de cette instance ont, à l’occasion, rappelé quelques principes cardinaux dans une instruction judiciaire impartiale :
– « le juge d’instruction doit, avant toute inculpation, justifier des éléments du dossier impliquant la personne dans les faits ».
– « la détention doit être rigoureusement limitée aux besoins de la procédure, notamment la manifestation de la vérité ».
– « détenir une personne dans l’attente qu’il soit réunis les éléments qui justifient son inculpation est une atteinte grave aux libertés publiques garanties par la constitution. Le juge d’instruction en se comportant de la sorte viole le principe du caractère exceptionnel de la détention préventive ainsi que celui de la présomption d’innocence ».
Par ailleurs, il faut noter que l’on a pu mettre monsieur Bassolé aux arrêts sans autre forme de procès. Mais lorsqu’il s’est agi des hauts gradés de l’armée qui refusent de répondre à la convocation du juge, aucun mandat d’arrêt n’est émis à leur encontre.
C’est dire que l’incarcération prolongée de Monsieur Bassolé n’a plus de sens. D’autant que, au regard des graves manquements au droit dont il est victime, l’affaire a perdu de sa substance juridique et légale. Aussi, est-il urgent de procéder à sa libération immédiate. Nous demandons donc la libération sans délais de Djibrill Bassolé qui, désormais, est considéré comme un prisonnier politique, et qui est victime du droit de la force. N’oublions jamais cette sentence de Rousseau dont, trois siècles après, l’actualité est d’une évidence imparable : « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ». En effet, si c’est le droit qui doit être dit, il n’y a plus d’affaire Bassolé. Si c’est la politique qui agit, ce que nous pensons fortement, alors nous sommes dans l’arbitraire et dans une dictature qui ne dit pas son nom.
Selon le rapport sur l’exécution budgétaire que la Cour des comptes a publié le 25 mai, Bercy a recours depuis quatre ans à un artifice comptable qui lui permet de sauver les apparences sur l’évolution de la dette de la France.
Reporter l’addition à demain pour embellir la photo dès aujourd’hui. Voilà en résumé le stratagème utilisé par l’exécutif pour contenir l’augmentation de la dette publique. Le stratagème est décrit dans Le Canard enchaîné du 15 juin. Pour combler le trou laissé par le déficit du budget, Bercy émet chaque année des obligations du Trésor (OAT) comportant des taux de rémunération de 5 ou 6 %, sur lesquels se ruent les investisseurs. Appâtés par la bonne occasion, ceux-ci n’hésitent pas à acheter ces obligations au-dessus de la valeur officielle d’émission, par exemple le double.
« Résultat : quand l’État vend pour 1 milliard (valeur officielle) d’OAT dopées, il encaisse 2 milliards – un pour la valeur faciale, un autre pour la prime », constate Le Canard enchaîné. L’opération a permis, rien qu’en 2015, de raboter la dette de 22,5 milliards. « Un nouveau record », estime la Cour des comptes.
Et surtout un tour de magie qui a permis de contenir la dette à 95,7 % du PIB. Sinon, elle aurait atteint 98 % du PIB en 2015 et devrait dépasser les 100 % en 2017. Mais l’opération a un coût : ce que l’État gagne au moment de la vente, il le perd en servant des intérêts plus élevés. Pour une émission de février 2015, citée par la Cour, chaque milliard emprunté à 6 % coûtera, pendant dix ans, 60 millions d’intérêt par an, contre 5 millions pour l’emprunt au taux normal émis le même jour. Mais sauver les apparences à un an de l’élections présidentielle.
Les leaders du CFOP lors de leur rentrée politique du 10 mars 2016
Après les municipales et la mise en place des conseils municipaux qui va se faire dans les prochains jours ; la future grande bataille politique qui s’annonce est la question de la Constitution de la cinquième République pour laquelle des personnalités de tous bords ont été désignées pour siéger au sein d’une commission constitutionnelle. La question était en bonne place dans le menu de la réunion du Chef de file de l’opposition politique tenue ce 14 juin 2016 à Ouagadougou et dont voici le compte-rendu.
L’opposition n’entend pas faire de la figuration au sein de la commission constitutionnelle
« Compte-rendu de la réunion du CFOP tenue le 14 Juin 2016 à Ouagadougou
Les responsables des partis politiques d’opposition affiliés au CFOP ont tenu une réunion statutaire le mardi 14 Juin 2016 à Ouagadougou autour de son Chef de file, M. Zéphirin DIABRE.
Trois grands points étaient inscrits à l’ordre du jour :
– La participation de l’Opposition aux travaux de la Commission constitutionnelle ;
– Les questions relatives à l’organisation interne du CFOP ;
– L’interdiction de voyager faite par les autorités à deux hauts cadres du CDP.
Sur le premier point, les chefs de partis ont eu une séance de travail avec les représentants du CFOP à la Commission constitutionnelle, ont examiné avec eux toutes les questions relatives à la création de ladite commission, relevé les insuffisances qui s’y attachent, et leur ont donné des directives précises relatives à leur participation aux travaux.
Au chapitre de l’organisation interne du CFOP, le Président de la NAFA, M. Rasmané OUEDRAOGO, et le Président du PRIT-LANNAYA, M. Mamadou KABRE, ont fait le point respectivement des travaux de la commission chargée de rédiger le programme politique de l’Opposition, et celle chargée de proposer une charte de l’Opposition.
Sur le dernier point de l’ordre du jour, les responsables de l’Opposition ont pris connaissance des circonstances dans les quelles deux hauts responsables du CDP, en l’occurrence M. Achille TAPSOBA et M. Zambendé Théodore SAWADOGO, ont été sommés de descendre de l’avion dans lequel ils avaient pris place en vue d’effectuer un voyage à l’étranger. Fidèle aux principes élémentaires de l’Etat de droit, et soucieux de l’égalité rigoureuse de tous les citoyens devant la loi, l’Opposition tient à marquer sa désapprobation totale face à de tels agissements qui relèvent de l’arbitraire. Elle condamne unanimement et fermement cette interdiction de voyager faite sans production d’un justificatif légal, et en plus doublée d’une claire volonté d’humilier. Elle dénonce le fait que le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Sécurité se soit ainsi substitué à la justice burkinabè, seule habilitée à prononcer des interdictions de sortir du territoire avec des motifs clairs et valables. L’Opposition par ailleurs témoigne de sa solidarité avec les responsables du CDP concernés, et les encourage à user des voies légales pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Débutée à 18 heures, la réunion a pris fin à 20 heures dans une ambiance toute cordiale.
Ouagadougou, le 15 Juin 2016
Le Service de Communication du Chef de File de l’Opposition Politique»
Burkina Demain
Sayouba Guira, directeur de Nafa Naana, entend beaucoup des présentes portes ouvertes
Entreprise sociale, Nafa Naana s’est fixée comme mission de rendre accessibles, au plus grand nombre de familles burkinabè, des équipements économes en énergie et qui préservent l’environnement. Pour mieux se faire connaître du grand public et de ses potentiels clients ou partenaires, l’entreprise sociale organise du 16 au 18 juin 2016 à Ouagadougou des journées portes ouvertes. Des tenants et aboutissants desdites journées portes ouvertes, le jeune directeur de Nafa Naana, Sayouba Guira (29 ans), en parle dans cet entretien.
Sayouba Guira, directeur de Nafa Naana, entend faire découvrir les activités de son entreprise sociale à un large public
Burkina Demain : Présentez-vous à nos lecteurs ? Sayouba Guira : Je me nomme Sayouba Guira. Je suis le Directeur de Nafa Naana. Je suis titulaire d’un DEA/Master en économie, avec une spécialisation en ressources humaines du Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire de l’Université Ouaga 2. Burkina Demain : Vous organisez du 16 au 18 juin au sein de votre structure des journées portes ouvertes. Quels sont les objectifs de cette initiative ? Sayouba Guira : Les objectifs de ces journées sont entre autres de :
-faire découvrir nos activités à un large public ;
-améliorer et d’étendre notre visibilité ;
-maintenir la notoriété déjà acquise ;
-développer des partenariats distributeurs avec les potentiels partenaires ;
-réaliser des ventes directes pour les visiteurs qui seront intéressés par l’achat de nos produits. Burkina Demain : De quoi sera-t-il concrètement question au cours de ces journées portes-ouvertes ?
Sayouba Guira : Lors de ces journées, il sera question d’ouvrir nos portes au grand public afin de lui présenter l’ensemble de nos activités. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir tous les produits de la gamme Nafa Naana (près de 40 références) et de lire des articles sur tous nos acteurs. Aussi, nos commerciaux seront disponibles afin de répondre à toutes les questions liées à l’acquisition et à l’utilisation des produits et au besoin ils procéderont à des démonstrations sur certains produits. En dehors de tout cela, il y aura la présentation de notre offre du mois de ramadan qui permet d’obtenir beaucoup d’avantages. Un rafraîchissement sera offert à tout visiteur et enfin, des jeux-concours permettront aux visiteurs de gagner de nombreux lots. Burkina Demain : Qui attendez-vous à ces journées portes ouvertes ? Sayouba Guira : Nous attendons des partenaires c’est-à-dire ceux avec qui nous travaillons. En plus de nos partenaires, nous attendons des médias qui ont été invités pour la circonstance afin d’améliorer la visibilité de l’évènement. Enfin, nous attendons la visite de nouveaux clients ou partenaires et acheteurs potentiels. En gros, toute la population de la ville de Ouagadougou est cordialement invitée à venir découvrir ce que Nafa Naana dans le cadre de la lutte contre la précarité énergétique. Burkina Demain : Vous espérez recevoir combien de personnes à ces journées portes-ouvertes ? Sayouba Guira : Toutes les personnes qui sont intéressées. Tous ceux ou toutes celles qui connaissent la précarité énergétique, ses conséquences sur l’environnement, la santé et l’économie sont les bienvenues à cette activité. Ce sera l’occasion pour elles de prendre connaissance des solutions existantes pour faire face à cette précarité énergétique. A toutes ces personnes-là, les portes de Nafa Naana vous sont grandement ouvertes, sans aucune limitation de nombre. Burkina Demain : Qu’est-ce qui va changer cette année par rapport aux précédentes éditions ? Sayouba Guira : Pour la 2ème année, les JPO se tiendront sur 3 jours au lieu de deux comme celles de l’année dernière. Il y aura une présentation de grille de produits à l’extérieur des locaux ce qui permettra à tout passant d’avoir une petite vue sur l’évènement. On aura également une animation permanente dans nos locaux afin d’attirer le public. Cette année les JPO coïncident avec notre offre du mois de Ramadan. Ce sera l’occasion pour les visiteurs de découvrir cette alléchante offre. Burkina Demain : Présentez-nous brièvement NaFa Naana… Sayouba Guira : Nafa Naana est une entreprise sociale qui vise à rendre accessibles au plus grand nombre de familles burkinabè des équipements économes en énergie et qui préservent l’environnement : foyers améliorés, foyers à gaz, lampes et kits solaires. Les produits distribués par Nafa Naana sont des produits de qualité et accessibles à des conditions souples. Nous offrons, notamment, la possibilité aux bénéficiaires d’acquérir les produits Nafa Naana via des services financiers que nous avons mis en place. Sous certaines conditions, le bénéficiaire peut payer une avance à l’acquisition du produit et le reste en trois mensualités maximum. Ils contribuent à l’amélioration des conditions de vie des familles et facilitent l’éducation des enfants.
Nafa Naana travaille beaucoup avec les groupements et associations de femmes et avec des revendeurs. Nous avons une représentation à Ouagadougou, Bobo Dioulasso et à Dano.
Nous invitons tout le monde à effectuer le déplacement pour venir découvrir Nafa Naana. Nous sommes situés à Pag La Yiri en face du marché.
Nous invitons également tous vos lecteurs à visiter notre site au www.nafa-naana.org et notre page Facebook : Nafa Naana.
Enfin, nous sommes joignables au 63 98 73 81.
Entretien réalisé par Philippe Martin Burkina Demain
Les résultats du second tour des examens du BEPC sont tombés dans la mi-journée d’hier, 13 juin 2016. Après le recoupage des données, le lycée privé Espoir Tégawendé a enregistré 124 admis sur un total de 298 candidats. Soit un taux de réussite de 41, 61 %.
Au premier tour des examens, il y avait 67 admis et 57 au second. « Le résultats ne sont pas bons. il y a longtemps, on a pas fait de si mauvais chiffres. A l’époque, il y a un peu plus de cinq ans, on avait fait un taux de 43 % de réussite », a laissé entendre le directeur des études, Nathan Yaméogo qui a avancé que le lycée enregistre d’ordinaire un taux de réussite supérieur à 60 %.
Le directeur a expliqué que cela est lié au niveau des élèves, en baisse, et que la moyenne nationale tourne autour de 20 à 25 %.
Nathan Yaméogo a démontré, chiffres à l’appui, que ce sont les élèves venus d’autres établissements qui constitue le talon d’Achille de son établissement. Il y a autour de 33 admis dans chacune des classes de 3e A et B, composée essentiellement des élèves ayant fait toutes leurs études au Lycée privé Espoir et autour de 25 dans chacune des classes de 3 e C et D, accueillant les élèves originaires d’autres collèges et lycées.
Or, a-t-il fait savoir: » Nous ne recrutons pas les élèves qui viennent de la 4 e des autres établissements. Nous n’acceptons que les doublants, seulement ceux qui ont eu une moyenne supérieure à 7″. Cela dit, il s’est interrogé s’il ne fallait pas réviser que les conditions de recrutement des élèves qui souhaitent s’inscrire dans son établissement.
Le Conseil extraordinaire des ministres s’est tenu ce jour 14 juin 2016, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Les travaux dudit Conseil se poursuivront au prochain Conseil des ministres qui se tiendra le mercredi 22 juin 2016 à Ouagadougou.
Le Conseil d’Etat a livré ce mardi 14 juin 2016, les résultats définitifs des élections municipales du 22 mai 2016. Au total, la haute juridiction de l’ordre administratif a eu à examiner environ 500 recours. A l’arrivée, le MPP reste en tête avec 11 208 sièges, suivi de l’UPC, 3 094 sièges et le CDP, 2 135 sièges. Le taux de participation au scrutin progresse pour s’établir désormais à 48,93% alors qu’il était de 47, 65% dans les résultats provisoires livrés par la CENI le 25 mai dernier.
Un certain nombre de partis peuvent se féliciter d’avoir eu gain de cause à l’issue de l’examen par le Conseil d’Etat des recours introduits après les résultats provisoires des élections municipales du 22 mai 2016. L’Union pour le progrès et le changement (UPC) s’en tire par exemple avec plusieurs sièges de plus. Les acquis de l’UPC passent donc de 3 051 à 3 094 sièges. Le nombre de sièges MPP s’établit désormais à 11 208 alors que ce nombre était de 11 167 dans les résultats proclamés par la CENI. Le CDP et la NAFA obtiennent chacun un siège de plus. Le CDP et la NAFA sont désormais crédités respectivement de et 2 135 sièges et de 454 sièges.
A l’issue de ces résultats définitifs du Conseil d’Etat, le taux de participation aux municipales du 22 mai 2016 progresse pour s’établir désormais à 48,93% alors qu’il était de 47, 65% dans les résultats provisoires livrés par la CENI le 25 mai dernier. Pour arriver à ce résultat, la haute juridiction de l’ordre administratif a dû pendre compte 5 415 bulletins nuls sur un total de 98 512. En conséquence, le nombre total de votants se chiffre maintenant à 2 699 164 sur un total de 5 516 406 inscrits.
Liste des formations politiques et nombre de conseillers obtenus
ADF/RDA : 317 conseillers dans 51 communes
AJIR : 4 conseillers dans 4 communes
ARDI : 1 conseiller dans 2 communes
BENKADI : 2 conseillers dans 1 commune
BURKINA YIRWA : 42 conseillers dans 21 communes
CDP: 2 145 conseillers dans 241 communes
CDS : 1 conseiller dans 2 communes
CMP: 1 conseiller dans 2 communes
CPR/MP: 49 conseillers dans 5 communes
DT: 1 conseiller dans 1 commune
FFS : 8 conseillers dans 15 communes
L’AUTRE BURKINA/PSR : 21 conseillers dans 6 communes
Le Faso Autrement : 87 conseillers dans 25 communes
MDA : 39 conseillers dans 7 communes
MACENPOL : 14 conseillers dans 1 commune
MAP : 31 conseillers dans 4 communes
MLN-BF : 4 conseillers dans 6 communes
MPP : 11 208 conseillers dans 363 communes
NAFA : 454 conseillers dans 96 communes
NOUR.A : 1 conseiller dans 1 commune
NTD : 607 conseillers dans 84 communes
ODT : 20 conseillers dans 14 communes
PDC : 53 conseillers dans 7 communes
Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE a reçu, le lundi 13 juin 2016 au Palais présidentiel de Ouaga 2 000, une délégation de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015, conduite par son président, Victor P.K. POUAHOULABOU.
A sa sortie d’audience, le président de l’Union a laissé entendre qu’il désapprouve la gestion du dossier par le ministère de l’action Sociale et de la solidarité nationale: « Depuis la disparition de nos enfants, le ministère n’a pas voulu nous recevoir, pour preuve, beaucoup de demandes d’audience formulées auprès du département sont restées sans réponses ».
Selon lui, les promesses d’aides aux familles n’ont pas été réalisées: « Nous avons relevé beaucoup de manquements dans les faits et gestes de ceux qui sont chargés de traiter les dossiers de nos martyrs. Leurs gestes sont en porte-à-faux avec ce que l’on nous a fait croire depuis les premiers moments de notre insurrection ».
Et de dire: « Le Président du Faso nous a rassurés que le dossier des martyrs va être désormais rattaché à la Présidence ».
Le porte-parole de l’UFMIP, Nébon Babou Bamouni a expliqué que l’union a exprimé son mécontentement par rapport au rebondissement judiciaire contradictoire et rappelé que la justice ne doit pas constituer « une muraille de Chine ».
Il a ajouté que les mesures sociales prises en faveur des familles des martyrs sous la transition n’ont pas été réalisées en totalité. « Aujourd’hui, sur l’ensemble des mesures, seulement la somme de 150 000 F CFA prévue pour les familles dont les martyrs n’avaient pas d’enfant a été effective », s’est-il insurgé. Il a déclaré que l’UFMIP attend toujours l’octroi de logement, l’intégration d’un certain nombre de victimes à la Fonction publique et l’accompagnement des familles pour la création d’activités génératrices de revenu.