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UPC : « Le MPP instrumentalise notre justice »

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L'UPC appelle le pouvoir à mettre les moyens à la disposition de la justice pour qu'elle puisse faire son travail

Ceci est une déclaration de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) sur la situation de la justice au Burkina Faso.

L'UPC appelle le pouvoir à mettre les moyens à la disposition de la justice pour qu'elle puisse faire son travail
L’UPC appelle le pouvoir à mettre les moyens à la disposition de la justice pour qu’elle puisse faire son travail

«DECLARATION SUR LA SITUATION DE LA JUSTICE
« Le MPP instrumentalise notre justice »
Peuple du Burkina Faso,
La justice de notre pays traverse les pires moments de son histoire.
Le brave peuple burkinabè a marqué son désaccord total avec la mal gouvernance, la corruption, l’impunité, l’injustice et la démocrature en mettant fin au régime de Blaise COMPAORE, les 30 et 31 octobre 2014. Des élections couplées présidentielles et législatives ainsi que celles municipales ont été organisées pour un retour à la normalisation des institutions républicaines et la consolidation de notre démocratie.
L’espoir d’une justice indépendante était né avec la réouverture sous la transition, des dossiers Thomas SANKARA et Norbert ZONGO qui étaient venus rappeler aux adeptes de l’amnésie que l’impunité était à jamais bannie au Burkina.
C’est dans ce même élan que les anciens dignitaires du régime COMPAORE poursuivis pour malversations dans la gestion de la chose publique ont été pris dans les mailles de la justice et leurs dossiers sont dans des cabinets d’instruction.
De même, des procédures judiciaires ont été engagées contre X dans le cadre de l’affaire dite des « victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 » et contre les commanditaires, auteurs et complices du coup d’Etat du 16 septembre 2015.
Cependant, six mois après l’installation du régime du Président Roch Marc Christian KABORE, notre parti est fortement inquiet de la situation de la Justice, en raison des dérives dangereuses qu’il constate. En effet, les différentes déclarations et manœuvres du nouveau régime, la lenteur constatée dans le traitement de certains dossiers emblématiques, et les immixtions graves observées dans certaines procédures, nous inquiètent profondément quant à la volonté réelle de ceux qui nous gouvernent, de rester en phase avec les aspirations de notre peuple. Un malaise judiciaire s’est installé dans notre pays, nourri par le traitement réservé à plusieurs affaires qui étaient au cœur des plus grandes mobilisations citoyennes de notre histoire. En seulement six mois de gestion des affaires publiques, il est aisé de constater que notre pays s’écarte des principes qui fondent l’Etat de droit et la bonne gouvernance. L’on assiste à des « catastrophes » judiciaires qui achèvent de convaincre que notre justice marche à pas forcés et à reculons.
• Les affaires Thomas SANKARA, Norbert ZONGO : qui bloque ces dossiers ?
Il y a de cela plusieurs décennies que Thomas SANKARA, Norbert ZONGO et leurs compagnons d’infortune attendent que justice leur soit rendue. La transition est venue donner espoir au peuple en rouvrant ces dossiers. Cependant, depuis l’avènement du « nouveau-ancien » pouvoir, ces dossiers semblent renvoyés aux calendes grecques et « plus rien ne bouge ». Qui bloque les dossiers ? Certains anciens défenseurs de ces dossiers ont même choisi le chemin du raccourci, abandonnant « veuves et orphelins » à leur sort.
Ces deux dossiers ont nourri l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 ayant abouti à la chute du régime COMPAORE, et les autorités actuelles doivent comprendre qu’elles ne pourront jamais les enterrer.
Il est temps que ces dossiers connaissent un dénouement. Or, notre inquiétude est d’autant plus grande que certains acteurs de notre vie politique n’ont pas forcément intérêt à ce que la vérité se sache dans cette affaire Thomas SANKARA. Avant d’être physiquement assassiné par un commando dont il ne sera pas difficile d’identifier les commanditaires, Thomas Sankara a d’abord été politiquement assassiné par certaines composantes du CNR dont des membres éminents animent toujours notre vie politique. Le complot est donc plus profond qu’il n’y parait, et la vérité pourrait emporter beaucoup de monde. C’est sans doute pour cela que le dossier tourne en rond.
Un autre dossier « séculaire » qui attend jugement depuis plusieurs années et qui avait connu un début de dénouement sous la transition avant de s’étouffer sous le régime de nouveau-ancien pouvoir, est sans doute celui Norbert ZONGO et ses compagnons d’infortune. Un espoir était né pour les victimes et l’ensemble du peuple burkinabè qui réclament justice. Cependant, depuis l’arrivée au pouvoir de Monsieur Roch Marc Christian KABORE, les « catastrophes » judiciaires se sont multipliées et l’on assiste à des comportements inadmissibles et intolérables.
Le peuple doit rester vigilant et être aux aguets afin que ces dossiers connaissent enfin un dénouement judiciaire rapide. Justice pour Thomas SANKARA ! Justice pour Norbert ZONGO ! Justice pour leurs compagnons d’infortune ! Justice pour tous les martyrs!
• Les martyrs de l’insurrection et du putsch : le silence coupable !
Le combat du peuple contre l’impunité, pour la démocratie et la bonne gouvernance a coûté un lourd tribut. De nombreuses personnes, jeunes pour la plus part, ont trouvé la mort, fauchés par les balles de la soldatesque du régime COMPAORE, afin que notre patrie soit libre. Depuis lors, leurs parents, leurs proches et tous les Burkinabè s’impatientent et réclament vérité et justice. Or le dossier piétine ! Qui fait obstacle ? Dans quel but ?
Le traitement de ce dossier est plus que jamais urgent et notre parti regrette que la transition ne lui ait pas accordé toute l’attention qu’il méritait. Aujourd’hui, un dossier plus récent comme celui du putsch du 16 septembre 2015 semble paradoxalement plus avancé, puisque le ministre de la justice annonce un procès avant décembre 2016.
Des moyens conséquents ont-ils été donnés aux cabinets d’instructions saisis de ces dossiers pour accomplir leurs missions avec célérité et professionnalisme ? Dans tous les cas, le gouvernement, dont la mission première est de procurer la sécurité et la justice aux populations est fortement interpellé sur ce sujet. Le peuple s’impatiente et notre parti s’indigne devant ce silence coupable.
• L’annulation des mandats d’arrêt par la cour de cassation : scandale judiciaire
Le putsch manqué du 16 septembre 2015 a conduit à l’émission de mandats d’arrêt contre des « cerveaux » en fuite ou résidents à l’étranger, par la justice militaire. Mais l’évolution récente du dossier laisse songeur.
Ainsi, la Cour de cassation, plus haute juridiction nationale, a été saisie d’un pourvoi relatif à la régularité querellée de mandats d’arrêts émis par la justice militaire dans le cadre de la procédure du putsch de septembre 2015, contre les fugitifs. Dans cette affaire, la Cour a rendu deux décisions incongrues et ambivalentes qui troublent manifestement la quiétude du peuple burkinabè qui a soif de justice. D’abord dans un premier temps, elle a rendu une décision de rejet dans la matinée du 28 avril 2016 ; ensuite, dans la même journée, elle est revenue dans des conditions très floues et incompréhensibles, sur sa décision pour dire que le pourvoi était bien fondé et a par conséquent, annulé les mandats querellés. A ce jour, aucune explication n’est donnée, ni par la Juridiction concernée, ni par le ministère de la Justice, ministère de tutelle. Ces volt face, sont d’une extrême gravité et n’honorent pas la Cour de cassation, qui est la plus haute juridiction nationale.
Face au tôlé et à l’indignation provoqués par ce scandale, le Directeur de la justice militaire s’était empressé de rassurer que de nouveaux mandats allaient être réintroduits « très rapidement dès le mardi 3 mai ». A ce jour, nous sommes toujours dans l’attente.
On l’aura compris, le traitement par voie « diplomatique » de l’affaire des mandats d’arrêt promis par le Président Roch Marc KABORE à son homologue ivoirien a donc été un franc succès : la justice burkinabé a « diplomatiquement » annulé les mandats querellés.
Le récent déplacement d’une délégation gouvernementale à Abidjan, dont le Président de l’Assemblée nationale, semble bien confirmer que nos autorités vont sacrifier notre justice sur l’hôtel de la diplomatie et d’une prétendue réconciliation nationale.
• Les remaniements à la justice militaire : « la quête des juges faciles ou acquis»
Alors que l’on n’avait pas encore fini de dénoncer le scandale dit des mandats d’arrêt annulés par la cour de cassation, que le gouvernement, comme pour siffler la « fin de l’indépendance retrouvée » de la justice militaire, prenait des décrets mettant fin aux fonctions de trois magistrats en charge du dossier du coup d’Etat : deux juges d’instruction et le commissaire du gouvernement près ce tribunal. Cette intrusion de l’exécutif dans les fonctions judiciaires n’est rien d’autre qu’une atteinte grave à l’indépendance de la justice. Quel message les autorités ont-ils voulu donner aux acteurs de la justice, les magistrats, si ce n’est l’aveu d’injonction, de subordination et de soumission du pouvoir judiciaire à la volonté du pouvoir politique ?
Ces décisions constituent une intrusion grave et inacceptable de l’exécutif dans les fonctions judiciaires.
En effet, au sens de l’article 20 du code de justice militaire, lorsque des personnes non militaires sont impliquées dans des affaires pendantes devant la juridiction militaire, des magistrats civils peuvent être nommés aux fonctions de ministère public et de juge d’instruction.
Pour garantir leur indépendance, le code de justice militaire prévoit qu’ils sont nommés par décret pour un (01) an et ne cessent leurs fonctions « que lorsqu’il a été procédé à un renouvellement ».
En l’espèce ces décisions mettant aux fonctions de ces magistrats ne reposent sur aucun fondement légal. Elles visent tout simplement à écarter de la gestion de ce dossier des magistrats visiblement « non acquis » en vue de contrôler et de régler « diplomatiquement » et non judiciairement le dossier du coup d’Etat.
Pour s’en convaincre, le Ministre de la justice, répondant à une question qui lui a été posée sur cette ténébreuse affaire, a laissé entendre que le Président du Faso souhaite avoir des « juges avec qui il peut travailler facilement » donc des « juges faciles ». Or, c’est cette génération de « juges faciles » ou « acquis » que le peuple burkinabé, notamment sa jeunesse, a combattu sous le régime COMPAORE, qu’il a renversé par l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. Ce retour aux anciennes pratiques judiciaires achève de convaincre, même les plus optimistes, que le pouvoir actuel ne peut répondre à la soif de justice du peuple burkinabè.
• La libération des anciens dignitaires du régime COMPAORE, « rumeur d’un complot »
Des personnes arrêtées dans le cadre du putsch et pour des faits de malversations dans la gestion des deniers publics sous l’ancien régime, ont été libérées pour la plupart dans des conditions que l’on ignore et sans que la moindre explication ne soit donnée au peuple. Si la justice est vraiment indépendante et gère les dossiers en toute indépendance, c’est le droit du peuple d’être informé sur les affaires d’importance capitale et pour lesquels il a payé de son sang. Les conséquences douloureuses de l’insurrection et du putsch manqué sont encore très vivaces pour que, par inadvertance, des bourreaux soient mis en liberté sans qu’aucune explication ne soit donnée au peuple. La justice semble d’ailleurs être très loquace au moment des arrestations, mais curieusement muette au moment des libérations. Si après enquête, il s’avère que rien n’est reproché aux personnes détenues, que la justice le fasse savoir haut et fort afin que leur honneur soit lavé. S‘ils sont coupables, qu’elle le dise aussi.
Certes, nous convenons que la détention doit être l’exception, et nous saluons toute mesure de liberté provisoire réellement fondée. Ce que nous redoutons, c’est que notre justice ne devienne un instrument de « deal politique », de chantage aux mains des puissants du moment. Or, dans ce contexte, il se murmure des tentatives d’arrangements entre le parti au pouvoir (MPP) et certains dignitaires de l’ancien régime incarcérés ou susceptibles de l’être.
Déjà à l’approche des élections municipales, des maires avaient été élargis et certains d’entre eux se sont retrouvés à battre vigoureusement campagne pour le MPP. Des menaces à peine voilées sont proférées à l’encontre de certains anciens ministres, que l’on intimide ainsi pour acheter leur passivité. Un des objectifs du MPP, serait de ramener à lui certaines franges du régime défunt. Cela permettrait d’élargir la majorité présidentielle, de ne plus rien devoir au PAREN, à l’UNIR/PS et autres RDS, et surtout, d’affaiblir le Chef de File de l’Opposition.
C’est un complot dangereux synonyme de « vente » de la lutte de plusieurs années. Alors que nous n’avons même pas encore fini de pleurer nos morts, les victimes de l’insurrection, du putsch manqué et de manière générale les victimes du régime COMPAORE, voilà que le « nouveau-ancien » pouvoir compromet dangereusement les acquis du peuple en nouant des pactes avec les bourreaux du peuple victime.
C’est pour cela que notre parti exhorte vivement le gouvernement à mettre à la disposition de la justice tous les moyens dont elle a besoin pour que les procès se tiennent le plus vite possible, qu’il s’agisse des accusations de détournements, ou du putsch du 16 Septembre. De tels procès permettront à tout le monde de dire sa vérité et le peuple sera situé. Autrement, on nage dans une floue artistique source de toutes les combines possibles, toute chose qui ne fait ni l’affaire des prévenus, ni celui du peuple burkinabè. Autrement, à cette allure il ne serait pas du tout étonnant que l’on nous serve une farce judiciaire, pour protéger des intérêts insoupçonnés.
Des signaux doivent être donnés dans le sens de la lutte contre l’impunité, la corruption et la mal gouvernance électorale. La quête d’une nouvelle gouvernance fondée sur la transparence, l’intégrité, la probité, le sens de responsabilité et la reddition de compte, doit être poursuivie afin d’imprimer la marche à suivre aux autorités qui président aux destinées de la nation.
Ces questions interpellent tous les acteurs, qu’ils soient politiques, civiles ou militaires.
Mobilisons nous contre l’instrumentalisation de notre justice !

Ouagadougou, le 06 juin 2016

Le Secrétariat national chargé de
la justice et des droits humains de l’UPC

Le président Kaboré transmet le dossier Zida à la haute Cour de justice

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En marge de la 49e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao, tenue ce week-end à Dakar au Sénégal, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a été l’invité de RFI, ce lundi 6 juin 2016.
ZIDA

A la question de savoir s’il va demander l’extradition de l’ancien premier ministre Yacouba Isaac Zida, il a déclaré que cela relève de la justice, qu’il lui a lancé plusieurs fois des appels pour qu’il rentre au pays pour faire face au accusations qui pèsent contre lui, vu les hautes charges qu’il a exercées, mais hélas. De son avis, il est en  » position d’illégalité complète » depuis le 19 février dernier.

A l’en croire, il appartiendra à la Haute cour de justice de s’en saisir et de voir les procédures qui seront mises en place.

A la question de savoir si l’ancien président Blaise Compaoré sera jugé par une chambre extraordinaire en Côte d’Ivoire (CI), voici ce qu’il dit:  » Pourquoi pas, nul n’échappe au verdict. Ce qu’on sème aujourd’hui, on le récolte tôt ou tard, Blaise Compaoré pense avoir échappé à la justice burkinabè, mais il devra répondre de ses actes. Nous n’avons pas de doute, on ne peut pas rester caché toute sa vie ».

Son vœux, que la lumière soit faite sur tous les crimes de sang enregistrés au Burkina Faso.

Anderson Koné
Burkina Demain

Cheick Mohamed Bachir Tassembedo : « Le mois de ramadan est l’occasion pour l’Homme de se rapprocher davantage de Dieu »

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Cheick Mohamed Bachir Tassembedo : « le jeûneur doit s’appliquer à accomplir les bonnes actions et à multiplier les actes de prière».

C’est bientôt le ramadan pour les musulmans du monde entier et en particulier ceux du Burkina Faso. Il est donc bon de se souvenir des règles concernant le jeûne de ce mois béni. Dans cette optique, Cheick Mohamed Bachir Tassembedo, petit-fils d’El Hadj Sanoussa Pouytenga et président de l’association des jeunes musulmans pour l’éclaircissement de la religion au Burkina (AJMER-BF) nous en parle.

Cheick Mohamed Bachir Tassembedo : « le jeûneur doit s’appliquer à accomplir les bonnes actions et à multiplier les actes de prière».
Cheick Mohamed Bachir Tassembedo : « le jeûneur doit s’appliquer à accomplir les bonnes actions et à multiplier les actes de prière».


Burkina demain (BD) : Quel est le but du jeûne pour le musulman ?

Cheick Mohamed Bachir Tassembedo (CMBT) : Le jeûne du mois de ramadan est le quatrième pilier de l’islam et l’un de ses plus grands fondements. C’est une obligation pour le musulman majeur. A ce propos, le Prophète dit : «l’islam est fondé sur cinq piliers : témoigner qu’il n’y a point de divinités digne d’adoration autre qu’Allah et que Mohammad est le messager d’Allah ; accomplir la prière ; s’acquitter de la charité obligatoire ; jeûner le mois de ramadan et accomplir le Hadj». La première raison pour laquelle un musulman jeûne est d’obéir à Dieu. Le mois de ramadan est une occasion pour l’Homme de se rapprocher de son créateur, afin que celui-ci pardonne ses péchés. Le taux de multiplication des récompenses qu’Allah a consacré au jeûne est illimité car c’est Dieu qui récompensera lui-même le jeûneur. Selon le prophète, Dieu dit : « Tout acte des fils d’Adam leur appartient, sauf le jeûne, il m’appartient, et j’en récompense celui qui l’observe ».

BD : Quels sont les bienfaits du mois de ramadan ?

CMBT : Le jeûne contribue à renforcer la volonté, à contenir les passions et l’amour excessif de soi. Il donne la force au jeûneur de délaisser ce qui lui est nuisible, et même ce qui est ordinairement licite. Durant ce mois sacré, les portes du paradis s’ouvrent par l’abondance des bonnes actions qui sont requises, ouvrant l’accès au paradis, pendant que celles de l’enfer se referment en raison de la diminution des mauvaises actions, ouvrant l’accès à l’enfer. Pendant le mois de ramadan, le musulman doit cultiver la solidarité, c’est-à-dire qu’il doit aider son frère musulman qui n’a pas les moyens de jeûner ou de rompre son jeûne. Dieu caractérise ce mois par sa grâce en épargnant beaucoup de ses croyants de l’enfer. Sur cela, le Prophète dit : «Allah, durant ce mois, gracie des gens de l’enfer à chaque rupture du jeûne et cela durant toutes les nuits de ramadan». La miséricorde de Dieu touchera ceux qui auront jeûné sincèrement le mois de ramadan, avec conviction que cette obligation est divine, avec à la clé, la récompense d’Allah. Le Prophète dit : «Celui qui jeûne le mois de ramadan avec foi et n’attend que la récompense d’Allah, Allah lui pardonnera ses péchés antérieurs». Parmi ses bienfaits médicaux, il y a la bonne santé corporelle, car le jeûne nous évite le mélange des nourritures susceptibles de causer des maladies.

BD : Quels sont les actes qui annulent le jeûne du musulman ?
CMBT : Les actes qui invalident le jeûne concernent tout ce qui parvient à l’estomac par la voie habituelle qui est la bouche, le vomissement provoqué et les rapports sexuels pendant la journée. Celui qui a rompu un jour de jeûne de ramadan sans excuse valable selon la religion s’est chargé d’un péché et doit rattraper immédiatement après le ramadan. L’éjaculation provoquée par les préliminaires amoureux, par le touché, la bise, le regard ou les pensées érotiques, annule le jeûne. Il faut alors rattraper ce jour et s’acquitter de l’acte expiatoire.

BD : Qu’en est-il des rapports sexuels entre époux en plein jour de ramadan ?

CMBT : Quiconque a des rapports sexuels en plein jour de ramadan a commis un péché majeur. Il doit rattraper ce jour. Il doit s’acquitter de l’acte expiatoire en affranchissant un esclave, s’il n’en trouve pas, il doit jeûner deux mois consécutifs, s’il en est incapable pour une raison juridiquement valable, il doit nourrir 60 pauvres.

BD : Est-il permis à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas jeûner ?

CMBT : Il appartient par principe à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas jeûner, conformément aux hadiths : « Dieu a dispensé le voyageur du jeûne et de la moitié de la prière, et a dispensé la femme enceinte et celle qui allaite du jeûne ». Cependant, elles doivent rattraper les jours manqués. Si la femme qui allaite et ayant la capacité de jeûner choisit de jeûner, l’allaitement n’invalide pas son jeûne.

BD : Quelles sont les bonnes manières de rompre le jeûne ?

CMBT : Il faut rompre le jeûne avant la prière du Maghreb (prière du crépuscule). Il faut rompre le jeûne avec des dattes. A défaut de celles-ci, l’eau suffit. Il faut invoquer Dieu au moment de rompre le jeûne. Il ne faut pas commencer par manger le riz ou toute autre nourriture consistant pour rompre son jeûne.

BD : Quels sont les interdits et les attitudes à adopter pendant le mois de ramadan ?

CMBT : Le véritable jeûneur est celui dont le ventre jeûne de toutes les nourritures, ses membres de tous les interdits, sa langue des injures et des mauvaises paroles, son ouïe des absurdités, son sexe des rapports avec sa femme et ses yeux du regard illicite.
Il ne faut pas négliger la prière nocturne du mois de ramadan en groupe, pour ne pas passer à côté d’une récompense considérable. Le prophète exhortait ses compagnons à faire la prière nocturne.

BD : Comment bonifier son jeûne pendant le mois de ramadan ?

CMBT : Le jeûneur doit s’appliquer à accomplir les bonnes actions et à multiplier les actes de prière. Le prophète se consacrait particulièrement à la prière durant le mois de ramadan, aux bonnes actions et à tout type de dévouement et de bienfaits tel que la récitation du Coran. Il prolongeait ses prières nocturnes durant ramadan plus qu’il ne le faisait hors de ramadan, et devenait plus généreux que jamais, en multipliant les bonnes actions. Il s’activait dans les dix derniers jours de ce mois dans les prières, la récitation du Coran, la retraite pieuse (Al-itikaf) et les évocations comme il ne le faisait en aucune autre période.

BD : Quels sont les bienfaits des dix derniers jours du mois de ramadan ?

CMBT : Le Saint Coran a été révélé pendant le mois de ramadan pour faire sortir les gens des ténèbres vers la lumière, les orienter vers le droit chemin. Ce mois comprend une nuit particulière, considérée par Dieu comme meilleure que mille mois, et la prière nocturne durant cette nuit implique le pardon de Dieu. Par ailleurs, Dieu invite tous les musulmans à rechercher cette nuit (Lailatoul-kadr) et à lire le Coran, faire des invocations, demander pardon, etc. Dieu et son messager sont les seuls à savoir quand est cette nuit. La seule indication laissée par le prophète Mohammad est qu’elle a lieu un jour impair et dans les 10 derniers jours du mois de ramadan (21, 23, 25, 27 ou 29). Cette imprécision est volontaire, car le musulman ne doit pas se contenter de prier durant cette nuit mais doit être présent durant tout ce mois qui lui servira de modèle pour le reste de l’année.


BD : Pour qui le ramadan est-il obligatoire ?

CMBT : Le jeûne du mois de ramadan est obligatoire pour tout musulman, pubère, possédant toutes ses facultés mentales et ayant la capacité de jeûner. Le jeûne n’est pas obligatoire pour le voyageur et pour les femmes en période de menstrues ou lochies. En outre, quelqu’un qui ne prie pas et qui, malgré l’arrivée du mois de ramadan continue à ne pas prier, ce n’est même pas la peine qu’il jeûne, car on ne saurait jeûner sans prier.
Une personne âgée qui n’est plus en mesure de jeûner doit compenser le jeûne en nourrissant un pauvre pour chaque jour du ramadan en offrant un repas moyen. Si une personne malade n’est pas en mesure de jeûner pendant le mois de ramadan, il lui est permis de l’accomplir ultérieurement au terme du ramadan à n’importe quel moment de l’année avant le prochain ramadan. Cela est aussi valable pour la femme ayant accouché ou en menstruation. Non malade et en voyage, le musulman majeur a le choix de l’accomplir pendant ce mois ou le reporter à une période ultérieure.

BD : Qu’en est-il de celui qui mange ou boit par oubli ?

CMBT : Son jeûne est valide et il n’a rien à rattraper car le Prophète dit « quiconque mange ou boit alors qu’il est en état de jeûne, qu’il poursuive son jeûne, car c’est dieu qui l’a nourrit et abreuvé ».

BD : Que doit faire le musulman le jour de la fête de l’Aïd-el-Fitr ?

CMBT : Le jour de la fête de l’Aïd-el-Fitr, le musulman doit être dans une grande réjouissance et se parer de ses plus beaux vêtements, des habits blancs de préférence, pour aller à la prière. Il est conseillé d’emprunter un autre chemin autre que celui que vous avez emprunté pour aller à la prière. Il est déconseillé de servir de la nourriture illicite et des boissons alcoolisées à ses invités lors de la fête de l’Aïd-el-Fitr quelle que soit la raison et quelle que soit la qualité de vos invités.

BD : Quels attitudes adopter après le ramadan ?

CMBT : Le musulman doit faire du ramadan une page nouvelle pour le repentir, le retour (vers Allah), l’obéissance et l’observance d’Allah en tout temps et en toute heure. Il convient donc qu’au sortir du ramadan, le musulman perpétue les actes d’obéissance et évite les actes de désobéissance et le mauvais comportement. Il doit continuer ce qu’il faisait pendant le ramadan.

Souleymane Kanazoé
Collaborateur
Burkina Demain

Achille Tapsoba et Zanbemdé Théodore Sawadogo interdits de se rendre à Abidjan en Côte d’Ivoire

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Le président par intérim du CDP, Achille Marie Joseph Tapsoba, et son secrétaire aux finances, Zanbemdé Théodore Sawadogo ont été débarqués de Air Burkina, alors qu’ils prenaient un vol pour Abidjan en Côte d’Ivoire, le 4 juin 2016.

Selon M. Tapsoba, ce sont les services de la police qui leur ont signifié qu’ils ne pouvaient pas les laisser partir, en ce sens qu’ils avaient reçu un ordre de la hiérarchie. A la question de connaitre le motif, il a avancé ne pas avoir reçu de réponses, car les policiers ont dit qu’ils ne savaient pas non plus.

Achille Tapsoba a marqué sa surprise, car à sa connaissance, il n’est pas interdit de quitter le territoire burkinabè : « Je n’ai été l’objet d’aucune notification juridique ou même politique de qui que ce soit. Je ne vois pas pourquoi on va m’empêcher de voyager librement ».

Cela étant, il a annoncé avoir saisi son avocat pour faire valoir ses droits.

Le débarquement des dirigeants du CDP intervient dans un contexte marqué par le réchauffement des relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. De fait, le 31 mai dernier, le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, à la tête d’une imposante délégation, avait effectué le déplacement de Abidjan pour transmettre au président Ouattara un message de son homologue Roch Kaboré, ayant trait à la relance de l’économie burkinabè.

Joachim Batao
Burkina Demain

Justice militaire : Bassolé marque des points, mais pas encore de bénéfices concrets

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Le Comité de soutien Europe du Général Djibril Bassolé dénonce un harcèlement judiciaire contre l'ex-ministre des Affaires étrangères

Ce mois de mai aura permis des avancées significatives dans le dossier de l’instruction du putsch et plus spécifiquement pour Djibril Bassolé qui peut commencer à espérer.

Le Général Djibril Bassolé peut espérer avec l'arrêt de la Cour de cassation
Le Général Djibril Bassolé peut espérer avec l’arrêt de la Cour de cassation

Le récent arrêt de la cour de Cassation fait droit à Djibril Bassolé pour ce qui concerne son droit « constitutionnel » à la défense et au libre choix de son défenseur. C’est un tournant important dans l’instruction. La fin d’une instruction à huis clos avec un juge militaire qui n’avait pas intérêt que des yeux d’experts de la chose judiciaire viennent mettre à nu la vacuité du dossier d’accusation. De ce point de vue, on peut augurer que les choses se remettent au bon endroit, malgré les freins de toutes sortes. Du même coup aussi, le dessein d’une certaine opinion se trouve contrariée. Elle avait décrété la culpabilité de Djibril Bassolé et exigeait du juge qu’il trouve les éléments à charge et la peine qui va avec. On est dans une curieuse instruction où on inculpe d’abord avant de rechercher les charges.
L’arrêt de la Cour de cassation exige que la chambre de contrôle, autrement constituée, réexamine la requête de Bassolé. Nous sommes ici, en face d’un droit fondamental qui ne peut pas être nié. Donc la Chambre de contrôle peut difficilement le nier. En soit c’est déjà un ouf de soulagement.
A propos des écoutes téléphoniques
La fameuse pièce à charge que personne n’a jusqu’à présent authentifiée et dont on ne sait pas dans quelles conditions de légalité elle a été obtenue. Bassolé, à juste raison, refuse qu’elle figure dans le dossier. Il a de ce fait saisi la chambre de contrôle pour faire constater « l’irrégularité et l’illégalité des écoutes et en conséquence, de les sortir du dossier ». Le délibéré est programmé pour le 24 juin.
Durant la même période, la juridiction sous régionale, la Cour de Justice de la CEDEAO devra aussi se prononcer sur les « écoutes » et le droit des « avocats étrangers » de plaider devant le tribunal militaire burkinabè. Les audiences sont prévues pour les 7 et 8 juin.

Le parasitage continue malgré tout

On devrait s’attendre à des évolutions favorables à Djibril Bassolé et c’est ce qui explique les agitations de « la galaxie », celle-là, qui a juré sa perte et voudrait user de la justice pour l’assouvir. Est-il un instant, pensable que la justice se fasse le bras séculier d’un tel dessein ? Inimaginable. Cela ne peut aucunement être le rôle de la justice. C’est en cela qu’il faut saluer la hauteur de vue du Chef de Fil de l’Opposition politique (CFOP), qui s’est récemment prononcé sur l’évolution politique issue des municipales du 22 mai dernier et aussi sur les affaires en cours devant la justice : « le cfop s’inquiète (…) des détentions sans fin et systématique dans l’instruction du putsch militaire. Il exhorte à l’observation du principe de l’exception en matière de détention ».
Lire : https://web.facebook.com/UpcPageOfficielle/
L’instruction du putsch est transformée ainsi, en une instruction contre Djibril Bassolé, qu’il faut maintenir en détention, même quand les besoins de l’instruction ne l’exigent plus. Cette « galaxie » anti Bassolé confirme de la sorte le caractère politique de l’instruction en cours. Peu importe que le dossier soit vide, que la pièce à charge soit « irrégulière et illégale » pourvu que Bassolé croupisse en prison. Car, il ne faut pas s’y méprendre, toute cette agitation « sit-in pour protester contre les libertés provisoires », vise à contrarier, surtout, la perspective imminente d’une liberté pour Djibril Bassolé. Jusque-là ce sont les juges militaires aux ordres qui veillaient, vaille que vaille à le maintenir en prison. Depuis qu’ils ont été évincés du dossier, les vrais commanditaires sortent de l’ombre et font du bruit. Même si à rebours d’un slogan « leur nombre a été leur faiblesse », ce 2 juin 2016, devant le palais de la justice de Ouagadougou. S’il fallait comparer et prendre le suffrage universel pour baromètre, les électeurs de la Nouvelle Alliance pour le Faso (NAFA) aux dernières municipales, qui ont fait de la formation politique fondée par Djibril Bassolé, la cinquième force politique du Burkina sur les 80 qui étaient en compétition, ont une parole plus crédible, que les joyeux lurons « mange-mille-tee-short » qui se sont produits devant le palais de justice ce 2 juin. Les juges militaires ne devraient pas se laisser impressionner par cette « colère marchandée ». L’opinion publique n’est d’ailleurs pas dupe. Il suffit de lire le déchainement des réseaux sociaux contre cette manifestation « anti-liberté provisoire ».
La Haute Cour aussi…
Mise en accusation par le Conseil National de la Transition, (CNT) qui faisait office de parlement sous la transition, Djibril Bassolé a été entendu par les juges de la Haute Cour ce 31 mai 2016 et inculpé pour le détournement « supposé » de 343 millions alors qu’il était ministre des Affaires étrangères. A ce niveau, il parait curieux tout de même, que la Haute juridiction ne réactualise pas ses données. Cette accusation est tirée d’un rapport d’enquête non finalisé et aujourd’hui complétement dépassé. Depuis, il y a eu une très nette évolution dans la justification des dépenses. La Haute Cour aurait surement gagné dans la réactualisation permanente des fondements de la mise en accusation. Dans de nombreux cas, les pièces justificatives absentes au moment du passage de l’inspection de l’ASCE ont été retrouvées. Dans ces conditions quel intérêt à foncer avec les informations de départ, dépassées. Mais on doit se réjouir aussi qu’au niveau de la Haute Cour de bonnes évolutions sont à l’œuvre. Elle semble se départir de la systématicité : « inculpation-mandat de dépôt ». Les derniers mis en accusation et qui ont comparu devant elle, sont repartis libres, chez eux, après leur inculpation. C’était seulement impensable, il y a quelques mois sous la férule d’une certaine transition.
Mais globalement, en ce mois de juin 2016, les perspectives sont meilleures qu’elles ne l’étaient jusque-là. Les recours rétablissent progressivement Djibril Bassolé dans ses droits. Au niveau de l’instruction, la sérénité indispensable à la bonne administration de la justice est désormais de retour. Il y a donc de l’espoir. Mais la vigilance ne doit pas sommeiller. Face à la galaxie des anti Bassolé, il faut constamment opposer le droit. Il n’est pas possible d’écrire un code de procédure sur mesure, comme on l’aurait fait d’une disposition de la loi sur le Statut de l’armée qui fait d’un simple Lieutenant-colonel, un général de division.

Kassim Traore / Juriste

Burundi: 11 élèves écroués en prison pour outrage au président Nkurunziza

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Des sources policières ont déclaré que onze lycéens ont été incarcérés et inculpés d’outrage au chef de l’État, Pierre Nkurunziza, pour avoir abîmé ses photos, a rapporté Jeune Afrique.
BURUNDI

Selon les sources ayant requis l’anonymat, il s’agit de six filles et cinq garçons, tous âgés de plus de 14 ans. Ils ont été écroués à la prison centrale de Muramvya, dans le centre du pays, en milieu d’après-midi, sur la base des accusations de la direction de leur établissement. Le reproche, ils ont abîmé la photo du président Pierre Nkurunziza dans des manuels scolaires, dans plusieurs écoles de Muramvya et ses alentours.

Une dizaine d’autres élèves âgés de moins de 14 ans, la majorité pénale au Burundi, ont été relâchés après avoir été arrêtés vendredi matin, selon la source policière.

Immédiatement après les premières arrestations, menées au lycée communal de Muramvya, des centaines de lycéens ont manifesté en direction du centre-ville, réclamant la libération de leurs condisciples.

Des témoins affirment par ailleurs les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur ces jeunes manifestants. « Des policiers des services secrets burundais ont tiré pour disperser la manifestation, blessant par balles grièvement deux élèves et un motard qui passait par là », assure l’un d’eux.

« Ce qui se passe est terrifiant. Je pense qu’il y a dans toutes les écoles du Burundi des collégiens inconscients qui ont fait de tels gribouillages sur le visage de Nkurunziza. Est-ce qu’on va tous les chasser ou les emprisonner ?, »s’est interrogé un parent d’élève, ayant également requis l’anonymat.
Les 11 élèves inculpés risquent entre cinq et 10 ans de prison, selon le code pénal burundais.

Anderson Koné
Burkina Demain

Classement FIFA: les Etalons sur la 73 e marche

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Le FIFA a publié son dernier classement, le jeudi 02 juin 2016. Le onze national passe de la 74 e place à la 73 e sur le plan mondial. Et il arrive sur la 17e marche au plan africain avec 479 pts, juste après l’Ouganda avec 500.
BURKINA

En Afrique arrivent sur la plus haute marche les Fennecs d’Algérie, classés au 32 e rang mondial, suivis des Eléphants de Côte d’Ivoire, 36 e et les Blacks stars du Ghana 37 e.

Au niveau mondial, l’Argentine conserve la première place, se positionne en deuxième place la Belgique puis la Colombie, en troisième et l’Allemagne, en quatrième.

Joachim Batao
Burkina Demain

Musée national : Exposition Lobi et Dagara du 10 juin au 13 août

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Le présidium de la conférence de presse, au milieu, le coordonnateur de l'exposition, Stanislas Médah

Du 10 juin au 13 août 2016, le musée national abritera les festivités de l’exposition « Lobi et Dagara ». Pour ce faire, les organisateurs de ladite activité ont convié la presse le jeudi 2 juin 2016 à Ouagadougou pour donner les raisons d’une telle exposition et annoncer le programme des activités.

Le présidium de la conférence de presse, au milieu, le coordonnateur de l'exposition, Stanislas Médah
Le présidium de la conférence de presse, au milieu, le coordonnateur de l’exposition, Stanislas Médah

Sous l’impulsion du ministère de la Culture, des arts et du tourisme, le musée national ouvrira ses portes aux peuples du sud-ouest à travers une exposition dénommée « Lobi et Dagara ». C’est la deuxième fois que le musée consacre ses activités sur la valorisation culturelle et traditionnelle d’un groupe spécifique après celle des Gurunsi.

Mettre en valeur la richesse et la diversité culturelle

Les objectifs de cette série d’exposition initiée par le musée national, explique le coordonateur Stanislas Meda, c’est la célébration de la culture et des traditions des groupes humains qui peuplent le territoire national.
A travers cette exposition Lobi et Dagara, il s’agit « de mettre en valeur les richesses et les diversités culturelles » que disposent ces peuples afin de susciter « auprès des populations, fierté, sentiment d’unité et de cohésion sociale », a dit le coordonateur. Au delà de ces deux peuples, c’est toute la communauté du sud-ouest qui sera célébrée.
Pour Stanislas Méda magnifiée la culture Lobi et Dagara à Ouagadougou permet aussi de donner l’occasion des natifs ou ressortissants de la région du sud-ouest qui sont nés à Ouagadougou ou ailleurs et qui n’ont pas encore découvert leur région de le faire sur place.
Selon lui, il s’agit de faire de cette exposition une vitrine où les uns et les autres pourront se ressourcer autour des valeurs matérielles et immatérielles du sud-ouest. Il pense que cela pourra susciter chez les participants l’envie de découvrir le sud-ouest qui est une région à potentiel touristique avec les ruines de Loropéni et la grotte Diguê-Guerre de Diébougou qui font la fierté de la zone.
Pour réussir l’organisation de cette exposition, les composantes socio professionnelles du groupe Lobi – Dagara ont été associées à sa mise en œuvre. C’est le cas du comité scientifique composé de chercheurs Lobi et Dagara sous la direction du professeur Magloire Somé.
Le programme d’activité de l’exposition
Les activités commenceront par le vernissage de l’exposition le 10 juin en présence du Ministre de la Culture Tahirou Barry et du parrain Kusielé Der Raphael Dabiré, évêque de Diébougou. Au cours de ces deux mois on aura une exposition muséale, des concerts, un marché traditionnel, un concours de tir à l’arc, un défilé de mode et un colloque.
S’agissant du colloque, il va porter sur l’existence du peuple du sud-ouest jusqu’à nos jours. Seront abordés entre autre des thèmes sur l’organisation sociale et politique de ce peuple et sa spécificité.
Au regard des dernières attaques terroristes qu’a connues le pays, la question sécuritaire n’a pas été occultée. Le directeur général du musée national Jean Paul Koudougou a fait savoir que la sécurité sera au rendez-vous. Cependant il a invité chaque participant à « être un agent de sécurité » en dénonçant toute attitude suspecte et « à ne pas hésiter à collaborer avec les forces de l’ordre ».
Joachim Batao
Burkina Demain

F C Barcelone: Dani Alves quitte le club pour l’Italie

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Après huit saisons passées en Catalogne, le défenseur brésilien, Daniel Alves, a décidé de quitter le FC Barcelone. Il devrait signer sous peu avec un club italien.
DANI

Le Barça et Alves, c’est fini. Le secrétaire technique des Blaugranas, Robert Fernandez, a confirmé que le latéral droit brésilien allait quitter Barcelone cet été. «Alves a décidé de partir, c’est une décision personnel et rien de plus. Un choix que nous respectons», a-t-il déclaré.

Courtisé par le PSG, le joueur de 33 ans devrait rejoindre l’Italie où la Juventus Turin lui propose un contrat de trois ans.
Par ailleurs, Robert Fernandez a profité de cette conférence de presse pour évoquer le cas de la prolongation de Neymar, son coéquipier brésiline. «Il va trouver un accord avec le club et rester encore pas mal d’années ici», a-t-il conclu.

Le Brésilien de 24 ans est actuellement lié jusqu’en 2018 avec le Barça.

Anderson Koné
Burkina Demain

Afrique: la carte des pays où l’on vit le plus et le moins longtemps

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Dans son dernier rapport publié fin mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait le point sur l’espérance de vie dans le monde. Voici ce qu’il en est du continent africain.
VV

Selon l’OMS, l’espérance de vie a augmenté, ces quinze dernières années, de cinq ans, la progression la plus rapide enregistrée depuis les années 1960.

Et c’est l’Afrique qui a connu la plus grande augmentation au monde, avec un gain global de 9,4 années. Principales raisons à ce bon résultat : l’amélioration des conditions de vie des enfants, les progrès dans la lutte contre le paludisme et l’accès élargi aux antirétroviraux pour le traitement du VIH-Sida, maladie qui avait provoqué une chute de l’espérance de vie dans les années 1990.

L’espérance de vie des nouveau-nés recensés dans 29 pays riches est de 80 ans voire plus, celle d’enfants nés de 22 pays d’Afrique subsaharienne est de moins de 60 ans.

Voila comment se présente l’espérance de vie:

50 à 55 ans: Nigéria, Côte d’Ivoire, Tchad, Angola, Sierra Leone;

55 à 60 ans: Burkina Faso, Mozambique, Mali, Somalie, RDC, Cameroun, Guinée Conakry;

65 à 70 ans : Mauritanie, Niger, Ghana, Soudan, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud;

70 à 100 ans : Sahara Occidentale, Maroc, Algérie, Lybie, Egypte, Tunisie, Botswana, Madagascar, Namibie, Gabon, Sénégal.

A préciser que la Sierra Leone détient la plus faible espérance de vie au monde, tant pour les hommes (49,3 ans) que pour les femmes (50,8 ans).
« Le monde a fait de grands progrès dans la réduction des souffrances inutiles et des décès prématurés qui résultent de maladies évitables et traitables. Mais les gains ont été inégaux », a laissé entendre la directrice générale de l’institution, Margaret Chan.

Burkina Demain