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Hissène Habré condamné à vie par le tribunal spécial

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L’ancien président tchadien, Hissène Habré, a été reconnu coupable de viols, de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ce lundi 30 mai 2016 à Dakar au Sénégal. Il a été condamné à la prison à vie par les Chambres africaines extraordinaires.
HABRE

La Cour reconnait l’implication directe d’Hissène Habré dans le système répressif mis en place dont il est le grand ordonnateur. Pour la Cour, l’ancien président a concentré tous les pouvoirs et a créé un système où la terreur et l’impunité faisaient loi.

Hissène Habré est resté, lui, complètement impassible. Le président Kam a donné quinze jours à partir de l’énoncé de ce verdict pour que ses avocats commis d’office fassent appel.

Selon le président de la Cour, Gberdao Gustave Kam : « Hissène a au minimum autorisé la mise en place des réseaux des prisons, la DDS y compris la construction de la piscine en 1987. Il s’est également assuré de son bon fonctionnement à travers la DDS. Hissène Habré donnait des ordres d’arrestation, de libération et d’exécution de prisonniers détenus dans les prisons de la DDS. Hissène Habré participait directement aux interrogatoires et aux séances de torture, parfois en infligeant lui-même des sévices ou en les ordonnant. »
La Cour n’a pris en compte aucune circonstance atténuante, notamment l’âge de l’accusé ou le fait qu’il est considéré comme un bon père de famille. Le président Kam et la Cour ont considéré que les circonstances aggravantes devaient entraîner cette condamnation à la perpétuité.

Dans le camp des parties civiles, c’est la joie qui domine, après plus de 26 ans de lutte judiciaire. Ce procès a été difficile à mettre en place, mais il s’est tenu. Et ce sont les larmes et les réjouissances de femmes, d’hommes, de victimes, qui ont été les plus marquantes après l’énoncé du verdict dans la salle d’audience.

Pour les trois avocats commis d’office qui ont défendu Hissène Habré, cette condamnation à perpétuité est trop lourde, trop dure. Elle n’est basée, affirment-ils, sur aucune preuve concrète. « Aucune preuve n’a été rapportée et nous, en tant qu’avocats de la défense, nous nous sommes évertuées à prouver l’innocence du président Habré, là où l’accusation a failli dans sa mission de prouver les faits. En conséquence, nous ne pouvions que nous attendre à un verdict d’acquittement. Celui d’aujourd’hui, qui est un verdict de condamnation extrêmement sévère, nous a surpris. Quand on est condamné dans des conditions comme celles-là, la décision ne peut pas plaire », a déclaré juste après l’énoncé du verdict maître Mbaye Sène, l’un des avocats du condamné.

Anderson koné
Burkina Demain

Putsch manqué : l’espoir d’une justice équitable pour Djibrill BASSOLE

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Un citoyen voit en l’autorisation des avocats étrangers à plaider en faveur de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, une lueur d’espoir pour l’administration d’une justice équitable. Lisez plutôt!
BASSOLE

La cour de cassation burkinabè, vient d’annuler la décision du juge d’instruction militaire en charge du dossier putsch relative à l’éviction des avocats étrangers.

Le juge avait-il une méconnaissance du droit positif burkinabè ?
Il fit référence au code de justice militaire en son article 31 pour prendre la décision selon laquelle, un avocat étranger ne saurait connaître d’un dossier devant le tribunal militaire burkinabè. Or cet article a pris le soin de préciser qu’il ne saurait être contraire aux conventions et traités ratifiés et promulgués par le Burkina Faso. Puisque la mention  » sous réserve des conventions ratifiées par le Burkina » y était clairement inscrite.

Le juge ignorait- il certains textes du droit positif burkinabè ? Ou l’on doit juste donner raison au Général Djibrill BASSOLE quand il dit qu’il est victime d’un acharnement juridico judiciaire ? Choisissez !!!!
La cour de cassation en annulant cette décision illégale, abusive vient donner une lueur à l’image de notre justice semant dès lors les indices de la justice vraie. C’est vraiment un signe d’espoir pour l’administration d’une justice équitable.

Nous espérions la déclaration d’irrecevabilité des prétendues écoutes téléphoniques dans ce dossier qui mérite tout le sérieux du droit.

Justice pour SEM Djibrill BASSOLE.

Lassina KO
lassinakowelfare@gmail.com

Passage à une 5e République : Le prochain point chaud des batailles politiques

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Le Pr Abdoulaye Soma a animé un panel sur le passage à une cinquième République au Burkina

La question du passage à une cinquième République au Burkina Faso a fait l’objet vendredi dernier d’un panel initié par le Réseau d’Initiative des journalistes (RAIJ) et animé par le Professeur Abdoulaye Soma et Boureima Ouédraogo. Avec la fin des élections municipales du 22 mai, le débat sur ce passage à une cinquième République va bientôt entrer dans une phase décisive.

Le Pr Abdoulaye Soma a animé un panel sur le passage à une cinquième République au Burkina
Le Pr Abdoulaye Soma a animé un panel sur le passage à une cinquième République au Burkina

Après les municipales, le moment est venu d’en finir avec la question du passage à une cinquième République au Burkina Faso. Le sujet a alimenté ces dernières années le débat politique sans qu’une réponse définitive y soit apportée. En 2015, les autorités de la Transition s’étaient montrées à un moment déterminées à l’évacuer mais finalement la question a été refilée aux successeurs. C’était d’ailleurs une des promesses électorales du président Roch March Christian Kaboré. Dans cette perspective, le conseil des ministres a déjà adopté, il y a quelques semaines, un décret portant mise en place de la commission constitutionnelle chargée de proposer, dans un délai de 60 jours au plus, un avant-projet de Constitution pour le passage à ladite cinquième République.

Corriger les insuffisances de la Constitution de 1991

La nouvelle Constitution en gestation devrait corriger les manquements de celle de 1991, instituant la quatrième République.
«La Constitution de 1991 comporte de nombreux insuffisances aussi bien dans sa rédaction, sa structuration et que dans sa disposition», explique à ce propos, Abdoulaye Soma, professeur agrégé de droit des facultés et président de la Société Burkinabè de Droit Constitutionnel (SBDC).
En d’autres termes, la Constitution du 2 juin était partisane, taillée sur mesure et accordant plus de prérogatives à l’ex-président Blaise Compaoré au détriment des autres pouvoirs, notamment du Parlement.
Les dispositions instituant le Sénat et ses mécanismes de fonctionnement inscrits dans l’ancienne loi fondamentale à la faveur de la révision de 2012, ne figureront pas dans la future Constitution de la cinquième République. En revanche les dispositions limitant le nombre de mandats présidentiels à deux devraient y être reconduites, voire renforcées.

Des interrogations demeurent

S’il ne fait pas de doute que le débat sur le passage à une cinquième République constituera le prochain point chaud des batailles politiques au Burkina Faso, des interrogations demeurent.
L’on ne sait pas, comme l’a souligné le Pr Soma, si les autorités vont passer par le referendum ou par le Parlement pour faire adopter la future Constitution. A écouter Soma, si les deux procédés sont possibles, ils n’ont toutefois pas la même portée démocratique.
L’autre question que l’on peut se poser est celle-ci : quel rôle va jouer l’opposition sur cette question de passage à une cinquième République ?

Mathias Lompo
Burkina Demain

PSG: l’international ivoirien arrêté et placé en garde à vue

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Le joueur du PSG et international ivoirien, Serge Aurier a été placé en garde à vue, ce matin du lundi 30 mai 2016, après une altercation avec des policiers en sortant de boîte de nuit.
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Il a été arrêté peu avant 6 heures, à l’angle des rues de Berri et de Ponthieu dans le quartier des Champs-Elysée, à la sortie d’une boîte de nuit, a appris Europe 1.

Le groupe de personnes avec lequel il se trouvait a insulté des policiers de la BAC Nuit qui patrouillaient dans le secteur. Suite à cette altercation, le joueur a été arrêté pour insultes, outrage et violence légère. Il est actuellement en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement.

Il aurait dit aux policiers: « Vous ne savez pas qui je suis; vous allez le regretter », en donnant au passage un léger coup de coup à un policier.

Au mois de février, Serge Aurier avait déjà fait parler de lui suite à une vidéo diffusée en direct sur l’application Periscope, dans laquelle il insultait son entraîneur, Laurent Blanc, mais aussi d’autres joueurs du PSG. Suite à cette vidéo, il avait été suspendu par son club. Cette fois, onse demande si son avenir n’est pas en pointillé…

Burkina Demain

Gouvernement français: Emmanuel Macron poussé vers la porte de sortie!

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Sortie du Conseil des Ministres Emmanuel Macron, Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a mis en garde le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, le 29 mai 2016, sur France 3, alors que des membres du gouvernement agacés, mâchent de moins en moins leurs mots pour lui sommer de choisir son camp avant l’élection présidentielle de 2017.

Sortie du Conseil des Ministres Emmanuel Macron, Ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.
Sortie du Conseil des Ministres Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Interrogé sur la compatibilité entre l’exercice d’un mandat ministériel et le lancement d’un mouvement politique comme celui du ministre de l’Economie, Le Foll, hollandais de la première heure, a déclaré qu’Emmanuel Macron sera bientôt contraint de trancher: « Je pense que c’est à lui que la question va se poser, c’est certain. »

« Il y a une action gouvernementale dans un moment difficile, où il faut qu’il y ait une cohérence forte. A partir de là, chacun dans ce gouvernement assume la responsabilité de défendre ce qui est fait, ce qui est choisi », a expliqué Stéphane Le Foll. « Moi, je souhaite qu’il reste au gouvernement, parce que c’est quelqu’un qui a des qualités (…) mais en même temps la question lui sera posée », conclut ce fidèle du président de la République.

Si personne ne réclame encore la tête de l’ambitieux ministre de l’Economie, les doutes quant à sa loyauté s’expriment désormais avec insistance tant l’ancien banquier souffle le chaud et le froid sur ses ambitions personnelles.

Après avoir créé son propre mouvement baptisé de ses initiales « En marche », ce personnage atypique à la popularité étincelante a lancé ce week-end une grande campagne de porte-à-porte dont l’objectif est de consulter 100.000 personnes d’ici juillet et de livrer un « diagnostic » après l’été.

Ce calendrier pré-électoral interpelle les partisans de François Hollande qui soupçonnent le jeune ministre de savonner la planche du chef de l’Etat tout en se préparant à lui succéder en 2017.

Anderson Koné
Burkina Demain

Littérature africaine: Yahn Aka à la conquête du lectorat burkinabè

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Yahn Aka est un jeune éditeur et écrivain ivoirien. Il séjourne depuis près d’une semaine dans la capitale politique burkinabè, Ouagadougou. Objectif, faire la promotion de son dernier livre:  » Exode moral », publié en août 2014 par les éditions « Maïeutique ». Nous l’avons rencontré le 26 mai 2016. Avec lui, nous avons parlé de son ouvrage et de ses projets d’avenir.
AKA

Selon Aka, Exode moral est un ouvrage de 56 pages comprenant 20 textes poétiques, divisés en trois parties: la poésie didactique, la poésie lyrique et la poésie satirique.
Son message est, selon lui, celui de l’espoir; il invite à transcender les difficultés et retenir que du bien de la vie. Il appelle également à recourir aux valeurs morales, à l’élévation de l’esprit et à la méditation sur la vie.

Il a laissé entendre que le livre coûte 3 000 F CFA l’unité et que 2 8 00 exemplaires ont été vendus en Côte d’Ivoire. A Ouagadougou, il est disponible à la Librairie de l’Université Joseph Ki Zerbo, ex Ouaga 1, au même prix.

YAHN
Yahn Aka a publié une nouvelle  » Le pouvoir de la vanité » en 2012 aux éditions du Net. Il a avancé détenir le manuscrit d’un livre intitulé « Le pape noir » qui sera publié en 2017. Il a aussi parlé d’un autre, « Démoncratie », rédigé ici même à Ouagadougou, lors d’un précédent séjour.
Par ailleurs, M. Aka a indiqué avoir regroupé cinq jeunes talentueux du monde des lettres autour de plusieurs thématiques en vue de la rédaction d’un ouvrage.

Notons que Yahn Aka est aussi animateur culturel, chroniqueur et promoteur littéraire et surtout éditeur. Fondateur de la maison « Maïeutique, il a édité des grands noms de la littérature ivoirienne. Parmi eux, le Pr Sery Bailly, ancien ministre ivoirien de l`Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Anderson Koné

Burkina Demain

France: l’ordinateur de Salah Abdeslam révèle une liste de cibles dans le pays

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Après l’arrestation de Salah Abdeslam en mars dernier en Belgique, les enquêteurs ont récupéré un ordinateur qui, d’après eux, lui appartient.
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D’après les informations exclusives de la chaîne BFMTV, Salah Abdeslam reste le principal suspect et serait donc à l’origine des projets d’attaque retrouvés dans l’ordinateur, alors que Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l’assaut à Saint-Denis cinq jours plus tard, avait été suspecté.

Plusieurs villes françaises étaient la cible d’attentats. Le quartier d’affaires de La Défense devait faire l’objet d’attaques au drone ou à l’avion piégé, une méthode qui comptait également être utilisée dans la zone portuaire de Marseille . Une fusillade ou un attentat-suicide étaient prévus dans la zone aéroportuaire de Toulouse et au Parlement européen à Strasbourg.

Si la précision des méthodes n’avait pas été révélée jusqu’à présent, ces lieux étaient déjà connus comme des cibles potentielles. En janvier dernier, ils étaient mentionnés dans un document du renseignement militaire français qui évoquait aussi le Musée européen de Lille, le pont de Saint-Nazaire et la zone d’hydrocarbure de Lyon-Sud.

Anderson Koné
Burkina Demain

Le CSM examine les lois portant lutte contre le terrorisme

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Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a tenu, sa deuxième session extraordinaire de l’année 2016, le 27 mai à Ouagadougou. A l’ordre du jour, l’examen des lois relatives à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale, l’examen des propositions de résolution et l’examen de propositions de distinctions honorifiques de magistrats.

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La présidente du CSM, Thérèse Traoré/ Sanou, a laissé entendre que la proposition de distinctions honorifique avait entrainé des polémiques relatives aux bonifications des magistrats.

Elle a indiqué que l’examen de ce point permettra de donner une valeur légale à l’action. De ses explications, «la décoration pour faits de service public fait l’objet d’un décret simple du président du Faso, sur propositions des supérieurs hiérarchiques dont relève le magistrat après avis conforme du CSM. Elle donne droit à une bonification d’un échelon. Toute bonification pour laquelle l’avis conforme du CSM n’aura pas été requis ne peut donner lieu à une bonification d’échelon».

Thérèse Traoré/ Sanou a exprimé sa reconnaissance aux membres élus et aux représentants des organisations syndicales de magistrats dont le mandat arrive à expiration, le 22 juin prochain. A l’en croire, une Assemblée générale élective de renouvellement des membres élus du CSM se tiendra le 4 juin prochain. Au terme de ces élections, les nouveaux membres viendront poursuivre la mission confiée au CSM.

Joachim Batao
Burkina Demain

Attaque de Grand-Bassam: le chauffeur des jihadistes aux arrêts

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Le conducteur d’un des véhicules ayant servi lors de l’attaque jihadiste de Grand Bassam (Côte d’Ivoire), B. Barry, âgé de 24 ans, ayant entrainée la mort de 19 personnes a été arrêté et est en train d' »être interrogé », selon un communiqué des sources sécuritaires ivoiriennes.
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« Les sources sécuritaires ivoiriennes informent qu’un des membres et également conducteur du véhicule ayant convoyé les armes lors de l’attaque terroriste du 13 Mars 2016 à Grand-Bassam a été arrêté par la Police ivoirienne ce jour 26 Mai 2016 », indique le communiqué, sans plus de détails sur le lieu de son arrestation.
L’homme « est en train d’être interrogé en ce moment », précise le texte.

« Selon les premiers éléments recueillis, il ressort que ce véhicule a déjà été respectivement au Burkina Faso et au Mali aux périodes auxquelles ces pays ont subi des attaques terroristes », a indiqué le communiqué.
Mi-avril, le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, avait déclaré que des personnes ayant des liens avec l’attaque jihadiste qui a fait 19 morts le 13 mars en Côte d’Ivoire étaient « activement recherchées au Mali particulièrement ».

Le 27 mars, deux Maliens ayant « activement participé » à l’attentat de Bassam avaient été arrêtés à Gossi et Goundam, des localités situées dans le nord du Mali.
Ces deux personnes « ont reconnu les faits et ont donné des détails sur la préparation », avait affirmé M. Bakayoko.

« Cela nous a permis de démonter leurs cellules dormantes.Aujourd’hui ce sont 83 personnes qui ont été interpellées, dont 16 qui ont un lien direct avec l’attentat.Les autres (ont) des liens plus ou moins apparents, donc on a besoin de faire des vérifications », avait-il annoncé, appelant à « lutter contre la radicalisation des jeunes ».

Le 13 mars, trois jihadistes, tués pendant l’attaque, avaient remonté la plage de Grand-Bassam, puis pris d’assaut plusieurs restaurants en tirant au hasard, tuant 19 personnes.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque perpétrée en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. La Côte d’Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d’Aqmi aux autorités maliennes.

Le principal suspect, Kounta Dallah, est toujours en fuite.
Les autorités ivoiriennes ont drastiquement renforcé les contrôles à leurs frontières et mis en place des mesures de sécurité dans le pays.

Anderson Koné
Burkina Demain

Municipales du 22 mai : La mairie de Ouagadougou aux mains du MPP

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Le président intérimaire du MPP, Salif Diallo (micro) s'est félicité des résultats engrangés par le parti au pouvoir au cours de la conférence de presse

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé une conférence de presse ce jeudi 26 mai 2016 à Ouagadougou. Conduite par son président par intérim, Salif Diallo, les informations ont porté essentiellement sur le bilan des municipales. Ce fut l’occasion pour Salif de faire un commentaire sur la nomination contestée du nouveau DG de la CNSS, Lassané Sawadogo.

Le président intérimaire du MPP, Salif Diallo (micro) s'est félicité des résultats engrangés par le parti au pouvoir au cours de la conférence de presse
Le président intérimaire du MPP, Salif Diallo (micro) s’est félicité des résultats engrangés par le parti au pouvoir au cours de la conférence de presse

Après les résultats provisoires publiés hier par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le MPP a fait le bilan de sa participation ce matin face à la presse au sein de sa direction nationale de campagne.
D’entrée de jeu, Salif Diallo a exprimé la joie de son parti d’avoir remporté les deux consultations électorales post-insurrection. Pour lui cela traduit la « confirmation de l’adhésion de la majorité du peuple burkinabè au parti et de l’ancrage de celui-ci».

Bonne moisson pour le MPP
Les résultats provisoires publiés par la CENI placent le MPP en tête dans la plupart des communes du Burkina. Le parti obtient 11.167 sièges sur 18.955 soit 58,91% des postes à pourvoir. Le MPP devra alors gérer 250 voir un peu plus sur les 365 mairies dont la capitale Ouagadougou, dira le président intérimaire du parti.
Ces résultats font dire à Salif Diallo que cette compétition électorale a démontré de façon démocratique « le poids électoral réel des uns et des autres sur le terrain ». Il ajoute que « c’est le soleil du MPP qui brille, n’en déplaise à ses détracteurs ».
A la question de savoir que fera le MPP pour les mairies où le parti a perdu, le président intérimaire s’est voulu clair. Il explique qu’il ne s’agit pas pour eux de rechercher un quelconque « tuk guili » par des alliances avec l’opposition.
Selon Salif Diallo, au cours de ce scrutin, 60% des conseillers élus au sein du Mouvement du peuple pour le progrès sont des jeunes et 29% sont des femmes.

« Nous n’avons pas peur de prendre part aux élections, quelle que soit la localité »
A entendre Salif Diallo, les difficultés qui ont conduit a écarté Boroum-Bouroum, Béguédo et Zogoré des élections municipales n’ont pas été occasionnées par les militants du MPP. Bien au contraire « nos militants ont été victimes des violences de nos adversaires politiques. A Beguedo un de nos militants a reçu des balles et est actuellement hospitalisé», a-t-il déclaré.
Pour le président par intérim du MPP, la vérité politique du moment, c’est que le MPP est le parti majoritaire. Ainsi en réponse à ceux qui estiment que les troubles de ces localités résultent de la peur du MPP de perdre les votes, il réplique que « nous n’avons pas peur de prendre part aux élections quelle que soit la localité».

L’opposition peut ester en justice
Que l’opposition politique saisisse la justice, dira Salif sur la contestation de la nomination de Lassané Sawadogo au poste de directeur général de la Caisse national de sécurité sociale (CNSS). « L’opposition est dans son rôle. D’ailleurs elle peut ester en justice et c’est à la justice de trancher », a-t-il conclu.

Batao Joachim
Burkina Demain