Le groupe parlementaire Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN) a animé une conférence de presse, le lundi 15 février 2016 à Ouagadougou. Objectif, faire le bilan de la session inaugurale de la septième législature.
Selon la présidente du groupe parlementaire PJRN, Rose Marie Sawadogo/Ouédraogo, la répartition actuelle des postes biaise le rôle de contrôle de l’action gouvernementale par l’opposition parlementaire.
Et le député François Bacye a relevé l’absence de représentants de l’opposition politique au sein des parlements régionaux de la CEDEAO, de la CIP-UEMOA et de l’Assemblée parlementaire paritaire (APP). Il estime que l’opposition devait avoir 19, 4% des sièges à occuper dans les parlements africains contre 24, 58% pour la majorité.
En réaction, elle a indiqué que le PJRN va se positionner comme une force de proposition d’alternatives qui met l’accent sur la consolidation de la paix sociale. De ses explications, « Ce qui nous importe, c’est le devenir du Burkina Faso, c’est que l’ensemble des filles et fils marchent main dans la main sans tenir compte des divergences politiques, parce que la politique passe, le Burkina Faso reste.
Se prononçant sur la déclaration de politique générale du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le groupe parlementaire fait comprendre qu’il s’est abstenu de donner son quitus au chef du gouvernement. Car, il compte le juger à l’œuvre.
Par ailleurs, les conférenciers sont revenus sur la genèse du PJRN, constitué de 3 députés de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), 3 de l’UPC, 2 de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) et 2 du Congrès pour le progrès et la démocratie (CDP). A entendre, Rose Marie Sawadogo/Ouédraogo, un consensus avait été dégagé entre les responsables des formations politiques pour la dénomination du groupe « RDA-NAFA ». Mais, cette appellation a été refusé par le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, au motif que le groupe parlementaire ne se résume pas seulement aux élus de l’ADF/RDA et de la NAFA, a-t-elle ajouté. Est-ce vraiment son droit si l’UPC n’avait pas trouvé d’inconvénients?
La présidente du MLN, Françoise Toé, lors de sa conférence de presse
La présidente du Mouvement de libération nationale, Françoise Toé, a annoncé ce samedi 13 février 2016 que son parti prendra part au scrutin législatif du 22 mai prochain. Elle s’est prononcée sur sa participation à l’élection présidentielle de novembre dernier et a présenté ses vœux de nouvel an à ses militants.
La présidente du MLN, Françoise Toé, lors de sa conférence de presse
Françoise Toé a expliqué que 2015 a été une année très difficile, vu les différentes péripéties qui ont émaillé la transition devant aboutir aux élections. Mais, se réjouit-elle, « nous avons eu une campagne réussie, des élections apaisées et non contestées».
Pour ce qui est des élections municipales du 22 mai 2016, le Mouvement de libération nationale sera bel et bien de la partie. Pour Françoise Toé, les Burkinabè sont conscients de l’enjeu que représentent ces municipales. Et d’exhorter ses militants à s’investir considérablement dans la lutte, car « il y va de la vie de leur commune ». Et d’exhorter les électeurs à faire confiance au Mouvement et à sortir exprimer leur droit le jour des votes pour éviter que les gens ne décident à leur place. Notre objectif, c’est d’être représenté dans le maximum de communes, a-t-elle indiqué.
Des militants de Françoise Toé
Ils nous disaient qu’ils ne voulaient plus des gens de l’ancien régime
Face à la presse, il n’a pas été aisé pour Françoise Toé de justifier son mauvais résultat à la présidentielle du 29 novembre 2015. Du reste, elle a pu dire à ce sujet, que « lors de nos tournées les gens nous ont dit qu’ils ne voulaient pas des gens de l’ancien régime et que nous étions leur candidat, mais cela n’as pas été suivi dans les faits ». Aussi pense- t-elle que les moyens utilisés par certains partis politiques ont fait peser la balance d’un côté. Elle a terminé sur ce point en affirmant que c’était du passé et qu’en tant que démocrates, ils avaient reconnu les résultats et félicité les vainqueurs et que c’était à eux de se remettre au travail pour les prochaines échéances.
Vœux de sécurité renforcée pour le Burkina Faso
Cette présentation de vœux s’inscrit dans un cadre de retrouvailles. «Nous avions besoin de nous retrouver et de nous encourager mutuellement afin de pouvoir faire face aux nouveaux défis », a-t-elle indiqué. Françoise Toé a présenté ses meilleurs vœux à ses militants et souhaité également des vœux de sécurité renforcée au Burkina Faso. Par la suite, le responsable de la délégation du parti Salifou Lompo a pris la parole pour traduire la reconnaissance des camarades du Mouvement de libération nationale en leur présidente. Pour lui, cette présentation de vœux marque le lien fort entre une dame et des camarades guidés par une même vision.
Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l'énergie de la Commission de l'Union africaine
Aboubakari Baba Moussa a toujours été à la pointe des actions du département infrastructures et énergie de la commission de l’Union africaine (UA) dont il est le directeur. A Addis Abeba, lors du 26e sommet de l’UA, nous l’avons retrouvé, comme à Abidjan en novembre 2015, aux côtés de la commissaire à l’énergie Dr Elham Ibrahim, explicitant les options et programmes infrastructurels de l’organisation continentale.
Dans cet entretien, il aborde essentiellement les rapports entre les droits de l’Homme de façon générale et ceux spécifiques aux infrastructures et la très cruciale question du financement des infrastructures dont l’énergie sur le continent. Interview exclusive.
Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l’énergie de la Commission de l’Union africaine
BURKINADEMAIN.COM : Quel est l’objet de la rencontre que vous venez d’avoir avec les acteurs des médias ?
Aboubakari Baba Moussa : C’était pour informer le public à travers les journalistes présents au sommet sur les activités de la Commission de l’Union africaine mais particulièrement sur les réalisations concrètes dans le secteur des infrastructures, notamment dans des domaines clés des transports, de l’énergie, des technologies de l’information et de la communication. Cela pour vous permettre de voir, contrairement à l’impression que l’on peut avoir, que l’UA ne traite pas seulement que des questions de paix et de sécurité. Elle traite également des questions de développement en général et en particulier des infrastructures qui sont aussi importantes que la paix et la sécurité. S’il est vrai qu’il n’y a pas de développement sans paix et sécurité, il faut se rendre compte aujourd’hui aussi qu’il n’y a pas de paix et sécurité sans développement.
BURKINADEMAIN.COM : Justement, en quoi l’accès à l’énergie et autres infrastructures peut contribuer à la promotion des droits de l’Homme et en particulier des femmes qui est au cœur de ce 26e sommet de l’UA ?
Aboubakari Baba Moussa : Vous avez bien dit les droits, vous n’avez pas dit le droit. Quand on parle des droits de l’Homme déclarés par les Nations Unies, c’est par exemple le droit d’accès à l’eau, le droit à l’accès aux services des transports, le droit d’accès à l’énergie, le droit d’expression. Ce sont des droits fondamentaux auxquels chaque individu sur la terre et en particulier en Afrique doit pouvoir accéder. Ces droits sont souvent liés, l’accès aux uns conditionnant l’accès des autres. Vous ne pouvez pas avoir un droit de liberté si vous n’avez même pas la lumière, vous ne pouvez pas être libre si vous n’avez pas accès à des infrastructures et si vous n’avez pas satisfait vos besoins alimentaires. Pour toutes ces raisons, il ne faut pas, quand on parle de droits humains, occulter les autres droits fondamentaux dont notre département fait la promotion, c’est-à-dire les droits à l’énergie, à l’eau, au transport, etc.
BURKINADEMAIN.COM : Lors de votre conférence de presse, il a été question aussi de facilité pour promouvoir l’énergie géothermique sur le continent. En quoi consiste-t-elle précisément ?
Aboubakari Baba Moussa : Nous avons mis en place un fonds que nous appelons facilité de gestion des risques en matière d’énergie géothermique. Parce que quand vous prenez une source énergétique comme la géothermie, son exploitation comporte des risques. C’est comme chercher le pétrole. Il faut s’assurer que vous avez ces ressources et fondamentalement ce sont des prospections géographiques et géologiques qu’il faut faire partout. Or, quand on entreprend ces genres d’opérations les risques de ne rien trouver sont élevés. Donc, on fait en sorte que les pays soient encouragés à le faire, en mettant en place un fonds que nous appelons la facilité qui couvre ces risques. Nous avons décidé de couvrir ces risques à hauteur de 80%. Actuellement, les pays de la région de l’est du continent disposent de grandes potentialités. Ces pays ont un potentiel de près de 15.000 mégawatts de potentiel, cela est énorme. Il s’agit de cinq pays de la région dont le Kenya, l’Ethiopie, l’Uganda, le Djibouti. Il faut ajouter à ces Etats, les Comores, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie. Nous avons ouvert le fonds et nous sommes maintenant à onze pays africains intéressés dont le Burundi, le Rwanda. Aujourd’hui, tout pays intéressé, peut prétendre à cette facilité.
Quel est le montant de la facilité et quels enseignements tirez-vous déjà de sa mise en œuvre ?
Aboubakari Baba Moussa : C’est un projet pilote et mais instructif qui nous a permis de voir comment les Etats peuvent mettre ensemble leurs ressources avec les partenaires et procéder à des appels d’offres avec les mêmes documents et les mêmes procédures. Que ce soit pour le financement, le suivi et ou pour le décaissement, nous sommes arrivés à des règlementations qui nous donnent aujourd’hui beaucoup de satisfaction. Quant au montant de la facilité, il s’élève à 150 millions de dollars. Nous sommes aujourd’hui à une trentaine de millions de déjà engagés pour les Etats. Je rappelle que le fonds a été mis en place il y a seulement trois ans.
BURKINADEMAIN.COM : Il y a aussi Le fonds fifty…
Aboubakari Baba Moussa : Oui. C’est un fonds mis en place par la Banque Africaine de Développement. Comme on l’a dit, dans la gestion de la question des infrastructures, il y a des étapes fondamentales à observer pour être efficace dans la réalisation des projets. Il faut d’abord préparer le projet, le concevoir, ce qui passe par différentes études qui nous permettent de mieux cerner le projet dans ses composantes. Ensuite il faut jauger sa viabilité économique et environnementale. Enfin, il faut passer au montage des investissements. Vous avez trois grandes étapes complexes. Ce qui fait que les pays pris individuellement éprouvent des difficultés techniques ou financières à les mener à bien. C’est pourquoi, nous avons, au niveau de la commission de l’Union africaine, avec des partenaires comme la BAD, le NEPAD et d’autres institutions, nous avons scindé les responsabilités. Nous, nous nous occupons de la préparation des projets d’infrastructures et les institutions comme la BAD, se préoccupent des investissements, du financement. Et c’est dans ce cadre que la BAD a mis en place le fonds fifty pour mobiliser les ressources propres africaines pour financer le développement des infrastructures sur le continent. Le mot ‘’fifty’’ vient du fait que c’était pendant la célébration du cinquantenaire de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) et pour marquer cet évènement, on a créé ce fonds fifty.
BURKINADEMAIN.COM : Où en êtes-vous aujourd’hui avec ce fonds fifty?
Aboubakari Baba Moussa : Aujourd’hui, toutes les structures du fonds sont en place. Des pays ont déjà fait leur contribution et le montant du fonds s’élève déjà à des millions de dollars. Le fonds à ce jour est accessible mais sur une approche privée.
Entretien réalisé à Addis Abeba par Bazomboué Grégoire Bazié
Le comptage des bulletins de vote se poursuivra encore plusieurs jours
Les Centrafricains attendent toujours de connaître les premiers résultats du second tour de la présidentielle dont l’issue s’annonce serrée entre Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.
Le comptage des bulletins de vote se poursuivra encore plusieurs jours
Après avoir voté dans le calme, dimanche 14 février, les Centrafricains sont toujours dans l’attente des premières tendances du second de la présidentielle qui a opposé les deux anciens Premiers ministres du pays que sont Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.
Le dépouillement a commencé dès la tombée de la nuit, à la lueur de lampes torches, dans des salles de classe décrépies où les agents électoraux inscrivaient au tableau les décomptes à la craie. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, rien n’avait encore filtré comme résultat partiel du scrutin dont les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours, compte de l’état d’enclavement du pays.
Deux millions d’électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé au premier tour des législatives, organisé une nouvelle fois après son annulation en janvier en raison de trop nombreuses irrégularités.
Le retour de la sécurité et la relance de l’économie seront les priorités du vainqueur pour relever le pays, l’un des plus pauvres du monde, ravagé par des années de troubles.
Laurent Fabius a opté pour la présidence du Conseil constitutionnel
Face à la polémique suscitée par ses velléités de cumuler ses fonctions de futur président du Conseil constitutionnel avec celles de président de la vingt unième Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat ; Laurent Fabius a finalement fait son choix : la présidence de la haute juridiction. Il l’a signifié ce lundi au président François Hollande.
Laurent Fabius a opté pour la présidence du Conseil constitutionnel
«Vous m’avez fait l’honneur de me pressentir pour présider le Conseil constitutionnel et je vous en remercie vivement. A mon sens, il n’existe pas d’incompatibilité avec la présidence de la dernière phase de la COP21. Pour autant, compte tenu du début de polémique interne sur ce sujet, je juge préférable de vous remettre mon mandat de président de la COP. »
C’est en ces termes que Laurent Fabius a signifié dans une lettre à François Hollande sa préférence pour la présidence du Conseil constitutionnel. Il renonce ainsi à la présidence de président de la vingt unième Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat.
Comme cela ressort dans sa missive, l’ancien ministre français des affaires étrangères, entendait initialement conserver sa présidence de la COP21 jusqu’à la COP 22 en novembre à Marrakech, au Maroc.
Rôle des membres du gouvernement dans ce revirement de Fabius
L’action de certains membres du nouveau gouvernement Valls semble avoir été décisive dans le renoncement de Laurent Fabius au cumul des présidences.
Ségolène Royal, ministre de l’environnement et chargée des relations internationales sur le climat, avait par exemple appelé vendredi à « clarifier les règles du jeu » concernant le cumul auquel Laurent Fabius aspirait.
Et un autre membre du gouvernement, en l’occurrence le secrétaire d’Etat à la recherche Thierry Mandon, de juger lundi « inimaginable » que M. Fabius puisse présider simultanément la COP21 et le Conseil constitutionnel. La suite…on la connait.
Le ministre de l'énergie et des mines, Alfa Oumar Dissa, lors de l'entretien à la TNB
Le ministre de l’énergie et des mines, Professeur Alfa Oumar Dissa, était l’invité du JT de 20 h de la Télévision nationale du Burkina. Occasion pour lui d’aborder la stratégie du gouvernement pour faire face cette année au problème de délestages pendant la période de pointe, caractérisée par une hausse de la demande devant une faible offre énergétique.
Le ministre de l’énergie et des mines, Alfa Oumar Dissa, lors de l’entretien à la TNB
En plus de l’initiative du crédit pour aider les populations à accéder à l’énergie solaire, le gouvernement envisage également le recours à des groupes électrogènes pour faire face aux délestages qui se profilent à l’horizon avec l’approche de la période de pointe. L’annonce a été faite ce dimanche 14 février 2016 par le ministre de l’énergie et des mines, Professeur Alfa Oumar Dissa, qui était l’invité de 20 h de la Télévision nationale du Burkina.
Ce fut également l’occasion pour le ministre Dissa de revenir sur la stratégie du gouvernement sur cette question cruciale de l’insuffisance de l’offre énergétique dans le pays qui s’accentue à chaque période de pointe qui va de février à mai.
La solution, à l’entendre, passe par des actions à court et moyen terme. L’acquisition des groupes électrogène faits partie des solutions à court terme. Mais, il s’agit, d’ici à six mois, de s’attaquer de façon structurelle au problème à travers la construction de centrales (solaires comme thermiques).
Un déficit de 70 à 110 mégawatts
Pour le ministre Dissa, la solution à l’offre énergétique du Burkina Faso ne réside pas dans les projets d’interconnexion. Baser la stratégie nationale d’approvisionnement énergétique à partir des interconnexions serait, dit-il, un leurre. «Dormir sur la natte de quelqu’un, c’est comme dormir à terre», a-t-il laissé entendre.
Mais, pour autant, le gouvernement n’a pas l’intention de s’en passer car elles peuvent servir efficacement en cas de panne sur le réseau national interconnecté.
Pour la période de pointe 2016, l’on s’attend à un déficit de 70 à 110 mégawatts au Burkina Faso, même avec l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire. D’où les différentes initiatives gouvernementales pour y remédier.
Les défis à relever restent encore immenses pour la libre circulation des Africains en Afrique. Ce constat résulte d’une étude coréalisée par le cabinet McKinsey, la Commission économique des nations-unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque africaine de développement (BAD).
Les Africains voyagent moins sur leur continent
Malgré les processus d’intégration en cours dans la plupart des régions et au niveau de l’Union africaine, la libre circulation des personnes reste encore entravée par des tracasseries administratives. Impossible pour un Africain, dans la plupart des régions, de passer d’un Etat à un autre sans qu’on ne lui exige un visa.
La situation est telle qu’il est plus facile pour un Américain de se déplacer en Afrique qu’un citoyen du continent. A ce propos, les résultats de l’étude coréalisée par le cabinet McKinsey, la Commission économique des nations-unies pour l’Afrique (CEA) et la Banque africaine de développement sont édifiants.
Ainsi, un Africain a besoin de visas pour se rendre dans 55% des pays africains, alors qu’un Nord-Américain n’a besoin de visa que dans 45% de ces mêmes pays.
13 pays les plus accessibles aux Africains
Les Africains peuvent obtenir leur visa à l’arrivée dans 25% des pays africains, contre 35% pour les Nord-Américains.
Seuls 13 pays africains sont librement accessibles aux ressortissants du continent. Ces 13 pays bons élèves sont les Seychelles, le Mali, l’Ouganda, le Cap Vert, le Togo, la Guinée Bissau, la Mauritanie, le Mozambique, le Rwanda, Burundi, Comores, Madagascar et la Somalie.
En termes de comparaison des régions du continent, l’on se rend compte que l’Afrique de l’ouest et l’Afrique de l’est sont plus accueillantes, alors que l’Afrique du Nord et l’Afrique Centrale sont plus fermées
Pourtant, selon la BAD, les pays africains ont beaucoup à gagner à assouplir les règles de circulation des personnes sur le continent. La mobilité permet de combler les déficits de compétences sur le marché du travail, de développer l’entrepreneuriat, de diversifier l’économie, d’ajouter de la valeur aux services, d’attirer les investissements et de renforcer la compétitivité.
En outre, la libre-circulation des personnes facilite le développement du tourisme. Selon l’étude, plus de la moitié des déplacements dans le monde relèvent en effet du tourisme et la plupart des touristes choisissent des destinations au sein de leur région.
La section provinciale de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) du Kadiogo a organisé une Assemblée générale (AG) ordinaire, le 13 février 2016 à Ouagadougou. Objectif, préparer les élections municipales prochaines.
Selon le secrétaire général adjoint de la section UPC du Kadiogo Léonce Zagré, les militants commenceront par faire un examen rétrospectif des élections du 29 novembre dernier. « Quand vous ne faites pas le point et que vous n’encouragez pas les militants, certains se laissent atteindre par le découragement », a-t-il fait savoir.
A l’en croire, l’UPC envisage de réaliser de bons résultats dans les élections municipales. De ses explications, plus le parti a des conseillers dans les secteurs, plus il remportera des mairies.
En ce qui concerne le financement de la campagne, il a indiqué que la direction centrale du parti a toujours appuyé les structures de base. A l’en croire, les militants de l’UPC sont aguerris et savent que pour un parti d’opposition, c’est l’autofinancement qui est le plus encouragé.
Prévues initialement pour le mois de janvier 2016, les élections municipales ont été reportées au 22 mai 2016.
Une vidéo datant d’il y a quelques années montre Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major et candidat à la présidentielle congolaise, en train de préparer un coup d’État contre Denis Sassou Nguesso, révèle jeuneafrique.
Dans une vidéo d’une quarantaine de minutes tournée, sans doute à son insu, dans le bureau d’un avocat parisien à la réputation sulfureuse (et que J.A. a pu visionner dans son intégralité), on peut voir cet officier supérieur « légaliste » discuter de la préparation d’un coup d’État contre Sassou Nguesso en compagnie de barbouzes françaises se faisant passer pour des agents de la DGSE.
Mokoko y détaille les mesures et effectifs de protection entourant DSN, discute de la liste des officiers supérieurs à neutraliser, se répand en propos peu amènes à l’égard de l’ancien président Pascal Lissouba et des populations du Sud qualifiées de « tribalistes » et va jusqu’à promettre à ses interlocuteurs qu’ils seront ses « partenaires au développement » une fois le putsch réussi !
Puis, cette fois face à la caméra, il s’applique à répéter sa déclaration de prise du pouvoir, au cours de laquelle il exprime aux Congolaises et aux Congolais ses regrets d’avoir eu recours à un coup d’État, la situation, hélas, ne lui laissant pas d’autre choix. L’ensemble est à la fois surréaliste et confondant de naïveté. De quoi nuancer sérieusement l’image très « politiquement correcte » de l’ancien chef d’état-major.
Candidat à la présidentielle du 20 mars, le général Jean-Marie Michel Mokoko, 69 ans, dont le retour à Brazzaville le 9 février a été quelque peu chahuté, présente un profil qui n’a pas manqué de séduire les observateurs de la scène congolaise. Saint-cyrien de la même promotion que les généraux Mathias Doué (Côte d’Ivoire) et Babacar Gaye (Sénégal), démocrate, au-dessus des clivages régionaux, « légaliste et républicain soucieux du respect des lois, des règlements et de la Constitution par tous », ainsi qu’il se définit lui-même, cet originaire de Mossaka (Cuvette) est en outre bien vu par la communauté internationale pour avoir dirigé diverses missions de maintien de la paix, notamment en Centrafrique.
Stanislas Ouédraogo dit kôrô Os : Elle sera mon aiguille de Berlin Est
A la faveur de la célébration de la fête des amoureux, Saint-Valentin, nous avons réalisé auprès des Ouagalais ce micro-trottoir dans lequel les un(e)s et les autres disent comment ils ou elles entendent vivre l’événement.
Stanislas Ouédraogo dit kôrô Os : Elle sera mon aiguille de Berlin Est
Aujourd’hui, il faut que je sorte de moi-même. Je serai en demie- lune de miel avec ma chérie. Elle change de nom demain pour s’appeler ma ‘’quatorze févriette’’. Elle sera mon aiguille de Berlin Est. Les jeunes ne peuvent pas savoir cela, parce que c’est pour nous les doyens.
Assita Sinaré : Je ne me sens pas concernée
Je ne suis pas concernée par la fête parce que je suis en palabre avec mon copain. Mais je compte saisir l’occasion de demain pour lui demander une fois de plus pardon. S’il accepte je vais lui offrir un cadeau. Demain fera exactement un an que nous nous sommes connus.
Arnauld Dabadedon dit l’Ouragan des jeunes filles : Je vais l’inviter autour d’un pot
Je vais l’inviter dans un jardin autour d’un pot. C’est là que je vais attirer son attention pour lui témoigner mon amour. Lui dire ce qu’elle représente pour moi. Je reste attaché à ce que Dieu a scellé, et lui souhaiter que notre amour soit éternel. Je profite du moment pour lui dire combien sa présence à mes cotés est un privilège pour moi. Et terminer la soirée par …. (rire), imaginer la suite.
Aida Ouédraogo: Demain, je vais lui offrir un joli tableau
S’il plait à Dieu demain je vais lui offrir un joli tableau et ensuite je vais l’inviter à sortir pour prendre un pot en tête-à-tête. Je précise que c’est moi qui vais tout gérer. On terminera la soirée en beauté.
Samson Kinda : Pas d’invitation à boire et à manger
Demain il n’y aura pas d’invitation à boire et à manger parce que nous sommes dans une période assez difficilement financièrement. Vous constatez que mon maquis est vide. Donc, je lui enverrai juste un message d’amour. C’est aussi une fête comme les autres, je trouve que les gens exagèrent. Et puis, soyons sincères, c’est des occasions pour tromper son partenaire, se flatter. J’invite les uns et les autres à ne pas se casser la tête pour cette fête. Aussi les gens ont détourné le vrai sens de la fête.
Nathalie Thiombiano : Je lui offrirai des fleurs avec un petit poème
Je compte demain lui offrir un bouquet de fleurs avec un petit poème qui lui sera dédié pour dire combien je l’aime de tout mon cœur. Je vais l’inviter par la suite à prendre un verre dans un endroit romantique. C’est juste des petits gestes pour entretenir la flamme de l’amour. Sinon, on s’aime depuis longtemps. Je profite déjà lui dire un gros bisou.
Hélène Soma : Pas de cadeau particulier à lui offrir
On va rester à la maison faire la fête en famille. Cette année, je n’ai pas de cadeau particulier à lui offrir, mais je lui ai déjà offert mon cœur et il le sait. Je l’aime chaque jour ce n’est pas seulement le jour de saint valentin que je vais lui prouver cela.
Propos recueillis par Joachim Batao BURKINADEMAIN.COM