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Burkina: Un Observatoire de la Publicité ‘’OBPub’’ pour renforcer le secteur et mieux protéger le consommateur et la société 

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Ouagadougou, le 13 juillet 2023-Les acteurs de la publicité du Burkina Faso viennent, dans un élan consensuel, de porter, sur les fonts baptismaux, l’Observatoire Burkinabè de la Publicité (OBPub), destiné à contribuer à un meilleur développement du secteur. C’était ce mercredi 12 juillet 2023 à Ouagadougou au cours d’une Assemblée générale constitutive, avec à la clé, la mise en place d’un bureau exécutif de 5 membres présidé par Bessolé Jean Pierre Somda.

C’était un chaînon manquant dans le dispositif organisationnel du secteur de la publicité au Burkina Faso. A Savoir une structure d’auto- régulation pour contribuer à l’assainir et à favoriser son plein développement au bénéfice de tous les acteurs : publicitaires, annonceurs, médias, consommateurs, société burkinabè. Ce chaînon manquant est désormais comblé depuis ce mercredi 12 juillet 2023, avec la création à Ouagadougou de l’Observatoire Burkinabè de la Publicité (OBPub).  C’était au cours d’une Assemblée générale constitutive dont l’ouverture des travaux a connu la présence du président du Conseil supérieur de la communication (CSC) Abdoulazize Bamogo et d’un représentant du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, en l’occurrence Pascal Y. Thiombiano.  L’un et l’autre officiels présents ont salué cette initiative de la mise en place de l’OBPub qui présente beaucoup d’avantages en ce sens qu’il va permettre de prendre en compte les préoccupations et les intérêts des différentes parties prenantes de la publicité dans le respect de la règlementation en vigueur, et donc de mieux protéger le consommateur et la société contre la publicité mensongère.

OBPub, une Association nationale d’auto- régulation

L’OBPub est une association à but non lucratif dont le siège est Ouagadougou.  Elle s’est fixée un objectif principal et des objectifs spécifiques. L’objectif principal, c’est de promouvoir le respect des règles qui encadrent les pratiques publicitaires au Burkina Faso. Au titre de ses objectifs spécifiques, l’on peut citer entre autres : la surveillance des pratiques publicitaires ; la prévention dans les pratiques publicitaires ; la défense des droits des consommateurs et du public ; la protection des publics vulnérables contre les effets néfastes de la publicité. Pour atteindre ses objectifs, l’OBPub se donne entre autres pour missions : l’analyse et la vérification des productions publicitaires ; la médiation dans les conflits du secteur de la publicité et la publication d’un rapport périodique sur les respects et manquements des textes régissant le secteur.

Création de l’OBPub, l’aboutissement d’un processus inclusif

La création ce mercredi de l’OBPub est l’aboutissement d’un processus inclusif qui a réuni entreprises de la publicité et du marketing ; organisations professionnelles des médias ; organisations des annonceurs et organisations des consommateurs. Le président du CSC Abdoulazize Bamogo, le représentant du ministre de la communication Pascal Y. Thiombiano et le président de Publicitaires Associés Salif Sanfo ont salué l’avènement de l’OBPub et souhaité que sa mise en place contribue effectivement au développement du secteur de la publicité au Burkina Faso. «Le rôle de l’OBPub va être très important dans la régulation à priori de la communication au Burkina Faso, c’est-à-dire dans la prévention des manquements. Etant donné que le CSC n’intervient qu’à posteriori, après la commission des infractions», s’est félicité le Président Bamogo.

«C’est un grand jour pour nous et je rêve à ce qu’on aboutisse un jour à un Conseil supérieur de la publicité au Burkina Faso», a renchéri le président de P.A Salif Sanfo. Pour sa part, Pascal Y. Thiombiano a exprimé le soutien et la disponibilité du ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme par rapport à cette heureuse initiative de la mise en place de l’Observatoire Burkinabè de la Publicité. Par ailleurs, l’on a noté la présence d’un doyen de la publicité au Burkina, Joachim Baki, ancien président de Publicitaires Associés.

Un Bureau consensuel de 5 membres

Le vœu de ces officiels d’un OBPub consensuel en vue de contribuer véritablement à l’essor du secteur de la publicité a été pleinement exaucé lors de la mise en place du Bureau exécutif de l’Association, à l’issue notamment des travaux d’examen et approbation de ses textes constitutifs (statuts, règlement intérieur, charte). Tous les 5 membres du Bureau exécutif présidé par Bessolé Jean Pierre Somda, ont été désignés par acclamation et consensus. Outre le président Somda, le Bureau exécutif de l’OBPub comprend le secrétaire général Pauline Yaméogo ; la trésorière Maimouna Soro ; le secrétaire à l’organisation Abdoulaye Tao et le secrétaire à la communication et aux relations publiques Grégoire Bazié.

Ce Bureau exécutif de l’OBPub est désigné pour un premier mandat de 3 ans, renouvelable une fois.  En charge de l’administration courante de l’OBPub, le Bureau a, entre autres, pour missions : l’élaboration et l’exécution du programme d’activités ; la mobilisation des ressources ; la mise en œuvre et le suivi des résolutions et la supervision du travail des commissions spécialisées (commission audio, commission vidéo, commission visuelle). Le président Jean Pierre Somda a exprimé l’engagement des membres du Bureau à faire en sorte que les lignes bougent sur le terrain de la publicité au Burkina Faso d’ici la transmission du témoin aux successeurs.

Le Secrétariat à la Communication et aux Relations Publiques de l’Observatoire Burkinabè de la Publicité (OBPub)

À Nairobi, Antonio Pedro de la CEA appelle à investir dans les énergies renouvelables pour stimuler l’industrialisation et le commerce de l’Afrique

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Nairobi, Kenya, le 14 juillet 2023 (CEA) – L’Afrique devrait exploiter les investissements et les vastes ressources d’énergie verte pour stimuler l’industrialisation et le commerce durables à travers le continent, a déclaré le Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Antonio Pedro.

S’adressant à la 43ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Nairobi, au Kenya, M. Pedro a noté que le continent africain disposait de ressources importantes pour alimenter une industrialisation verte et durable et faire fonctionner la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mais ces investissements doivent être priorisés.

  1. Pedro a souligné que des infrastructures habilitantes, de solides capacités de production, l’expansion des exportations et du commerce intra-africain par le biais de la ZLECAf doivent s’accompagner de politiques d’industrialisation et de commerce efficaces pour stimuler les investissements du secteur privé.

Les Banques multilatérales africaines de développement devraient diriger les investissements pour en faire une réalité, a exhorté M. Pedro, soulignant que ces investissements pourraient également être complétés par l’argent des structures spécifiques, des fonds de pension et de la diaspora.

Exploiter tout le potentiel du Fleuve Congo et construire les projets Inga III et IV, par exemple, peut générer 70 000 MW, suffisants pour bénéficier à environ 15 pays africains.

« Si ces projets se réalisent, cela pourrait changer la donne pour le développement des infrastructures et cela serait la plus grande source unique d’énergie renouvelable inexploitée au monde, avec environ le double de la capacité du barrage des Trois Gorges en Chine », a-t-il déclaré, ajoutant que ce développement permettrait également l’interconnectivité entre les pays africains et propulserait le programme d’industrialisation du continent.

M. Pedro a souligné que l’Afrique – riche en minéraux de batterie – peut être un leader mondial dans l’électrification des systèmes de transport et le déploiement de l’énergie solaire et éolienne, qui sont des transitions essentielles pour atteindre les objectifs mondiaux de zéro net. En outre, l’une des principales priorités de l’Afrique était de veiller à ce que ses ressources minérales contribuent à la croissance endogène.

Alors que le monde passe du charbon et du pétrole à l’énergie propre, la demande de minéraux tels que le cobalt, le manganèse et les minéraux du groupe du platine augmentera jusqu’à cinq fois. L’Afrique est un fournisseur clé de ces minéraux énergétiques verts, représentant plus de la moitié de l’approvisionnement mondial.

Le développement de la Zone économique spéciale transfrontalière RDC-Zambie pour la chaîne de valeur des batteries et des véhicules électriques pourrait changer la donne et augmenter la participation de l’Afrique à un marché mondial qui pourrait valoir 7 700 milliards de dollars d’ici 2025 et 46 000 milliards de dollars d’ici 2050, a noté M. Pedro.

«Avec l’augmentation de la demande d’énergie propre, il est temps que le marché africain des énergies renouvelables s’impose comme un acteur mondial et attire davantage d’investissements mondiaux », a déclaré M. Pedro, citant l’analyse de la CEA qui montre qu’une part de 10 % du marché des batteries et des véhicules électriques pourrait facilement ajouter 200 milliards de dollars à l’économie africaine.

Avec environ 60 % de l’énergie solaire mondiale, l’Afrique devrait également exploiter son potentiel d’énergie solaire et éolienne qui pourrait propulser des pays comme le Tchad et le Niger en tant qu’acteurs majeurs dans le secteur de l’élevage, en particulier dans les chaînes de valeur de la viande et du cuir.

En outre, le marché des crédits carbone de l’Afrique est une opportunité de générer plus de 50 milliards de dollars par an de revenus pour les besoins de financement climatique du continent, a déclaré M. Pedro, soulignant que le marché des crédits carbone créera de nouvelles opportunités d’emploi et contribuera à la durabilité environnementale, sociale et économique tout en garantissant l’accès à une énergie et à une eau propre.

-Fin-

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org

Burkina- Russie : Une délégation de la Douma d’Etat chez le PM Kyelem de Tambela

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Chaleureuse poignée de main entre le PM Kyelem de Tambela et Natalia Krasovskaya

Le Premier ministre, Apollinaire Kyélem de Tambela, a reçu en audience ce vendredi 14 juillet 2023, une délégation de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, conduite par la conseillère du vice-président, Natalia Krasovskaya. Les échanges entre le chef du gouvernement et la délégation parlementaire russe ont porté sur le renforcement des relations entre nos deux Etats.

Chaleureuse poignée de main entre le PM Kyelem de Tambela et Natalia Krasovskaya

C’est un autre acte important du renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie qui s’est joué ce vendredi 14 juillet à la Primature où une délégation de la chambre basse russe conduite par la conseillère du vice-président, Natalia Krasovskaya, a été reçue par le Premier ministre, Apollinaire Kyélem de Tambela.

Le Burkina Faso invité au sommet Russie-Afrique

Les échanges au cours de l’audience, ont porté sur des secteurs importants de la coopération bilatérale tels l’éducation, la culture et l’économie. ‘’La Russie est dans une dynamique de coopération active et productive avec le Burkina Faso’’, a confié Natalia Krasovskaya.  Et d’annoncer l’invitation du Burkina Faso au sommet Russie-Afrique qui se tiendra en cette fin du mois de juillet à Saint-Pétersbourg. «Nous attendons la délégation burkinabè au sommet Russie-Afrique».

Au-delà de ce deuxième sommet, la coopération Russie Afrique est appelée à toucher des domaines comme la culture, selon Mme Natalia Krasovskaya.  La Russie envisage un festival culturel avec les pays africains.

Christian Tas

Burkina Demain

CSC : Le nouveau site web officiellement lancé

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Le président du CSC Abdoulazize Bamogo procédant au lancement officiel du nouveau site web de son institution

Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC) Abdoul Azize Bamogo a procédé ce jeudi matin au lancement officiel du site web de l’institution accessible au : www.csc.bf .

Le président du CSC Abdoulazize Bamogo procédant au lancement officiel du nouveau site web de son institution

A écouter le président du CSC Abdoulazize Bamogo et à en croire les interventions de la directrice de la communication et des relations publiques Sandrine Félicité Ouédraogo et le directeur de l’informatique et des technologies Servaire Coulibaly ; le nouveau site web du CSC  lancé ce jeudi 13 juillet 2023 et accessible au www.csc.bf va moderniser le système de régulation des médias et faciliter le travail aux agents de l’institution et les efforts des partenaires et usagers pour accéder à ses services et prestations.

Désormais, on n’est plus tenu de se rendre au CSC pour se renseigner ou solliciter certains services comme les attestations de parution régulière pour les médias en quête de la subvention de l’État à la presse privée.

De même, il est maintenant possible pour tout citoyen d’alerter le CSC sur un manquement d’un média avec la mise à disposition de numéros WhatsApp dont le 51 52 41 60.

Pour le président du CSC, ce nouveau site web a pour objectif principal, une régulation efficace de la communication au Burkina Faso.

Une initiative de modernisation de l’autorité de régulation des médias unanimement saluée par les responsables et représentants des organisations professionnelles des médias présents à la cérémonie de lancement.

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 12 juillet 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 12 juillet 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République tunisienne auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Mounir JOMNI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République tunisienne auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre des projets spécifiques.

Les projets spécifiques concernent les investissements ou toute autre acquisition de biens et services identifiés par le Gouvernement dont leurs réalisations dans des délais assez réduits permettront de faire face au contexte sécuritaire et à la crise humanitaire.

L’adoption de ce décret permettra plus de flexibilité dans les modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre des projets spécifiques adaptés au contexte du moment.

Le second rapport est relatif à un projet de loi modifiant la loi portant règlementation des Systèmes financiers décentralisés (SFD).

Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), au cours de sa session du 29 septembre 2017, a adopté une loi uniforme modifiant la loi portant règlementation des systèmes financiers décentralisés dans les Etats membres de ladite Union. Cette loi ne comporte pas de dispositions spécifiques permettant à ces institutions de proposer des produits reconnus comme relevant de la finance islamique.

Ce projet de loi vise la relecture de la loi n°023-2009/AN du 14 mai 2009 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso en vue d’intégrer les opérations de la finance islamique.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a présenté au Conseil le rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso en 2022.

Ce rapport fait le point des progrès réalisés, examine les insuffisances et formule des recommandations afin de renforcer la pratique de la bonne gouvernance au Burkina Faso.

De façon spécifique, le rapport analyse la situation dans les domaines que sont la gouvernance démocratique, sécuritaire, administrative, économique, locale, sociale et humanitaire.

II 2  Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la participation du Burkina Faso à la réunion ministérielle de la coalition mondiale contre Daech, tenue à Riyad, le 08 juin 2023.

Cette réunion avait pour objectifs de trouver la meilleure stratégie pour faire face aux menaces terroristes, d’identifier les opportunités de partages d’informations et de collaboration accrue et de trouver des solutions durables aux défis sécuritaires dans la région. Au cours de cette session, le Burkina Faso a sollicité le soutien des partenaires dans la lutte contre le terrorisme et pour faire face à la situation humanitaire difficile.

La réunion a connu la participation de 86 Etats ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales.

La seconde communication fait le compte rendu des travaux de la 4ème session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, tenue le 09 juin 2023 à Dakhla.

Cette session a permis de faire le bilan de la mise en œuvre des accords déjà signés par les deux (02) parties et d’examiner de nouveaux axes de coopération pour tenir compte des priorités actuelles de nos deux (02) Etats.

La 4ème session de la Commission mixte de coopération a permis la signature de douze (12) instruments juridiques dont dix (10) accords de coopération, un plan d’actions et une feuille de route dans les domaines de la diplomatie, des douanes, de la justice, de l’eau, de l’enseignement supérieur, du tourisme, du sport, de l’éducation et de la coopération décentralisée.

Les parties burkinabè et marocaine ont convenu de poursuivre les négociations dans les domaines tels que la sécurité, les transports, l’agriculture et la santé.

II 3 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative au rapport national de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne (PAV) en faveur des Pays en développement sans littoral (PDSL), pour la décennie 2014-2024.

Adopté en novembre 2014, le Programme d’action de Vienne couvre la période 2014-2024. Il vise à éradiquer la pauvreté liée à l’enclavement des PDSL à travers des actions telles que la création et le développement des systèmes efficaces de transit, le développement des transports, l’amélioration de la compétitivité des Pays en développement sans littoral, la favorisation de l’expansion de leurs échanges, la transformation structurelle de leurs économies et l’entretien de la coopération régionale.

 

Dans le cadre de ce programme, le Burkina Faso a signé des accords de coopération avec des pays voisins notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et le Ghana en vue d’améliorer les conditions de transport et de transit. Ces accords ont permis l’augmentation du linéaire de routes bitumées de 571 km, de l’énergie disponible de 1 537 GWh à 2 396 GWh, de la capacité de la bande passante de 11 Gbits/s à 292 Gbits/s et l’augmentation du commerce global de marchandises de 2 871 milliards F CFA à 5 419 milliards F CFA et l’interconnexion douanière et électrique avec certains pays voisins.

 

II 4 Le ministre de la Solidarité nationale, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’une rencontre d’échanges avec les leaders religieux et coutumiers de notre pays le 27 juillet 2023 à Ouagadougou.

Cette rencontre est placée sous le thème : « Rôles et responsabilités des leaders religieux et coutumiers dans la restauration de la paix et de la cohésion sociale».

L’objectif de la rencontre est de contribuer au renforcement de l’implication des leaders religieux et coutumiers dans la restauration de la paix et dans le processus de réconciliation nationale au Burkina Faso.

 

II 5 Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à la tenue de la 2ème édition de la Journée de l’artisanat minier (JAM), du 21 au 22 juillet 2023 à Gaoua.

Placée sous le thème « Exploitation minière artisanale : quels mécanismes pour une formalisation des exploitants afin d’améliorer les retombées         socio-économiques du secteur ? », cette édition a pour objectif de contribuer à des changements positifs dans l’exploitation des sites miniers.

Elle permettra également entre autres, de promouvoir les bonnes pratiques dans le domaine des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées des substances de mines et de carrières, de sensibiliser les acteurs sur le respect de la règlementation en vigueur et la préservation de l’environnement et de promouvoir les corps de métier de la chaîne de l’artisanat minier.

La seconde communication est relative à l’organisation de la 5ème édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) prévue du 28 au 30 septembre 2023 à Ouagadougou.

Placée sous le thème « Exploitation minière en Afrique : quelle stratégie pour impacter le développement des économies locales ? », l’édition 2023 de la SAMAO vise à assurer une meilleure visibilité du secteur minier burkinabè et à attirer de potentiels investisseurs.

II 6 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la mise en place d’un Comité national d’organisation de la participation des Etalons à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023.

Ce comité sera composé de représentants de ministères et institutions, de la Fédération burkinabè de football (FBF), de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE), du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), de l’Association des journalistes sportifs du Burkina Faso (AJSB) et de personnes ressources.

 

La mise en place dudit comité permettra de définir toutes les actions en vue de créer les conditions idoines pour une meilleure préparation et participation de la délégation burkinabè à ce rendez-vous sportif continental. Ce dispositif permettra également de disposer d’un mécanisme de gestion rationnelle des ressources humaines, matérielles et financières mobilisées dans le cadre de cette participation.

II 7 Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à la lutte contre les transformations anarchiques et la circulation des véhicules poids lourds hors normes de transport de marchandises et de voyageurs au Burkina Faso.

Dans le cadre de cette lutte, des actions de sensibilisation seront organisées au profit des populations et des acteurs du transport routier sur la nécessité de se conformer à la législation en matière de gabarit et de surcharge. Il s’agira également de former les agents des forces de contrôle à la connaissance et à l’authentification des titres de transport.

A l’issue de ces actions de sensibilisation, des sanctions seront appliquées aux contrevenants.

III NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Bonsdawendé Armiyaho ZONGO, Mle 227 556 E, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur des personnels à la Direction générale de la police nationale ;

– Monsieur Bonswindé SANKARA, Mle 111 493 G, Commissaire de police, catégorie 1, classe B, 2ème échelon, est nommé Directeur de la police judiciaire à la Direction générale de la police nationale ;

– Madame Marie Denise SEBGO, Mle 57 727 X, Contrôleur général de police, catégorie 1, 4ème classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la sécurité publique ;

– Monsieur Souleymane BIKIEGA, Mle 245 868 J, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Contrôleur de service à la Direction générale de la police nationale ;

– Monsieur Sidbewende Jean Rodrigue COMPAORE, Mle 102 428 L, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Kourwéogo.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Aminata ZOUNGO, Mle 119 314 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Chef de Cabinet du ministre délégué chargé du Budget.

C  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Isaie FORO, Mle 46 400 C, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Elise TAPSOBA/SAWADOGO, Mle 51 988 M, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Moussa SAM, Mle 34 061 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Coordonnateur du Comité ministériel de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CMLS-IST) ;

– Madame Abibiata BANAZARO/YELEMOU, Mle 200 274 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) ;

– Monsieur Tata Stéphane BAYALA, Mle 42 993 M, Attaché de santé en santé mentale, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chef de département de la réconciliation, de la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble ;

– Monsieur Kallé SANOU, Mle 228 733 R, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département des finances et de la logistique au Secrétariat technique de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble (ST/REViE) ;

– Monsieur Pascal KABORE, Mle 53 539 K, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chef de département du désengagement, de la réintégration sociocommunautaire et de la prévention de la radicalisation au Secrétariat technique de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Moïse OUEDRAOGO, Mle 47 688 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 17ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Amara FOFANA ;

– Monsieur Amadou KABA, Mle 360 936 R, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’informations.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Madame Isabelle BADIEL/DANGO, Mle 75 395 K, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Chef de département développement des lycées scientifiques ;

– Monsieur Ardjouma SAGANOGO, Mle 247 598 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CNAMAFS).

F AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Issouf Joseph NANA, Mle 233 585, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Jacob SIA, Mle 237 928 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi du Centre-Sud.

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Safemba SOULAMA, Mle 59 903 J, Inspecteur du trésor 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).

III 2 FIN DE FONCTIONS

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a mis fin aux fonctions de Monsieur Wendpanga Paterne KABORE, Mle 118 845 C, Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso au Mali, et décidé de son rappel à l’Administration centrale.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs et du Président du Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques.

MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.k

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Jean-Marie BATIEBO, Mle 74 821 L, Vétérinaire.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Zakariya YABRE, Mle 108 954 P, Pharmacien spécialiste en gestion des approvisionnements.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Dieudonné YAMEOGO, Mle 46 081 M, Inspecteur principal des eaux et forêts.

Le second décret nomme Monsieur Jean-Marie BATIEBO, Mle 74 821 L, Vétérinaire, Président du Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments vétérinaires (CAMVET) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO,

Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication

Nouvelle Constitution Burkinabè : Les consultations ont commencé

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Des forces vives des Hauts Bassins

Si l’on sait plus ou moins ce que les uns et les autres attendent de la nouvelle Constitution burkinabè, l’on ignore pour l’échéance exacte pour son élaboration effective. Depuis plusieurs années l’on en parle sans rien de concret. Les autorités actuelles qui ont hérité du dossier veulent apparemment aller plus vite en évitant des sentiers battus. C’est ainsi qu’une délégation de l’Assemblée législative de Transition (ALT) s’est entretenue avec les forces vives de la région des Hauts Bassins sur le sujet.

La Transition malienne a sa nouvelle Constitution adoptée lors du referendum du 18 juin dernier. La Transition burkinabè aimerait aussi parvenir à cela. C’est une étape incontournable pour aller à la refondation du pays. Ainsi, l’Assemblée législative de Transition a dépêché une délégation à Bobo-Dioulasso pour échanger avec les forces vives de la région des Hauts Bassins y compris les acteurs politiques sur le sujet. Les consultations ont donc commencé mais pas dans le format classique où les acteurs politiques avaient la haute main sur la marche à suivre pour parvenir à l’adoption de la nouvelle Constitution. Cette formule aura peut-être l’avantage d’éviter les lourdeurs qui ont entravé jusque-là le processus d’élaboration du texte fondamental.

Constitution vieille de 32 ans

En attendant, c’est la Constitution de la IVème République vieille de 32 ans, celle adoptée le 2 juin 1991 et amendée qui continue de régit la vie publique. Le grand défi dans ce projet constitutionnel, c’est de parvenir à quelque chose de plus ou moins consensuel. En principe, un texte fondamental n’a pas vocation à prendre en compte des désidératas partisans. Mais, relevant d’un domaine éminemment politique, toutes les couches sociales importantes méritent d’être consultées pour éviter des remises en cause après adoption du document censé refonder notre Etat.  Le projet devra au moins refléter les aspirations profondes du peuple burkinabè dans son ensemble.

Christian Tas

Burkina Demain

Diplomatie mondiale : Macky Sall futur Secrétaire général de l’ONU ?

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Le président Macky Sall sur le départ, est donné prochain occupant du poste de SG de l'ONU

Une semaine après sa déclaration quelque peu surprenante de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle du 25 février prochain dans son pays ; le président sénégalais Macky Sall est au cœur de toutes les supputations, notamment celles relatives à son avenir quand il aura quitté le fauteuil présidentiel.

Le président Macky Sall lors de son adresse à la Nation sénégalaise le 3 juillet 2023

Sur cette question majeure, l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, natif de Dakar et familier du landerneau politique sénégalais, semble avoir sa petite idée. Au détour d’une interview à nos confrères de Financial Afrique, il affirme que Macky Sall pourrait être le futur secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), alors que le second mandat (probablement le dernier) de l’actuel SG le portugais Antonio Guterres, en pose depuis janvier 2017, court jusqu’en décembre 2026 ; l’ex-Monsieur Afrique du président Nicolas Sarkozy table ainsi déjà sur sa succession par le président Sall. Et de confier à ce sujet que son mentor Sarkozy lui avait déjà suggéré cela. Alors question : Macky Sall sera le futur SG de l’ONU ?

Pas si simple dans un environnement mouvant et mouvementé

Pas si simple comme question à répondre dans un environnement international mouvant et mouvementé, en perpétuelle mutation, avec notamment cette guerre ukrainienne qui a replongé de facto le monde dans une autre guerre froide. Et c’est justement cette guerre, notamment la médiation africaine initiée par son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa qui semble préoccuper actuellement Macky Sall à l’approche du deuxième sommet Russie-Afrique prévu du 26 au 29 juillet 2023 à Saint-Pétersbourg.

‘’Les dirigeants africains membres de la mission de paix veulent utiliser le prochain sommet Russie-Afrique pour aller de l’avant concernant les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine’’, a indiqué le président Macky Sall.

Macky Sall, 3e SG africain de l’ONU ?

Et si ces efforts de la diplomatie africaine devraient être couronnés de succès dans la crise ukrainienne, ce sera aussi un atout pour Sall dans une perspective d’une candidature au poste de secrétaire général de l’ONU en 2027.

Si cela devrait effectivement se concrétiser comme le présage le spécialiste des questions africaines M. Bourgi ; Macky Sall sera alors le troisième africain à accéder à ce prestigieux poste de secrétaire général de l’ONU. Après notamment le Ghanéen Koffi Annan qui a occupé le poste de janvier 1997 à décembre 2006 et l’Egyptien Boutros-Boutros Ghali qui l’a aussi occupé de janvier 1992 à décembre 1996.

Les chances de Macky Sall

A y regarder de près, l’idée de Robert Bougi de voir le président actuel du Sénégal sur le départ, occuper le poste de SG de l’ONU n’est pas surréaliste.  Macky Sall a bien le profil de l’emploi. Ancien président de l’Assemblée nationale, ex-président de l’Union africaine et bientôt (dans 8 mois) ancien président du Sénégal, ce sont là des atouts certains pour sa candidature. Fort du soutien de ses relations avec les dirigeants américains aussi bien démocrates que républicains, ainsi que des bons rapports avec les dirigeants européens et orientaux (Chine, Russie) Macky Sall pourrait bien se retrouver dans le fauteuil de SG de l’ONU après Guterres, pour peu qu’il réussisse effectivement sa sortie et qu’il épouse la prophétie de Robert Bourgi. 2027, c’est à la fois si lointain et si proche. Tout reste donc possible. Wait and See disent les Anglais.

Martin Philippe

Burkina Demain

Transitions ouest-africaines : La CEDEAO regrette une coopération limitée avec ses médiateurs

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La CEDEAO n’apprécie pas du tout la manière dont se déroulent les relations entre ses médiateurs et les transitions malienne, guinéenne et burkinabè. Et cela est ressorti clairement dans le communiqué final de la 63ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation tenue le 9 juillet dernier à Bissau.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO se sont prononcés sur les transitions au Mali, en Guinée et au Burkina

«La Conférence regrette la coopération très limitée que les médiateurs ont reçue de la part des autorités de la transition », mentionne le Communiqué Final du sommet qui a appelé à «une réévaluation des efforts de médiation, compte tenu des défis qui ont entravé les progrès substantiels vers la restauration de l’ordre constitutionnel dans ces Etats membres».

Et la Conférence d’engager les Etats membres concernés (Mali, Guinée et Burkina) à diligenter «les mesures requises en vue de l’opérationnalisation rapide des mécanismes conjoints de suivi et évaluation de la Transition convenus avec la CEDEAO».

La CEDEAO entend jouer sa partition

Par rapport aux défis auxquels les pays en transition font face et qui entravent leur marche vers la restauration de l’ordre constitutionnel normal ; la CEDEAO entend apparemment jouer sa partition. «La Conférence instruit la Commission de la CEDEAO à fournir le soutien politique et technique nécessaires à ces mécanismes. Elle enjoint en outre à la Commission de faire en sorte de faciliter la fourniture d’un soutien en matière de sécurité et d’aide humanitaire aux trois Etats membres, afin d’assurer la mise en œuvre effective des échéanciers de transition».

Pour le reste, la Conférence a exhorté les Etats membres en transition à rester fidèles à leur engagement concernant l’échéancier de transition de 24 mois convenus, «tout en s’assurant que le processus de transition soient menés de manière transparente, inclusive, et consultative, avec l’ensemble des parties prenantes».

Un autre sommet à venir devrait permettre de statuer sur les évaluations des transitions politiques en cours au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

Burkina Demain

63e Sommet de la CEDEAO : ‘’Molo molo’’ avec les Transitions politiques militaires

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Photo de famille des chefs d'Etat de la CEDEAO au sortir d'un sommet

La soixante troisième conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO-Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui se tiendra ce dimanche 9 juillet à Bissau sera une occasion pour les participants de dresser un autre point de la situation des transitions politiques militaires en cours au Mali, en Guinée et au Burkina Faso.

Entre le dernier sommet de la CEDEAO en décembre 2022 à Abuja et celui qui se tiendra ce dimanche 9 juillet à Bissau, les choses ont- elles évolué positivement telle que souhaitée par l’organisation régionale dans la conduite des transitions politiques militaires au Mali, en Guinée et au Burkina Faso ?

La réponse à cette interrogation, l’on ne la saura avec plus précisions qu’après le sommet de Bissau qui devrait enregistrer quelques absences de taille, notamment celle de l’ancien président nigérian Mahammadu Buhuri qui a cédé le 30 mai dernier son fauteuil au nouveau président Bola Ahmed Tinubu. Celui-ci sera-t-il du sommet ? Probablement. Le président hôte et président en exercice de la CEDEAO, Umaru Sissoco Embalo, a apparemment fait le nécessaire dans ce sens en se déplaçant à Abuja pour le rencontrer personnellement. Si le président Bola Ahmed Tinubu fait effectivement le déplacement de Bissau, cela devrait contribuer à donner plus de poids aux décisions qui en sortiront.

Quelle situation pour le Mali, le Burkina et la Guinée ?

S’agissant des transitions politiques en cours au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, la situation varie évidemment d’un pays à un autre. On le sait, l’appréciation au niveau de la CEDEAO se fera en fonction de la mise en œuvre des engagements pris vis-à-vis d’elle, notamment le respect du délai pour la tenue d’élections devant conduire au retour à une vie constitutionnelle normale. Aujourd’hui le Mali avec la tenue effective de son referendum du 18 juin s’achemine probablement vers la tenue d’élections. Mais, quand ? Cette à fixer par les autorités maliennes tiendra dans le délai de la CEDEAO ?

Au Burkina Faso, on n’a pas encore une nouvelle Constitution alors que la date de juillet 2024 s’approche inexorablement, dans un contexte de persistance de la crise sécuritaire. Peut-on, dans ce contexte, tenir un scrutin dans le délai fixé par l’organisation régionale ? Et cela fait quand même un bout de temps que le Médiateur de la CEDEAO pour le Burkina Faso Mahamadou Issoufou n’a plus refoulé le sol burkinabè. Et beaucoup d’observateurs se demandent si l’accord entre le Burkina et la CEDEAO tient-il encore. Pour le Pr Abdoulaye Soma, le gouvernement ne peut pas faire fi de cet accord et faire autre chose qui tient légalement. Pour lui la porte de sortie honorable réside dans une renégociation de l’accord sur le délai de la tenue des élections. Et dans cette perspective, il plaidait pour des consultations sans exclusive avec les différentes parties prenantes nationales afin d’aboutir à un consensus national qui devrait servir de base à la négociation avec l’organisation régionale pour une prolongation de la durée de la Transition du fait notamment de la persistance de la crise sécuritaire.

Du côté de la Guinée, les autorités arrivées en pouvoir en 2021, tablent carrément pour des élections en 2025. Alors que c’est le pays devrait en principe avoir moins de contraintes pour aller aux élections vu qu’il ne connaît de crise sécuritaire, comme le Mali ou le Burkina Faso.

Pain béni pour l’APA, les BRICS, la Russie

Suspendus des instances de la CEDEAO et de l’Union africaine, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso plaident sans succès depuis février pour réintégration sans conditions dans ces organisations. Pendant ce temps, la CEDEAO et l’Union africaine sont souvent conspuées dans les rues des capitales malienne, burkinabè et guinéenne, traitées d’organisations au service des chefs d’Etat et inutiles pour les peuples africains.

Dans ce contexte, les chefs d’Etat et de gouvernement gagneraient à faire ‘’molo molo’’ dans l’appréciation des situations pour éviter d’aggraver cette défiance populaire. Sinon, à trop acculer les 3 pays en transition, ces derniers pourraient se résoudre à leur tourner le dos ou à aller voir ailleurs dans d’autres regroupements multilatéraux. En tout cas, ce serait, si ce n’est déjà le cas, du pain béni pour des organisations comme l’Alliance politique africaine (APA) pilotée par Lomé. Le Burkina Faso, la Guinée et le Mali sont membres de l’APA qui a tenu en début mai dernier sa première conférence ministérielle avec la participation de 10 pays africains dont la Centrafrique, la Tanzanie, la Libye.

Sans oublier les BRICS dont le prochain sommet se tiendra du 22 au 24 août 2023 à Johannesburg en Afrique du Sud et pour lequel la plupart des chefs d’Etat du continent ont été conviés. Même avant Jo’Burg, il y a le deuxième sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg prévue en fin juillet 2023 qui sera une autre grande tribune pour les Etats exclus de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Les temps ont bien changé et les responsables des deux organisations devraient en tenir compte. La période actuelle est comparable à la période de la guerre froide, de la période de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine, période où dirigeants de pays capitalistes, de pays communistes, socialistes, indépendantistes ou souverainistes se côtoyaient lors des instances des organisations africaines et internationales.

Christian Tas

Burkina Demain

BCEAO Burkina : Armand Badiel a pris fonctions à Ouaga

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Armand Badiel, nouveau directeur de la BCEAO, se prêtant à l'issue de sa prise de fonctions

Bientôt 58 ans, Armand Badiel est officiellement le nouveau directeur pour le Burkina Faso de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) basé à Dakar, au Sénégal où le haut cadre de banque natif de Didyr dans le Sanguié, a exercé pendant de nombreuses décennies avant la présente promotion. Il a pris fonction ce jeudi 6 juillet 2023 à Ouagadougou, en remplacement de Charles Luanga Ki Zerbo, admis à la retraite.

C’est un homme d’expérience aux grandes qualités professionnelles et humaines qui est aux commandes de la BCEAO Burkina

C’est un homme d’expérience aux grandes qualités professionnelles et humaines qui est désormais aux commandes de la direction nationale Burkina Faso de la BCEAO. Il s’agit de Armand Badiel venu tout droit du siège de la Banque centrale sous- régionale à Dakar où il a fait des décennies durant ses preuves de bon économiste chevronné des questions financières, notamment en matière d’études, de programmation, planification.

De 2006 à 2013, il a été respectivement directeur des études (2006-2008) et responsable des analyses et prévisions macro-économiques ainsi que de la programmation financière ayant servi à la formulation de la politique monétaire et d’autres instruments de politique économique de la zone économique et monétaire ouest-africaine. A ce titre, il fut coordonnateur de nombreuses réflexions analytiques et stratégiques sur les réformes structurelles essentielles sur le plan macro-économique au sein de l’UEMOA.

Charles Luanga Ki Zerbo, directeur national sortant de la BCEAO

Charles Luanga Ki Zerbo, directeur sortant de la BCEAO Burkina, a exhorté son successeur à poursuivre le  à renforcement du professionnalisme pour rendre plus performants les services de la BCEAO dans le pays

Bref, du parcours de Monsieur Badiel, l’on peut retenir en autres, qu’il a occupé de hautes fonctions au sein d’institutions financières comme l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la BCEAO et même au Fonds monétaire international (FMI). Avant sa nomination, il assurait les fonctions de conseiller du secrétaire général de la BCEAO.

Natif de Didyr, dans le Sanguié, Armand Badiel est un patriote convaincu et actif. Même étant à Dakar, il a soutenu plusieurs initiatives nationales et locales dans le pays. Et tout cela dans une discrétion légendaire. Au niveau local et culturel, l’on se souvient encore du Festival du monde rural à Didyr.  Les qualités humaines avérées, notamment d’homme affable et toujours porté à l’écoute d’autrui de l’ex-pensionnaire du Petit Séminaire Notre-Dame d’Afrique de Koudougou et du Collège de Tounouma de Bobo, lui seront certainement d’une grande utilité dans sa nouvelle fonction de Directeur national de la BCEAO. Armand Badiel est marié et père de quatre enfants.

Martin Philippe

Burkina Demain