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Burkina : Vers un modèle scientifique de réconciliation nationale ?

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Les membres du présidium à l'ouverture du séminaire scientifique sur la réconciliation nationale ce 20 juin 2023 à Ouagadougou

A partir de ce jeudi 22 juin, l’on devrait en savoir un peu plus sur la forme que prendra le processus de réconciliation nationale au Burkina Faso sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré. Pour ce faire, les représentants des différents acteurs de la scène socio-politique placent d’énormes espoirs sur le Séminaire scientifique sur la question qui se tient depuis ce mardi 20 juin à Ouagadougou et dont les conclusions sont attendues ce jeudi.

Les membres du présidium à l’ouverture du séminaire scientifique sur la réconciliation nationale ce 20 juin 2023 à Ouagadougou

«Processus de réconciliation nationale au Burkina Faso : quelle feuille de route adaptée pour renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble pour une paix durable ?», c’est le thème de ce séminaire  scientifique organisé à l’Institut des sciences de sociétés (INSS) par le Ministère de la solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille.

La question est clairement posée : quelle feuille de route adaptée pour renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble pour une paix durable ?

Pendant trois jours, vont tenter d’y apporter des éléments de réponse les représentants des différentes couches socio-politiques : politiques, coutumiers et religieux. La présence à l’ouverture des travaux du Premier ministre Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla et de plusieurs membres de son gouvernement, traduit tout l’intérêt que les plus hautes autorités du pays dont le Capitaine Ibrahim Traoré accorde aux présentes assises nationales. Les acteurs politiques, demandeurs d’une ouverture du jeu politique, y sont également fortement représentés. Vont- ils s’entendre sur un chemin menant à une paix durable ? Et quel chemin ? Bref, les jeux pour l’instant restent ouverts à toutes les possibilités.

Sous le président Kaboré l’on a expérimenté sans parvenir au bout le concept «Justice-Vérité-Réconciliation». Et sous le président Damiba, l’on a semblé passer outre la justice pour aller à la réconciliation. Là aussi l’expérience n’a eu le temps d’aboutir. Dans l’un ou l’autre cas, on connaît la suite des évènements. Espérons cette fois-ci qu’une feuille route magique, pardon scientifique, sera enfin trouvée pour favoriser cette réconciliation tant souhaitée.

Christian Tas

Burkina Demain

Problèmes de logiciel aux examens scolaires : Le ministre Joseph André Ouédraogo s’explique

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Le lancement officiel ce mardi 20 juin des épreuves du Baccalauréat 2023 au lycée Wend Puiré de Saaba a offert l’occasion au ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales Joseph André Ouédraogo de répondre aux préoccupations relatives à l’organisation des examens scolaires comme le CEP dont les résultats se font toujours attendre.

Le lancement officiel ce mardi 20 juin des épreuves du Baccalauréat 2023 au lycée Wend Puiré de Saaba a offert l’occasion au ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales Joseph André Ouédraogo de répondre aux problèmes des examens scolaires

«L’organisation des examens scolaires de la session de 2023 aussi bien au niveau du primaire que du post-primaire et secondaire est émaillée de graves problèmes», dès lundi la Coordination nationale des syndicats et de l’éducation (CNSE), évoquant de «sérieuses difficultés liées au logiciel de gestion des examens ayant entraîné divers problèmes dans l’administration et la proclamation des résultats du BEPC, du BEP, du CAP et du CEP» ; promettant d’y revenir ultérieurement.

Et c’est sûr et certain si cela ne tenait qu’à certains acteurs, l’on aurait mis de côté purement et simplement ce logiciel à problèmes pour être plus rapide. Mais, du côté des autorités du MENAPL, l’on tenait beaucoup à l’implémentation de cet outil qui revêt une certaine souveraineté.

Sans cesse retardés depuis samedi dernier à cause du problème du logiciel, les résultats de certains jurys du CEP sont finalement annoncés pour ce mercredi soir.

Quant au Baccalauréat, les premiers résultats sont annoncés pour le 29 juin prochains.

Christian Tas

Burkina Demain

Développer les chaînes de valeurs en Afrique de l’Ouest pour tirer profit de la ZLECAf

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Le Gouvernement du Sénégal, à travers le Ministère du commerce, de la consommation et des petites et moyennes entreprises, a procédé mardi, à Dakar, au lancement des travaux de la Réunion du Groupe d’experts pour l’examen du Rrapport de l’étude sur « Les Opportunités de chaînes de valeur régionales en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF)». Communiqué de Presse.

«Développer les chaînes de valeurs en Afrique de l’Ouest pour tirer profit de la ZLECAf

Dakar (Sénégal)- 20 Juin 2023 – Le Gouvernement du Sénégal, à travers le Ministère du Commerce, de la Consommation et des petites et moyennes entreprises, a procédé Mardi, à Dakar, au lancement des travaux de la Réunion de Groupe d’Experts pour l’examen du Rapport de l’Etude sur « Les Opportunités de Chaines de Valeur Régionales en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF)».

Cet atelier qui se tient du 20 au 21 Juin est organisé par le Bureau Sous Régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (BSR-AO/CEA), en collaboration avec la Commission Economique des Etas de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Il vise á :

– examiner et enrichir le projet de rapport de l’étude sur les principales opportunités de chaînes de valeur en Afrique de l’Ouest ;

– informer et mobiliser les acteurs impliqués, notamment le secteur privé et leur structures faitières au plan régional sur le projet de développement de chaines de valeurs en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la ZLECAf ;

– convenir d’une feuille de route sous- régionale sur la mise en œuvre des recommandations de l’étude et en particulier du développement des chaines de valeurs en Afrique de l’Ouest, en cohérence avec les initiatives de la CEDEAO dans ce domaine.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général du Ministère du Commerce, de la Consommation et des petites et moyennes entreprises du Sénégal, Monsieur Makhtar Lakh, a expliqué que « l’axe 1 du Plan Sénégal Emergeant cible, entre autres, une insertion réussie aux chaînes de valeur mondiale ».

Pour sa part, la Directrice du BSR-AO/CEA, Ngone Diop a affirmé que les crises multiformes telles que la pandémie de Covid19, la guerre en Ukraine et la crise climatique ont freiné, voire annihilé les efforts de développement des pays de la sous- région Ouest africaine comme en témoigne la décélération de la croissance économique estimée en moyenne a -2% en 2020, contre 3,4% en 2019».

«En réponse à ces tendances inquiétantes, le positionnement des économies de l’Afrique de l’Ouest dans les chaines de valeur, par le biais du désarmement tarifaire et non tarifaire devrait faire partie intégrante d’une approche plus globale de l’intégration des secteurs de production et du commerce dans la ZLECAf », a expliqué Ngone Diop.

Cependant, poursuit la Directrice du BSR-AO/CEA, « Il est nécessaire d’identifier et de prioriser les chaines de valeur régionales à même de positionner la région comme centre de production et de commerce de choix, compétitif au sein du « marché unique africain ».

Quant au représentant du Bureau Régional du PNUD, M. Stéphane Amani a souligné que « le développement des chaines de valeur aura une incidence sur l’accélération des Objectifs de développement durable tels que la réduction de la pauvreté, la réduction de la faim, la création d’emplois…… ».

Le Représentant de la Commission de la CEDEAO, M. Christian Kafando a, pour sa part, affirmé que « Dans le cadre de la ZLECAf, il est important de se concentrer sur les chaînes de valeur régionales en s’appuyant sur les avantages comparatifs et compétitifs des États membres des communautés économiques régionales, comme la CEDEAO »

À cet égard, a dit Christian Kafando, «la promotion des chaînes de valeur régionales signifie que nous examinons les contributions des éléments clés de ces chaînes de valeur régionales sur la base des potentialités de nos États membres et de leur capacité à créer de la valeur aux niveaux national et régional».

Les représentants des organisations régionales et nationales du secteur privé, des ministères en charge du commerce, de l’industrialisation, des PME/PMI, de l’agriculture, des différents comités nationaux et régionaux du commerce (ZLECAf, facilitation du commerce, etc.), des organismes régionaux (CEDEAO, UEMOA, Secrétariat de la ZLECAf, etc.), et des organisations des Nations Unies telles que la CEA, le PNUD, la CNUCED, le CCI, l’ONUDI participent à cette rencontre.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :   Tahirou Gouro, Chargé de Communication, CEA- BSR/AO Email :  gouro2@un.org».

Notes jazzées du baobab Bertrand Renaudin

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En cette Journée mondiale de la musique, ce mercredi 21 juin ;  gros plan sur le compositeur, batteur de jazz, et également peintre et écrivain Bertrand Renaudin est né le 23 avril 1955 à Nantes en Loire-Atlantique, Bertrand reçoit son premier instrument à l’âge de neuf ans et commence des études, en 1968, au Conservatoire de Musique de Rennes.

Il fait ensuite partie, à Paris, des premiers élèves de Dante Agostini et de Kenny Clarke, co-fondateurs d’une école de batterie d’où il sortira diplômé en 1973. Ces deux musiciens, précurseurs en matière d’enseignement de la batterie, ont marqué les années d’apprentissage de Bertrand, notamment Kenny Clarke: batteur de jazz américain. Celui-ci, figure majeure du style bebop avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Charles Mingus, Thelonious Monk, puis du style cool avec Miles Davis a donné ses lettres de noblesse à la batterie.

Influencé par les musiques traditionnelles européennes, africaines mais aussi contemporaines de tous horizons, Bertrand empruntera à ces sources diverses dans sa propre création jazz, reflet de sa vision personnelle de la musique et de sa méthode unique de composition…

    40 albums, plus de 7000 concerts

Il a ainsi enregistré plus de 40 albums et donné plus de 7000 concerts. Si j’apporte mon témoignage, moi Yé Lassina Coulibaly, c’est pour donner un coup de projecteur sur  la carrière artistique de Bertrand Renaudin afin que la musique de mon ami continue d’être appréciée et enseignée, que les amoureux de son art et son public, la  diffusent par tous moyens, afin qu’elle vive au-delà des frontières.

J’ai fait la connaissance de Bertrand en 1989 lors d’une tournée de l’Ensemble des Percussions de Nantes sous la direction de Gérard Hiéronimus

On a tourné plusieurs années ensemble et nous avons tissé des liens d’amitiés qui perdurent encore car nous nous sommes découvert des valeurs humaines et professionnelles communes : le respect des autres et de leur culture, l’entraide, la rigueur, l’exigence du travail bien fait, la passion pour la composition et la recherche artistique, la volonté de transmission du savoir et du savoir-faire aux jeunes générations…

Aide aux artistes et techniciens pendant les vacances

Au cours des tournées et sur scène, j’ai beaucoup apprécié son attitude respectueuse des compétences de chacun : musiciens, équipe technique, administrateurs… Pendant les balances il apportait son aide aux artistes et techniciens jusqu’à obtenir le plus beau son, le meilleur équilibre sonore.

Je partageais avec lui l’humour, le rire, le goût des bons repas et du bon vin, le plaisir de humer les ambiances de la rue.

Comme moi, il s’attachait à jeter des ponts entre l’Afrique et l’Europe au travers de ses projets musicaux et de ses créations. Sensible à tous les arts et au patrimoine culturel des civilisations, il est passionné par la culture africaine et ses représentations, notamment les masques, statuettes…

Pour moi, Bertrand Renaudin est l’un des musiciens auteur-composteurs de génie qui a su faire évoluer l’art de la batterie et relever le défi de la succession des musiciens noirs américains qui ont fait la gloire de l’époque St Germain des Prés.

Par le tempo des battements du cœur et sa maîtrise exceptionnelle du rythme il nous emmène dans un voyage d’harmonie à la rencontre des publics des quatre coins du monde.

Vocabulaire des gammes

Avec d’autres artistes renommés, il a été précurseur et a su imposer un style de jazz sur le marché de la musique faisant honneur à la culture française.

Ces stars de la batterie, ont hissé la France au rang de pays de référence mondiale pour le jazz, à l’instar de la variété, et ont suscité un autre regard et l’intérêt des acteurs culturels et du ministère de la culture.

Bertrand est quelqu’un qui connait très bien le vocabulaire des gammes, qui a osé prendre des risques et n’a pas craint la confrontation avec d’autres cultures. Il a réalisé un travail de titan avec des groupes de musiciens africains, à Paris.

Grâce à son talent artistique, à son professionnalisme et à la virtuosité de son jeu, il s’est beaucoup produit dans des Clubs puis des Festivals.

De ces prestations aux studios d’enregistrements, Bertrand a toujours fait de ces lieux d’échanges, des occasions de vraies rencontres artistiques mais aussi amicales et fraternelles avec des musiciens venant de tous horizons.

Liberté d’expression artistique

Il a fait vibrer des salles et des scènes internationales en faisant vivre la liberté d’expression artistique au service de la culture populaire.

Bertrand Renaudin est de la génération des musiciens qui ont suscité la création de Festivals de jazz de qualité et favorisé un réel engouement du public pour cette musique, en France. Il est notamment le fondateur du Festival de Jazz du Parc Floral de Paris.

Il ne s’est pas contenté d’être auteur-compositeur, il a eu le souci de transmettre ses connaissances à la nouvelle génération. Que ce soit en Afrique ou partout où il a voyagé il a donné des masters classes, a formé des sections de jeunes et des Ensembles à sa méthode, encadré les créations de nombreux artistes aujourd’hui professionnels, autonomes et qui vivent de leur art.

Au-delà de son activité artistique, Bertrand Renaudin est avant tout un homme pétri d’humanité et d’universalité. Il a le don de l’écoute, aime sa culture, sait en parler et la valoriser tout en étant respectueux de celle des autres.

C’est aussi un homme de la terre, de l’eau, de l’air, du feu: il a créé loi- même avec passion un jardin botanique chez lui.

Si l’heure de la retraite a sonné pour lui depuis quelques années, il garde la même curiosité pour l’actualité et la même attention pour ceux qui l’entourent: famille, amis, collègues, voisins…

Bertrand est une personnalité de la musique qui a touché tous les styles musicaux du jazz, accompagné de nombreux musiciens sur scènes ou pour des créations, invitant généreusement d’autres artistes dans son jardin secret pour la réalisation d’albums, de concerts ou d’évènements culturels.

Sa riche discographie témoigne de son professionnalisme et de son talent pour offrir sa part de rêve à la jeunesse. Personnellement, j’ai eu de nombreux coups de cœur pour ses compositions et j’invite tous les mélomanes et amoureux du jazz à découvrir, ou re- découvrir, ses albums qui font écho à la philosophie du chêne et du baobab.

Discographie de Bertrand Renaudin

2018 – La tentation des nuages, trio avec Hugues Roussé (saxophone) et Sébastien Dochy (contrebasse)

2016 –  Au début était le rythme, l’Harmonie de Cosne dirigée par Jean-Yves Chir invite Bertrand Renaudin

2014 –  Douö live, duo avec Oliviers Cahours

2013 –  Play avec Jean-Louis Pommier, Thierry Bonneaux, Yves Torchinsky

2007 – Château rouge avec Cyril Prévos, Yves Torchinsky et Thierry Bonneaux

2005 – Douö,  duo avec Olivier Cahours

2005 – Les fleurs auront toujours le dernier mot

2004 – Solo / dialogues avec Dante Agostini

2002 – Turbulent silence, groupe avec Palle Danielsson, Jonas Knutsson, Enrico Rava, Olivier Cahours

2000 – L’arbre voyage, groupe avec Hervé Sellin, Yves Rousseau, Jonas Knutsson, Gueorgui Kornazof

1999 – Ten years zoom top orchestra, avec Méderic Colligon, Emmanuel Bey, Régis Huby

1998 –  Ballet national de Guinée-Conakry invite Bertrand Renaudin avec la participation de Momo Wandel Soumah

1998 – Zoom top orchestra live, le meilleur du Zoom top orchestra 1991-1995-1998

1997 – Acoustic mop, trio avec Hervé Sellin et Yves Rousseau

1997 –  New mop acoustic, trio avec Hervé Sellin et Yves Rousseau

1996 – Paris concert, live enregistré à Dunois durant le 13 ème festival de jazz de Paris

1996 – La traversée du jour – Compagnie Kossiwa. Chorégraphie Flora Théfaine. Musique Bertrand Renaudin

1995 – Le meilleur du Zoom top orchestra

1995 –  Toca – toca avec Xavier Cobo, Djibi Faye, Richard Bonna

1985 –  Un pied dans le vide, trio avec Jean-Luc Chevallier et Marc Eliard

 

Par Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)  du    Burkina-Faso.  concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66

Programmes nationaux «Eau et Assainissement» :   Un taux d’exécution physique de 64, 6% enregistré en 2022

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Le Secrétaire général, le Dr Bouraïma Kouanda, représentant le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, le Dr Augustin Kaboré a présidé ce mardi 20 juin 2023 à Ouagadougou, la première session 2023 du Groupe Thématique National «Eau et Assainissement» (GTN-EA).

Le Secrétaire général, le Dr Bouraïma Kouanda (micro) a présidé l’atelier

Placée sous le thème « délégation du service public de l’eau potable en milieu rural : état des lieux et perspectives, cette session a permis aux participants d’apprécier les performances annuelles au 31 décembre 2022 et de la programmation 2023 du sous-secteur « Eau et Assainissement».

Avec un taux d’exécution physique de 64,6% contre un taux d’exécution financière de 58,3 %, les réalisations au 31 décembre 2022 du sous-secteur « eau et assainissement se résument entre autres pour ce qui concerne le volet approvisionnement en eau potable   à la réalisation de 799 Forages neufs sur 1 393 programmés, de 82 AEPS neuves sur 215 programmées, de 2 AEP-Multi villages sur 3 programmés et la Réhabilitation de 343 forages sur 666 programmés.

En ce qui concerne la mobilisation des eaux de surface, les principales réalisations se résument à l’achèvement des travaux de réhabilitation de six (06) barrages dans les localités de Tanghin, Baskouré, Tuiré, Houndé, Goinré et Ouargaye et la réalisation de deux (02) nouveaux barrages à Pougma et Dawaka-wéotenga.

Le volet assainissement quant à lui enregistre la réalisation de 23 904 latrines familiales sur 46 753 programmées, de 270 latrines scolaires sur 304 programmées et de   69 latrines publiques sur 120 programmées.

Des performances jugées assez moyennes par le Secrétaire général, Dr Bouraïma KOUANDA, mais au regard des difficultés liées à la situation sécuritaire que traverse le pays, il a félicité l’ensemble des acteurs pour ces résultats engrangés.

Il a par ailleurs invité les participants à mener des réflexions très profondes sur le thème, ce qui permettra d’améliorer le service public de l’eau en milieu rural.

Au titre de l’année 2023, en ce qui concerne la mobilisation des eaux de surface, des travaux sont prévus sur 10 sites dont six (06) nouvelles réalisations de barrages et la réhabilitation de quatre (04) autres.

Dans le volet approvisionnement en eau potable, il est prévu la réalisation de 941 Forages communautaires, 164 Forages Écoles, 139 AEPS neuves, la réhabilitation de 428 Forages.

DCRP/MEEA

Boncana Maïga : L’harmonie du baobab d’Afrique et la philosophie

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Le parcours artistique de Boncana Maïga fait honneur à l’Afrique et à toutes ses valeurs. C’est une grande fierté pour moi de rappeler une partie de l’histoire et du parcours artistique de l’un des auteurs africains, compositeurs, arrangeurs, interprètes de génie.

Créateur infatigable, homme visionnaire ancré dans sa culture africaine conjuguée avec d’autres cultures, il n’a cessé de former des Ensembles et des Orchestres au Mali, Côte d’Ivoire, Niger avec lesquels il a parcouru le monde. Sous sa baguette magique, en tant que chef d’orchestre, il a mené des projets, touché à nombres de styles de musique : classique, jazz, reggae, latino, chanson, etc…

Homme de culture

Boncana Maïga n’a cessé de promouvoir les musiques du continent africain

Boncana  Maïga  surprend toujours avec de nouveaux artistes talentueux, qu’il ne se contente pas de découvrir mais accompagne afin de les valoriser et de les faire connaître sur le marché national et international. Grâce à lui et à sa connaissance des milieux du show biz, beaucoup ont acquis un statut professionnel (artistes de renommée mondiale, enseignants, créateurs de leur propre label…)

Il a soutenu de nombreux festivals tant en Afrique qu’en Europe.. En outre, j’admire son élégance et sa recherche en matière d’habits traditionnels.

Boncana Maïga n’a cessé de promouvoir les musiques du continent africain et de les transmettre aux générations futures.

Il a fait connaître les instruments traditionnels, qu’il a su faire évoluer dans les milieux des orchestres et des ensembles, sans dénaturer leur identité culturelle.

Au-delà de son talent artistique, Boncana Maïga est un homme de culture sensible à la littérature, au cinéma, au théâtre, aux arts plastiques… C’est aussi un homme doté d’une infinie sensibilité humaine et qui incarne les valeurs familiales ancestrales.

D’une grande générosité, il savait donner et communiquer la joie, l’amour, la paix : il suscitait l’adhésion de toutes les couches de la société…

Dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest dont il est issu, dans la dynamique créée par les indépendances au Mali et en Côte d’Ivoire, il a été le précurseur de l’ouverture entre tradition et modernité, avec son orchestre « les Maravillas de Mali ».

Ce groupe s’est distingué par un destin hors du commun en Afrique. Il croisait les rythmes cubains et africains, produisant une musique d’un rythme endiablé, particulièrement dansant (Chachacha, Guarachas, Son-montunos et autres Boléros). Ce groupe a fait danser des générations d’Africains à l’indépendance et des tubes sont restés planétaires, comme « Rendez-vous chez Fatima » et « Mariétou« .

Titres de ses albums

C’est ainsi que j’ai découvert la musique de Boncana Maïga avec « Mariétou », un des titres de ses albums qui a connu un immense succès.

Beaucoup plus tard ma trajectoire professionnelle aurait pu croiser celle de Boncana Maïga dans le cadre d’un projet artistique d’un grand producteur, Jean Singgellos du label suisse Dancing City, avec lequel nous collaborions, séparément, tous les deux. Le décès prématuré de Jean, que j’appréciais beaucoup, paix à son âme !  a mis un terme à ce projet.

Ce fut pour moi, comme pour beaucoup d’Africains une véritable initiation à la musique contemporaine avec l’introduction dans les arrangements d’instruments tels que : guitare, batterie, basse, clavier, clarinette, saxo, flûte traversière… Cette ouverture vers d’autres cultures, portée par un courant intellectuel rayonnant dans la Sous-Région (Côte d’Ivoire, Mali, Guinée-Conakri, Niger, Cameroun, Sénégal, Togo, Bénin, Burkina-Faso, Ghana), c’est cette génération qui l’a initiée, avec d’autres orchestres.

Il fallait avoir du courage et l’amour de l’Afrique pour entreprendre ce que ces musiciens ont fait, à l’époque, en réalisant des tournées dans des conditions souvent aléatoires et précaires…

Ils devaient, en outre, être à l’écoute de toutes les sensibilités des populations. Ils évoquaient les grands hommes de l’épopée mandingue, chantaient la bravoure, la fierté de l’homme noir, c’était très puissant.

Le passage des orchestres créait une dynamique, y compris économique. C’était un évènement qui faisait rêver… Nous étions émerveillés par les sonorités des instruments de musique et par l’élégance des costumes de scène des musiciens.

Nous avions conscience que ces orchestres jouaient un rôle d’ambassadeurs de l’Afrique à l’étranger. Je n’ai pas de mots pour exprimer ce qu’ils ont fait pour l’Afrique.

L’œuvre de Boncana Maïga et son aventure avec « Les Maravillas

Chapeau à cette génération d’artistes monuments de la musique africaine! Pourtant beaucoup sont décédés dans la pauvreté, par manque de structures solides pour les soutenir dans la production et la diffusion…

Boncana Maïga a toujours lutté pour faire reconnaître le professionnalisme et l’importance de l’art pour la société.

C’est un résistant de la culture qui a su sauvegarder son indépendance artistique grâce à des commandes d’acteurs culturels publics ou privés en Afrique ou ailleurs. Il a recherché des soutiens partout où des hommes et des femmes étaient sensibles à la culture.

Il a fait preuve de détermination dans ce qu’il entreprenait. Pour preuve, les émissions télévisuelles qu’il a créées ont remporté un grand succès auprès du public africain comme européen. En 2022, l’émission « Stars Parade », diffusée sur TV5 Monde, a fêté son 1200 éme numéro…

L’œuvre   de Boncana Maïga et son aventure avec « Les Maravillas » continue de rester vivante.

Boncana Maïga a fait renaître Les Maravillas en réalisant, en 2016, avec deux musiciens seuls survivants de l’aventure, un album « Africa Mia », réédité en 2020, qui est un mixage des chansons originales datant de l’âge d’or du groupe.

De plus, un film documentaire du même nom, réalisé par Richard Minier et Edouard Salier, en 2019, retrace leur incroyable parcours.

Ne pourrait-on pas honorer un tel parcours en perpétuant l’enseignement et le patrimoine culturel que nous laisse Boncana Maïga, en créant un lieu à la mémoire de celui-ci?

Un lieu pour transmettre aux jeunes générations ce que l’on n’apprend ni à l’école, ni dans la rue, où l’on enseignerait l’écriture singulière et les méthodes de Boncana Maïga…

La notoriété de Boncana Maïga est grande

Un lieu qui soit un pont entre tradition et modernité, gardien de l’histoire et du patrimoine de la musique africaine, mais aussi ouvert à la recherche et à l’éclectisme des approches artistiques de toute une génération d’artistes.

Un lieu de rassemblement pour tous ceux, compositeurs, arrangeurs…qui voudraient contribuer à la mémoire et la modernisation de la musique africaine.

Un lieu d’émulation intellectuelle et artistique qui accompagnerait les évolutions et n’oublierait aucun artiste.

Parce que la notoriété de Boncana Maïga est grande et notre patrimoine immense, parce qu’il ne faut pas que la culture s’appauvrisse, je lance un appel à tous les acteurs culturels et politiques afin de concevoir et réaliser un tel lieu.

Il est temps de se détacher des dispositifs post- coloniaux : c’est une question de dignité…

La culture est une composante très importante à prendre en compte dans toute société, comme l’exprimait le président Modibo Keita : « La culture d’un peuple est l’expression la plus intrinsèque de sa faculté d’adaptation à son milieu, à sa condition propre, aux réalités philosophiques et sociales qui la conditionnent, dans son être comme dans son devenir ».

Quant à moi, je pense que c’est le partage, au travers de la musique, qui relie les hommes, qui ouvre la voie à l’émotion, qui leur permet de voir le monde autrement. Car, à la croisée de culture et discipline, la musique est une source intarissable de douceurs, elle permet de plonger au plus profond de soi et simultanément d’entrer en résonnance avec son prochain.

Par Yé Lassina Coulibaly

 

Annexe: Biographie

De son vrai nom : Boncana Issa Tandagari Maïga est né à Gao au Mali. D’origine malienne, il grandit au Niger. Au début des années 60 il crée un petit orchestre appelé le « Négro Band »avec lequel il fera le tour du Mali.

En 1963 il est envoyé à Cuba par l’Etat malien au prestigieux Conservatoire de La Havane avec neuf autres compatriotes musiciens.

C’est l’occasion pour lui de perfectionner son aptitude naturelle à la musique, d’apprendre à jouer de tous les instruments. .Il s’y perfectionne notamment dans la maîtrise de la flûte et du saxophone, particulièrement la flûte traversière  qui est depuis toujours son instrument de prédilection

C’est ainsi qu’il devient naturellement chef d’orchestre, arrangeur et directeur artistique et crée, en 1968, un orchestre dont le concept est de métisser la musique cubaine à la musique africaine. Sans le savoir, il initie, avec les Maravillas de Mali, les premiers pas de la musique afro-cubaine.

Ceux-ci obtiennent rapidement un succès phénoménal : le groupe devient incontournable, est invité à jouer dans les ambassades, participe aux grands évènements cubains… Fidel Castro faisait partie de ses fans.

Après un bref retour au Mali en 1972, Boncana Maïga décide de s’exiler en Côte d’Ivoire où il réalise une partie de sa carrière.

Il devient successivement professeur de musique à l’Institut National des arts, puis directeur adjoint du Conservatoire de Côte d’Ivoire.

Pendant quatorze ans, il forme et dirige l’orchestre de la télévision ivoirienne (RTI) avec Manu Dibongo. Il a participé à la tournée africaine triomphale des « Fania All Stars ».

Il se consacre aussi aux arrangements pour des artistes, comme Alpha Blondy pour ne citer que lui.

En 1988, il écrit la musique du film « Bal poussière » réalisé par Henri Duparc, pour lequel il avait déjà composé la musique du film « Aya » en 1986.

En 1990, il quitte la Côte d’Ivoire pour la France.

A Paris, de sa rencontre avec  Alpha Blondy naît  un album  » Masada »,  qui a fait le tour de la planète.

En 1992, en collaboration avec le producteur Ibrahim Sylla, il fonde le groupe « Africando », formation musicale panafricaine qui devient l’un des orchestres les plus célèbres du monde et représente une véritable fierté pour le continent africain. Ses compositions sont reprises par les plus grands comme l’orchestre « Aragon ».

Depuis 2001, Boncana Maïga présente l’émission « Stars Parade » consacrée aux musiques africaines et diffusée sur TV5 Monde.

En 2006, il signe la musique du film « Moolaade » du réalisateur Sembène Ousman.

De retour au Mali à partir de 2005, Boncana Maiga a ouvert Maestro-Sound Mali, une maison de production audiovisuelle et discographique3.

En 2009, il produit et anime l’émission « Tounkagouna » dans laquelle il fait découvrir les nouveaux talents de la musique africaine, l’émission est diffusée sur TV5 Monde.

Boncana Maïga a reçu de nombreuses distinctions : il est officier de l’Ordre national du Mali depuis 2017, chevalier de l’Ordre national du Mali depuis 2009 et chevalier du Mérite ivoirien depuis 1980. En outre, il reçoit, en 1997, le Kora Award du meilleur arrangeur.

Aéroport de Bobo : Le PM pour un plan d’investissement d’au moins 100 milliards

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Impressionné, le Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, qui a visité ce dimanche 18 juin 2023, l’aéroport international de Bobo-Dioulasso, nourrit de grandes ambitions pour l’infrastructure aéroportuaire de la capitale économique du Burkina Faso. «Je me suis rendu compte que nous avions un trésor dormant. L’aéroport de Bobo-Dioulasso est un atout qui était inexploité (…)  Il faudra qu’on travaille à rendre cet aéroport incontournable dans la sous-région pour que Bobo-Dioulasso puisse rayonner. Je demande au ministère en charge des Transports d’avoir un plan ambitieux d’au moins 100 milliards de francs CFA pour cet aéroport. Cela n’est pas impossible, avec les partenaires que nous avons», a indiqué le Chef du gouvernement.

«Développement des infrastructures aéoportuaires : Le Premier ministre veut un plan ambitieux d’au moins 100 milliards F CFA pour l’aéroport de Bobo-Dioulasso

Le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a visité l’aéroport international de Bobo-Dioulasso en vue de s’imprégner de ses travaux de réhabilitation, ce dimanche 18 juin 2023. Le Chef du Gouvernement nourrit de grandes ambitions de faire de cet aéroport une référence dans la sous-région voire dans le monde, avec un investissement ambitieux d’au moins 100 milliards de francs CFA.

Après avoir lancé l’initiative présidentielle « Référent-Opportunités-Insertion » dans les 302 communes rurales, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, a mis à profit son séjour dans la ville de Sya pour visiter les installations de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso.

C’est ainsi qu’il s’est rendu à la piste d’atterrissage, au salon VIP, à l’aérogare passager, et au niveau de l’installation de nouveaux équipements de sécurité en vue de s’enquérir de la réalisation des différentes commodités qui permettent à cet aéroport de fonctionner 24h/24.

A l’issue de cette visite de terrain, le Chef du Gouvernement s’est dit satisfait des travaux de réhabilitation de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso qui lui permettent d’être aux normes de sécurité.

C’est pourquoi, il a remercié le ministre en charge des Transports, Roland Somda, et tous ces collaborateurs, ainsi que tous ceux qui ont contribué à la rénovation de cet aéroport.

« Je me suis rendu compte que nous avions un trésor dormant. L’aéroport de Bobo-Dioulasso est un atout qui était inexploité. La piste d’atterrissage est large et longue. Cet aéroport rénové est très agréable », a- t-il affirmé.

A l’instar du président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de sa rencontre avec les forces vives de la région des Hauts-Bassins, le 20 janvier 2023, le Premier ministre a pris l’engagement de faire de cet aéroport le levier du développement de la région des Hauts-Bassins, du pays et de la sous-région.

« Il faudra qu’on travaille à rendre cet aéroport incontournable dans la sous-région pour que Bobo-Dioulasso puisse rayonner. Je demande au ministère en charge des Transports d’avoir un plan ambitieux d’au moins 100 milliards de francs CFA pour cet aéroport. Cela n’est pas impossible, avec les partenaires que nous avons. On peut, par exemple, soumettre ce projet à notre partenaire vénézuelien, lors de notre prochaine commission mixte de coopération. On peut intéresser beaucoup de nos partenaires à ce projet, comme les Chinois. Il suffit de leur montrer les perspectives. On peut le faire en partenariat public-privé », a- t-il expliqué.

Selon lui, le pays a les moyens de faire rayonner la ville de Bobo-Dioulasso, d’autant plus que plusieurs projets d’envergure sont en cours de réalisation dans cette ville.

Il a cité la construction de l’hôpital de référence et le projet de construction du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso qui tient à cœur le Gouvernement.

« Pour le projet de construction du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso, nous sommes en négociation et nous espérons avoir les financements nécessaires. Tout cela va drainer des gens à Bobo-Dioulasso. Il y a des potentialités qui existent », a- t-il révélé.

Par ailleurs, il a interpellé les ressortissants de Bobo-Dioulasso sur leur rôle dans le rayonnement de leur propre ville en ces termes : »Ce n’est pas la peine de dire, chaque fois, que Bobo-Dioulasso est abandonné, alors que vous-mêmes ne faites rien pour cette ville. Vous partez investir ailleurs. Je lance un appel aux ressortissants de Bobo-Dioulasso afin qu’ils se penchent sur leur ville, pour qu’ensemble, nous fassions de Bobo-Dioulasso, une ville de référence en Afrique de l’Ouest, et même pourquoi pas dans le monde ».

DCRP/Primature»

29e JMLCDS : L’accès de la femme à terre au cœur de la célébration

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La communauté internationale commémore ce 17 juin 2023, la 29ème Journée Mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse du Ministre de l’Environnement (JMLCDS) sous le thème «Femme. Sa Terre. Ses Droits». Ceci est la Déclaration du Ministre de de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré, à l’occasion de cette commémoration. 

<< 29ème Journée mondiale de lutte contre la Désertifica

Le Ministre de de l’Eau et de l’Assainissement, Dr Augustin Kaboré, a fait cette Déclaration  à l’occasion de la commémoration de la 29ème JMLCDS

tion et la Sécheresse : l’accès de la femme à terre au coeur de la célébration

Mesdames et messieurs, Aujourd’hui 17 juin 2023, le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde, célèbre la 29ième Journée Mondiale de Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse (JMLCD). Cette année, la JMLCD s’inscrit dans la dynamique des objectifs mondiaux connexes d’égalité des sexes et de neutralité en matière de dégradation des terres d’ici à 2030. Le thème retenu cette année pour la commémoration de la JMLCD est « Femme. Sa Terre. Ses Droits. ».

A travers cette thématique, la communauté internationale voudrait non seulement reconnaître l’excellence et le leadership féminin dans la gestion durable des terres mais aussi et surtout, à inciter les politiques publics à établir une équité dans la gouvernance foncière en permettant à la fille et à la mère d’avoir le droit à la Terre. La population burkinabè, majoritairement rurale et composée de 51, 7% de femmes et de filles vit essentiellement aux dépens de l’Agriculture et de l’exploitation des ressources naturelles.

Le phénomène de la dégradation des terres ainsi que l’impossibilité pour la plupart d’entre elles d’accéder librement à la terre accroit leur degré de vulnérabilité, constituant de ce fait une menace à la sécurité alimentaire et à l’essor socio-économique et environnemental de notre pays. En outre, lorsque la dégradation des terres s’accentue, l’eau et d’autres ressources vitales se raréfient, et ce sont les femmes et les filles qui payent le prix fort.

De nombreuses stratégies ou des actions sont donc entreprises par l’Etat burkinabè, afin d’améliorer l’accès des femmes, notamment rurales, à la terre. Parmi ces stratégies/actions, nous pouvons retenir :

– le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement de la Transition dont l’une des cibles est d’entreprendre des réformes visant à donner aux femmes les mêmes droits aux ressources économiques, ainsi qu’à l’accès à la propriété et au contrôle des terres ;

–  le Plan stratégique national d’investissement agro-sylvo-pastoral dans lequel le genre et l’équité sont des principes directeurs qui guident la démarche et les actions de mise en œuvre des politiques de développement du secteur rural ;

–  la Stratégie Nationale Genre qui vise à garantir la protection des droits de la femme et de la jeune fille, à réduire les inégalités sociales et à promouvoir la femme comme acteur dynamique du développement.

Tout en reconnaissant les efforts consentis par l’ensemble des acteurs en matière de lutte contre la désertification, je voudrais saisir cette opportunité, pour inviter toute la population burkinabè et nos Partenaires Techniques et Financiers, à soutenir de façon pertinente les initiatives de l’Etat, afin de faciliter l’atteinte des cibles de la neutralité en matière de dégradation des terres et la protection de l’environnement.

.Enfin, tout en souhaitant à toutes et à tous une excellente célébration de cette journée, je formule ardemment le vœu, que la lutte contre la désertification soit aussi un pilier pour notre résilience vis-à-vis des défis sécuritaires et un vecteur qui nous conduira vers une paix durable au Burkina Faso et partout dans le monde. Je vous remercie ! >>

Dr Augustin KABORE

Médaillé d’Honneur des Eaux et Forêts »

Assistants eaux et forêts niveau BEPC :  Voici la liste des 1900 admissibles au concours 2023

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Sous réserve d’un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent, sont déclarés admissibles par ordre alphabétique au concours direct de recrutement de mille neuf cents (1900) élèves assistants des Eaux et Forêts (Niveau : BEPC) pour le compte du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement (MEEA), session 2023.liste des admis eaux et forêts 16-06-2023 20.37

Plaintes contre les services de téléphonie mobile : Enfin une décision de l’ARCEP

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Enfin une décision de l’Autorité de régulation des communications et des Postes (ARCEP) qui va dans le sens des réclamations des consommateurs des services de téléphonie mobile au Burkina Faso. En effet, deux mois après sa rencontre avec les opérateurs de téléphonie mobile suite à des plaintes de consommateurs, a pris une décision assortie d’un délai d’exécution de 90 jours.

Les responsables de l’ARCEP et ceux des opérateurs de téléphonie lors de leur conférence de presse du 14 avril 2023 à Ouagadougou

Axée notamment sur les 4 engagements des opérateurs de téléphonie mobile pris le 14 avril dernier relatifs à/au délai de validité des offres des opérateurs, au coût de la connexion, à une meilleure gestion des bonus des consommateurs et à une meilleure lisibilité des services payés (offres) ;  la présente décision de l’ARCEP fixe  les conditions et modalités applicables aux offres  des opérateurs de services de téléphonie mobile au Burkina Faso.

Ainsi, aux termes de la décision, l’on retient ce qui suit :

1 Les bonus accordés par les opérateurs seront ouverts à tous les réseaux ;

2 Les crédits et forfaits data (Internet mobile) arrivés à expiration et non consommés ne seront plus supprimés mais bloqués en attendant que le consommateur recharge dans un délai fixé selon le type de forfait souscrit ;

3 Les différents comptes bonus seront décomptés au fur et à mesure par le bonus qui a le délai de validité le plus court jusqu’à épuisement de son solde ;

4 Un délai minimal de validité de 30 jours sera accordé à l’abonné ayant souscrit à un forfait minimum de 1Go.

On suppose que ces mesures ont été prises en concertations avec les opérateurs de téléphonie mobile et que le délai de 90 jours à eux accordé devrait être suffisant pour qu’ils appliquent entièrement cette décision.

Reste à savoir la réaction des consommateurs ou de leurs associations par rapport à ce délai. Vont- ils le trouver le trouver raisonnable ou assez long ?

Affaire à suivre…

Burkina Demain