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Compte rendu du Conseil des Ministres du 3 Mai 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 03 mai 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier est relatif à un décret instituant le prélèvement volontaire à la source des cotisations syndicales des agents publics de l’Etat et modalités de mise en œuvre.

Ce décret vise la relecture du décret n°2012-525/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 26 juin 2012 instituant le prélèvement volontaire à la source des cotisations syndicales des travailleurs des secteurs publics et parapublics.

L’adoption de ce décret permet de corriger les insuffisances du texte précédent et de préciser les modalités pratiques d’opération des retenus sur les rémunérations des agents, à leur demande au profit des organisations syndicales.

Le deuxième décret porte procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue pour faits de grève.

Le droit de grève est consacré par la Constitution du 02 juin 1991, en son article 22. L’ensemble des statuts autonomes régissant les emplois des agents publics, à l’instar de la loi 081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat, garantissent le droit de grève aux agents publics. Toutefois, le système de rémunération des agents publics repose sur le principe du service fait, toute chose qui justifie la pratique de la retenue sur le salaire pour absence de service fait.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une base juridique à la pratique de la retenue pour faits de grève.

Le troisième décret fixe le nombre et les modalités de désignation des agents publics de l’Etat bénéficiaires de la mise à disposition auprès des organisations syndicales.

La question des permanents syndicaux est l’une des préoccupations majeures soumises par les partenaires sociaux au Gouvernement du Burkina Faso. Afin de trouver une solution légale à cette préoccupation, le législateur burkinabè a inscrit la possibilité de la mise à disposition des fonctionnaires dans les différentes lois régissant les agents publics.

L’adoption de ce décret permet d’appliquer les dispositions du statut général relatives aux conditions et modalités de mise à disposition des agents publics auprès des organisations syndicales.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LACOOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Emirats Arabes Unis auprès du Burkina Faso, avec résidence à Alger (République Algérienne Démocratique et Populaire).

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Yousef Saif Khamis Subaa Al Ali en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Emirats Arabes Unis auprès du Burkina Faso avec résidence à Alger.

Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako (République du Mali).

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame KOTI Rigmor Elianne Skjeie, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification du protocole additionnel n°01/2017/CCEG/UEMOA du 10 avril 2017, modifiant et complétant le protocole additionnel n°1 relatif aux organes de contrôle de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

L’article 16 du traité de l’UEMOA du 10 janvier 1994 a consacré la mise en place d’un certain nombre d’organes dont la Cour des comptes. Elle constitue un des deux organes juridictionnels de contrôle de l’UEMOA.

La ratification du protocole permettra à la Cour des comptes d’assurer pleinement sa mission de contrôle en matière de gestion des finances publiques.

Mieux, le protocole additionnel, une fois rendu exécutoire, doit consacrer l’indépendance de la Cour des comptes et son autonomie de gestion.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour la réalisation destravaux d’aménagement de 68 ha de périmètres irrigués du site de la Société coopérative agro-pastorale de Fara (SOCAF), commune de Fara, dans la région de la Boucle du Mouhoun, dans le cadre du Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel-Burkina Faso (PARIIS-BF). Cette autorisation fait suite à la décision n°2022-C0065/ARCOP/ORD du 10 août 2022 et à l’avis de la directrice du contrôle des marchés publics et engagements financiers (DCMEF) du ministère de l’Agriculture par lettre n°2023 0054/MEFP/SG/DGCMEF/DCMEF-MARAH du 20 février 2023.

Le PARIIS-BF est un projet régional qui a pour objectif d’améliorer la capacité des parties prenantes à développer et à gérer l’irrigation et à accroitre les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les «solutions» endogènes élaborées dans les pays participants du Sahel.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec l’entreprise YIDIA, pour un montant de six cent dix-huit millions six cent soixante six mille quatre cent huit (618 666 408) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de trois (03) mois hors hivernage.

Le financement est assuré par l’Association internationale de développement (IDA), suivant l’Accord de don N° D256-BF et le Crédit N°6160-BF du 11 mai 2018.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande de permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société POURA GOLD OPERATION SA.

La Société POURA GOLD OPERATION SA est une société d’exploitation minière de droit burkinabè, créée par la société Poura Ressources Limited (PRL) pour exploiter les gisements aurifères du district aurifère de Poura, situé dans les communes de Poura et de Fara, province des Balé, région de la Boucle du Mouhoun.

Le permis d’exploitation sollicité couvre une superficie de 32,59 km2 et sa durée de vie est estimée à 10 ans. La production moyenne attendue est estimée à 11,74 tonnes d’or.

En termes de retombées, ce projet va générer des recettes d’un montant de 51 351 950 060 F CFA, au profit du budget de l’Etat et permettra la création de 366 emplois dont 232 emplois directs et 134 emplois indirects.

En outre, il est également prévu une contribution pour le fonds minier de développement local, conformément aux dispositions de la loi n°036/2015/CNT du 26 juin 2015 portant Code minier du Burkina Faso, qui s’élève à 2 956 054 662 F CFA pour la durée de l’exploitation de la mine.

La mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) de ce projet contribuera également à atténuer le passif environnemental de l’ancienne mine.

Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du Permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société POURA GOLD OPERATION SA.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’une journée nationale de jeûne et de prière pour la paix et la cohésion sociale prévue le 20 mai 2023 sur toute l’étendue du territoire.

Cette journée a pour objectif de rassembler tous les Burkinabè sans distinction de religion ni de croyance dans une communion de prière pour un retour rapide et définitif de la paix au Burkina Faso.

II 2 Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale assurant l’intérim du ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 6ème Assemblée générale du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles (RAPDP) et de la Conférence internationale sur la protection des données à caractère personnelles, à Ouagadougou du 09 au 12 mai 2023.

Le RAPDP, créé en septembre 2016 à Ouagadougou, avec 09 Etats africains dont le Burkina Faso, regroupe aujourd’hui plus d’une vingtaine d’autorités africaines de protection des données personnelles et de la vie privée, de différentes aires géographiques et linguistiques, dans le but de créer un cadre d’échange et de coopération entre ses membres.

Depuis sa création, le RAPDP organise chaque année de manière tournante son assemblée générale et une conférence annuelle pour discuter de l’évolution des technologies de l’information et de la communication et de leurs impacts sur les libertés, les droits fondamentaux et la vie privée.

Cette année 2023, le Burkina Faso accueille les deux évènements majeurs du RAPDP qui regrouperont environ 500 participants venant des pays membres du réseau dont les présidents des autorités membres, des cadres des autorités de protection des données, des experts nationaux et internationaux du domaine de la protection de données personnelles.

II 3  Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille a fait au Conseil une communication relative à l’évolution du processus de réconciliation nationale, de consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans notre pays.

En vue de poursuivre le processus amorcé, le département en charge de la réconciliation nationale entend consolider les acquis en matière de réconciliation, combler les insuffisances des initiatives précédentes et proposer des actions novatrices face aux nouveaux défis.

Ces actions se rapportent entre autres à :

– l’organisation d’un séminaire scientifique afin d’adapter le processus de réconciliation nationale aux nouveaux défis sécuritaires et humanitaires ;

– la création d’un centre de déradicalisation et de réinsertion sociale des ex-membres des groupes armés terroristes ;

– la mise en place de tribunaux spécifiques pour recevoir les plaintes des victimes d’actes terroristes et les juger au niveau local ;

– la sensibilisation de l’opinion sur la démarche vérité, justice, pardon et indemnisation ou vérité, pardon et indemnisation.

II 4  Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à la situation de dégradation des infrastructures des lycées emblématiques du Burkina Faso.

Il ressort que 54 établissements d’enseignement post-primaire et secondaire nécessitent une réhabilitation. L’état de délabrement de certains bâtiments constitue une situation d’urgence dont la non résolution pourrait occasionner des drames.

Le département en charge de l’éducation nationale a retenu en priorité 18 grands lycées à réhabiliter sur la base de critères bien définis, notamment l’âge, l’histoire et l’état de dégradation des infrastructures.

Le processus de réhabilitation des établissements emblématiques a démarré avec le lycée Philippe Zinda KABORE où des études architecturales et techniques ont été menées et une inscription budgétaire de 4 000 000 000 F CFA faite au titre de l’année 2023 pour le démarrage des travaux.

Par ailleurs, le ministère a organisé une mission dans 06 établissements que sont : le lycée Ouezzin COULIBALY de Bobo- Dioulasso, les lycées Yadéga et Yamwaya de Ouahigouya, le lycée Moussa KARGOUGOU de Kaya et les lycées Marien N’Gouabi et Bogodogo de Ouagadougou. Certains de ces établissements enregistrent des bâtiments ayant plus de 70 ans d’âge et sont en état de dégradation avancée.

Au regard de la situation ci-dessus dépeinte et face à la nécessité de sauvegarder et de restaurer ces lycées emblématiques, les actions suivantes seront menées :

– la réalisation des études architecturales et d’ingénierie en vue de disposer des coûts exhaustifs nécessaires à la réhabilitation desdits établissements ;

– l’implication des structures publiques habilitées dans l’évaluation et l’expertise des bâtiments ;

– la mise à disposition des ressources aussi bien pour la réalisation des études que les réhabilitations.

III NOMINATIONS

III NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille ;

– de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale.

A MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Noufou PITROIPA, Mle 217 044 J, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mahamadi Lamine KABORE, Mle 59 96, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes, pour une dernière période de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après Administrateurs au Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique

– Monsieur Dieu-Donné OUEDRAOGO, Mle 104 177 Y, Professeur titulaire hospitalo-universitaire ;

– Monsieur Désiré NEZIEN, Mle 91 137 U, Pharmacien biologiste.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants

– Monsieur Mahamoudou SANOU, Officier supérieur.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement

– Monsieur Martial ZOUNGRANA, Mle 84 926 B, Enseignant-chercheur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETABLISSEMENTS PUBLICS DE SANTE

– Monsieur Siaka KOBEANE, Mle 359 931 W, Pharmacien biologiste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DISTRIBUTEURS DE BIENS ET SERVICES DE SANTE

– Monsieur Joachim NIKIEMA, Technologiste biomédical.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

– Monsieur Malker ILBOUDO, Mle S 00031, Ingénieur biomédical.

Le second décret nomme Monsieur Dieu-Donné OUEDRAOGO, Mle 104 177 Y, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Président du Conseil d’administration de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-Parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Afrique de l’Ouest : La Déclaration de Jacqueville portée sur la liberté d’expression et les droits humains

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Les présidents des réseaux de presse en ligne plaident pour une meilleure protection des acteurs des médias et pour la consolidation de programmes de promotion de la Liberté d’expression par les agences des Nations unies. Communiqué de Presse.

«Afrique de l’Ouest : Célébration des 75 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme ; la déclaration de Jacqueville portée sur la liberté d’expression et la promotion des droits humains

Les présidents des réseaux de presse en ligne plaident pour une meilleure protection des acteurs des médias et pour la consolidation de programmes de promotion de la Liberté d’expression par les agences des Nations unies.

Jacqueville, Côte d’Ivoire, 28 avril 2023 : Les Présidents des réseaux de presse en ligne des pays francophones d’Afrique de l’Ouest se sont réunies pour la première fois du 27 au 28 avril dans la ville ivoirienne de Jacqueville, à la faveur de la campagne de célébration des 75 ans de la déclaration universelle des droits l’Homme, initiée par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH). En provenance du Bénin, du Burkina, du Mali, de la République de Guinée, du Sénégal et du Togo les participants ont procédé en fin de travaux à la remise de la déclaration de Jacqueville aux Représentants du HCDH-BRAO, M. Robert Kotchani ; de l’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, Mme Antonia Ngabala-Sodonon ; et du Bureau de l’UNESCO M. Oumar Diop.

Cette rencontre qui a été marquée par une forte mobilisation des acteurs de la presse en ligne a permis à près de 40 journalistes (18 hommes et 17 femmes), leaders de plateformes d’informations en ligne de faire un état des lieux de la situation de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest et de la place des femmes dans les médias. Elle a également permis de porter sur les fonts baptismaux la Fédération des Professionnels de la Presse et Éditeurs en Ligne de l’Afrique de l’Ouest (FAPPELAO) dont M. Cyriaque Paré du Burkina Fasso a été désigné consensuellement comme le premier Président.

A l’issue des travaux, les participants ont prononcé la déclaration de Jacqueville du 28 Avril 2023, désormais pierre angulaire dans le processus d’élaboration d’un programme de promotion des droits humains, des droits des femmes et de promotion de la liberté d’expression en Afrique de l’Ouest, avec une attention particulière mise sur le professionnalisme, l’éthique, la déontologie et la lutte contre les discours de haine. Pour la lecture de la déclaration, Lassina Sermé, président du REPPRELCI a été mandaté par ses homologues et président-es, à savoir Léonce Gamaï Davodoun du Bénin, Cyriaque Paré du Burkina Fasso, Modibo Fofana du Mali, Fatoumata Bangoura de la République de Guinée, Ibrahima Lissa Faye du Sénégal et Hélène Doubidji du Togo. Le président du REPPRELCI a déclaré «nous, journalistes et acteurs des médias en ligne des pays de l’Afrique de l’Ouest venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Sénégal et du Togo, et réunis à Jacqueville en République de Côte d’Ivoire pour la rencontre régionale des médias sous le thème « Journalisme et droits humains », réaffirmons notre engagement en faveur de la liberté d’expression, de la défense de la liberté de la presse et de la promotion des droits humains dans la région ».

Les acteurs des médias dans cette première déclaration historique et conjointe en faveur de la promotion des Droits Humains se sont engagés à œuvrer pour : « étendre la Fédération des Professionnels de la Presse et Éditeurs en Ligne de l’Afrique de l’Ouest (FAPPELAO) à l’échelle de la CEDEAO avec l’intégration des pays anglophones et surtout à mettre en place une charte pour une meilleure représentation des femmes dans les contenus et institutions médiatiques en Afrique de l’ouest. »  Ils ont également lancé un appel à l’appui adressé aux gouvernements de la région et aux agences de l’ONU :« Nous appelons nos gouvernements et les organisations internationales de l’Afrique de l’Ouest, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unis aux droits de l’homme, ONU Femmes et l’UNESCO, à soutenir la mise en œuvre de cette déclaration. »

Le document a été remis symboliquement à M. Robert Kotchani, Représentant Régional du HCDH, Mme Antonia Ngabala-Sodonon, représentante de l’ONU Femmes en Côte d’Ivoire et M. Oumar Diop, Directeur du bureau de l’UNESCO en Côte d’Ivoire. Saluant la collaboration réussie entre agences des Nations Unies pour la réalisation de cette rencontre, et le travail remarquable des acteurs de la presse, M. Kotchani a affirmé : « Il est important pour les journalistes d’avoir des formations spécialisées sur les mécanismes internationaux de protection des droits de l’Homme, dispensées par le HCDH ainsi que des sessions visant à renforcer leur protection en instaurant un dialogue avec les institutions étatiques, les agences des Nations Unies, à savoir l’UNESCO et Onu femmes ; mais aussi d’élargir le réseau des Journalistes en Droits de l’Homme aux autres pays de la région afin que le maximum d’acteurs de la presse puissent être impliqués ».

En effet, cette activité découle de la mise en œuvre en Afrique de l’Ouest du Projet Global Drive qui est un large cadre de coopération entre le HCDH et l’UNESCO, conclu par les deux entités onusiennes en novembre 2019, sous la forme d’un protocole d’accord décrivant une coopération renforcée pour promouvoir la sécurité des journalistes.  Ce protocole s’inscrit dans un large spectre de protection de la liberté des médias et des droits des journalistes, notamment en coordonnant la mise en œuvre du Plan d’action de l’ONU sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, qui a été élaboré en 2012.

C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre du projet par le HCDH-BRAO, s’est tenu du 28 au 30 octobre 2021, au Sénégal, un premier atelier pour lancer à Saly, un collectif de journalistes promouvant les droits de l’Homme. Cette rencontre a été suivie en 2022 dans le contexte du 10e anniversaire du plan d’action des Nations unies pour la sécurité des journalistes (UNPA), des travaux de Grand Bassam du 27 et 28 septembre 2022, en Côte d’Ivoire. Les travaux de Saly et de Grand Bassam avaient permis de faire ressortir la nécessité de la mise à l’échelle régionale du Collectif des Journalistes en Droits de l’Homme devant bénéficier de formations spécialisées sur les mécanismes internationaux de protection des droits de l’Homme, avec un accent particulier sur les femmes journalistes.

FIN

Pour plus d’informations :

Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme – Afrique de l’ouest : Habibou Dia – habibou.dia@un.org »

 

Lutte anti-corruption : Philippe Nion va lâcher l’ASCE-LC pour l’UEMOA

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Le contrôleur général d’État Philippe Nion à sa prise en mars 2022

Après un peu plus d’un an au poste de contrôleur général d’État à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) ; Philippe Nion a annoncé ce mardi son départ prochain de l’institution. Mais, pour aller où ?

Le contrôleur général d’État Philippe Nion à sa prise de fonction en mars 2022

Sur cette question de futur point de chute de M. Nion, notre confrère de L’Ob’s annonce la Cour des comptes de l’UEMOA, basée à Ouagadougou, où il s’apprête à déposer ses valises en qualité de conseiller. En clair, le contrôleur Nion sur le départ, entend rester pour le moment dans le contrôle, puisque la Cour des Comptes de l’UEMOA a aussi pour mission le contrôle les comptes des organes de l’Union, et la fiabilité des données budgétaires nécessaires à l’exercice de la surveillance multilatérale.

Sur les raisons de son départ de l’ASCE-LC, le contrôleur général sortant a invoqué une certaine immixtion des politiques dans la vie de l’institution, ce qui l’expose à des risques d’implosion si la menace n’est pas maîtrisée.   Alors, qui pour faire ce boulot après son départ ? Il est encore très tôt pour y répondre car le processus de recrutement risque de prendre un peu temps. Surtout s’il faut procéder par appel à candidatures et enfin retenir l’oiseau rare. Bref, vivement que l’ ASCE-LC retrouve une stabilité à sa tête.

Burkina Demain

Conakry : Dr Emma Kantiono au WEA du Droit Minier et de l’Energie

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Dr Emma Marie Blanche Kantiono, Directrice Générale de Essakane Solar Sas, est rentrée lundi de Conakry, en Guinée, où elle a participé, sur invitation des organisateurs, à l’édition 2023 du Week-End-Africain (WEA) du Droit minier et de l’Energie en Afrique.

Dr Emma Marie Blanche Kantiono, DG de Essakane Solar Sas, a participé du 28 au 30 avril à Conakry, à l’édition 2023 du Week-End-Africain du Droit Minier et de l’Energie

Décidément, Dr Emma Marie Blanche Kantiono est beaucoup sollicitée ces temps-ci. En fin mars, la Directrice Générale de Essakane Solar Sas a parrainé avec succès l’édition 2023 du Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables de Ouagadougou (SIERO).

Un honneur aussi pour le Burkina Faso

Dr Kantiono a pris du plaisir à partager son expérience, celle de son pays sur les thématiques au menu des discussions de l’évènement

Il y a quelques semaines, c’est les organisateurs du Week-End-Africain du Droit Minier et de l’Energie qui l’invitaient pour venir donner une communication à leur évènement prévu du 28 au 30 avril 2023.

La DG Kantiono a bien été de ce rendez-vous de Conakry où elle a représenté valablement le Burkina Faso.  Elle n’est rentrée que hier, lundi 1er mai de Conakry où elle a pris du plaisir à partager son expérience, celle de son pays sur les thématiques au menu des discussions de l’évènement. Cette participation est à la fois un honneur personnel mais aussi pour le Burkina Faso, pays minier de l’Afrique de l’Ouest.

Plusieurs thématiques abordées

Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de cette édition 2023 de Week-End-Africain. Les différents intervenants dont Dr Kantiono ont été invités à apporter des réponses, à se prononcer notamment sur un certain nombre de thématiques cruciales dont la bonne maîtrise pourrait favoriser le développement du secteur minier et énergétique africain.

Pêle-mêle, il s’agit des questions suivantes :

– Avec les enjeux liés à la transition énergétique et le mix énergétique, quel est le Cadre légal qu’il faut mettre en place pour attirer les investissements pour le développement de projets solaires, éoliens ou hydroélectriques?

-Les avantages prévus dans les codes des investissements et codes de l’énergie sont-ils suffisants pour favoriser les investissements en Afrique subsaharienne ?

– Comment aborder et gérer les risques politiques et sécuritaires dans le cadre du développement des projets d’énergie dans les pays africains en général ?

– Comment trouver un équilibre entre la promotion des investissements par les nationaux et l’investissement étrangers notamment dans le secteur des ressources naturelles en Afrique ?

Mais, globalement, Dr Kantiono pense que les tendances observées ces dernières années en Afrique en matière de lois et règlements dans les secteurs des mines et de l’énergie visent une meilleure maîtrise et participation au développement socioéconomique des activités minières et énergétiques dans nos Etats.

Le Week-End-Africain du Droit Minier et de l’Energie est une initiative conjointe de plusieurs structures dont l’Institut de formation et d’expertise juridique.

Philippe Martin

Burkina Demain

Des méthodes harmonisées pour la collecte informelle de données sur le commerce transfrontalier essentielles au suivi du commerce intra-africain

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Kampala, Ouganda, le 28 avril 2023 (CEA) – On sait que le commerce transfrontalier informel en Afrique est important et contribue de manière cruciale aux moyens de subsistance de millions d’Africains, mais il n’existe pas de méthodes convenues pour le mesurer avec précision, ont déclaré des experts lors de la première réunion en présentiel de l’Équipe spéciale sur l’élaboration d’une méthodologie harmonisée pour la collecte informelle de données sur le commerce transfrontalier.

«Comprendre l’ampleur, la portée et les caractéristiques du Commerce transfrontalier informel (ICBT) sera déterminant pour surveiller avec précision le commerce intra-africain, ainsi que l’élaboration d’une politique économique appropriée », a déclaré Melaku Geboye Desta, Coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale (ATPC), à la Commission économique pour l’Afrique (CEA), à l’ouverture de la réunion du Groupe de travail à Kampala, en Ouganda.

Le Groupe de travail a été créé par la Commission de l’Union africaine (CUA), en collaboration avec la CEA et AFREXIMBANK ; et a pour mandat de fournir des orientations politiques et techniques au processus d’élaboration de la méthodologie continentale de collecte de données ICBT et de superviser sa mise en œuvre.

M Desta a noté que les statistiques commerciales officielles saisissent souvent des données sur le commerce formel et laissent de côté le commerce informel, ce qui entraîne une sous-estimation de la portée du commerce intra-africain. La taille de l’ICBT en Afrique signifie que le niveau du commerce intra-africain est probablement beaucoup plus élevé que le chiffre de 16 à 18 % souvent utilisé par les experts, a-t-il déclaré.

Reconnaissant qu’il existe certaines estimations de l’ICBT en Afrique, M. Desta a observé que l’absence d’une définition convenue de l’ICBT et d’outils méthodologiques communs utilisés par les différents organismes statistiques nationaux a diminué la qualité et l’utilité des estimations qui en résultent.

M Brian Mureverwi, Conseiller principal en commerce, à la Commission de l’Union africaine, s’exprimant au nom de M. Djamel Ghrib, Directeur du développement économique, de l’intégration régionale et du commerce à la Commission, a déclaré que celle-ci accorde une grande importance aux statistiques commerciales, car cela éclaire la formulation de politiques fondées sur des données probantes.

«Le commerce transfrontalier informel est répandu en Afrique, d’où la nécessité de saisir les aspects en matière de structure, de modèle ainsi que la dimension genre». M. Mureverwi a noté que pour soutenir pleinement la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, il est important de saisir les activités des PME à la frontière, car elles contribuent énormément aux économies africaines. Les données ICBT seront intégrées dans l’Observatoire africain du commerce (https://ato.africa/en), afin que les décideurs politiques puissent prendre des décisions politiques éclairées par les données.

 

Tout comme le commerce formel, le commerce transfrontalier informel nécessite une méthodologie commune, y compris sa définition. Les bonnes pratiques internationales recommandent l’utilisation d’une nomenclature commune dans la collecte et la diffusion des statistiques commerciales, dans le but de faciliter la comparabilité des données. À cette fin, le groupe de travail a travaillé sur le développement d’une méthodologie harmonisée pour la collecte de données ICBT en Afrique.

Il n’existe pas de définition universellement acceptée de l’ICBT car il a souvent été confondu avec la contrebande et d’autres pratiques illégales. L’ICBT a été défini au sens large pour inclure les commerçants ou entreprises informels (non enregistrés) opérant entièrement en dehors de l’économie formelle et des entreprises formelles (enregistrées) qui se soustraient totalement aux réglementations et aux droits liés au commerce, par exemple en évitant les postes frontaliers officiels. L’ICBT a également été défini comme toute entreprise formelle (enregistrée) qui se soustraie partiellement aux réglementations et aux droits liés au commerce en recourant à des pratiques illégales, par exemple la sous-facturation.

Le Groupe de travail a tenu deux réunions virtuelles aux fins de délibérer sur la définition et les composants de la méthodologie ICBT. La réunion hybride actuelle s’appuiera sur les travaux déjà existants sur l’ICBT sur le continent. Par exemple, il existe la méthodologie du Bureau ougandais des statistiques (UBOS) pour la collecte de données ICBT qui constitue la base de la méthodologie harmonisée pour la collecte de données ICBT dans les régions d’Afrique orientale et australe, et la méthodologie harmonisée utilisée dans les projets pilotes de collecte de données ICBT dans la région de la CEDEAO par la CEA et AFREXIMBANK.

S’exprimant lors de l’ouverture de la réunion du Groupe de travail, Antony Coleman, Économiste de recherche principal à Afreximbank, a souligné la nécessité d’une cohérence dans la définition, l’approche, l’étendue et la collecte de données pour arriver à un cadre harmonisé de collecte de données ICBT.

«Nous savons que le commerce intra-africain est très faible, mais est-il vraiment faible ou est-ce qu’une grande partie de celui-ci se trouve dans le segment informel et n’est donc pas pris en compte », a demandé M. Coleman, ajoutant que « pour pouvoir saisir le volume du commerce transfrontalier informel qui circule à travers le continent, nous avons seulement besoin d’un cadre continental harmonisé pour y remédier. Une fois que nous serons capables de le faire, nous pourrons alors réaliser que le commerce intra-africain est en effet si énorme et comprendre que ce dernier nous aidera également à améliorer nos statistiques commerciales et notre balance des paiements ».

La réunion de quatre jours du Groupe de travail finalisera les délibérations sur la définition et les éléments clés de la méthodologie, en interrogeant les méthodologies ICBT existantes. Elle identifiera les similitudes, les différences et les lacunes qui peuvent être traitées dans la méthodologie continentale harmonisée. En outre, la réunion préparera le premier projet de méthodologie continentale pour la collecte de données ICBT en Afrique qui sera soumis aux organes délibérants de l’Union africaine pour examen.

-Fin-

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

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La Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org

Eau et Assainissement : Le monument Mamadou Lamine Kouaté s’en est allé

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Ancien DG de l'ONEA, le regretté Mamadou Lamine Kouaté aura été de son vivant l'un des artisans de la réalisation du Barrage de Ziga

L’ancien directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au début des années 2000, Mamadou Lamine Kouaté, n’est plus. Il a été conduit ce lundi 1er mai 2023 à sa dernière demeure au cimetière de Gounghin. Ingénieur hydrogéologue de formation, Mamadou Lamine Kouaté aura marqué le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Il aura été l’un des artisans de la réalisation du grand barrage de Ziga. Il était alors DG de l’ONEA lors de la réalisation en 2000 de l’ouvrage hydraulique  d’une capacité de 200 millions m3 qui assure encore aujourd’hui l’essentiel de l’approvisionnement en eau potable de la capitale et de ses environs.

Le grand expert du secteur eau et assainissement a occupé plusieurs hautes fonctions au sein l’administration burkinabè et à l’échelle continentale. Il a été tour à tour directeur général de l’hydraulique et de l’équipement rural ; secrétaire général du Ministère de l’eau ; directeur général de l’Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (O.N.B.A.H) ; président du Conseil d’administration de l’ONEA ; conseiller technique au Ministère de l’eau, chargé du secteur eau potable et assainissement ; président de l’Association africaine de l’eau (AAE) et président du Conseil national de l’eau du Burkina Faso.  Mamadou Lamine Kouate est par ailleurs auteur de plusieurs publications sur l’eau et assainissement. C’est un monument du secteur eau et assainissement qui s’en est allé.

PM

Burkina Demain

Boromo : Le Capitaine Traoré félicite et encourage les forces de défense et de sécurité

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Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, sur le chemin du retour de Bobo-Dioulasso, a fait une escale au détachement militaire de Boromo. Communiqué.

«Détachement militaire de Boromo : Le Chef de l’Etat félicite et encourage les forces de défense et de sécurité

(Ouagadougou, 1er mai 2023). Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, sur le chemin du retour de Bobo-Dioulasso, a fait une escale au détachement militaire de Boromo.

Le Capitaine TRAORE a félicité et encouragé les Forces de défense et de sécurité (FDS) de ce détachement pour le travail qu’ils accomplissent jour et nuit dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes, la sécurisation de la région de la Boucle du Mouhoun et de l’ensemble du territoire.

Le Chef de l’Etat a, en outre, invité les forces de défense et de sécurité à redoubler d’efforts dans les actions de reconquête du territoire et pour le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso »

SNC 2023 : Tout est bien, qui débute bien !

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C’est parti pour la vingtième édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2023. L’ouverture officielle a lieu ce samedi soir au stade Sangoulé Lamizana en présence du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, de diverses et nombreuses personnalités de tous bords.

Le Capitaine Traoré donnant les coups de gong de cette 20ème édition de la SNC
Le stade Sangoulé Lamizana affichait plein à cette ouveture de la SNC 2023

3 coups de gong du président Ibrahim Traoré et voici officiellement ouverte la SNC 2023 placée sous le signe «Diversité culturelle, ferment de l’unité nationale». La cérémonie d’ouverture riche en sons et en couleurs, a enregistré le discours du ministre en charge de la culture, Jean Emmanuel Ouédraogo qui est revenu sur les enjeux de la tenue de l’évènement culturel, après plusieurs reports.

A l’écouter, la SNC 2023 permet au pays d’affirmer sa résilience face aux défis auxquels il fait face, notamment l’insécurité. «Le Burkina reste débout de par la détermination des forces de défenses et de sécurité, des volontaires pour la défense de la partie…le Burkina reste débout de part la détermination du peuple dans sa diversité, de part sa culture», a soutenu le ministre de la culture.

Le ministre en charge de la culture, Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de son intervention

Abordant la participation de la Guinée en sa qualité de pays invité d’honneur, le ministre de la culture a invoqué la proximité culturelle avec Bobo, l’importance qu’a toujours occupé la culture dans l’histoire du pays de Sékou Touré.

Pour sa part, le parrain de la SNC 2023, Al Hassan Sienou, a laissé entendre que l’évènement culturel était également une aubaine pour les activités économiques avec l’organisation de la rue marchande.

En rappel, les différentes régions du pays sont représentées à cette SNC. Comme les précédentes, leurs représentants vont en toute fraternité, rivaliser de talents, de créativité sur scène.

Les gradins du stade Sangoulé Lamizana bondés de festivaliers venus des 4 coins du Burkina Faso

Que la fête soit belle !

Chantal Sanou, Bobo

Burkina Demain

Eau et Assainissement à Bobo : Visites de terrain du ministre Augustin Kaboré

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Le ministre Augustin Kaboré en visite de terrain ce 29 avril 2023 à Bobo Dioulasso

En séjour à Bobo-Dioulasso dans le cadre de la 20ème édition de la Semaine Nationale de la Culture Bobo 2023 (SNC), le Ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, Dr Augustin Kaboré, en a profité ce 29 avril pour effectuer quelques visites de terrain en rapport avec les préoccupations d’environnement, d’eau et d’assainissement. Des visites de terrain ponctuées par une rencontre d’échanges avec les responsables des structures déconcentrées dans les Hauts Bassins.

Le Colonel Kaboré et ses hommes ont visité un certain nombre de sites relevant de son département ministériel

Le ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement s’est notamment rendu à Nasso, Dinderesso et sur un centre de valorisation de déchets plastiques à la Direction provinciale en charge de l’environnement du Houet.

A Nasso, Augustin Kaboré a visité les travaux du Programme d’actions prioritaires eau potable (PAPEP), un projet destiné au renforcement de la capacité de production d’eau potable de la ville de Sya. La station de traitement d’eau de Nasso est en pleine réalisation mais le chef du Département MEEA et sa suite ont pu passer en revue les différents compartiments de l’ouvrage : la salle de traitement, la salle de commande et de supervision, la nouvelle salle de pompage et les nouveaux forages à gros débit de 2000m3/ heure installés pour augmenter la capacité de distribution de l’eau potable. Le Ministre s’est félicité de l’avancée des travaux en cours.

Une fois ces travaux terminés, l’ONEA pourra répondre aux besoins d’approvisionnement en eau potable des populations de la ville de Sya et des environnants.

Le ministre Kaboré et sa suite à Dinderesso

Après, Nasso, le ministre Kaboré s’est rendu avec sa suite à l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) sise à Dinderesso.  Là, ils ont visité, entres autres, dortoirs, la cuisine, l’amphithéâtre, l’infirmerie, le terrain de sport et l’atelier de couture. Ici l’objectif du ministre Kaboré, c’était de s’assurer que l’établissement se prépare comme il se doit à accueillir le futur contingent de 2000 agents des eaux et forêts. Et le chef du MEEA de saluer les actions d’anticipation en cours pour faciliter l’hébergement et la formation des 2000 agents des eaux et forêts.

Avant Nasso et Dinderesso, le ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement s’est d’abord rendu au centre technique de valorisation des déchets plastiques situé à la Direction provinciale en charge de l’environnement du Houet.

Dr Kaboré et sa délégation ont ainsi pu visiter les différentes étapes de la chaîne de production du centre. Du lavage des déchets plastiques à la transformation en passant par le séchage, le tri. Ainsi, les déchets plastiques sont mis dans un broyeur où ils sont réduits en pâte, puis en granulés. Ces granulés sont plus tard utilisés pour la fabrication d’articles divers en plastique tels les pavés, les seaux et des panneaux de signalisation.

Des instructions pour le redémarrage du Centre

Le ministre Kaboré et son équipe ont été émerveillés par cette ingéniosité qui permet de valoriser les déchets plastiques. Mais depuis la fin du projet, le Centre est à l’arrêt. Pour le ministre, il faut s’approprier les acquis du projet pour assurer le fonctionnement continu du centre. «Le centre ne joue  pas actuellement son rôle, alors qu’il pourrait créer de la richesse, de l’emploi pour les populations de Bobo-Dsso» a-t-il déploré. Et de donner des instructions pour que dans les jours à venir des solutions soient trouvées pour permettre le redémarrage du Centre technique de valorisation des déchets plastiques de Bobo-Dioulasso.

Les échanges avec les responsables des différentes structures déconcentrées pour s’enquérir de leurs préoccupations et leur donner des orientations, ont mis fin aux présentes visites de terrain du ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement en cette journée du 29 avril à Bobo-Dioulasso.

Chantal Sanou, Bobo

Burkina Demain

FAPPELAO : «Notre Fédération renforcera les liens entre acteurs de la presse en ligne de l’Afrique de l’Ouest»  

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Les membres du nouveau Bureau de la FAPPELAO mis en place le 28 avril 2023 à Abidjan

Ceci est un Communiqué de la FAPPELAO-Fédération des associations des professionnels de la presse et éditeurs en ligne de l’Afrique de l’Ouest-  nouvellement portée sur les fonts baptismaux le 28 avril 2023 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Dr Cyriaque Paré, nouveau président élu de la FAPPELAO, y décline les ambitions de la Fédération.

Dr Cyriaque Paré, nouveau président de la FAPPELAO, a décliné les ambitions de la Fédération

«Communiqué de presse

Médias : Création de la Fédération des Associations des Professionnels de la Presse et Éditeurs en Ligne de l’Afrique de l’Ouest (FAPPELAO)

Jacqueville, Côte d’Ivoire, le vendredi 28 avril 2023- Les organisations professionnelles des médias en ligne de l’Afrique de l’Ouest francophone ont créé la Fédération des Associations des Professionnels de la Presse et Editeurs en Ligne de l’Afrique de l’Ouest (FAPPELAO), à l’issue d’une Assemblée générale constitutive organisée le vendredi 28 avril 2023 dans la ville balnéaire ivoirienne de Jacqueville, à l’ouest d’Abidjan.

Les travaux de cette Assemblée générale constitutive se sont déroulés en marge d’une rencontre régionale sur les droits de l’homme et la liberté d’expression organisée les 27 et 28 avril 2023 sous l’impulsion du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) avec l’appui technique et financier du Bureau régional Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et des Bureaux de ONU Femmes et UNESCO en Côte d’Ivoire.

Les associations de médias en ligne de huit pays de l’Afrique de l’Ouest francophone ont pris part à cette Assemblée générale constitutive. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Togo et du Sénégal.

Après l’adoption des textes fondateurs de cette fédération qui vise à rassembler toutes les associations de médias en ligne de la région, un bureau de sept membres a été mis en place.

Dirigé par Dr Cyriaque Paré, fondateur du site Lefaso.net et président de l’Association de la presse en ligne du Burkina Faso, ce bureau doit travailler pour une opérationnalisation rapide de la Fédération dont le siège est fixé en République de Côte d’Ivoire.

« Nous sommes fiers d’annoncer la naissance de la Fédération des Associations des Professionnels de la Presse et Éditeurs en Ligne de l’Afrique de l’Ouest dénommée FAPPELAO », a déclaré Dr Paré peu après sa désignation par ses pairs.

Poursuivant, il a exprimé sa gratitude à ses homologues de l’Afrique de l’Ouest francophone pour la confiance placée en lui et sollicité leur entregent et créativité à l’effet d’atteindre les objectifs assignés à la Fédération.

L’objectif principal de la FAPPELAO est de défendre les intérêts des entreprises de presse en ligne de l’Afrique de l’Ouest et de promouvoir la liberté d’expression et les droits de l’homme dans la région.

«Nous sommes convaincus que la FAPPELAO apportera une valeur ajoutée significative aux efforts déployés pour protéger la liberté de la presse et soutenir les professionnels de la presse en ligne en Afrique de l’Ouest », a encore dit Dr Cyriaque Paré.

«Nous espérons que cette fédération contribuera également à renforcer les liens entre les différents acteurs de la presse en ligne dans la sous-région et à les consolider pour mieux affronter les défis que connaît aujourd’hui le secteur », a-t-il conclu.

Liste du bureau de la FAPPELAO

Président : Dr Cyriaque Paré (Burkina Faso)

1ère Vice-présidente : Hélène Doubidji (Togo)

2ème Vice-président : Lassina Sermé (Côte d’Ivoire)

Secrétaire général : Ibrahima Lissa Faye (Sénégal)

Secrétaire Général Adjoint: Léonce GAMAI (Benin)

Trésorier général : Modibo Fofana (Mali)

Trésorière générale adjointe : Maïmouna Bangoura (Guinée)

—FIN—

Pour tout contact : cyriaque.pare@lefaso.net  / 00226 70740751».