L’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (#ONEA) s’excuse auprès de son aimable clientèle de la ville de Bobo pour les perturbations constatées dans l’alimentation en eau potable.
Cette situation fait suite à des séries de pannes techniques sur d’importants équipements de production occasionnant un déficit d’environ 25 % de la capacité de production d’eau.
Une mission technique a été envoyée en renfort pour appuyer les #équipes techniques sur site et toutes sont actuellement #mobilisées pour des actions diligentes en vue d’atténuer le manque d’eau en attendant la réparation des équipements et le rétablissement de la situation.
L’ONEA s’excuse pour les désagréments qu’occasionne cette situation et renouvelle son engagement à assurer la continuité du service d’eau.
Les conférenciers du FESPACO ce vendredi 13 janvier 2023. L'on reconnait le délégué général Moussa Alex Sawadogo (micro)
Les conférenciers du FESPACO ce vendredi 13 janvier 2023. L’on reconnait le délégué général Moussa Alex Sawadogo (micro)
La délégation générale du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a dévoilé ce vendredi 13 janvier au cours d’une conférence de presse, la sélection officielle de la 28ème édition qui se tiendra du 25 février au 4 mars 2023. Au total, ce sont 170 films dans 11 catégories qui ont été retenus sur 1200 films postulants.
Les conférenciers du FESPACO ce vendredi 13 janvier 2023. L’on reconnait le délégué général Moussa Alex Sawadogo (micro), à l’extrême droite, le président du conseil d’administration, Dr Dramane Konaté
Si l’on en croit le délégué général du FESPACO, Alex Sawadogo l’on va assister à des projections cinématographiques de qualité lors de la 28ème édition du FESPACO prévue du 25 février au 4 mars 2023. Il l’a laissé entendre ce vendredi 13 janvier à Ouagadougou au cours de la conférence de presse annonce la sélection officielle du FESPACO 2023. Ainsi, au total, ce sont 170 bons films représentant 35 pays qui ont été retenus dans 11 catégories sur 1200 films postulants. A la grande satisfaction du DG Sawadogo qui s’est félicité de l’énorme travail abattu par le Comité de sélection, constitués de grands professionnels du 7ème art.
Catégories, nombre de films retenus
«Nous sommes fier du travail du comité» a-t-il indiqué. Même satisfecit chez le président du conseil d’administration Dr Dramane Konaté qui a exprimé lui aussi la satisfaction et les encouragements du ministère de la communication et de la culture à l’équipe du FESPACO.
15 films ont été sélectionnés dans la catégorie long métrage fiction. Dans la catégorie long métrage documentaire, 14 œuvres ont été retenues. 12 films sont sélectionnés dans la catégorie ‘’Burkina Films’’. 31 œuvres ont été retenues dans la catégorie FESPACO Shorts. Dans la catégorie Perspective, 11 chefs d’œuvres ont été sélectionnés. 22 œuvres sont retenues pour la catégorie ‘’Films des écoles de cinéma’’. Pour la catégorie ‘’Animation’’, 16 films ont été retenus contre 11 dans la catégorie ‘’Classics’’.
Présidents des jurys aussi connus
Les conférenciers du FESPACO ont également dévoilé les noms des personnages qui vont présider les différents jurys du FESPACO 2023. Là aussi, le délégué général s’est voulu rassurant sur la qualité de ces hommes et femmes du 7ème art qui ont déjà fait leurs preuves. On peut citer entre autres, la tunisienne Dora Bouchoucha qui va présider le jury du long métrage fiction ; le nigérian Kunle Afoloyan, président du jury de la catégorie ‘’Perspectives’’. La présidence du jury de la catégorie ‘’Burkina Films’’ échoit à Ardiouma Soma, ex-délégué général du FESPACO pour sa grande connaissance du cinéma du Burkina Faso. Interrogé sur le risque de conflit d’intérêt de ces présidents de jury qui pourraient être gagnés par la partialité lorsqu’ils auront à juger de la qualité des œuvres de leurs compatriotes ; Moussa Alex Sawadogo a minimisé le risque, évoquant la réputation en la matière du FESPACO dont les décisions ont été saluées à travers le monde. Comme quoi, sous sa direction, le FESPACO ne dérogera pas à la règle de cette longue réputation du Festival. Pour ce qui est de la sécurité, il pense aussi que les autorités du pays en donnant leur quitus pour la tenue de cette 28 édition du FASPACO, feront le nécessaire pour que les choses se passent dans la «sérénité et la paix». En tous les cas, il a dit travailler en étroite collaboration avec les autorités de la sécurité dans ce sens.
«Il n’y aura pas de projections à l’Institut français, une première»
L’autre préoccupation qui a été soulevée, c’est la disponibilité des infrastructures pour accueillir les festivaliers, l’Institut français de Ouagadougou étant hors service avec le saccage de ses installations pendant les manifestations d’octobre 2022. Sans ambages, le délégué général du FESPACO a reconnu le problème, indiquant que c’est la première fois dans l’histoire du FESPACO, que des projections ne se feront pas dans les salles de l’Institut français de Ouagadougou. Et de rassurer dans la foulée que des solutions ont été trouvées pour parer à cela. Il a parlé de la salle de mariage de la mairie centrale qui devrait être sollicitée et équipée en conséquence pour les projections ; ainsi que de la salle de conférences du Centre national de presse Norbert Zongo.
Le thème de la 28ème édition du FESPACO est placé, faut-il le rappeler, sous le thème : «Cinéma d’Afrique et culture de la Paix». Devant se tenir dans un contexte difficile avec la crise sécuritaire, économique ; le délégué général a invité les différents acteurs à se donner la main afin de réussir l’organisation de la manifestation. Occasion pour lui de rendre hommage aux différents partenaires du FESPACO. Le budget prévisionnel de l’édition 2023 est estimé à 2 milliards de francs CFA.
Des responsables de la coordination provinciale de soutien aux déplacés internes du Nayala au cours de la conférence de presse
La coordination provinciale de soutien aux déplacés internes du Nayala a animé ce jeudi 12 janvier 2023 à Ouagadougou une conférence de presse. Objectif : alerter l’opinion nationale et internationale sur la situation sécuritaire et humanitaire de la province du Nayala.
Des responsables de la coordination provinciale de soutien aux déplacés internes du Nayala au cours de la conférence de presse
Les populations de la province du Nayala dans la Boucle du Mouhoun souffrent beaucoup de la situation sécuritaire, tenaillées qu’elles sont par les groupes terroristes. Abandonnées quasiment à elles-mêmes à en croire certains témoignages, elles ne savent plus à quel saint se vouer, alors que le nombre de déplacés internes ne cesse de croître dans la province. Les chiffres des déplacés internes par localités touchées sont parlants : 10 600 à Gassan, 1700 à Soro, 1500 à Doumbassa.
Face à la dégradation inquiétante de la situation sécuritaire avec son cortège de problèmes ((incursions régulières d’hommes armés non identifiés, abandons de postes de travail, problèmes d’approvisionnement en produits alimentaires, des assassinés crapuleux) des responsables de coordination provinciale de soutien aux déplacés internes a donné ce jeudi 12 janvier 2023 de la voix à Ouagadougou pour alerter l’opinion nationale et internationale sur la souffrance des populations du Nayala. Pour donner cette alerte et souhaiter plus de soutien de la part de l’Etat, des personnes et des structures de bonne volonté, Yacouba Paré, vice-président de la coordination provinciale de soutien aux déplacés internes et deux autres camarades étaient face aux journalistes dans la salle de conférence du Centre national de presse Norbert Zongo. du Nayalarbert Zongo. En dehors de Toma, l’administration est partie de toutes les localités et les écoles sont pour la plupart fermées», a confié Yacouba Paré.
Assassinat encore récent de l’abbé Zerbo
Preuve récente de l’enfer que vivent les habitants du Nayala confrontés au quotidien aux exactions de groupes terroristes, c’est l’assassinat encore récent de l’abbé Jacques Yaro Zerbo dans la nuit du 2 janvier 2023.
A écouter les conférenciers, les déplacés internes du Nayala bénéficient d’une certaine assistance comme les dons de vivres ou de nattes, mais cela reste insuffisant. Ils souhaitent plus de présence de l’Etat aux côtés des populations de détresse pour que celles-ci ne sentent plus abandonnées par l’Etat.
Comment les contacter
Les fils et filles de la province du Nayala s’organisent pour apporter de leur mieux un soutien à leurs parents, d’où la mise en place de la coordination mais cela ressemble à une goutte d’eau au regard de l’immensité des besoins.
Déjà, pour ceux ou celles qui voudraient leur apporter un soutien, ils sont joignables sur les numéros suivants : 67 10 13 44 / 06 37 36 79/ 03 03 82 00.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 janvier 2023, en séance ordinaire, de 12 H 30 mn à 17 H 10 mn
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 11 janvier 2023, en séance ordinaire, de 12 H 30 mn à 17 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.
Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres, a présidé la session
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif au rapport général d’évaluation de l’étude nationale prospective « Burkina 2025 ».
En 2005, le Burkina Faso avait validé une vision consensuelle de développement qui s’énonce comme suit : « Le Burkina Faso, une Nation solidaire, de progrès et de justice qui consolide son respect sur la scène internationale ».
Ce rapport d’évaluation fait la synthèse du niveau d’atteinte de la vision et l’analyse de la cohérence des orientations stratégiques définies ainsi que l’évolution de la société actuelle. Cette évaluation repose sur deux (02) grandes
phases complémentaires : l’évaluation technique et l’enquête évaluative et de
perceptions des populations sur l’atteinte de la vision de l’Etude nationale
prospective Burkina 2025.
De l’analyse du schéma de financement, on note que les performances sont
encourageantes en matière de mobilisation de ressources pour le financement
(80%) des trois référentiels nationaux (CSLP, SCADD, PNDES). Ces
performances cachent quelques difficultés parmi lesquelles figurent le faible
taux de pression fiscale, l’inefficacité de la dépense avec des lourdeurs
administratives, la mauvaise qualité des infrastructures réalisées et la persistance
de la fraude fiscale.
Des recommandations ont été faites en vue d’assurer une mise en œuvre réussie de la prochaine vision prospective. Il s’agit entre autres, de la mise en place et l’opérationnalisation du dispositif de suivi et évaluation, de l’élaboration et l’opérationnalisation de tous les instruments de la nouvelle Etude nationale prospective (ENP), du renforcement de la lutte contre la corruption, le faux et le blanchiment d’argent.
Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en œuvre réussie des recommandations.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un Fonds de soutien patriotique.
La création du Fonds de soutien patriotique a pour objectif principal de disposer d’un instrument adéquat de collecte et de centralisation des contributions financières en vue de soutenir et d’accompagner l’action des Volontaires pour la défense de la Patrie.
Les contributions seront collectées à travers le réseau du Trésor public, les comptes de téléphonies mobiles et tout autre canal autorisé.
La mise en place de ce Fonds devrait contribuer à la réalisation des deux premières missions assignées à la Transition par la Charte signée le 14 octobre 2022, à savoir : rétablir et renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire national et apporter une réponse urgente, efficace et efficiente à la crise humanitaire.
Le troisième rapport est relatif à trois (03) projets de décrets.
Il s’agit :
– du décret portant modification du décret n°2016- 746/PRES/PM/MINEFID/MJDHPC du 09 août 2016 portant classement indiciaire du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire ;
– du décret portant régime indemnitaire applicable au personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire ;
– du décret portant fixation d’une indemnité de risque au profit du personnel du cadre paramilitaire des eaux et forêts.
L’adoption de ces décrets vise à redresser l’échelonnement indiciaire des contrôleurs de sécurité pénitentiaire et à accorder un supplément de rétribution au personnel du cadre paramilitaire de la Garde de sécurité pénitentiaire et des eaux et forêts au titre des risques encourus dans l’exercice de leurs fonctions.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, composition et fonctionnement du Comité national de la microfinance (CNM).
Ce Comité a pour mission de renforcer la stabilité et la viabilité du secteur de la microfinance. A ce titre, il est chargé notamment :
– d’adopter un plan d’actions prioritaires visant l’assainissement du secteur de la microfinance ;
– de procéder à l’audition des dirigeants des Systèmes financiers décentralisés ayant manqué aux règles de bonne conduite de la profession ;
– de faire procéder à la fermeture des structures exerçant sans autorisation l’activité de microfinance.
L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif règlementaire de suivi des structures de microfinance en vue de leur essor.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un rapport relatif à la réponse du Gouvernement au rapport issu de la visite du Sous-comité pour la prévention de la torture au Burkina Faso.
Le Burkina Faso a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants le 4 janvier 1999 ainsi que son protocole facultatif le 11 février 2010. Ce protocole institue en son article 2, un organe dénommé « Sous-comité pour la prévention de la torture », chargé de prévenir la torture à travers des visites régulières des lieux de privation de liberté. Conformément à son mandat, le Sous-comité pour la prévention de la torture (SPT) a effectué une visite au Burkina Faso du 03 au 09 décembre 2017.
Tout en reconnaissant des avancées notables, le SPT a adressé un rapport contenant ses observations et recommandations sur les conditions de détention etl’établissement d’un Mécanisme national de prévention de la torture.
La réponse du Gouvernement au rapport du SPT concerne l’évolution du cadre
législatif et institutionnel de promotion et de protection des Droits des personnes
privées de liberté, les observations et commentaires sur les faits et constatations
consignés dans le rapport du Sous-comité pour la prévention de la torture et
l’état de la mise en œuvre des recommandations issues de la visite.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission de la réponse du
Gouvernement au Sous-comité pour la prévention de la torture.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant prorogation de la durée du mandat des élus consulaires des Chambres régionales d’agriculture et du bureau national decoordination des Chambres régionales d’agriculture du Burkina Faso.
Cette prorogation fait suite à l’impossibilité d’organiser des élections en raison de l’insécurité constatée dans de nombreux villages et communes et de difficultés de mobilisation de ressources financières.
L’adoption de ce décret permet la prorogation du mandat des élus consulaires en fin de mission après cinq (05) années d’exercice, pour une durée de vingt-quatre (24) mois pour compter du 1er décembre 2022.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de l’atelier national d’information et de sensibilisation sur le nouvel accord post-Cotonou entre l’Union Européenne (UE) et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), tenu du 15 au 17 novembre 2022 à Koudougou.
Cet atelier avait pour objectif d’informer, de sensibiliser et d’outiller les acteurs sur les contours du nouvel accord post-Cotonou.
Au terme des travaux, l’atelier a recommandé au Gouvernement, la mise en place d’un Comité national de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du nouvel accord et la poursuite des actions de formation sur l’instrument de voisinage, de Coopération au développement et de coopération internationale qui est désormais le nouvel instrument de financement de l’Union Européenne utilisé avec tous les partenaires.
II 2 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au
Conseil deux (02) communications.
La première communication est relative aux conclusions des travaux de la session 2022 du Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière du Burkina Faso.
Cette session qui s’est déroulée les 24 et 25 novembre 2022 était placée sous le thème « l’inclusion financière comme instrument de renforcement de la résilience des Personnes déplacées internes (PDI) au Burkina Faso ».
Au terme de leurs travaux, les acteurs ont formulé des recommandations et pris des résolutions pour accélérer et renforcer la résilience des PDI dans notre pays.
Au titre des recommandations, il est préconisé :
– la mise en place d’un mécanisme de garantie pour pallier les difficultés de financement des PDI ;
– la mise en place d’un système d’identification unique de tous les Burkinabè ;
– l’accélération de la mise en œuvre du Programme national intégré pour le renforcement de l’inclusion financière au Burkina Faso ;
– le développement de solutions d’assurance spécifique qui permettront de pérenniser les interventions des Systèmes financiers décentralisés.
Comme résolutions, les acteurs du domaine de l’inclusion financière se sont engagés à mettre en place un cadre de concertation entre les acteurs qui font du cash-transfert et à augmenter le volume de crédit pour le développement des activités génératrices de revenus.
La seconde communication est relative à la mise en place de l’Initiative Masse Critique de Professionnels (IMCP) des projets et programmes.
L’Initiative Masse Critique de Professionnels des projets et programmes vise à former des professionnels pour les fonctions transversales des projets et programmes financés par les partenaires techniques et financiers dans les domaines de la gestion financière et l’audit/contrôle interne, du suivi-évaluation, de la passation des marchés ainsi que les sauvegardes environnementales et sociales.
Cette initiative mise en place par le Gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale vise à disposer d’une masse critique de professionnels à court terme, qui seront opérationnels pour les fonctions transversales clés de gestion des projets et programmes de développement. Les compétences de l’administration publique dans certaines fonctions transversales clés seront ainsi renforcées. L’initiative permettra également d’augmenter l’employabilité des auditeurs libres constitués d’étudiants titulaires d’un Master.
II 3 Le ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative au Plan stratégique national d’investissement agro-sylvo-pastoral (PNIASP) adopté le 22 décembre 2022.
Le PNIASP qui couvre la période 2021-2025, constitue un cadre fédérateur de planification et de pilotage des investissements dans le secteur agro-sylvopastoral. Il est l’instrument d’opérationnalisation de la politique sectorielle «production agro-sylvo-pastorale » du volet agricole du Référentiel national de développement et du Plan d’actions de la Transition (PAT).
II 4 Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil deux (02) communications.
La première communication est relative à la situation de la commande publique adressée aux Petites et moyennes entreprises (PME) régulièrement installées au Burkina Faso, au titre de l’année 2021.
Cette situation est le résultat consolidé de 19 ministères et institutions de l’exercice budgétaire 2021. Le montant prévisionnel total des lignes inscrites dans les Plans de passation des marchés (PPM) en 2021 s’élève à 118 500 320 280 F CFA contre 154 363 709 706 F CFA en 2020.
A l’exécution des différents plans de passation, la part des marchés effectivement attribués aux PME, sur la base des inscriptions prévisionnelles, il ressort des montants de 3 409 558 268 F CFA pour les micros entreprises, 8 021 444 607 F CFA pour les petites entreprises et de 41 663 892 327 F CFA pour les moyennes entreprises.
La seconde communication est relative à la soutenabilité du schéma d’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures.
Le circuit d’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures est subdivisé en quatre (04) segments principaux que sont l’importation, le transport, le stockage et la distribution. Depuis sa création en 1985, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) assure exclusivement l’importation et le stockage, les deux autres segments (transport et distribution) étant entièrement libéralisés.
Tributaire de la constante variation du prix du baril à l’international, le Gouvernement a adopté une politique des prix pour la vente des hydrocarbures axée sur le recours aux techniques de subventions des prix à la pompe, du gaz butane et des produits destinés à la production de l’électricité.
Cette politique a affecté au fil des années l’équilibre financier de la SONABHY à qui l’Etat reste redevable. A la date du 30 novembre 2022, l’Etat doit à ladite société 489,69 milliards F CFA obligeant celle-ci à s’endetter auprès des institutions financières locales et internationales.
A la date du 27 décembre 2022, le montant des factures fournisseurs de la SONABHY échues en souffrance de payement s’élève à 149,81 milliards F CFA.
Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de proposer un schéma qui permettra de rompre avec la tendance à la dégradation continue de la situation de la SONABHY pour mieux sécuriser les approvisionnements du Burkina Faso en hydrocarbures.
II 5 Le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la concertation sur le projet de loi portant règlementation bancaire de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA) le 18 janvier 2023 à Dakar en République du Sénégal.
Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la démarche participative instituée par l’institut d’émission communautaire dans la conduite de ses chantiers structurants, portera sur l’examen des propositions de modification à imprimer à la loi portant règlementation bancaire ainsi qu’à la Convention régissant la Commission bancaire de l’UMOA et son annexe.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Siaka COULIBALY, Consultant juriste, est nommé Conseiller spécial chargé des questions juridiques.
B AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Monsieur Régis Kévin BAKYONO, Mle 104 418 Y, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso, près le Saint-Siège au Vatican ;
– Madame Maimounata OUATTARA, Mle 49 032 L, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près la République Fédérale d’Autriche et des Organisations internationales à Vienne ;
– Monsieur Mamadou COULIBALY, Mle 59 729 K, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso près du Royaume du Maroc ;
– Madame Aminata OUATTARA/CISSE, Mle 118 860 Z, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Ambassadeur, Représentante permanente adjointe près de la Mission permanente du Burkina Faso à l’Organisation des Nations unies (ONU), en remplacement de Monsieur Ouiniboni KONATE ;
– Monsieur Samson Arzouma III OUEDRAOGO, Mle 118 846 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Ambassadeur, Coordonnateur du Bureau d’analyses stratégiques ;
– Monsieur Filatiéni COULIBALY, Mle 118 863 B, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso près la République de Guinée Equatoriale ;
– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 118 853 R, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Consul général du Burkina Faso à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite ;
– Monsieur Dié MILLOGO, Mle 118 843 E, Conseiller des affaires étrangères, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Abidjan ;
– Monsieur Alain Edouard TRAORE, Mle 51 014 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Chargé de missions, en remplacement de Monsieur Bakary KONE.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
– Monsieur Sayouba SAWADOGO, Mle 111 065 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Yves KAFANDO, Mle 201 107 J, Inspecteur des douanes, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Coordonnateur national de lutte contre la fraude.
D AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Monsieur Eloi GUIGMA, Mle 113 371 E, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, est nommé Directeur général de l’Administration pénitentiaire ;
– Monsieur Ibrahim TRAORE, Mle 113 377 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire ;
– Monsieur Ahmed TRAORE, Mle 113 376 H, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la détention, de la sécurité et des opérations ;
– Monsieur Pabewindé Omar SAWADOGO, Mle 92 526 U, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la santé et de l’action sociale ;
– Madame Wendmi Rachel TIENDREBEOGO, Mle 203 374 R, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 3ème échelon, est nommée Directrice des Sports, des loisirs, des arts et de la culture ;
– Monsieur Sidbéwendin Claude SAWADOGO, Mle 240 056 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 5ème échelon, est nommé Directeur du matériel et du budget ;
– Monsieur Micaïlou TRAORE, Mle 240 050 P, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur de la planification et de la coopération pénitentiaire ;
– Monsieur Kusiele Bob-Zié Jean Wilfrid MEDA, Mle 240 046 P, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur du personnel de l’administration pénitentiaire ;
– Monsieur Xavier BATIOBO, Mle 113 369 K, Inspecteur principal de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 4ème échelon, est nommé Directeur de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle ;
– Monsieur Amidou ZERBO, Mle 113 366 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur du Centre de réinsertion sociale pour mineurs en conflit avec la loi ;
– Monsieur Windinmi Bertin ILBOUDO, Mle 203 386 W, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er grade, 3ème échelon, est nommé Directeur du Centre pénitentiaire agricole de Baporo ;
– Monsieur Pinga ZONGO, Mle 88 511 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Directeur de la prison de haute sécurité de Ouagadougou ;
– Monsieur Issa THANOU, Mle 203 375 Z, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Banfora ;
– Monsieur Vincent KONOMBO, Mle 240 049 B, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso ;
– Monsieur Alexis PARE, Mle 213 760 M, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Bogandé ;
– Monsieur Adama SANON, Mle 98 067 R, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Boromo ;
– Monsieur Boubacar SAWADOGO, Mle 240 034 V, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Dédougou ;
– Monsieur Sààyirnibè Jean Eudes SOME, Mle 203 376 K, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Diapaga ;
– Monsieur Ousséni ZABRE, Mle 88 503 T, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade 62, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou ;
– Monsieur Tingandé KABORE, Mle 110 149 Z, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Djibo ;
– Monsieur Oumarou DEMI, Mle 240 037 C, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade 62, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Dori ;
– Monsieur Séini ZABRE, Mle 88 552 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Fada N’Gourma ;
– Monsieur Ardiouma MILLOGO, Mle 98 072 B, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie A, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Gaoua ;
– Monsieur Hamidou KABORE, Mle 113 356 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Kaya ;
– Monsieur Kielgabé Casimir NIKIEMA, Mle 53 645 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Koudougou ;
– Monsieur Tanga Jean-Baptiste YAMEOGO, Mle 113 365 L, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade G, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Kongoussi ;
– Monsieur Boureima NIKIEMA, Mle 57 413 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Koupéla ;
– Monsieur Mouri SABO, Mle 53 643 H, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Léo ;
– Monsieur Sifouyane SEYNOU, Mle 57 416 M, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 6ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Manga ;
– Monsieur Frédéric OUEDRAOGO, Mle 222 270 V, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou ;
– Monsieur Jean-Marie KABRE, Mle 240 053 M, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ouahigouya ;
– Monsieur Mamadou TRAORE, Mle 92 665 K, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 2ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Orodara ;
– Monsieur Ousséïni ZOURE, Mle 203 372 N, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 2, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo ;
– Monsieur Issouf KOUSSOUBE, Mle 222 275 V, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Tougan ;
– Monsieur Armand SAWADOGO, Mle 57 379 G, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Yako ;
– Monsieur Souleymane ZERBO, Mle 113 367 V, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2ème grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Ziniaré ;
– Monsieur Boukary ZANGO, Mle 113 378 V, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie 1, 3ème échelon, est nommé Directeur régional de la Garde de sécurité pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel
de Ouagadougou.
E AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur Alain SAWADOGO, Mle 130 454 G, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Pascal ZONGO, Mle 24 164 G, Ingénieur agronome, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Mahamoudou DIARRA, Mle 59 879 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.
F AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
– Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT
– Monsieur Amed SORY, Mle 104 281 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet.
H AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
– Monsieur Mahiret Emeric Rodrigue SOME, Mle 246 026, Ingénieur système transport ferroviaire et urbain, 2ème classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina ;
– Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Administrateur des affaires, est nommé Superviseur général de la Régie administrative chargée de la Gestion de l’assistance en escale (RACGAE).
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ;
– du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
– de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité et de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions.
A MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Gisèle Basseffyam Isabelle Marie SAGNON/SAWADOGO, Mle 130 311 W, Magistrat,
Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le second décret renouvelle le mandat de Madame Gisèle Basseffyam Isabelle Marie SAGNON/SAWADOGO, Mle 130 311 W, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour une dernière période de trois (03) ans.
B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre de la Primature :
– Monsieur Désiré OUEDRAOGO, Mle 53 615 Y, Administrateur des services financiers.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS
– Monsieur Clément BROUSSE, Attaché de coopération scientifique et universitaire à l’Ambassade de France, en remplacement de Monsieur Antoine Paul Arnaud BRICOUT.
C MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat :
Le second décret nomme Monsieur Gninkou Arsène DABIRE, Mle 130 481 F, Magistrat, Président du Conseil d’administration de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le président en exercice de la CEDEAO Umaro et le Capitaine Ibrahim Traoré au cours de leur tête-à-tête
Pour s’enquérir du processus de mise en œuvre de la Transition en cours au Burkina Faso, le Président en exercice de la CEDEAO Umaro Sissoco Embalo est arrivé ce mercredi à Ouagadougou.
Le président de la CEDEAO a été accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré
«Accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, le Président bisseau-guinéen a ensuite eu une séance de travail avec le Chef de l’Etat, élargie à leurs délégations avant de s’entretenir en tête-à-tête», indique un communiqué de la Présidence du Faso.
«A l’issue des échanges avec le Chef de l’Etat, le Président en exercice de la CEDEAO, qui a été rassuré de la bonne conduite de la Transition, a réaffirmé la disponibilité de l’organisation ouest africaine à soutenir et à accompagner le Burkina Faso dans la lutte engagée contre le terrorisme».
Le président en exercice de la CEDEAO a aussi laissé entendre qu’il avait compris beaucoup de choses du processus et qu’il fera le point de sa mission au prochain sommet de la CEDEAO «afin que des décisions urgentes puissent être prises pour accompagner le Burkina Faso » ; soulignant la nécessité de poursuivre les échanges avec les chefs d’Etat de l’organisation régionale et les différents partenaires en vue d’apporter, dit-il, «du soutien dans les meilleurs délais à notre pays qui fait face à des défis sécuritaire et humanitaire».
Le gouvernement a décidé de la création d'un fonds de soutien aux VDP à sa session du 11 janvier 2023
Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres qui a vu la prise d’un certain nombre de décisions dont la création d’un fonds de soutien aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Des détails dans ce communiqué.
Le gouvernement a décidé de la création d’un fonds de soutien aux VDP à sa session du 11 janvier 2023
«Conseil des ministres du 11 janvier 2023 : le gouvernement crée un fonds de soutien aux Volontaires pour la Défense de la Patrie
(Ouagadougou, 11 janvier 2023). Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres qui a examiné et adopté, selon le Porte-parole du Gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs dossiers importants. Parmi ces dossiers figurent deux rapports au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective.
Le premier rapport porte création du Fonds de soutien patriotique, avec un besoin de près de 100 milliards de francs CFA pour son alimentation. Selon le Ministre chargé des Finances, Aboubakar NACANABO, il s’agit de la contribution des Burkinabè à la lutte contre le terrorisme, notamment par le soutien des Volontaires pour la Défense de la Patrie qui a plusieurs composantes.
La première composante est relative à la contribution des fonctionnaires et des travailleurs du privé. « Pour cette composante, nous avons voulu qu’elle soit volontaire, dans la mesure où on n’a pas pu dégager un consensus avec les partenaires sociaux », a expliqué le Ministre NACANABO.
Selon le Ministre Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO, « la Transition a affirmé de façon claire la volonté de pouvoir mener cette guerre de façon souveraine. Il faut que les Burkinabè eux même soient les acteurs de la reconquête de notre territoire et de la refondation de notre pays ».
Aussi, les membres du gouvernement ont-ils décidé de façon unanime de céder chacun 5% de son salaire mensuel comme contribution à ce fonds.
La deuxième composante concerne les taxes sur la consommation des boissons, du tabac et une contribution sur la consommation en matière de télécommunication et sur les jeux de hasard.
Le second décret porte sur l’évaluation de l’étude nationale prospective Burkina 2025 qui décrit la vision du Burkina jusqu’en 2025. Pour le ministre Aboubakar NACANABO, cette évaluation est à son terme et l’on devrait passer à une autre.
Le Conseil s’est également penché sur les violences perpétrées par des éléments des Forces de Défense dans le quartier Nangrin de Ouagadougou. « Le Conseil condamne fermement cette dérive et exprime toute sa solidarité avec les populations civiles qui en ont été victimes », a déclaré le Ministre Jean-Emmanuel OUEDRAOGO qui a ajouté que le gouvernement a instruit le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions afin de s’assurer, « d’une part, que les auteurs de cette dérive puissent être sanctionnés sévèrement, et, d’autre part, de travailler pour que de telles dérives ne puissent pas se produire à l’avenir » dans notre pays.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso»
Yé Lassina Coulibaly, artiste auteur-compositeur interprète, Chevalier de l'ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse) du Burkina-Faso
L’homme à la fois défenseur de l’authenticité culturelle africaine et de la diversité culturelle universelle, Yé Lassina Coulibaly que l’on ne présente plus, est depuis longtemps un acteur majeur de la lutte pour l’avènement d’un nouveau métissage de grande portée humanitaire et écologique. Chez lui, on est en plein dans ce que l’on peut résumer ou titrer ‘’Mondialisation, métissage en musique’’.
En effet, l’ancien contexte historique du métissage, nous le connaissons tous : c’est une triste attitude de l’humanité qui l’a suscité. Il s’est fait en Amérique sur trois cents ans, peu à peu. Aujourd’hui c’est un nouveau contexte et ce ne sera pas le même métissage, quel nom portera-t-il ? quelle musique en sortira ?
On peut dire que, des negro spirituals en 1700 au jazz en 1920, c’est un enfant né quasi d’un viol, enfant qu’une maman noire aurait pourtant choyé, éduqué avec amour, une maman pieuse et noble. C’est facile de dire cela. C’est encore plus facile et joli que de filer la métaphore, certes propice à la polémique, et de dire que maintenant dans les années 2020 ce serait un vrai acte d’amour consenti d’un enfant d’une femme blanche et d’un papa noir. Mais en fait on n’en sait rien, ni même le résultat, il est trop tôt.
Métisser durablement une deuxième fois la musique
Ce que l’on peut dire c’est que l’approche de Ligeti, aussi ethnographique fusse-t-elle, avec tout l’amour qu’elle a donné pour sa source, et celle de Reich et de beaucoup d’autres qui nourrissent la musique contemporaine par la polyrythmie/polyphonie de l’Afrique noire, n’est pas un métissage, car c’est une quête de nourriture pour ressourcer une veine qui se continue, voire tendre à l’universalité première et comme chercher à reconstruire une langue plus avant que l’indo européen. Il y a certes admiration mais non pas métissage : plutôt greffe ou re-pygmentation, retour au temps où tous les homo sapiens avaient la peau noire. Ce qui est beau dans cette vision est que la notion de progrès est effacée et que l’art intemporel est admiré et revivifié. La musique qui en ressort reste pourtant sur la ligne occidentale et sporadique.
Mais c’est aux hommes et femmes noirs de métisser durablement une deuxième fois la musique avec la trop (mais c’est ainsi désormais) répandue culture d’Europe de la polyphonie sur une organisation spécifique de la résonance harmonique, et de la mélodie structurée issue de la seconda pratica (retour à l’importance antique du texte soliste), avec les rythmes issus du latin, et des langues du nord (pour être exhaustif).
Ce métissage a déjà commencé parce que, dans une remise en cause générale de l’expansion de sa culture, retrouvant sans cesse sous ses yeux les traces malheureuses et les destructions du passé lors de la marche de la mondialisation qu’elle a suscitée, la culture occidentale, devant assumer son passé tout en s’accusant, a enfin ouvert l’oreille à la richesse et la beauté de ce qui reste encore des autres cultures, et commence désormais, communément et non plus élitistement, à les apprécier, les admirer. Un concert de musique Papou ou Pygmée, Lobi, Bamanan, Senefou, etc, musiques les plus virtuoses et sophistiquée du monde, se trouve désormais ovationné sans réserve et pour ce qu’il est là où il a lieu.
A propos de Yé Lassina Coulibaly : un engagement de longue date à faire avancer le métissage
Dans cette récente publication «Art et Culture», l’homme de culture burkinabè Yé Lassina Coulibaly décrypte l’art et la culture en Afrique
Yé Lassina Coulibaly est depuis longtemps une figure majeure qui œuvre dans sa tête créatrice géniale à faire avancer ce nouveau métissage à l’issue lointaine. Il met en écho et revivifie avec un regard poétique et romantique tout ce qui se touche dans l’universalité de ces deux cultures en train de faire l’amour. Il nous rappelle la diversité des langues parlées et la riche histoire de l’ Afrique, porteuses d’ une culture d’engagement et d’amour de l’humain. Sa réflexion part de l’omniprésence de la musique en tout instant de vie de l’humain : l’artiste doit tout naturellement consacrer sa vie à la musique. La musique a toujours été un support de la transmission des valeurs traditionnelles ancestrales : l’artiste s’en fait un passeur.
La musique est le reflet de la société : il plonge dans ses problématiques et ses engagements, d’ailleurs la musique n’est-elle pas toujours et seulement actuelle, y compris à travers le besoin de renaissance des musiques anciennes? il se lance alors dans la salutation des corps de métiers, ceux qui n’ont pas la parole, les infirmières, les travailleurs, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, « la rue », les artistes eux-mêmes dont il rappelle que la société africaine fait toujours surgir un mécénat anonyme collectif quand il voit que l’artiste ami est dans le besoin, tandis qu’ici la conscience collective ne supplée pas encore aux carences des soutiens publics de plus en plus amenuisés. C’est donc une philosophie du vivre de l’autre à soi et de soi à l’autre.
Cet amour – l’engagement, se fait alors aussi baume et musicothérapie : il l’applique alors autant sur les autres (d’où son récent livre « L’art des sons, l’art du soin ») que sur lui-même et son acte créateur. Il mène alors son instrument fétiche, qui est le djembé, dans la forêt pour apprendre à écouter le plus profond de l’existence, le silence, la vibration, la note. « La note majeure, dit-il, pour moi c’est le grave, et le djembé est bien placé pour me le donner, puis vient le medium et l’aigu, au point de mesurer l’intensité de la hauteur des différentes notes sur la peau de l’instrument. Après je me sers du balafon, soit pentatonique soit diatonique, et aussi de la sanza et de la kora, pour élaborer la première composition».
Neuf albums enregistrés
Sur la technique de composition proprement dite ? « Ce n’est pas un monde facile, il faut te remettre en question pour pouvoir composer». Il utilise le balafon avec l’accord diatonique qui lui permet d’écrire ses grilles, tout en s’appuyant sur sa sensibilité très personnelle pour enrichir l’harmonie.
« Je suis séduit par les polyphonies, c’est l’harmonie qui m’attire le plus, car c’est là où l’on est porté de la terre vers le ciel et le ciel vers le mouvement. Je compose particulièrement des rythmes binaires et ternaires syncopés, et ternaire et binaire mélangés, 5 temps, 6 temps, 7 temps, 9/8 ou 4/4. Pour moi la richesse des mouvements, c’est le ternaire, j’aime bien travailler sur le ternaire qui est plus complexe, plus difficile et plus délicat que le binaire, et après une fois que j’ai composé sur trois claviers de balafons, je peux m’ouvrir à inviter la kora, la flûte peule, à enrichir avec d’autres instruments africains ou, suivant les albums, avec d’autres couleurs européennes». Yé Lassina Coulibaly a enregistré neuf albums qui témoignent de la diversité et de la richesse de ses compositions sur le marché international.
Construire ces musiques harmonieuses…le résultat
Mais alors quel est le résultat du métissage obtenu par notre artiste ? C’est le résultat sonore impressionnant de sa sensibilité artistique de compositeur qui nous touche tout particulièrement et agit comme ce baume qu’il réclame pour l’humanité et lui-même. Son travail avec son Ensemble de polyphonies de balafons aboutit à une technique chromatique qui puise ses racines dans la matrice de la terre africaine. Il avance, il cherche désormais à atteindre un métissage orchestral et vocal, et suit les pas des Ligeti et Reich qui se nourrissaient de musique africaine. Mais, pour lui, Africain, se nourrir de musique baroque occidentale, signifie jouir d’un vivier nouveau où le métissage avec les sonorités de sa terre natale peut faire jaillir de nouvelles fleurs. Ce terrain d’improvisation qui s’offre à lui est d’autant plus vaste, qu’il est enrichi par la renaissance récente des techniques dites de diminutions ou d’embellissements, techniques qui s’étaient perdues juste après Chopin…
On a envie de le voir construire ces musiques harmonieuses qui bouillonnent dans sa tête et son esprit, mais qu’il faut attendre… Car dans notre temps, si riche culturellement, où l’importance de la culture est niée et où les artistes sont de plus en plus nombreux à devoir se débrouiller de plus en plus seuls et avec peu, l’avènement de tels bouillons de création est à coup sûr ralenti, voire relève du miracle!
Une composition illustrative de Yé Lassina Coulibaly
«L’arbre géant, l’ancêtre,
Celui qui donne la vie… Tellement géant qu’il relie entre elles les forces du ciel et de la terre.
Son impressionnant tronc signe l’avancée immuable du temps : les 7 jours de la semaine, les 12 mois de l’année, les siècles…
Ses gigantesques racines puisent si profondément l’eau indispensable à sa suivie qu’elles ne font qu’un avec la terre, les rochers, les volcans, l’océan…
Les ramifications de ses branches symbolisent la croissance, le poumon de la vie, toutes les créations de l’univers, la connaissance, la recherche, la curiosité de l’homme pour l’espace, les ressources et trésors naturels…
La multitude de ses feuilles évoque la légèreté et la fragilité de ce qui nous est donné et peut nous être repris: la naissance, la mort, l’amour, l’amitié…
Ses fruits généreux nourrissent les hommes au sens propre, les soignent et, au sens figuré rappellent les bienfaits de ce qui est fécondé qu’il s’agisse de phénomène naturel, d’éducation, de culture ou de développement personnel…
La nuit, les étoiles, le clair de lune, autant que les rayons du soleil, magnifient cet arbre grandiose.
Aucune civilisation n’a le monopole sur cet arbre. Il est planté à l’intérieur de chaque homme et de tout ce qui est vivant sur terre.
Ce qui pose problème c’est que chaque peuple pense pouvoir dominer la nature et que l’homme oublie que c’est elle qui, au bout du compte, impose sa loi.
Tout ce qui crée un déséquilibre est nuisible à la nature, comme à l’humanité, mais l’homme n’entend pas les colères et les avertissements de la nature. On continue d’exploiter ses ressources et de produire massivement au risque de contraindre des population humaines, mises en péril par cette folie, à se déplacer. On veut ignorer l’énorme poubelle de déchets que la terre ne peut plus absorber. Les effets de l’activité humaines, insuffisamment mesurés, sont sources de perturbation des cycles naturels et de dérèglement climatique.
Poussé par l’orgueil, la pulsion de domination et l’appât du gain, l’homme n’écoute pas l’arbre plein de sagesse qui vit en lui, je dirais même qu’il le fait taire!
Si l’homme était connecté à son intérieur intime, laissait émerger ses émotions, il reviendrait à des valeurs fondamentales et pourrait se freiner sur beaucoup de choses.
Il serait temps d’écouter cet arbre imaginaire qui n’a rien demandé à l’homme et qui peut donner l’espoir.
Ce sont nos comportements humains qui détruisent les valeurs qui sont en nous.
L’homme n’est pas le seul être vivant sur terre, il n’a aucun droit sur les autres et surtout pas celui de détruire la nature.
Notre intelligence devrait servir à autre chose, par exemple à se défaire de nos habitudes de consommation, à accepter de marcher, de méditer…
Et comme je reste un irréductible optimiste, je veux croire que nous parviendrons à modifier nos comportements afin de protéger notre bien commun : notre mère Nature… Et que ce n’est pas une utopie!
Ma sensibilité et l’engagement de mes textes et de ma musique, tout au long de ma carrière artistique, témoignent de mon adhésion, de ma sincérité et de mon combat au service de cette cause.
Yé Lassina Coulibaly
-Artiste auteur-compositeur interprète,
-Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabé
-Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse) du Burkina-Faso
Le gouvernement a décidé de la création d'un fonds de soutien aux VDP à sa session du 11 janvier 2023
Par décret lu ce mardi soir à la Télévision nationale du Burkina par le secrétaire général de l’exécutif, le Président de la Transition le Capitaine Ibrahim Traoré et le Premier ministre Joachim Apollinaire Kyélem de Tambèla ont procédé un léger remaniement de l’équipe gouvernementale. Voici la Composition du Gouvernement remanié.
Avec ce nouveau remaniement, le nombre des membres de l’équipe gouvernementale passe à 24 contre 23 dans l’équipe précédente
1 Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Colonel Major Kassoum COULIBALY ;
2 Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique, du Travail, et de la Protection Sociale : Monsieur Bassolma BAZIE ;
3 Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité : Colonel Boukaré ZOUNGRANA ;
4 Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur : Olivia Ragnaghwendé ROUAMBA
5 Ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective : Monsieur Aboubakar NACANABO
6 Ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux : Madame Bibata NEBIE/OUEDRAOGO
7 Ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques : Monsieur Denis OUEDRAOGO ;
8 Ministre de la Transition Digitale, des Postes et des Communications électroniques : Madame Aminata ZERBO/SABANE
9 Ministre de la Solidarité, de l’Action Humanitaire, de la Réconciliation, du Genre et de la Famille : Nandy SOME/DIALLO ;
10 Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Monsieur Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU ;
11 Ministre du Développement Industriel, du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Serge Gnaniodem PODA ;
12 Ministre des Infrastructures et du Désenclavement : Monsieur Adama Luc SORGHO ;
13 Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières : Monsieur Simon Pierre BOUSSIM ;
14 Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales : Monsieur Joseph André OUEDRAOGO ;
15 Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : Monsieur Adjima THIOMBIANO ;
16 Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement : Colonel des Eaux et Forêts Augustin KABORE ;
17 Ministre de l’Urbanisme, des Affaires Foncières et de l’Habitat : Monsieur Mikailou SIDIBE ;
18 Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi : Monsieur Aboubakar SAVADOGO ;
19 Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme : Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO ;
20 Ministre des Transports, de la Mobilité Urbaine, et de la Sécurité Routière : Monsieur Anuuyirtole Roland SOMDA ;
21 Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Chargé de la Sécurité : Commissaire de Police Mahamadou SANA ;
22 Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Chargé de la Coopération Régionale : Karamoko Jean Marie TRAORE ;
23 Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Chargé du Budget : Madame Fatoumata BAKO/TRAORE
24 Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, Chargé des Ressources Animales : Amadou DICKO.
Selon la conclusion du du Groupe de l’évaluation scientifique du protocole de Montréal, la couche d'ozone sera entièrement restaurée dans les 4O prochaines années
En 2020, des chercheurs alertaient sur l’existence d’un trou au-dessus du Pôle du Nord, suscitant de vives inquiétudes pour l’avenir de la planète dans un contexte de difficile lutte tous azimuts pour la limitation du réchauffement du climat, surtout depuis l’Accord de Paris de 2015. Ce lundi 9 janvier 2023, un groupe d’experts internationaux assurent que ce trou de la couche d’ozone devrait être entièrement réparée dans quarante ans.
Le trou observé en 2020 au-dessus du Pôle du Nord devrait être entièrement restaurée dans les prochaines quarante années. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus un groupe d’experts ce lundi 9 janvier 2023. Il s’agit du Groupe de l’évaluation scientifique du protocole de Montréal parrainé par les Nations unies.
Quatre décennies donc ! Il faudra assurément faire preuve de patience pour y assister. Certes. Mais, c’est quand même une bonne nouvelle, un espoir, fût-il de longue portée, pour l’humanité face au péril du réchauffement climatique quand on sait le rôle que la couche d’ozone joue dans la limitation de la montée des températures de la Planète. Aussi, si on prend en compte les alertes au cours de la dernière Conférence des Nations unies sur le Climat à Charm-el-Sheikh en Egypte.
Un bon point pour le protocole de Montréal
C’est naturellement un bon point pour le protocole de Montréal qui est, faut-il le rappeler, un accord multilatéral sur l’environnement qui fait suite à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone du 22 mars 1985.
Le Protocole de Montréal vise aussi la protection de la couche d’ozone par l’élimination progressive à l’échelle mondiale des substances appauvrissant la couche d’ozone (SACO), notamment les chorofulorocarbures (CFC). En effet, ces gaz utilisés dans la réfrigération et les aérosols, contribuent comme les autres gaz à effet de serre (GES), au réchauffement climatique.
Signé depuis 1987, le protocole de Montréal, à en croire les experts, a été d’une grande utilité dans la limitation des CFC. Ainsi, en août 2021, une étude menée par des chercheurs indiquait que sa mise en œuvre a évité un réchauffement climatique planétaire de O,5 0 C à 1o C, permettant à la couche d’ozone stratosphérique de commencer à se restaurer. «Sans cela, le réchauffement actuel aurait été de 4 0C, même en maintenant le réchauffement des autres gaz à effet de serre (GES) sous la barre des 1,5o C, conformément à l’Accord de Paris», ont soutenu ces chercheurs.
La bonne nouvelle révélée lors de la 103e réunion annuelle de l’AMS
«La reconstitution de la couche d’ozone est en bonne voie, ce qui est une nouvelle fantastique. On ne saurait trop insister sur l’impact du Protocole de Montréal sur l’atténuation du changement climatique. Au cours des 35 dernières années, le Protocole est devenu un véritable fer de lance de la défense de l’environnement », s’est félicité pour sa part Meg Seki, secrétaire exécutive du secrétariat de l’ozone au Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).
Cette bonne nouvelle a été révélée lors de la 103e réunion annuelle de l’American Meteorological Society. Leur rapport d’évaluation quadriennal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone confirme que l’élimination progressive de près de 99% des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil.
Pour toutes ces raisons, la communauté internationale gagnerait à tout mettre en œuvre pour l’application effective des actes additifs du Protocole de Montréal, notamment l’amendement de Kigali.
Accord de Kigali de 2016
En tant que traité visant la protection de l’environnement, l’Accord de Kigali convenue en 1985 est un amendement au Protocole de de Montréal et s’inscrit en droite ligne de l’interdiction des chlorofluorocarbures. Il prévoit notamment l’abandon progressif des gaz de type hydrofluorocarbones. L’Accord de de Kigali est en entrée en vigueur le 1er janvier 2019 et compte une centaine de parties.
C’est assurément un grand coup que l’économie burkinabè sous la Transition vient de marquer avec cette levée de fonds concluante sur le marché financier sous-régional
C’est assurément un grand coup que l’économie burkinabè sous la Transition vient de marquer sur le marché financier régional avec 173 milliards de souscriptions enregistrées en l’espace de deux semaines seulement entre le 19 décembre 2022 et le 7 janvier 2023, à la grande satisfaction du grand argentier du pays, Dr Aboubakar Nacanabo, ci-devant ministre de l’économie et des finances.
Le ministre burkinabè de l’économie et des finances, Aboubakar Nacanabo, s’est félicité du bon résultat de l’opération ‘’TPBF’’6% 2022-2027
«Je saisis la présente occasion pour traduire toute ma gratitude à tous les investisseurs, qui par leur souscription, ont renouvelé leur confiance à l’Etat du Burkina Faso», s’est félicité le ministre Nacanabo dans un communiqué daté du 6 janvier 2023, jour de clôture de la levée des fonds sur le marché financier sous- régional.
L’objectif de l’opération baptisée ‘’TPBF’’6% 2022-2027 était mobilisé quelque 150 milliards de francs CFA. Et l’arrivée, c’est au total 173 000 000 000 F CFA de souscriptions qui ont été enregistrées de la part des investisseurs de la sous-région, soit 115, 33%, selon le communiqué ministériel.
Une bonne nouvelle pour l’économie burkinabè
«J’adresse mes vives félicitations à Coris Bourse, arrangeur et chef de file et au syndicat de placement pour le professionnalisme observé, dans la conduite de l’opération», a conclu le ministre de l’économie et des finances.
Dans un contexte où le taux de croissance du PIB du pays a marqué le pas en 2022 avec un taux de 4,2% en 2022 contre 6,9% en 2021 ; l’on comprend la satisfaction du grand argentier, surtout au moment il est question de relancer l’économie nationale en même temps que la reconquête du territoire face aux invasions des groupes terroristes.
Selon les prévisions, la croissance du PIB devrait repartir à la hausse d’ici à la fin de cette année 2023. Un taux d’au moins 5,2% est projeté. Dans cette perspective, l’engouement des investisseurs, cette marque de confiance devant cet appel public à l’épargne est une bonne nouvelle pour l’économie nationale. Car, l’on ne peut pas parler véritablement de croissance sans investissements conséquents.