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Compte rendu du Conseil des ministres du 25 janvier 2023

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Une vue des membres du gouvernement à la session du Conseil des ministres de ce mercredi 30 novembre 2022

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 25 janvier 2023, en séance ordinaire, de 11 H 00 mn à 15 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres, a présidé la session

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS 

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à la location de cinq (05) bâtiments au profit de l’Administration.

Le Conseil a marqué son accord pour la location des bâtiments suivants en vue d’offrir de meilleures conditions de travail aux agents publics des structures concernées :

– Immeuble de type R+8 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 4 552,84 m2 et d’une capacité d’accueil de 67 bureaux au profit du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions ;

– Immeuble de type R+1 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 487,41 m2 et d’une capacité d’accueil de 11 bureaux au profit du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ;

– Immeuble de type R+1 sis à Bobo-Dioulasso, pour une superficie de 607,86 m2 et d’une capacité d’accueil de 08 bureaux au profit du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;

– Immeuble de type R+1 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 907,542 m2 et d’une capacité d’accueil de 10 bureaux au profit de la Présidence du Faso ;

– Immeuble de type R+7 sis à Ouagadougou, pour une superficie de 5 042,7 m2 et d’une capacité d’accueil de 14 bureaux modulables, de 10 bureaux, de 06 magasins au profit du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le Conseil a également instruit le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective de procéder à une évaluation du taux d’occupation des bâtiments loués au profit de l’Administration et de prendre les dispositions pour lui soumettre un plan de construction de nouveaux bâtiments administratifs dans les meilleurs délais.

Le deuxième rapport est relatif à la situation économique et financière du Burkina Faso en 2022 et les perspectives sur la période 2023-2025.

L’activité économique et la gestion des finances publiques en 2022 ont été marquées par la crise russo-ukrainienne, les tensions géostratégiques et la résurgence de nouvelles variantes de la COVID-19. Au plan national, on note la persistance des attaques terroristes, le déplacement interne massif des populations et ses conséquences humanitaires et l’avènement de transitions politiques.

Sur la base des dernières estimations, l’activité économique a enregistré une décélération du rythme de sa croissance pour s’établir à 2,7% en 2022 contre 6,9% en 2021. Quant aux secteurs tertiaire et primaire, ils ont affiché des progressions respectives de 6,3% et 4,9% en 2022. La valeur ajoutée du secteur secondaire a enregistré une baisse de 4,3% en 2022 après une croissance de 8,3% en 2021.

Pour l’ensemble de l’année 2022, l’inflation est ressortie en moyenne annuelle à 14,6% contre 3,9% en 2021.

Les recettes au 31 décembre 2022 se situent à 2 541,9 milliards F CFA, soit 21,1% du PIB. Comparées au niveau de réalisation de 2 189,1 milliards F CFA (19,3% du PIB) en 2021, ces recettes connaissent une progression de 16,1%.

Les dépenses ont été exécutées à hauteur de 2 601,8 milliards F CFA à fin octobre 2022 contre 2 254,7 milliards F CFA en 2021 à la même période, soit une progression de 347,1 milliards F CFA. Au total, à fin décembre 2022, l’exécution des dépenses a progressé de 8,3% pour se chiffrer à 3 140,1 milliards F CFA.

A fin décembre 2022, l’encours total de la dette publique est projeté à 7 095,6 milliards F CFA contre 5 998,3 milliards F CFA à la même date en 2021.

Sous les hypothèses d’une accalmie des tensions géopolitiques au niveau international, d’une amélioration de la situation sécuritaire nationale, d’un climat socio-politique apaisé et d’une pluviométrie favorable sur la période 2023-2025, l’activité économique devrait retrouver un certain dynamisme.

Pour atténuer les risques éventuels sur les perspectives de croissance, l’accent sera mis sur le renforcement de la gouvernance politique et des réformes institutionnelles ainsi qu’une mobilisation des ressources internes à travers l’accélération de la modernisation des procédures de recouvrement et la poursuite de la lutte contre la fraude, le faux et la corruption.

Le troisième rapport est relatif à l’organisation d’une opération de contrôle de présence, de service fait et des éléments de rémunération des agents de l’Etat.

Cette opération qui s’inscrit dans le cadre des mesures d’assainissement du fichier de paie se fait chaque cinq (05) ans au plus, conformément à la norme Programme d’examen des dépenses publiques et d’évaluation de la responsabilité financière (PEFA). Elle vise également à s’assurer de la réalité des effectifs payés et de la régularité des éléments de rémunération perçus par chaque agent.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions nécessaires en vue de la mise en œuvre effective de cette opération.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant adoption du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement.

Le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement 2023-2025 sera l’instrument central d’opérationnalisation de la Politique nationale de développement durant la Transition. Il est bâti autour des quatre (04) piliers suivants :

– la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité territoriale ;

– la réponse à la crise humanitaire ;

– la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance ;

– la mise en œuvre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

Le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement vise à prendre en compte les engagements du Chef de l’Etat et les nouvelles orientations de l’action gouvernementale. Le coût global du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement s’élève à 7 654,854 milliards F CFA. Il est financé à hauteur de 40,91% (soit 3 131,737 milliards F CFA) sur ressources propres, de 32,19% (soit 2 464,359 milliards F CFA) par les autres ressources dont 13% pour les prêts et 19% pour les subventions. Le besoin de financement s’élève à 2 058,757 milliards F CFA.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un Plan d’actions pour la stabilisation et le développement en vue d’ouvrir les concertations avec les partenaires au développement pour son financement.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGG-CM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille d’assurer efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2022-0996/PRES-TRANS/PM du 02 décembre 2022 portant attributions des membres du Gouvernement et du décret n°2022-0055/PRES-TRANS/PM/SGGCM du 20 avril 2022 portant organisation-type des départements ministériels.

II  COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation par le Burkina Faso de la 44ème session ordinaire du Conseil d’administration du Centre régional africain d’administration du travail (CRADAT) prévue du 1er au 03 février 2023 à Ouagadougou.

Le CRADAT est une institution interafricaine chargée de la formation, du recyclage et du perfectionnement des cadres de l’administration du travail.

L’organisation de la 44ème session du CRADAT réunira une cinquantaine de participants composés des ministres chargés du travail des dix-huit (18) Etats membres et d’experts.

Cette session du Conseil d’administration du Centre régional africain d’administration du travail est placée sous le très haut patronage de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Chef de l’Etat.

II 2  Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à l’organisation de la 16ème édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de la 10ème conférence des ministres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA).

Placé sous le thème « Artisanat africain, levier de développement et facteur de résilience des populations », le SIAO se tiendra du 27 janvier au 05 février 2023.

En marge du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, il se tiendra du 26 au 28 janvier 2023 la 10ème conférence des ministres du CODEPA. Cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion et d’actions pour le développement, la promotion et la coordination des programmes de l’artisanat dans les Etats africains membres.

La seconde communication est relative au bilan de la 4ème édition de la Semaine de l’industrie Burkinabè (SIB), tenue les 1er et 2 décembre 2022 à Bobo-Dioulasso.

La Semaine de l’industrie Burkinabè a pour objectif principal la promotion de la transformation des matières premières locales, gage de l’émergence d’une économie locale.

La 4ème édition de la SIB s’est matérialisée par la tenue d’un panel, la remise des prix « étalon de l’industrie burkinabè » et la visite d’entreprises industrielles.

Le premier prix « étalon d’or de l’industrie burkinabè » a été décerné à la société SN-CITEC, spécialisée dans la production des huiles SAVOR, SAVON CITEC, aliments pour bétail et des tourteaux de graine de coton.

A l’issue des travaux, des recommandations ont été faites pour la poursuite des initiatives de promotion des produits locaux, l’instauration d’un prix en matière de recherche et innovation dédié aux jeunes entrepreneurs industriels et l’assainissement de la gestion des zones industrielles.

III NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Amadou OUEDRAOGO, Mle 227 573 T, Commissaire de police, catégorie 1, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Chef de Cabinet du ministre délégué ;

– Madame Masso ZOUNGRANA/OUATTARA, Mle 30 699 J, Contrôleur général de police, catégorie 1, 4ème grade, 4ème échelon, est nommée Conseiller technique du ministre délégué ;

– Monsieur Jean OUEDRAOGO, Mle 217 561 Y, Commissaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué ;

– Monsieur Wendinmanegdé Emmanuel ZONGO, Mle 227 558 S, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Directeur de la coopération internationale.

B  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Madiara SAGNON/TOU, Mle 52 151 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Adama ILBOUDO, Mle 49 336 J, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie A1, grade intermédiaire, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Augustin KOUELA, Mle 91 250 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur des services fiscaux à la Direction générale des impôts ;

– Monsieur Jean YAMEOGO, Mle 53 591 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller fiscal auprès de la Sociéténationale Burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) ;

– Monsieur Kiswende-sida Richard YAMEOGO, Mle 257 161 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi- évaluation ;

– Monsieur Daouda Emmanuel GO, Mle 55 736 M, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur régional des impôts de la Boucle du Mouhoun.

C  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Madame Flore KOURAOGO/ZOUNDI, Mle 207 049 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de l’administration et des finances du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO ;

– Monsieur Bertrand SAWADOGO, Mle 200 261 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires.

D  AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Sâamdpawendé Constant Franck Olivier TAPSOBA, Economiste-consultant, est nommé Directeur de Cabinet.

E  AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Baowendneré Tanguy KABORE, Mle 345 856 C, Informaticien, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information ;

– Monsieur Hyacinthe Wendpanga Bonnaventure ILBOUDO, Mle 104 807 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Abdel Aziz KONATE, Mle 05 075 Y, Cadre supérieur en géo information, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la cartographie du territoire à l’Institut géographique du Burkina (IGB).

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Adama FOFANA, Mle 324 121 X, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des ressources humaines du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS).

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Christian OUEDRAOGO, Mle S00 08, Juriste, catégorie 08, 19ème échelon, est nommé Directeur général du Centre de Gestion des Cités (CEGECI) ;

– Monsieur Boureima OUATTARA, Mle 235 945 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR).

H  AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES 

– Monsieur Abdoul Karim OUEDRAOGO, Mle 82 926 Z, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Barké OUEDRAOGO, Mle 277 991 N, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Hampouguini Jean Parfait OUOBA, Mle 304 125 H, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de Département des études et de la planification.

III 2 FIN DE FONCTIONS

Le Conseil a mis fin aux fonctions des personnes ci-après :

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Placide NIKIEMA, Mle 130 181 E, Magistrat, Conseiller spécial ;

– Monsieur Bolo SANOU, Mle 516 464 Y, Cadre supérieur de banque, Conseiller spécial du Président du Faso ;

– Monsieur Simplice Honoré GUIBILA, Mle 25 773 E, Conseiller des affaires étrangères, Conseiller spécial du Président du Faso pour les questions diplomatiques ;

– Monsieur Salifou SANGARE, Mle 41 351 L, Enseignant-chercheur, Conseiller spécial en charge des questions politiques ;

– Monsieur Ousseni ILLY, Mle 241 749 J, Maître de conférences agrégé en Droit public, Conseiller spécial chargé des questions de gouvernance ;

– Monsieur Amadou Aristide OUEDRAOGO, Mle 273 429 B, Conseiller en étude et analyse, Conseiller ;

– Monsieur Sidsoré Abdoul Kader OUEDRAOGO, Officier, Chargé de Missions.

Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Secteur de l’énergie et des mines : Le SYNATRAME donne de la voix

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Les conférenciers du SYNATRAME ont dressé l’état des lieux des problèmes dans les secteur stratégique du secteur de l’énergie et des mines au Burkina Faso

Au sortir de la conférence de presse du Syndicat national des travailleurs des mines et de l’énergie (SYNATRAME) de ce jeudi 19 janvier 2023, l’on en sait un peu plus sur les problèmes dans le secteur de l’énergie et des mines qui ne sont pas seulement d’ordre sécuritaire. A écouter le secrétaire général du SYNATRAME, Augustin Sebgo, la mal gouvernance y est pour beaucoup.

Dans la déclaration liminaire, le SG du SYNATRAME, Augustin Sebgo, a dressé l’état des lieux des problèmes dans les secteur stratégique du secteur de l’énergie et des mines au cours de la conférence de presse aux allures de meeting

Ce n’est un secret pour personne, la crise sécuritaire impacte négativement le secteur de l’énergie et des mines au Burkina Faso. Face à la presse ce jeudi 19 janvier 2023, les responsables du Syndicat national des travailleurs des mines et de l’énergie (SYNATRAME) n’ont pas passé sous silence la préoccupation.

‘’ Pour notre pays, l’insécurité reste un problème majeur. Il impacte tous les secteurs d’activités et le nôtre n’est pas en marge. Certaines zones sont inaccessibles pour les travailleurs et les conséquences qui en découlent sont désastreuses, avec 7 mines en arrêt d’exploitation’’, a indiqué le secrétaire général du SYNATRAME, Augustin Sebgo.

Mais, à écouter le SG Sebgo, au-delà de la crise sécuritaire, c’est surtout la mal gouvernance qui freine le développement du secteur. Pire, l’entraîne dans un gouffre. «Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières se meurt et le pays avec. Nous saisissons cette occasion pour dépeindre l’état moribond dans lequel se trouve le secteur et prendre l’opinion nationale et internationale à témoin car nous ne voulons pas être complices de cette tragédie», a-t- il indiqué.

‘’Aucun représentant de l’Etat à la coulée de l’or’’

Et de confier qu’aucun agent de l’Etat n’est présent pendant la coulée de l’or dans les mines industrielles du pays. Ce manquement grave laisse la porte ouverte à toute sorte de fraudes, avec naturellement un manque à gagner pour le budget de l’Etat.

Toujours, selon les conférenciers du SYNATRAME, les résultats sont loin d’être au rendez-vous dans le sous- secteur de l’énergie, le pays dépendant encore des importations du Ghana et de la Côte d’Ivoire pour assurer son approvisionnement énergétique. ‘’Le taux d’électrification nationale est passé de 15,3 % en 2015 à 24,5 % en 2020. Le taux d’électrification rurale, il est de 5,9 % en 2021 alors qu’il était de 1 % en 2011’’, a relevé Augustin Sebgo. Les conférenciers du SYNATRAME ont pointé du doigt l’instabilité institutionnelle du ministère caractérisée par des incessantes fusions et des scissions qui traduit un certaine manque de vision claire de la part des autorités par rapport au développement du secteur de l’énergie et des mines. «Alors que l’énergie et les mines sont un secteur stratégique pour le développement du pays».

Le SYNATRAME jouera sa partition

Le SYNATRAME est décidé à jouer sa partition pour une meilleure gouvernance dans le secteur des mines et de l’énergie au Burkina Faso. Dans cette perspective, il préconise la promotion d’une fonction publique minière et énergétique ; la présence des agents de l’Etat à la coulée de l’or pour plus de transparence et moins de fraude dans l’exploitation des mines du pays.

En tous les cas, le SYNATRAME est décidé à veiller au grain. «Désormais, le personnel se donne le droit de mener des actions pour demander le changement, parce que le ministère de l’Energie, des mines et des carrières n’est pas la propriété d’un individu, c’est aussi notre bien à tous et nous voulons que ce bien se porte à merveille pour le bonheur du peuple burkinabè. Le devoir historique nous interpelle et nous allons répondre », a martelé le SG Augustin Sebgo.

Martin Philippe

Burkina Demain

ALT : Quand le président Bougouma sollicite la bénédiction de ses prédécesseurs

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Le président Bougouma et ses illustres prédécesseurs posant pour la postérité

Le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT) Dr Ousmane Bougouma s’est entretenu ce jeudi 19 janvier avec ses prédécesseurs, les anciens présidents du Parlement. A l’exception de Chérif Sy, ils ont tous répondu présent, y compris le président Roch Marc Christian Kaboré.

Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de Transition, a été bien inspiré en rencontrant ce jeudi ses prédécesseurs qui ont tous répondu à son invitation, excepté Chérif Sy, président du Conseil national de la Transition en 2015.

Aboubacar Toguyeni, président de l’Assemblée législative de Transition en 2022 ; Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale de septembre 2017 en janvier 2022 ; Soungalo Apollinaire Ouattara ; Roch Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2012 ; Mélégué Maurice Traoré, président de l’Assemblée nationale de 1997-2002 ; Moussa Sanogo, président de la Chambre des représentants de 1999- 2002 et Abdoul Kader Cissé, président de la Chambre des représentants de décembre 1995 à décembre 1998 et Bongnessan Arsène Yé, président de l’Assemblée nationale de 1992 à 1997 ont effet effectué ce jeudi le siège du Parlement pour rencontrer et échanger avec l’actuel président.

Ambiance bon enfant

Par cette audience officielle exceptionnelle, le président de l’ALT a voulu rendre hommage à ses prédécesseurs, prendre conseils auprès d’eux et solliciter leurs bénédictions pour le succès de sa mission.

Et en juger par l’ambiance bon enfant qui a jalonné la rencontre, l’on peut dire que le courant est bien passé entre eux. Reste à suivre pour savoir les retombées d’une telle opération de communication parlementaire sur la cohésion politique et sociale du pays.

Aziz Nonkane

Burkina Demain

Marché financier UMOA : Plus de 17 581 milliards mobilisés depuis 1998

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Le colloque a réuni autorités politiques et acteurs du monde de la finance de la zone UMOA

L’on en sait un peu plus sur l’évolution du marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) au sortir du colloque international marquant le changement officiel de dénomination de Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) devenu l’Union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA) depuis octobre 2022. C’était ce jeudi 23 janvier 2023 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Des problématiques majeures comme la résilience des économies de la zone UMOA, la contribution des marchés financiers au financement des économies, la mutation dans le secteur des finances et des innovations, ainsi que le bilan de la régulation financière et les perspectives du marché financier régional de l’UMOA ont été développées pendant ce colloque.

«Le Marché financier régional de l’UMOA, 25 ans après … ». C’est sous ce thème qu’a été organisé ce jeudi 19 janvier 2023 à Abidjan le colloque international marquant le changement officiel de dénomination de Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) devenu l’Union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA) depuis octobre 2022.

L’évènement qui a réuni pendant plusieurs heures en présentiel et en ligne autorités politiques et acteurs du monde de la finance de la zone UMOA, a permis aux intervenants et participants de faire l’état des lieux du marché financiers régional et de dresser des perspectives.

16 600 milliards de FCFA de capitalisation boursière, 46 sociétés cotées

Des problématiques majeures comme la résilience des économies de la zone UMOA, la contribution des marchés financiers au financement des économies, la mutation dans le secteur des finances et des innovations, ainsi que le bilan de la régulation financière et les perspectives du marché financier régional de l’UMOA ont été en effet développées pendant le colloque.

«A ce jour, nous pouvons nous réjouir du paysage qu’offre notre marché financier régional marqué par des levées de ressources évaluées à plus de 17 581 milliards de FCFA depuis son lancement en 1998, une capitalisation boursière d’environ 16 600 milliards de FCFA pour 156 lignes dont 46 sociétés cotées, plus de 250 intervenants commerciaux agréés pour 1 018 milliards de FCFA d’actifs sous gestion et plus de 10 000 milliards de FCFA d’actifs en conservation», s’est félicité à l’ouverture du colloque, Adama Coulibaly, ministre ivoirien de l’économie et des finances.

Croissance du taux du PIB de plus de 5,5%

D’autres acquis du processus de développement du marché financier régional ont également été relevés au cours des échanges, il s’agit entre autres, de la mise en place du cadre règlementaire d’exercice de la Bourse en ligne ; de l’adoption d’un dispositif de sanctions ; de l’amélioration de la gouvernance des structures centrales et du renforcement des normes prudentielles des intermédiaires commerciaux, ainsi que de l’adoption des cadres règlementaires dédiés à la finance islamique et finance verte. Par ailleurs, l’on note que les taux d’intérêt ont baissé, passant de 12% en 1996 à moins de 7% aujourd’hui.

Pour leur part, les acteurs du privé de l’UMOA ont mobilisé plus de de 4 000 milliards de FCFA depuis la création du marché financiers régional.

Sur la période 2009-2016, le taux de croissance du taux du PIB des pays de l’UMOA a connu une progression de plus de 5,5% et l’on a enregistré 6 nouvelles introductions en bourse.

Tous ces indicateurs positifs ont été obtenus malgré les nombreux chocs exogènes relatifs notamment à la crise de la Covid-19 en 2020-2021 et à celle de la guerre en Ukraine en 2022.

Défis à relever pour une meilleure contribution du marché financier sous- régional

Le président de l’AMF-UMOA, Badanam Patoki a relevé les défis à venir du marché financier de l’Union

Tout en se félicitant des résultats du présent colloque qui a permis, dit-il, un «partage instructif d’expérience», toute chose qui favorisera une meilleure orientation des chantiers en cours de son institution et d’en redéfinir les priorités ; le président de l’UMOA Badanam Patoki ne perd pas de vue les défis ou les perspectives en vue d’une meilleure contribution du marché financier régional aux économies des pays membres.

«Nous nous devons pour assurer un développement harmonieux de notre place financière de tenir compte de nos environnements tant international que sous- régional et de la physionomie de notre population. L’éducation financière, la vulgarisation de la culture boursière, la digitalisation des services financiers sont autant de sujets largement débattus ce jour qui doivent être des pratiques courantes dans les années à venir», a- t-il  souligné dans mon mot de clôture.

En outre, dans sa vision d’ici à 2030, l’UMOA ambitionne de promouvoir un modèle d’affaires et de nouveaux marchés ; d’améliorer la gouvernance et l’accès à m’information et de contribuer à la réussite de l’intégration des places financières de l’Afrique de l’Ouest.

«Que les prochaines années soient gage de croissance et d’approfondissement pour une meilleure visibilité et pour l’attractivité du marché financier régional de l’UMOA», a conclu le président Patoki.

L’UMOA a, entre autres pour missions, faut-il le rappeler, de réglementer le marché financier de l’UMOA à travers l’élaboration des textes du marché ; d’autoriser toutes les opérations financières de levées de ressources et d’introduction en bourses ; de sanctionner le non-respect des règles du marché sous- régional ; de surveiller les transactions à la Bourse régionale des valeurs mobilières.

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 18 janvier 2023

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Le gouvernement a décidé de la création d'un fonds de soutien aux VDP à sa session du 11 janvier 2023

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 18 janvier 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 10 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Apollinaire Joachimson KYELEM de TAMBELA, Premier ministre, Chef du Gouvernement, par délégation du Président de la Transition.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte institution de la carte d’affiliation des transporteurs routiers à la Caisse nationale de sécurité sociale.

Ce décret est une relecture du décret n°98-097/PRES/PM/METSS du 18 mars1998 portant institution de la carte d’affiliation des transporteurs routiers à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Il permet de prendre en compte tout autre agent chargé du contrôle en plus des agents de sécurité.

L’adoption de ce décret permet de renforcer la protection sociale des transporteurs routiers et de se conformer aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

Le deuxième décret porte fixation du taux d’appel des cotisations au titre du régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

Ce décret est une relecture du décret n°2003-252/PRES/PM/MTEJ du 20 mai 2003 portant fixation du taux d’appel des cotisations du régime de sécurité sociale. Ce décret permet le réaménagement des taux d’appel à cotisations concernant les employeurs.

L’adoption de ce décret permet de maintenir l’équilibre des branches et d’assurer la pérennité financière du régime de sécurité sociale géré par la CNSS, conformément aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021.

Le troisième décret porte fixation de l’âge de départ à la retraite des travailleurs salariés et assimilés.

Ce décret est une relecture du décret n°2005-024/PRES/PM/MTEJ/MFB du 31 janvier 2005 portant fixation de l’âge de départ à la retraite des travailleurs salariés et assimilés.

L’adoption de ce décret permet de se conformer aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021.

Le quatrième décret porte définition et sanctions des contraventions aux dispositions de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

Les dispositions de cette loi stipulent que le non-versement des cotisations dans les délais, le non-respect des calendriers de paiement et du délai imparti pour l’exécution de la mise en demeure, constituent des infractions qui sont sanctionnées par une contravention.

L’adoption de ce décret permet l’application de la loi n°004-2021/AN du 06 avril 2021 portant régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume Uni auprès du Burkina Faso, avec résidence à Bamako au Mali.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination dudit ambassadeur.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte règlementation des ouvertures de comptes auprès des institutions financières au profit des structures publiques.

Ce décret vise la mise en œuvre de la principale recommandation issue du rapport des missions effectuées dans les établissements bancaires du 04 au 29 avril 2022 et relative au recours de certaines structures publiques à ces banques pour y loger des fonds publics.

La nouvelle règlementation vise à privilégier la politique de la centralisation des fonds au Trésor public et à faciliter le contrôle des activités financières des organismes subordonnés.

L’adoption de ce décret permet de conformer la gestion des fonds publics aux nouvelles dispositions règlementaires en vigueur dans notre pays.

Le second décret est relatif à la modification du décret n°2019-0575/PRES/PM/MINEFID/MATDC portant régime financier et comptable des collectivités territoriales du Burkina Faso.

Ce décret vise à rendre opérationnelle la directive n°01/2011/CM/UEMOA portant régime financier et comptable des collectivités territoriales au sein de

l’Union économique et monétaire Ouest africaine relative à la modernisation de

la gestion des finances locales.

L’adoption de ce décret permet de rendre régulières les opérations financières et comptables des collectivités territoriales effectuées de 2020 à 2022 sur la base du décret n°2006-204/PRES/PM du 15 mai 2006 portant régime financier et comptable des collectivités territoriales au Burkina Faso.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de la pharmacie hospitalière au Burkina Faso.

Ce décret est une relecture du décret n°2000-008/PRES/PM/MS du 26 janvier 2000 portant organisation de la pharmacie hospitalière. Il vise à adapter la pharmacie hospitalière aux nouveaux enjeux de prise en charge des malades.

L’adoption de ce décret vise à améliorer l’accès aux produits de santé aux patients hospitalisés et/ou suivis en ambulatoire dans les hôpitaux publics ou privés à des coûts réduits.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION (BDGO) SA dans la commune de Houndé, province du Tuy, région des Hauts-Bassins.

La durée de renouvellement du permis d’exploitation est de 5 ans dont deux

(02) ans d’exploitation effective. Les trois (03) autres années seront consacrées aux travaux de préparation, de réhabilitation et de fermeture de ladite mine.

Les réserves minières sont estimées à 1,75 tonne d’or brut avec une teneur moyenne de 1,8 gramme par tonne et couvrent une superficie de 5,473 km².

Les recettes prévisionnelles au profit du budget de l’Etat sont estimées à trois milliards cent vingt-quatre millions six cent cinquante mille (3 124 650 000) F CFA.

Pour le fonds minier de développement local, il est attendu une contribution de quatre cent cinq millions soixante-dix-huit mille neuf cent soixante (405 078 960) F CFA durant la vie du projet.

Le Conseil a marqué son accord pour le renouvellement du permis d’exploitation industrielle de la mine d’or à la société BOUERE-DOHOUN GOLD OPERATION SA.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative au plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de méningite en 2023 au Burkina Faso.

Ce plan vise à réduire la morbidité et la mortalité dues à la méningite au Burkina Faso en 2023. Il permettra entre autres, le renforcement de la surveillance épidémiologique à tous les niveaux, le pré-positionnement des médicaments, réactifs et consommables, la constitution d’un stock de sécurité en vaccins et consommables, la prise en charge précoce des cas selon les protocoles révisés avec les médicaments pré-positionnés, la vaccination réactive de masse gratuite en cas d’épidémie, le renforcement de la communication au profit de la population et la vaccination en stratégie fixe et en stratégie avancée.

La mise en œuvre de ce plan est évaluée à trois milliards trente-sept millions six cent quarante-trois mille trois cent quatre-vingt-quatorze (3 037 643 394) F CFA.

II 2  Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a fait au Conseil une communication relative à l’incident survenu consécutivement à l’effondrement le 30 décembre 2022, d’une dalle en cours de

coulage sur un bâtiment de l’aéroport international de Ouagadougou Donsin.

Dès la survenue du drame qui a causé la mort de sept (07) personnes et occasionné six (06) blessés, le Gouvernement a dépêché une équipe sur les lieux pour évaluer la situation, soutenir les familles des victimes et s’assurer de la prise en charge effective des blessés.

Une cellule de crise a été mise en place pour suivre l’évolution de la situation, apporter assistance aux familles des victimes et faciliter les expertises.

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ziniaré s’est saisi du dossier et les investigations se poursuivent pour situer les responsabilités.

II 3  Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil une communication relative à la situation à mi-parcours de la campagne cotonnière 2022-2023 et de la préparation de la prochaine campagne 2023-2024.

La campagne cotonnière 2022-2023 est marquée par une flambée exceptionnelle des prix des engrais sur les marchés. Pour pallier cette situation, la filière coton a bénéficié d’une subvention sur les prix des intrants (engrais et insecticides) à hauteur de 76,8 milliards F CFA dont 72,8 milliards F CFA de subvention accordée par l’Etat burkinabè.

A l’échelle nationale, la production de coton graine conventionnel pour la campagne 2022-2023 atteindrait 482 585 tonnes, soit une baisse de 7% par rapport à la campagne précédente.

Les superficies emblavées sont de 617 607 hectares, soit une hausse de 4%. Les rendements moyens connaissent une baisse de 10% et se situent à 781 kilogrammes par hectare.

Faisant suite aux infestations massives de jassides observées au cours de cette campagne 2022-2023 dans les pays de la sous-région, le Programme régional de production intégrée de coton en Afrique (PR-PICA) a initié une rencontre extraordinaire des principaux acteurs de la filière coton autour de ladite problématique du 14 au 17 novembre 2022 à Lomé au Togo.

Les départements ministériels concernés par la problématique des jassides engageront des concertations urgentes à l’effet d’obtenir une dérogation pour l’utilisation des produits identifiés (GRACIA 10 EC, JACOBIA et Flonicamide 050 WG) pour lutter contre les jassides pendant la prochaine campagne 2023-2024.

II 4 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation d’un Colloque sur « Média, Culture, Tourisme et Résilience » qui se tiendra du 20 au 21 janvier 2023 à Ouagadougou.

Ce colloque a pour objectif d’instruire les acteurs sectoriels sur leurs missions en temps de crise, les édifier en tant que parties prenantes à la mise en œuvre des différentes stratégies de reconquête du territoire national, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Placé sous le thème « l’engagement des acteurs culturels et des médias pour la prévention de la stigmatisation et la radicalisation en vue de la lutte contre l’extrémisme violent », cette rencontre vise également à susciter l’engagement patriotique des acteurs et à dégager des solutions idoines au regard des enjeux et défis pour une résilience durable.

III  NOMINATIONS ET REVOCATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRIMATURE

Pour le compte du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) :

– Monsieur Pasteur PODA, Maître de conférences, Enseignant-chercheur, Docteur en sciences de l’ingénieur, spécialité télécommunications, est nommé Membre pour un mandat de six (06) ans, en remplacement de Monsieur Issoufou SEYNOU.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 279 333 A, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Secrétaire général de l’Office national d’identification (ONI) ;

– Monsieur Pinguedwendé Thiéry COMPAORE, Mle 59 880 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 119 410 J, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés de l’Office national d’identification ;

– Monsieur Abdoul Karim ZONGO, Mle 54 578 B, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de la Région du Sahel.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de

Haut-Commissaire de province :

– Monsieur Siaka SANOU, Mle 104 425 L, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Boulkiemdé, Région du Centre-Ouest ;

– Monsieur Koutoukou Laurent KONTOGOM, Mle 118 964 P, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Passoré, Région du Nord ;

– Monsieur Adama KOUSSOUBE, Mle 105 190 K, Administrateur civil, est nommé Haut-Commissaire du Yagha, Région du Sahel.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de Secrétaire général de province :

– Monsieur Adama DIALLO, Mle 200 298 N, Administrateur civil, province du Nayala, Région de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Adams DAVOU, Mle 200 295 R, Administrateur civil, province du Ziro, Région du Centre-Ouest ;

– Monsieur Drissa OUEDRAOGO, Mle 278 979 V, Administrateur civil, province de la Komondjari, Région de l’Est ;

– Monsieur Bassama KO, Mle 105 187 H, Administrateur civil, province du Kénédougou, Région des Hauts-Bassins ;

– Monsieur Sibiri Boukary KABORE, Mle 247 527 Y, Administrateur civil, province du Séno, Région du Sahel.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées au poste de Préfet de département :

– Monsieur Daouda Soungalo ZERBO, Mle 324 694 G, Administrateur civil, Département de Bana, province des Balé ;

– Monsieur A. L. Manacounou SIENOU, Mle 98 037 Y, Secrétaire administratif, Département de Mangodara, province de la Comoé ;Page 16 sur 30

– Monsieur Sidiaswêdin Jean Baptiste OUEDRAOGO, Mle 229 893 N, Administrateur civil, Département de Pabré, province du Kadiogo ;

– Monsieur Sylvain ROUAMBA, Mle 74 689 A, Secrétaire administratif, Département de Zamo, province du Sanguié ;

– Monsieur Loti Alfred ZERBO, Mle 203 226 X, Secrétaire administratif, Département de Biéha, province de la Sissili ;

– Monsieur Salam MARANE, Mle 357 527 D, Secrétaire administratif, Département de Ziou, province du Nahouri ;

– Monsieur Kader Théodore Kiswendsida ZOUNGRANA, Mle 312 228 R, Secrétaire administratif, Département de Bartiébougou, province de la Komondjari ;

– Monsieur Fernand Wenceslas Yicimbalo N’DO, Mle 303 943 M, Administrateur civil, Département de Bokin, province du Passoré ;

– Monsieur Ousmane TRAORE, Mle 91 959 N, Secrétaire administratif, Département de Samba, province du Passoré ;

– Monsieur Sougrenoma Hamado BOUGMA, Mle 324 791 G, Secrétaire administratif, Département de Kaïn, province du Yatenga ;

– Madame Adigou Adissa ABOUDOU SAMADOU, Mle 304 149 M, Administrateur civil, Département de Kalsaka, province du Yatenga ;

– Monsieur Inoussa TAO, Mle 324 082 J, Secrétaire administratif, Département de Sampelga, province du Séno ;

– Monsieur Bessomba Abel KAFANDO, Mle 116 981 Z, Secrétaire administratif, Département de Pobé-Mengao, province du Soum.

C AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Léopold Tonguenoma BONKOUNGOU, Mle 59 721 U, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près du Royaume de Belgique, Représentant permanent auprès de l’Union Européenne ;

– Monsieur Patoinmedegba Cyr Robert OUEDRAOGO, Mle 118 861 G, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Libreville au Gabon ;

– Monsieur Antoine BADO, Mle 229 941 Y, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Emmanuel COMPAORE, Mle 118 852 C, Ministre Plénipotentiaire, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Chargé d’études.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Brigitte Marie Suzanne W. COMPAORE/YONI, Mle 59 641 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Chargée de missions ;

– Monsieur Mamadou SERE, Mle 39 652 W, Inspecteur des impôts,1ère classe, 11ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur B. Saidou DIALLO, Mle 228 312 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Rabaswendé Jean OUEDRAOGO, Mle 212 546 K, Conseiller

en économie et développement, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé

Chargé d’études ;

– Madame Minata OUATTARA, Mle 91 245 E, Administrateur des

services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice de

l’exécution budgétaire ;

– Monsieur Réné TASSEMBEDO, Mle 208 083 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des réformes budgétaires ;

– Monsieur Ali ZONGO, Mle 245 195 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du budget des Cascades ;

– Monsieur Seydou OUEDRAOGO, Mle 104 656 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional du budget du Centre ;

– Monsieur Léopold M’Wintouro HIEN, Mle 245 178 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional du budget des Hauts-Bassins ;

– Madame Fanta Maïmouna KAFANDO, Mle 104 809 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice régionale du budget du Nord ;

– Monsieur Hansébane SON, Mle 52 158 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur technique principal du Budget ;

– Monsieur Ningdou Juste YAMEOGO, Mle 46 244 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) ;

– Monsieur Ben Ismaël Aimé OUATTARA, Mle 212 309 M, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Boureima BARRY, Mle 00 90 116 A, Ingénieur des travaux statistiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Moumouni Amadé SORO, Mle 208 006 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des affaires immobilières de l’Etat.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITSHUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Moussa OUEDRAOGO, Mle 130 328 X, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire ;

– Monsieur Etienne KANGAMBEGA, Mle 222 271 C, Inspecteur desécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso ;

– Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la Cour d’appel de Fada N’Gourma.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– Monsieur Noé Antonéwendé TOUGOUMA, Mle 130 527 A, Magistrat, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Anfana TRAORE ;

– Monsieur Yaya TRAORE, Mle 241 860 R, Maître de conférences en informatique, est nommé Secrétaire permanent de l’innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique.

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

– Monsieur Soumèla SAKHO, Mle 46 405 C, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Karim ZINA, Mle 51 706 J, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Madame Assétou SAWADOGO/KABORE, Mle 220 416 K, Conseiller d’éducation féminine, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Madame Ursule KABORE/BOUDA, Mle 27 834 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 16ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Madame Flavie Apolline KABRE/OUEDRAOGO, Mle 35 801 G, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Directrice générale de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) ;

– Monsieur Paul KINDA, Mle 51 985 L, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Lassané DANGO, Mle 91 668 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics ;

– Monsieur Toro II DRABO, Mle 58 565 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds national de solidarité et de la résilience sociale.

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Brice Wilfried BICABA, Mle 105 003 V, Médecin de santé publique, option épidémiologie et biostatistique, catégorie U, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé cumulativement Directeur général de la santé et de l’hygiène publique et Responsable du Programme budgétaire « Santé publique » ;

– Monsieur Wasso Wenceslas KOITA, Mle 212 353 V, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Madame Hawa KONE, Mle 49 464 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Tengandogo ;

– Madame Nessiné Nina KORSAGA/SOME, Mle 104 441 R, Professeur titulaire hospitalo-universitaire de dermatologie-vénérologie, catégorie P1, 1er échelon, est nommée cumulativement Directrice générale de l’offre de soins et Responsable du Programme budgétaire « Offre de soins » ;

– Monsieur Zakariya YABRE, Mle 108 954 P, Pharmacien spécialiste en gestion des approvisionnements pharmaceutiques et logistique de santé, catégorie P, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Accès aux produits de santé » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de l’accès aux produits de santé ;

– Monsieur Guillaume OUANDE, Mle 97 481 S, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Office de santé des travailleurs (OST).

I  AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

– Monsieur Hadi Honoré YONLI, Mle 97 521 K, Economiste, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général du Commerce ;

– Monsieur Hamadou PARE, Communicateur, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

J  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Aimé Wendpanga NONGKOUNI, Ingénieur du génie civil, est nommé Directeur général de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi mécanisées (ANEEMAS) ;

– Monsieur Tobouré GANDRE, Mle 208 016 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

K AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Pierre ZANGRE, Mle 39 107 T, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Madame Félicité OUEDRAOGO/ROAMBA, Mle 30 566 E, Conseiller d’éducation, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Chargée d’études.

L AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Koussao SOME, Mle 43 357 K, Maître de recherche en génétique et amélioration des plantes, catégorie P2, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Roger Honorat Charles NEBIE ;

– Monsieur Gnidouba Roger LANOU, Mle 271 353 F, Enseignantchercheur, catégorie P3, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Tindaogo VALLEAN ;

– Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 G, Professeur titulaire, catégorie P1, classe exceptionnelle, 2ème échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Jules André ILBOUDO ;

– Monsieur Abdoulaye OUATTARA, Mle 35 155 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3ème classe, 7ème échelon, est nommé Chargé de missions.

M AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Rakissaguinda Paul OUEDRAOGO, Mle 117 003 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, classe A, 5ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour le développement durable (SP-CNDD) ;

– Monsieur Pascal ZONGO, Mle 334 266 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

N AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Diodama Gaston KABORE, Mle 000 026 D, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de conseil et de maîtrise d’ouvrage déléguée en bâtiment et aménagement urbain (ACOMOD-BURKINA).

O AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Hamed dit Patindeba Patric LEGA, Mle 117 353 Y, Economiste Planificateur, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général du Bureau Burkinabè du droit d’auteur (BBDA) ;

– Monsieur Ousséna Abraham ABASSAGUE, Mle 212 535 N, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général du Centre national du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) ;

– Monsieur Mambourou SOMA, Mle 225 862 X, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Raphaël KAFANDO, Mle 224 693 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général de la communication et des médias ;

– Monsieur Touha Maba David GANOU, Mle 88 793 H, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la Société Burkinabè de télédiffusion (SBT) ;

– Monsieur Bely Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, Mle 216 684 N, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du patrimoine culturel ;

– Madame Salamata Josée Laurence ZOUNGRANA/OUEDRAOGO, Mle 50 570 H, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Directrice du livre et de la lecture publique ;

– Monsieur Iwine Alain SOME, Mle 272 935 H, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des affaires administrativeset financières de l’Office national du tourisme Burkinabè (ONTB) ;

– Madame Rita Diane Wendbala SANWIDI, Mle 104 111 G, Administrateur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice du Centre national de formation en artisanat d’art Birgui Julien OUEDRAOGO (CNFAA-BJO) ;

– Monsieur Aboubacar Armand BOCOUM, Mle 225 840 L, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’éducation et de la formation artistiques et culturelles ;

– Monsieur Boundjoa Mickael LOMPO, Mle 216 682 L, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des arts de la scène, plastiques et appliqués ;

– Monsieur Wendpagnagdé Evariste KABORE, Mle 216 769 H, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de la bibliothèque nationale ;

– Madame Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice du développement des industries culturelles et créatives ;

– Monsieur Jean Yves BAYALA, Mle 41 570 T, Professeur de musique, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC) ;

– Monsieur Fousséni MIEN, Mle 225 825 A, Ingénieur du cinéma, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur du cinéma et de l’audiovisuel.

III 2 REVOCATIONS

Le Conseil a mis fin aux fonctions des personnes ci-après et décidé de leur rappel à l’administration centrale :

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Seydou SINKA, Mle 59 727 V, Ambassadeur, relevé de ses fonctions d’Ambassadeur représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations unies à New York ;

– Madame Pulchérie TAPSOBA/LAGWARE, Mle 59 661 D, Inspecteur du trésor, relevé de ses fonctions de Trésorier auprès de l’Ambassade du Burkina Faso à Ottawa (Canada) ;

– Monsieur Gnagré KOSSE, Mle 105 163 E, Conseiller des affaires étrangères, relevé de ses fonctions de Ministre Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Addis-Abeba en Ethiopie.

 

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO,

 

Porte-parole du Gouvernement

AMF-UMOA : Plusieurs évènements ce 19 janvier à Abidjan

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Des officiels de l'AMF -UMOA à l'issue de leur conférence de ce mercredi 18 janvier 2023 à Abidjan

Pour marquer son changement de dénomination, l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA), ex- Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), organise ce jeudi 19 janvier 2023 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, une série d’évènements. Pour en parler, les responsables de l’institution régionale ont tenu ce mercredi une conférence de presse dans la capitale économique ivoirienne.

Le président de l’AMF-UMOA, Badanam Patoki a donné des détails sur les évènements organisés ce jeudi 19 janvier

Cérémonie officielle marquant le changement de dénomination, colloque international et diner gala, présentation la nouvelle identité visuelle (logotype). Ce sont les principaux évènements que l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest africaine (AMF-UMOA) organise ce jeudi 19 janvier 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire.  Ces activités destinées à assurer une plus grande visibilité de l’institution, sont organisées dans le cadre du changement de dénomination de l’AMF-UMOA, autrefois appelée «CREPMF»- Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers.

Plus de détails sur ces évènements ont livrés aux journalistes ce mercredi même à Abidjan au cours d’une conférence de presse animée par le président de l’AMF-UMOA, Badanam Patoki, qui avait à ses côtés de plus proches collaborateurs dont le secrétaire général, Ripert Bossoupke.

Présidents Ouattara et Bazoum patrons

Le premier évènement majeur, le colloque international permettra aux organisateurs d’échanger avec les acteurs du marché financier de l’Union sur son évolution depuis plus de deux décennies et de dégager des perspectives en vue d’un meilleur financement des économies des pays membres. « Le Marché Financier Régional de l’UMOA, 25 ans après», c’est le thème du colloque qui est organisé en format hybride, présentiel et en ligne. Il est placé sous le haut patronage des présidents Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Mohamed Bazoum du Niger.

«Il s’agira d’un ensemble de panels animés par des experts provenant aussi bien de la sous-région que de l’international. Ce sera le cadre idéal notamment pour relever les insuffisances relevées et s’inspirer des bonnes pratiques pour le développement du marché financier régional», a expliqué le président  Patoki.

En plus du colloque, il est prévu aussi un diner gala au cours duquel la nouvelle identité visuelle de l’AMF-UMOA devrait être officiellement dévoilée.

Une suite de décisions et mesures antérieures

A écouter le président de l’AMF-UMOA, les évènements de ce jeudi sont la suite de décisions et mesures antérieures. «Le CREPMF-UMOA, organe de tutelle du Marché Financier Régional de l’UMOA, a engagé les diligences nécessaires pour la ratification, par les Etats membres, du Traité révisé de l’UMOA qui consacre le changement de sa dénomination qui devient « Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine » (en abrégé « AMF-UMOA »).

Le Conseil des Ministres de l’UMOA, en sa Session Ordinaire du 30 septembre 2022 tenue à Dakar, a approuvé la version consolidée du nouveau Traité de l’UMOA et pris acte de son entrée en vigueur à partir du 1er octobre 2022, conformément à ses articles 43 et 44.

Le Conseil des Ministres a également, au cours de la même session, autorisé l’usage de la nouvelle dénomination ainsi que la nouvelle identité visuelle de l’AMF UMOA à compter du 1er octobre 2022 ».

Martin Philippe

Burkina Demain

Le monde des affaires solidaire du Gouvernement de la Transition

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Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, s’est entretenu ce 16 janvier 2023 dans l’après-midi, avec une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), conduite par son président, Mahamadi Savadogo. La délégation est venue féliciter le Chef du Gouvernement et lui présenter ses vœux de nouvel an d’une part, et d’autre part, affirmer son engagement à accompagner les nouvelles autorités dans leurs missions, notamment la reconquête du territoire national.

«Lutte contre le terrorisme : Le monde des affaires solidaire du Gouvernement de la Transition

Le Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla, s’est entretenu ce 16 janvier 2023 dans l’après-midi, avec une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), conduite par son président, Mahamadi Savadogo. La délégation est venue féliciter le Chef du Gouvernement et lui présenter ses vœux de nouvel an d’une part, et d’autre part, affirmer son engagement à accompagner les nouvelles autorités dans leurs missions, notamment la reconquête du territoire national.

Le Premier ministre, tout en rappelant l’importance du monde des affaires dans l’économie burkinabè, a reconnu que le contexte national, caractérisé par des attaques terroristes, n’est guère favorable à son essor. Qu’à cela ne tienne dira-t-il, la mission primordiale de la Transition est de restaurer la sécurité et la paix, condition sine qua non à tout développement.

Le monde des affaires est au Burkina Faso comme partout ailleurs au monde, un puissant moteur de développement. Cette assertion ne peut être vraie que lorsque les acteurs qui l’animent, vivent dans une atmosphère apaisée et sereine. C’est ce que la délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) est venue réaffirmer ce 16 janvier 2023 au Premier ministre, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambèla.

Pour Mamadi Sanoh, porte-parole de la délégation de la faitière du secteur privé burkinabè, le monde des affaires contribue pour 96% à la création d’emplois au Faso et sa contribution aux recettes de l’Etat est évaluée à 90%. Ces chiffres témoignent de l’importance de ce secteur à la vie de la Nation et « mérite respect et considération ».

Tout en reconnaissant que la situation d’insécurité qui caractérise le Burkina Faso depuis sept ans maintenant n’est pas sans conséquence sur le monde des affaires, M. Sanoh dira à Me Kyelem de Tambèla que les différents acteurs sont résilients. En effet, ils œuvrent depuis lors, à l’approvisionnement régulier du pays. La CCI-BF note avec satisfaction que les nouvelles mesures prises par les autorités actuelles augurent des lendemains meilleurs, avec le retour de la sécurité et la reprise des affaires.

Pression fiscale, morosité économique, dégradation du climat des affaires, baisse des financements extérieurs, telles sont quelques préoccupations de la faitière du secteur privé burkinabè. Ces acteurs restent convaincus que la nouvelle dynamique pourra contribuer à inverser la tendance. En attendant, ils ont soumis un certain nombre de doléances au Chef du Gouvernement.

Ce sont entre autres, l’assainissement du domaine de la concurrence et du milieu des affaires, la sécurisation de certains axes routiers, la mise en place d’un Fonds de relance économique dans les zones fortement touchées par le terrorisme, la mise en place d’un guichet unique du centre des affaires, une relecture du code du travail qui fait la part belle aux travailleurs au détriment de l’employeur, l’acquisition d’un domaine à Tanghin Dassouri pour la construction d’un port sec multimodal…

A toutes ces préoccupations et attentes, le Premier a dit avoir pris bonne note et beaucoup appris. Pour Me Kyelem de Tambèla, les opérateurs économiques burkinabè jouent pleinement leur partition dans l’effort de guerre sollicité par le Président Ibrahim Traoré. Il a donné l’assurance à ses hôtes, que le nouveau dispositif mis en place, avec des équipements en cours d’acquisition, donneront des résultats. Il les a néanmoins exhortés à poursuivre sur cet élan, car sans la paix et la sécurité, point d’affaires et donc point de développement.

Le Chef du Gouvernement a aussi partagé avec les hommes d’affaires, sa vision du développement. Pour lui, les acteurs économiques devraient travailler à créer et à consolider un capitalisme national, animé par des Burkinabè patriotes, qui travaillent pour des Burkinabè et en mettant un accent particulier sur la production et la consommation nationales.

Justement dans le slogan « produisons et consommons local », le Premier ministre a laissé entendre, qu’une politique de promotion du pagne « Faso Danfani » sera mise en œuvre, afin de valoriser le textile local. Ainsi, l’armée, les corps paramilitaires et même les élèves, pourront se vêtir avec ce pagne qui fait la fierté burkinabè.

A l’issue des échanges qualifiés de très fructueux, les deux parties ont jugé nécessaire, d’envisager d’autres rencontres, afin d’arrondir les angles.

DCRP/Primature»

Direction Générale de l’ONEA : Gilbert BASSOLE passe le témoin à Flandion Idrissa SOURABIE

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L’acte officiel marquant le passage de témoin entre DG sortant Gilbert Bassolé (à droite) et DG entrant Idrissa Sourabié

Nommé le 8 novembre dernier en conseil des ministres, le nouveau directeur général de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) Flandion Idrissa Sourabié a officiellement pris fonctions ce vendredi 17 novembre 2023 au siège de l’ONEA. C’est le secrétaire général du Ministère de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement MEEA), Bouraima Kouanda a présidé cette cérémonie de passation de charge entre DG sortant Gilbert Bassolé et DG entrant Sourabié.

L’acte officiel marquant le passage de témoin entre DG sortant Gilbert Bassolé (à droite) et DG entrant Idrissa Sourabié

«A l’entame de la cérémonie, le Secrétaire Général du MEEA cumulativement PCA de l’ONEA, Bouraïma KOUANDA, a salué le travail, les sacrifices consentis par le Directeur Général sortant. « Sachez que votre passage à la tête de l’ONEA sera toujours dans la mémoire de cette institution pour laquelle vous avez consacré de bons et loyaux services », a-t-il souligné. En effet, Monsieur BASSOLE a porté des dossiers tels que l’élaboration et l’adoption des documents stratégiques de l’ONEA et poursuivi la mise en œuvre de nombreux projets structurants.

Nommé en Conseil de Ministres du 08 novembre 2023, Flandion Idrissa Sourabié assurera désormais la direction du l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement.

Au cours de la cérémonie le PCA de l’ONEA Bouraima KOUANDA a rappelé les défis auxquels l’ONEA est confronté avant d’encourager le Directeur général entant à apporter de la plus-value à ce que son prédécesseur a déjà accompli. Il a notamment exhorté le nouveau Directeur Général à entretenir un bon climat social au sein de l’ONEA.

Le Directeur Général entrant, Flandion Idrissa SOURABIE a, quant à lui décliné sa lettre de mission et traduit son engagement à travailler à la réalisation des objectifs de l’ONEA. Il a également sollicité l’accompagnement de ses devanciers et de l’ensemble des travailleurs de l’Office.

C’est sur cette citation du Directeur Général sortant, Gilbert BASSOLE, que la cérémonie s’est achevée :« Il n’ y a aucun changement sans une gouvernance adaptée, sans un management engagé et sans un leader exemplaire »», nous rapporte la Direction de communication de l’ONEA sur son site d’information.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Région du Sahel : Le Gouverneur Sorgho a confirmé l’enlèvement des 50 femmes à Aribinda

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Le du gouverneur de la région du Sahel, le lieutenant-colonel Fabien Rodolphe Sorgho, a confirmé ce lundi l'enlèvement des 50 femmes

La triste nouvelle circulait depuis quelque temps sur les réseaux sociaux et beaucoup d’internautes en l’absence de confirmation officielle hésitaient à y accorder du crédit. Il s’agit de l’enlèvement d’une cinquantaine de femmes à Aribinda, dans la région du Sahel. C’est à présent officiel avec un Communiqué du gouverneur de la région en date de ce lundi 16 janvier 2023.

«Les 12 et 13 janvier 2023, une cinquantaine de femmes ont été respectivement enlevées par des Groupes Armés Terroristes à une quinzaine de kilomètres de Aribinda (Liki) et dans une autre localité située au côté ouest de Aribinda, dans la province du Soum», indique le communiqué du gouverneur de la région du Sahel, le lieutenant-colonel Fabien Rodolphe Sorgho.

«Alors qu’elles étaient sorties à la recherche de fruits sauvages, ces épouses, mères et filles, ont été injustement prises à parti par des Hommes armés. Dès leur disparition, des recherches ont été entreprises en vue de retrouver l’ensembles de ces victimes innocentes, saines et sauves» , a ajouté le communiqué du gouverneur du Sahel.

Burkina Demain

Source du Gouverneur du Sahel

BTP en Afrique : Le PDG d’EBOMAF en prospection en Tanzanie

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Le PDG d'EBOMAF a effectué une visite officielle en Tanzanie le 13 janvier 2023

Après la Corne de l’Afrique avec une présence marquée à Djibouti, le Groupe EBOMAF veut s’implanter du côté de la Tanzanie, notamment à Zanzibar où le président directeur général Mahamadou Boukoungou a effectué une visite officielle le 13 janvier 2023 et a été reçu par le président zanzibari Hussein Ali Mwinyi.

«C’est un honneur pour moi d’être reçu par le Président Hussein Ali Mwinyi de Zanzibar. Un nouveau pan d’opportunités a été exposé durant cette rencontre de haut niveau. Plusieurs secteurs ont fait l’objet de discussion notamment les infrastructures routières, le bâtiment, la finance et banque, l’hôtellerie et la pêche», a indiqué après la visite le PDG Mahamadou Bonkoungou.

Toujours, selon le grand patron d’EBOMAF, c’est une opportunité pour son Groupe de faire valoir encore son expertise dans ce pays touristique Zanzibar qui s’est engagé dans le secteur de la construction d’infrastructures modernes, domaine de prédilection du Groupe EBOMAF, qui fait figure de leader de BTP en Afrique avec une présence dans 8 pays et avec 7 000 employés. Mieux, EBOMAF a su se diversifier au cours de ces dernières années avec des activités annexes dans les domaines du transport aérien, de l’hôtellerie, de la restauration, des Industries, des assurances et des banques. Ce qui permet au Groupe d’exporter de plus en plus loin aujourd’hui son expertise.

Le PDG Bonkoungou sur un futur eldorado du BTP

Le PDG d’EBOMAF a effectué une visite officielle en Tanzanie le 13 janvier 2023

Au regard des opportunités que présente Zanzibar que l’on peut qualifier de futur eldorado du BTP, le PDG d’EBOMAF a été bien inspiré pour ce déplacement en terre tanzanienne.

En effet, si Zanzibar avec seulement un million d’habitants est l’Etat le moins peuplé de la République unie de Tanzanie, en revanche en matière de Bâtiment et travaux publics, l’île de l’Océan indien est porteuse de grands projets de classe mondiale, notamment Burj Zanzibar, le plus haut bâtiment en bois du monde (80 étages et 96m de hauteur) et Zanzibar Domino, tour commerciale de 70 étages.

L’on ne sait pas encore si le Groupe EBOMAF aura des opportunités de participer à la réalisation de ces projets futuristes mais il pourrait au moins s’en inspirer une fois sur place.

La Burj Zanzibar sera réalisée par un consortium

La Burj Zanzibar sera une tour hybride en bois. Un noyau en béton armé conçu pour répondre à toutes les normes de sécurité incendie et de sécurité des personnes.

Le projet sera réalisé par un consortium de spécialistes de premier plan originaires de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne, d’Afrique du Sud, de Tanzanie et des Etats-Unis. Des jardins verts sur le toit et des balcons plantés réduisent encore l’empreinte carbone du bâtiment.

La tour commerciale baptisée « Zanzibar Domino », quant à elle, sera construite à 15 kilomètres du centre historique de Stone Town, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le projet a prévu aussi la création d’une île artificielle dans le lagon, ainsi qu’un port de plaisance pour les yachts et les navires de croisière. Une fois achevée, Zanzibar Domino sera le plus haut gratte-ciel d’Afrique subsaharienne. Coût du projet : au moins 1,3 milliard de dollars, un budget prévisionnel qui dépasse de 60% le budget annuel de Zanzibar.

Tanzanie, terre propice aux investissements étrangers aujourd’hui

Le port de Bagamoyo est destiné à devenir le plus grand port de l’Afrique de l’Est

En matière d’investissements étrangers, la Tanzanie a une histoire marquée tantôt par l’ouverture, tantôt par le nationalisme économique vis-à-vis des capitaux étrangers. Mais, aujourd’hui, plus que par le passé, le pays sous la présidence Samia Suhulu Hassan est devenu plus propice aux investissements étrangers grâce à l’amélioration du climat des affaires à travers des réformes plus attractives et la poursuite de réalisation des grandes infrastructures comme le port de Bagamoyo dont les travaux devraient être relancés cette année après un arrêt dû à un blocage politique sous feu le président John Magufuli.

D’un coût de 11 milliards, cette infrastructure est envisagée comme un relai du port de Dar es Salaam dont le trafic est en progression continue (17,025 millions de tonnes de marchandises avant la Covid-19 et 30 millions de tonnes d’ici l’horizon 2030). Dans l’optique de la volonté des autorités tanzaniennes de faire de leur pays la principale porte d’entrée de l’Afrique orientale, le port de Bagamoyo est destiné à devenir le plus grand port de la région.

«Vision 2025» lancé sous la présidence de Benjamin Mkapa

L’engagement de la Tanzanie en faveur des infrastructures remonte aux années 2000 avec la stratégie nationale de développement «Vision 2025» lancé sous la présidence de Benjamin Mkapa et qui donnait la priorité à la construction d’infrastructures. C’est la poursuite plus ou moins de cette politique par ses successeurs qui explique les bons indicateurs de l’économie tanzanienne depuis de nombreuses années : 5% de taux de croissance de PIB attendu en 2023. La Tanzanie, faut-il le rappeler, fait partie des Top 10 des économies africaines, classé 9e avec un PIB de 84,93 milliards de dollars projeté en 2023 et de 121, 31 milliards de dollars en 2027, selon les prévisions 2022 du Fonds monétaire international.

Pour sa part, la Banque mondiale a changé depuis le 1er juillet 2020 la classification de la Tanzanie, qui est ainsi passée de la catégorie « pays à faible revenu» à «pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure».  Avec les nouvelles mesures plus incitatives et favorables (code d’investissement, banque foncière), le pays n’a cessé d’attirer  des investisseurs étrangers. Résultat positif de cette amélioration sans précédent du climat des affaires : la Tanzanie a obtenu des investissements d’un montant de 8,1 milliards de dollars pour 294 projets sur la période mars 2021 – février 2022. C’est, selon les officiels Tanzaniens, la plus importante performance en matière d’investissements dans le pays, soit un potentiel de création de 62 301 emplois.

Assurément, dans ce grand chantier à ciel ouvert des investisseurs étrangers qu’est devenu le pays de Julius Nyerere, EBOMAF et son PDG Bonkoungou auront leur mot à dire, pour ne pas leurs opportunités à saisir. Le Groupe serait même intéressé par le secteur de la pêche dans l’archipel semi-autonome, Zanzibar.

Martin Philippe

Burkina Demain