La gendarmerie nationale a organisé une conférence de presse, ce 12 août 2016 à Ouagadougou, pour annoncer l’arrestation d’un présumé tueur à gages qui se plaisait à soutirer de l’argent à ses victimes et d’autres trafiquants des réseaux de téléphonie mobile.
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Le commandant de la brigade de recherche de la gendarmerie de Ouagadougou, l’adjudant-chef major, Abdoulaye Sawadogo, a fait comprendre que le sieur XY a acheté une puce portant le numéro 7076 92 28, à l’aide d’une pièce d’identité ramassée sur la voie publique. Puis il s’est mis à contacter ses anciens collègues, des inconnus ayant affiché leurs numéros devant leurs boutiques, les citoyens qui font des communiqués par voie de presse, des couples en difficultés, ou encore des femmes.

Sa stratégie, consistait à faire :  » croire qu’il avait été contacté par leurs proches moyennant une certaine somme d’argent pour les éliminer physiquement. Alors, il déclarait à ses victimes que pour qu’il renonce à l’exécution de ce projet, il faudra qu’elles lui envoient de l’argent par Airtel money », a expliqué le commandant Sawadogo.

Soit il décrivait les habitudes des victimes, soit il arguait détenir leurs proches disparus et réclamait des sommes d’argent sous la menace de mettre un terme à leur jour, soit encore il se présentait comme un officier de gendarmerie, disposé à renoncer à leur emprisonnement, mais contre une rémunération.
Ainsi aurait-il réussi à spolier plusieurs personnes avant d’être mis aux arrêts, après de nombreuses plaintes déposées par des victimes.

PIRATE
Quant aux trois autres délinquants arrêtés dans le cadre de piratage des réseaux de téléphonie mobile et présentés à la presse, ils sont toujours entre les mains de la gendarmerie. Leur arrestation fait suite à une plainte formulée par le Directeur général de Télécel Faso, en date du 14 juin 2016, relative à des fraudes détectées sur son réseau. Les accusés, en majorité des étrangers, étaient installés dans le quartier Zone I de Ouagadougou où ils ont loué une villa, et fait des installations internet et électroniques.
Voilà comment ils procédaient.

« Un correspondant X résidant en France appelle un autre Y, utilisant le réseau Airtel au Burkina Faso. L’appel international du correspondant X sera capté par le fraudeur à travers son boitier Simbox installé au Burkina Faso avant d’être renvoyé vers le correspondant Burkinabè sous forme d’appel local d’un numéro Airtel vers le numéro de l’abonné Y. Le correspondant burkinabè voit s’afficher un numéro Airtel sur son téléphone alors qu’il s’agit d’un appel international entrant de la France qui devait avoir un format + 33 suivis de huit (08) autres chiffres », a déclaré le commandant Sawadogo qui a dit que c’est le Directeur général de Telecel Faso porté plainte, au regard du manque à gagner pour sa compagnie de téléphonie mobile.

Mathias Lompo
Burkina Demain

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