Après trois mois à la tête de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER), le Président de Le Faso Autrement, Ablassé OUEDRAOGO, a cédé le jeudi 19 janvier 2017 à Ouagadougou, la présidence tournante au chef de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) , Gilbert Noël Ouédraogo.coder 1

« Je vais poursuivre l’action de mon prédécesseur Ablassé Ouédraogo que je félicite pour son mandat. Ce mandat a permis d’asseoir les fondations de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) » a déclaré Me Gilbert Ouédraogo.

A l’entendre, ses camarades et lui vont poursuivre les rencontres avec les autorités coutumières, religieuses et civiles, en l’occurrence les chefs des bôbô mandarê et de Fada N’gourma, ainsi que les intellectuels des différentes régions pour parler des valeurs du pardon, de la réconciliation en utilisant la culture traditionnelle. De plus, ils comptent organiser des conférences publiques et installer des sections de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation (CODER) à l’extérieur du pays.

« Vous avez vu déjà qu’il y a une déclaration qui a été faite; ça veut dire qu’il y a de l’impatience à ce que nous puissions installer nos structures mais nous allons crescendo. Nous avons aussi des comités que nous allons mettre en place ; des structures qui doivent être dans toutes les provinces et même à l’extérieur », a dit le président de la CODER, Me Ouédraogo.
Selon Gilbert Noël Ouédraogo, la Coalition va toujours travailler dans le même esprit visant à « faire en sorte que les filles et les fils du Burkina puissent s’asseoir ensemble, sur la même table, et regarder ensemble l’avenir du pays ». Son explication, la situation de crise politique que connaît le Burkina ne saurait continuer à être un fonds politique pour les uns et les autres.

Il a fait comprendre que la réconciliation ne signifie pas passer par pertes et profits,  » c’est plutôt que chacun assume sa part de responsabilité « . Puis, il a dénoncé « l’esprit qui tend à faire croire qu’il y a, d’un côté, ceux qui aiment le Burkina et d’un autre côté, ceux qui n’aiment pas le Burkina’’.

‘’Nous sommes tous, filles et fils d’un même pays, d’une même nation. Le Burkina Faso, comme l’a dit Monseigneur Paul Ouédraogo, ne peut pas se construire les uns contre les autres. On ne peut pas construire le Burkina Faso les uns sans les autres. (…). Nous sommes tous comptables de tout ce qui s’est passé. Quand on parle des 26 ans de Blaise Compaoré, qui n’a pas travaillé avec lui, qui n’a pas été à ses côtés ? Il faut accepter ce qui s’est passé et regarder maintenant vers l’avenir’’, a -t-il martelé.

Joachim Batao
Burkina Demain

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