Au lancement de la ZLECA le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda

Dans un mois et demi, le 21 mars 2019, cela fera exactement un an, jour pour jour, qu’a été signé à Kigali, au Rwanda, l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et destinée à jouer un rôle central dans la promotion de la diversification des économies du continent et leur intégration dans les marchés régionaux et mondial. Un an après, les problématiques de la mise en œuvre effective de ce processus majeur pour la compétitivité et le développement de l’Afrique sont au cœur, depuis ce mardi 5 février, d’une rencontre de renforcement des capacités des journalistes économiques pour l’Afrique de l’Ouest.

La présente rencontre des journalistes économiques pour l’Afrique de l’Ouest  à Monrovia, est une initiative  du Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (BSR-AO/CEA), avec la collaboration du gouvernement libérien.

L’objectif, c’est de favoriser une meilleure compréhension de la ZLECAf de la part des médias de la sous-région ouest africaine en vue de leur contribution à sa ratification et sa mise en œuvre.

La réunion durera trois jours et se déroule sous forme de présentations assurées  par des experts de la CEA, de la CEDEAO et des communicateurs indépendants sur la ZLECAf, ainsi que d’échanges sur  les problématiques abordées : état des signatures ou  ratifications, les étapes du processus de mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaines, les contraintes ou défis à relever par les Etats africains.

               4 ratifications de plus et l’accord entre en vigueur

22 ratifications sont indispensables pour que l’accord de la ZLECAf entre en vigueur. A ce jour, au total 18 ratifications ont été enregistrées. Il s’agit notamment de celles des pays suivants : Ghana, Kenya, Rwanda, Niger, Tchad, Guinée Conakry, eSwatini (ancien Swaziland), Ouganda, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Sierra Leone, Mali, Namibie, Sénégal, Congo, Togo,  Mauritanie. Donc, 4 ratifications de plus et l’accord de libre-échange continentale entre vigueur.

Quant aux signatures en amont, l’on avait enregistré au sortir du 31e sommet ordinaire de l’Union africaine à Nouakchott le 1er juillet 2018, quelques 49 signatures de pays sur les 54 Etats que compte le continent.

Les enjeux en termes de lutte contre la pauvreté et de développement sont énormes  pour cet  ambitieux projet qui intègre à la fois les Objectifs de développement durables (ODD) des Nations-Unies d’ici à l’horizon 2030 et ceux de l’Agenda 63 de l’Union africaine.   En effet, réalisé, il devrait permettre de booster les faibles échanges intra-africain (6% en 2016, contre 59% pour les Asiatiques et 69% pour les Européens) ; de favoriser la compétitivité et le développement des économies africaines, donc le développement du continent.

Mais, pour y parvenir, il faut une appropriation et une mobilisation des Africains à tous les niveaux, surtout que de nombreux défis restent à relever en amont : les infrastructures, harmonisation des cadres règlementaires et institutionnels ; l’amélioration de la qualité des produits. D’où tout l’intérêt de la rencontre avec les journalistes  économiques pour l’Afrique de l’Ouest.

                           «Une bonne nouvelle pour le continent»

Pour le vice-ministre du commerce et de l’industrie du Liberia,  Wilfrid N. Bangura, « l’organisation de cet atelier pour les médias constitue une bonne nouvelle pour le continent africain».

Pour sa part, le commissaire en charge du commerce et de la libre circulation, M. Konzi Tei a indiqué qu’une étude de la ZLECAf sur les Etats membres de la CEDEAO sous la supervision de la Commission est en cours et que les conclusions aideront à de prises de décisions substantielles aux restes des discussions. « La création d’un environnement sous régional sans frontières, ou les ressources sont disponibles et accessibles aux entreprises et aux personnes, reste un élément central de la stratégie de la CEDEAO en matière de prospérité partagée et de la vision d’une « CEDEAO des personnes » plutôt qu’une CEDEAO des Etats », a affirmé M. Konzi Tei.

Quant au directeur par intérim du BSR-AO/CEA, Monsieur Bakary Dosso, il a indiqué que « le partenariat responsable et dynamique avec des médias de la sous-région devrait permettre un meilleur plaidoyer pour la ratification et la mise en œuvre de la ZLECAf, et d’assurer une meilleure visibilité et une meilleure diffusion de la mise en œuvre du plan communautaire de développement (PCD) de la CEDEAO, des objectifs de développement durables (ODD) et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.»

Les journalistes  participants, tous membres du réseau au nombre de  33, viennent des 15 pays de la CEDEAO :   Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone et  Togo.

Grégoire B. Bazié, Monrovia

Burkina Demain

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