Les membres du présidium de la conférence de presse de l'APMP

L’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a tenu ce 25 juillet 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour parler de l’actualité nationale marquée par la tenue du dialogue politique initié par le Chef de l’Etat Roch Mark Christian Kaboré du 15 au 20 juillet passé ainsi que quelques points de la situation nationale du pays.

Les membres du présidium de la conférence de presse de l’APMP

Sous la présidence de Simon Compaoré, président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), les ‘’naama ramba’’ ou la mouvance présidentielle était face aux hommes de médias, ce jeudi matin à Ouagadougou. Selon Zalissa Koumaré, secrétaire général du Nouveau temps pour la démocratie (NTD), c’est à cause des remous comme les attaques terroristes récurrentes, l’agitation sociale qui met à mal l’économie nationale, les conflits communautaires, la recrudescence de l’incivisme et la remise en cause de l’autorité de l’Etat que le Président du Faso a initié cette rencontre symbolique entre l’APMP et le CFOP.

Un « face to face » que madame Koumaré a salué à sa juste valeur parce qu’il a permis à quelques points d’évoluer. Dans le programme de ce dialogue entre les ‘’naam kiisdba’’ et les ‘’naama ritba’’ (APMP et CFOP), deux grands points essentiels étaient sur la table des discussions. Il s’agissait notamment du code électoral et les élections de 2020 et 2021, et les questions d’intérêt général. Zalissa Koumaré dans sa déclaration a révélé que les travaux se sont bien déroulés dans un « esprit de cordialité » et « un climat de sérénité » malgré quelques divergences de points de vue sur certaines questions qui, bien souvent ont nécessité des arbitrages pour aboutir à des consensus utiles pour tous.

Pour ce qui est de la situation nationale avec ses sous points notamment la question sécuritaire, la réconciliation nationale, la question de l’unité nationale et de la cohésion sociale, celle de l’autorité de l’Etat et du civisme, la secrétaire générale du NTD a laissé entendre que les discussions ont été intenses mais la tempérance a joué pleinement son rôle. Elle a par exemple avoué que sur le volet réconciliation nationale, toute la classe politique est unanimement formelle sur le tryptique Vérité-Justice-Réconciliation.

« Considérons que les conclusions auxquelles nous sommes parvenues sont de nature à apaiser le climat socio-politique et favoriser les actions salvatrices sur tous les points pour une en œuvre réussie du PNDES », a conseillé madame Koumaré.

Autres points abordés au cours de cette conférence de presse, ce sont le décès des onze prévenus dans l’enceinte de l’unité anti-drogue de Ouagadougou, la situation des déplacés et la règlementation de l’utilisation des réseaux sociaux et la décision du conseil constitutionnel concernant le nouveau code pénal.

Primo, l’APMP a déploré la mort tragique des onze prévenus et a salué la prise en charge de la situation par les plus hautes autorités. Secundo, c’est un regret pour elle de voir que le nombre des déplacés « forcés » augmente au fur et à mesure nonobstant l’accompagnement permanent du gouvernement et des partenaires au développement pour limiter les effets néfastes dus à la situation.

Tertio, concernant la polémique sur la règlementation de l’utilisation des réseaux sociaux, les hommes de la majorité présidentielle disent prendre acte de la décision du conseil constitutionnel qui consacre la conformité des dispositions du nouveau code pénal.

Le pourquoi dans cette affaire est clair et net. Pour l’APMP, il est plus qu’impérieux de règlementer l’utilisation des réseaux sociaux dans un contexte marqué par des attaques terroristes et de radicalisme grandissant afin de garantir au peuple burkinabè les chances de vaincre l’hydre morbide. Néanmoins, elle a précisé qu’il ne s’agit pas de réduire les libertés de quelqu’un, surtout celles d’expression, obtenues après de longue lutte mais de voir la réalité en face.

L’autre moment fort de cet entretien était au niveau des propos tenus par Xavier Des Cabanes, Ambassadeur de la république de la France au Burkina Faso, le dimanche dernier sur la radio Oméga FM. Des propos dans lesquels il a interpellé les autorités burkinabè et malienne à éviter de mettre le mal de son pays tout temps. La réponse de Simon Compaoré à ce sujet a été : « L’Ambassadeur de France a parlé vous aussi vous pouvez parler », s’adressant aux hommes de médias.

Nicolas Bazié

Tidiane Sow

Burkina demain

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