Daouda Bagué, maire de la commune de Poa

Après le lancement des travaux de réhabilitation de la route nationale 14 à Koudougou le jeudi 16 dernier par le chef du gouvernement, Christophe Marie Joseph Dabiré, nous avons laissé trainer notre micro pour recueillir les avis de quelques acteurs de la région du Centre ouest. D’une manière générale, c’est un sentiment de satisfaction  qui se dégage de leurs propos car, en plus d’être la concrétisation d’une promesse électorale, ce lancement vient annoncer la fin du calvaire des usagers du tronçon Sakoinsé- Koudougou. Lisez plutôt.

Daouda Bagué, maire de la commune de Poa : «Une grande satisfaction, après plusieurs années d’attente»

Daouda Bagué, maire de la commune de Poa

« J’avoue que c’est une très grande satisfaction, après plusieurs années d’attente et de difficultés sur cette voie, il y a eu beaucoup de chose que nous avons subi en terme d’accident de blessés et de mort, paix à leurs âmes. C’est pour cela que nous avons mobilisé la population de Poa pour venir les activités à Koudougou. Et nous pensons que tout ce qui s’est passé, c’est du passé et que d’ici un an, nous allons avoir une bonne route flambant neuf pour faciliter l’intercommunalité et booster l’économie locale »

Nehemi Rasmané Kaboré, maire de la commune de Ramongo : «Un rêve de 5 ans qui devient réalité»

Nehemi Rasmané Kaboré, maire de la commune de Ramongo

« Pour nous, aujourd’hui, c’est une très grande fête, on est très joyeux parce que ça fait longtemps qu’on a attendu cette route. Ça fait plus de cinq ans qu’on rêve de cette route et aujourd’hui c’est une réalité. Pour nous, c’est une fierté pour la population de la commune de Ramongo de voir enfin aboutir ce projet et nous disons merci au gouvernement, merci à toute son équipe parce que le développement commence par la route comme on l’a dit et nous disons merci au Président du Faso avec tout son gouvernement pour le travail qui a été fait. Je pense que dans le projet tout cela est inclus et comme le ministre l’a dit le travail doit être vite et bien fait et nous pensons que dans le « bien fait », il y a la sécurité qui fait partie. Nous comptons aussi vérifier parce que nous sommes tous des contrôleurs pour voir qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter les accidents».

Alexandre Le Grand Roamba, journaliste, ressortissant de Ramongo : «Je ne peux que me réjouir»

Alexandre Le Grand Roamba, journaliste, ressortissant de Ramongo

« Je me félicite déjà de ce que le gouvernement a pu concrétiser la promesse faite. Vous savez que quand on empruntait la voie Sakoinsé-Koudougou, c’était avec un cœur serré, un cœur rempli d’angoisse parce que tu ne sais pas d’abord si tu vas arriver à bon port, en bon état que ce soit pour les véhicules, les motos que ce soit pour les personnes humaines elles-mêmes. En plus de cela, à chaque fois que nous venons Koudougou ou que nous repartons à Ouagadougou par la RN14, il faut toujours alerter le mécanicien pour qu’il vous attende à l’arrivée. Aujourd’hui, avec le lancement des travaux de cette route, je ne peux que me réjouir parce que j’ai mené le plaidoyer depuis quatre mois et chaque jour que Dieu fait je taguais le ministre des infrastructures, je taguais le porte-parole du gouvernement de sorte à ce que le gouvernement se rappelle au quotidien qu’il y a une promesse à exécuter. Aujourd’hui 16 janvier 2020, nous pouvons dire merci au gouvernement, merci à la population de la région du centre-ouest pour avoir mobiliser les forces pour que le projet puisse se concrétiser. Sur le plan économique, les uns et les autres n’arrivaient plus à rallier Ouagadougou, rallier Dédougou en toute tranquillité, dans la sécurité. Le développement passe par le développement de la route, comme le ministre, Eric Bougma l’a dit. Ce qui va changer, c’est que d’abord les gens vont d’abord rouler de façon paisible, il y aura moins d’accidents donc moins de vie humaine ôtée. Il y aura également une raison pour les opérateurs économiques, pour les transporteurs de ne plus faire le détour en passant par Sabou, d’économiser, de pouvoir desservir Ouagadougou, Koudougou, Dédougou, Tougan. Sur le plan économique, beaucoup de choses vont changer».

Koanda Saidou, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre-Ouest : «Une très bonne nouvelle»

Koanda Saidou, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre-Ouest

C’est une très bonne nouvelle parce que, déjà en plus des soucis de mobilité entre Koudougou et Ouagadougou, on a beaucoup d’opportunités qui seront créées à partir de la réhabilitation de cette voie. Vous savez que les communes de Ramongo et Poa, qui essentiellement sont des communes qui vivent de l’activité agricole et autres peuvent facilement bénéficier et on sait que les jeunes avec la réhabilitation de cette voie, non seulement trouver de l’emploi temporaire mais également ils vont pouvoir développer des activités au bord de la route pour pouvoir commercialiser avec les passants. Je pense que c’est une opportunité pour la jeunesse que nous accueillons les bras ouverts et nous félicitons et on remercie le gouvernement pour avoir pensé à cela. Déjà la première chose que nous allons faire, c’est faire un lobbying auprès de l’entreprise et du ministère des infrastructures pour qu’on puisse recruter la main d’œuvre au niveau local sur le tronçon, deuxièmement nous allons mettre un comité au niveau du conseil communal de Poa et de Ramongo et même au niveau du conseil provincial du Boulkiemdé pour suivre l’évolution des travaux et interpeler l’autorité s’il y a lieu sur les manquements qu’on aura à constater. Mais nous allons plus privilégier les échanges avec l’entreprise et avec la direction régionale des infrastructures pour voir comment, on peut faciliter mais aussi suivre le travail qui sera fait.

Abdou Ouédraogo de l’association jeunesse africaine pour l’unité d’action pour le développement : «Nous rendons grâce à Dieu »

Abdou Ouédraogo de l’association jeunesse africaine pour l’unité d’action pour le développement

« Je voudrais d’abord dire merci à l’ensemble des acteurs, tous ceux qui ont contribué pour que l’activité puisse se tenir aujourd’hui. C’était vraiment une longue attente de pénibilité, beaucoup de gens ont trop souffert, il y a eu beaucoup de morts, beaucoup de blessés, énormément de dégâts sur la nationale 14 mais aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu que l’activité puisse se lancer. Notre souci, le lancement, certes mais après le lancement qu’est-ce qui va se faire ? Nous disons qu’il faut que les gens se mettent au sérieux pour nous donner des résultats pour qu’à la fin nous puissions avoir un bon travail pour que la nationale 14 puisse nous servir parce que le développement passe par le développement de la route et la route doit nous servir. Que les milliards qu’on va investir soient dans la durée. Mais à travers votre micro pour demander l’implication des acteurs de la société civile pour le suivi. On n’a pas les moyens pour le contrôle mais pour le suivi, pour dire, voilà le résultat que nous attendons, voilà ce que nous prévoyons. Ça va nous aider à donner des résultats. Nous ne pouvons que dire merci au président du Faso, dire merci à l’ensemble des autorités au niveau régional pour la mise en œuvre effective de cette activité. D’abord pour que la route nous aide, il faut que la route soit bien construite, que la route respecte les normes de construction. Si les normes de construction sont bien respectées, on a la chaussé, on a le passage cycliste, motocycliste et piéton et on a l’accotement. Il faut qu’il y ait des ouvertures pour recevoir les eaux de ruissellement. Vous savez très bien que Koudougou a grandi en nombre de population, aujourd’hui on se retrouve avec près de 200.000 étudiants seulement à Koudougou sans oublier les autres écoles professionnelles et les élèves qui sont là. Donc il faut faire l’effort pour que les routes soient adaptées. Deuxièmement, il faut le respect du code de la route, il faut que la route perle aux usagers».

Propos recueillis par Ousmane Kaboré, Koudougou

Burkina Demain

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