Le directeur général d'Air Burkina, Blaise Sanou

La direction générale d’Air Burkina a décidé que les travailleurs de la compagnie sont à compter du 15 mai dernier en chômage technique partiel pour une durée de 3 mois. Durant cette période, ils ne percevront que 70% de leurs salaires bruts.

Le directeur général d’Air Burkina, Blaise Sanou, lors d’une adresse à la presse (image d’illustration)

Assurément, cela a dû être l’une des décisions les plus difficiles que le directeur général d’Air Burkina, Blaise Sanou, a eu à prendre depuis les 3 ans et 6 jours qu’il dirige la compagnie aérienne nationale. Il s’agit de la mise en chômage technique partiel des travailleurs pour une période de trois mois à compter du 15 mai 2020.

En pleine crise mondiale du transport aérien liés aux conséquences de la pandémie du Coronavirus qui a obligé à clouer au sol  tous les appareils commerciaux ; cette décision de la direction d’Air Burkina ne surprend guère.

En effet, le transporteur burkinabè a enregistré une baisse drastique du trafic (-51% en glissement annuel) à partir de la confirmation des premiers cas de Covid-19 dans le pays, le 9 mars.

Et il y a un mois, dans une lettre circulaire, en date du 17 avril, à l’attention du personnel, le DG Sanou évoquait déjà une crise de liquidités ; alertant sur le fait que  si aucune  action n’était entreprise,  il  n’était pas certain que les salaires puissent être payés au-delà de deux mois.

Cloués au sol, les appareils de la compagnie ne revoleront pas de sitôt avant la maîtrise de la crise du Covid-19

Avec cette décision, l’heure des sacrifices a donc sonné pour les travailleurs de la compagnie qui peuvent légitimement craindre pour la suite ce d’autant plus que la reprise des activités ne se feront pas automatiquement après les 3 mois de chômage technique partiel. Tout dépendra en réalité de l’évolution du Covid-19 dans le pays et dans la région. Tant que la situation sanitaire ne sera pas plus ou moins maîtrisée, il sera difficile de laisser les compagnies aériennes opérer et cela ne fera qu’empirer la situation des travailleurs.

Pour ce qui est d’Air Burkina, c’est la première fois depuis 1967 que le fleuron national du transport aérien est confronté à une crise d’une telle ampleur qui menace sa survie.

Martin Philippe

Burkina Demain

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