Les conférenciers du CISC ce 18 mai 2020 à Ouagadougou. On reconnaît au milieu le coordonnateur national, Dr Daouda Diallo

Au sortir de la conférence de presse du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) de ce lundi 18 mai, l’on en sait un peu plus sur les circonstances de la mort de 12 personnes à l’Est du pays. Fort de témoignages de poids dont celui du député-maire de Dori, Aziz Diallo, les conférenciers du CISC ont battu en brèche la version servie le 12 mai dernier dans le communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma selon laquelle les 12 personnes «arrêtées avec 13 autres personnes pour suspicions de faits de terrorisme par les Forces de défense et de sécurité (FDS)» sont mortes dans leurs cellules de détention à Fada.

Les conférenciers du CISC ce 18 mai 2020 à Ouagadougou. On reconnaît au milieu le coordonnateur national, Dr Daouda Diallo

Pour le coordonnateur national du CISC Dr Daouda Diallo et ses camarades, il ne fait pas de doute : les 12 personnes dont évoquait un communiqué du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires de la part des Forces de défense et de sécurité (FDS)».

Les faits qui se sont passés à Tanwalbougou sont, à l’entendre, similaires à ceux de Barga et de Yirgou où des membres de la communauté Peulh ont été massacrés. Interpellant les autorités sur leurs responsabilités dans ces exactions.

L’un des moments forts du point de presse a sans conteste le témoignage émouvant du député-maire de Dori, Aziz Diallo. «Mon cousin a été froidement exécuté d’une balle dans la tête», a-t-il soutenu devant la presse.

Le témoignage du député-maire de Dori, Aziz Diallo, accable les FDS impliquées dans l’affaire

Face à la situation, le CISC va plus loin et exige que le ministre de la défense et des anciens combattants, ministre de tutelles des FDS, tire toutes les conséquences de ces bavures en démissionnant purement et simplement de son poste.

Pour rappel, dans son communiqué du 12 mai, le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma annonçait une enquête. Aujourd’hui, c’est le CISC et ses soutiens qui ont apporté leurs versions des faits.  Bref, affaire à suivre, puisqu’elle n’a pas encore livré tous ses secrets.

Jean Conombo

Burkina Demain

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