Les officiels et participants à l'atelier posant pour la postérité

Au Burkina Faso, la réponse par rapport à la transmission du VIH et la drogue est caractérisée par une faible synergie d’actions entre les décideurs et même au sein de la société civile. Cela se traduit par une faiblesse des interventions adéquates à l’atteinte des objectifs en matière de réduction de la drogue et de l’élimination du VIH/Sida. Pour  favoriser plus de synergie d’actions, le Réseau national des associations et ONG de lutte contre la drogue et le VIH/sida (RENALDS) a organisé, ce mercredi 8 juillet 2020 à Ouagadougou,  un atelier de renforcement de capacités au profit des membres d’une vingtaine d’organisations.

Le coordonnateur du RENADS, Esaïe Ouédraogo (micro) a souligné l’importance de la synergie d’action

La dépendance à la drogue pousse davantage les jeunes à avoir recours au crime ou à la prostitution pour financer leurs besoins. Lorsque la consommation de drogues injectables s’ajoute à la prostitution, il y a de grande chance pour que le virus se propage des utilisateurs de drogues et de leurs partenaires sexuels au reste de la population. Par conséquent le sida et la consommation de drogues sont deux épidémies qui doivent nécessiter une stratégie de lutte commune.

Or, selon le coordonnateur du Réseau national des associations et ONG de lutte contre la drogue et le VIH/sida (RENALDS) Esaïe Ouédraogo ; la réponse par rapport à la transmission du VIH et la drogue est caractérisée par une faible synergie d’actions entre les décideurs et même au sein de la société civile. Ce qui se traduit par une faiblesse des interventions adéquates à l’atteinte des objectifs en matière de réduction de la drogue et de l’élimination du VIH/Sida.

Les officiels et participants à l’atelier posant pour la postérité

C’est pourquoi, pour  favoriser plus de synergie d’actions, Le Réseau national des associations et ONG de lutte contre la drogue et le VIH/sida (RENALDS) a organisé, ce mercredi 8 juillet 2020 à Ouagadougou,  un atelier de renforcement de capacités au profit des membres d’une vingtaine d’organisations.

Atelier de renforcement des capacités présidé par le commissaire de police Franck Compaoré, secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue et co-présidé par le représentant du secrétaire permanent de lutte contre le sida et les IST (SP/CNLS-IST), Larba Darankoum, chef du département chargé des institutions, des ministères autres que celui de la santé et des entreprises. L’on notait également au présidium la présence du président du Conseil national de la jeunesse M. Moumouni Dialla.

De cet atelier est né un front commun des acteurs de la lutte anti-drogue et VIH pour y  apporter une riposte simultanée.

  Plusieurs points passés en revus

L’atelier a été présidé par le commissaire de police Franck Compaoré, secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue et co-présidé par le représentant du secrétaire permanent de lutte contre le sida et les IST (SP/CNLS-IST), Larba Darankoum, chef du département chargé des institutions, des ministères autres que celui de la santé et des entreprises

Le présent atelier de renforcement de capacités intervient en prélude à la célébration, le 26 juin 2020 de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues et le 1er décembre 2020 de la Journée mondiale du sida. L’activité s’inscrit dans la dynamique du Cadre stratégique national de lutte contre le SIDA 2016-2020 du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (SP/CNLS-IST) et du Programme d’activités 2020 du Secrétariat Permanent du Comité National de Lutte Contre la Drogue (SP/CNLD). Elle  a permis aux participants de passer en revue plusieurs points. Il s’agit notamment de :

-l’état des lieux de la lutte contre la drogue et le VIH/Sida au Burkina Faso ;

-la consommation de drogues et son impact sur la transmission du VIH/Sida ;

-la dynamique de construction d’alliance face aux deux fléaux ;

-l’influence politique dans la campagne de plaidoyer pour une action commune des acteurs ;

-l’adoption d’un mémorandum pour le suivi de la riposte simultanée drogue-VIH/Sida.

Au moins 8 704 utilisateurs de drogue

Les acteurs se sont engagés à travailler ensemble pour plus d’efficacité dans les actions

Il est noté qu’au Burkina Faso, le nombre  des usagers des drogues a été estimé en 2017 à au moins 8 704 individus dont 87 utilisateurs de drogue injectable (étude sur la cartographie programmatique estimation de la taille et enquête bio comportementale parmi les populations clés au Burkina Faso). Selon la même étude les usagers des drogues (UD) sont majoritairement des hommes (99,1% et près de 50% d’entre eux ont un âge inférieur à 25 ans.

Pour le RENALDS la lutte contre la drogue et celle contre le VIH/Sida au Burkina Faso n’atteindront pleinement leurs objectifs que si les acteurs travaillent ensemble, en synergie.

D’où le présent atelier de renforcement de capacités qui aura atteint pleinement, à en croire les officiels à la cérémonie d’ouverture,  ses objectifs. Il s’agissait notamment de :

-formation des associations membres du RENALDS et ses partenaires sur la consommation de la drogue et son impact dans la transmission du VIH/Sida ;

-promotion de  la synergie et de  l’unité d’actions face à la drogue et le VIH/Sida.

Martial Gouba

Burkina Demain

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