Les représentants des différentes parties prenantes participent à l'atelier

C’est parti pour le  forum national de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso. Initié dans le cadre du Programme voix pour le changement (V4CP) par les Organisation de la société civile (OSC)  du secteur en l’occurrence la SNV, CEAS Burkina et AGEREF/Comoé-Léraba,Ocades Dédougou; le forum réunit pendant 48 heures les  représentants des différentes parties prenantes de la question de la normalisation et certification des produits et services d’énergies renouvelables dans le pays.

Le conseiller technique Souleymane Konaté (micro) a présidé l’ouverture du forum

Les OSC SNV, CEAS Burkina, AGEREF/Comoé-Léraba et OCADES Dédougou en ont fait depuis des années leur cheval de bataille dans le cadre du Programme pour le changement (V4CP). Il s’agit de la lutte contre la mauvaise qualité des équipements et services d’énergies renouvelables dans le pays.

Le coordonnateur du secteur énergies renouvelables de la SNV, Martin Van Dam (micro), a salué la mobilisation des acteurs

Ces OSC sont convaincues du fait que la prolifération de la mauvaise qualité sur le marché est un grand handicap au développement du secteur des énergies renouvelables et ne cessent depuis lors de multiplier, dans le cadre de V4CP, les initiatives (études, ateliers, sorties de terrain, conférences, rencontres) sur la question dans l’espoir de faire bouger les lignes, de faire aboutir son plaidoyer pour la qualité dans le secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso.

Présence des différentes parties prenantes

Officiels et participants posant pour la postérité à l’ouverture du forum ce 22 mai 2020 à Ouagadougou

C’est dans cette dynamique que s’inscrit le forum national sur la régulation dans le secteur des énergies renouvelables qui se tient du 22 au 23 juillet 2020 à Ouagadougou. L’ouverture des travaux du forum ce mercredi a enregistré la présence des différentes parties prenantes de la question de la régulation, qui conditionne en réalité la qualité recherchée par les populations, les OSC mais aussi les pouvoirs publics, les acteurs privés.

Le directeur de CEAS Burkina Henri Ilboudo (micro) a souhaité des échanges francs et fructueux

«Réflexions sur l’opérationnalisation de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso», c’est le thème du forum qui a débuté ce mercredi dans la capitale.

Prononçant le mot  d’ouverture, Souleymane Konaté, conseiller du ministre de l’énergie Bachir Ismaël Ouédraogo, a salué l’initiative à sa juste valeur. «Il s’inscrit en droite ligne des actions du ministère de l’énergie engagé aussi sur la question à travers la mise en place de structures comme l’ANEREE»

Mêmes constats de l’absence de la régulation

Les représentants des différentes parties prenantes participent à l’atelier

Il est illusoire de s’attendre à la qualité dans un secteur gangréné par l’anarchie comme le nôtre. Et tous les intervenants l’ouverture des travaux ont été unanimes sur l’absence de la régulation du secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso ; ayant tous fait le constant de l’anarchie ambiante qui favorise la mauvaise qualité. «A ce jour, il n’y a aucun norme à respecter quand l’on veut venir un matériel dans notre pays», relève le directeur général de l’ANEREE, Issouf Zoungrana.

Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, a présenté les évidences des études menées par les OSC

L’étude de 2017 des OSC mettant en exergue le lien entre la formation des installateurs des équipements et la qualité de leurs prestations a démontré par exemple que 70% de ces installateurs n’étaient pas passés par une école de formation. Ce qui expliquait clairement, selon Charles Didace Konseibo, président de la CNPDER-BF, l’origine de la mauvaise qualité sur le marché.

«Nous sommes dans un contexte où parfois le vendeur de matériels d’énergies renouvelables s’érige en technicien alors qu’il n’en est pas un», ironise un participant. «C’est vrai que le secteur est devenu une opportunité dont les uns et les autres veulent en profiter mais pour plus d’efficacité il requiert un minimum de technicité», indique le DG Zoungrana. Et d’ajouter : «Nous sommes en train de construire l’infrastructure qualité. Et bientôt, dans les semaines et mois à venir nous allons avoir des normes claires».

La SNV a 50 ans au Burkina

Pour sa part, le coordonnateur des énergies renouvelables de la SNV, Martin Van Dam, s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs autour du secteur des énergies renouvelables qui fait partie, depuis de nombreuses années, des domaines prioritaires d’intervention de la SNV, au même titre que les secteurs agricole et de sécurité alimentaire, ainsi que du pastoralisme. «La SNV célèbre cette ses 50 ans de présence au Burkina», a-t-il confié.

Dans son mot de bienvenue aux participants, le directeur de CEAS Burkina Faso,  a rendu hommages aux différentes prenantes pour leur participation au forum, souhaitant des échanges francs et fructueux  afin d’aboutir à des propositions à même de favoriser l’opérationnalisation de la régulation du secteur.

3 communications délivrées

Le DG de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, a annoncé des normes de régulation pour bientôt

Le présent forum vise essentiellement 4 objectifs, à savoir :

-partager avec toutes les parties prenantes les évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP ;

-faire l’état des lieux de la normalisation et la certification et de la certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso ;

-adopter une feuille de route pour l’opérationnalisation des normes de régulation du secteur des énergies renouvelables ;

-mettre en place un comité de suivi en collaboration avec la CNPDER, des engagements de l’Etat en matière de promotion et de régulation des énergies renouvelables.

Pour ce faire, les participants ont eu droit à trois communications. La première présentée par Charles Didace Konseibo, a porté sur les évidences produites par les OSC dans le cadre du programme V4CP. Issouf Zoungrana a décliné aux participants le rôle et missions de l’ANEREE, «bras opérationnel du ministère de l’énergie en matière  d’énergies renouvelables et de promotion de l’efficacité énergétique». Le DG Zoungrana a aussi donné une deuxième  communication sur  l’état des lieux de la normalisation et de la certification des produits et services d’énergies renouvelables au Burkina Faso.

Une feuille de route attendue

A la lumière de ces 3 communications et des échanges,  les participants au présent forum ont été répartis en 3 groupes pour réfléchir sur thèmes concourant à l’atteinte des objectifs visés. Le premier thème est relatif aux matériels et équipements d’énergies renouvelables. Le deuxième thème porte sur les services d’énergies renouvelables. Et enfin, le troisième aborde la politique et règlementation du secteur des énergies renouvelables.

C’est autour de ces 3 thèmes que les travaux du forum se poursuivront ce jeudi. A terme, il est attendu à la fin des travaux une feuille de route dont la mise en œuvre effective incombera aux membres du comité de suivi à mettre en place. Nous y reviendrons.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

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