Isabelle Tiendrebeogo/Tapsoba,de responsable de la communication de la formulation du second Compact du MCA BF

Journaliste scientifique bon teint diplômée de l’INAFEC et de l’institut français de presse ;  et dotée d’une forte expérience de plusieurs décennies dans l’information et la communication, ayant occupé de postes de direction au Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) puis à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) ; Isabelle Tiendrébeogo/Tapsoba que l’on ne présente plus, assure, depuis juin 2017, les charges de  responsable de la communication de la formulation du second Compact du Millennium  Challenge Account Burkina Faso (MCA-BF).

Isabelle Tiendrebeogo/Tapsoba,de responsable de la communication de la formulation du second Compact du MCA BF

Dans cet entretien à nous accordé dans le cadre de notre célébration du 8 mars sous le signe de l’inclusion énergétique des femmes burkinabè, Mme Tiendrebeogo répond sans détour à nos préoccupations, évoquant les aspects de genre et d’inclusion sociale qui, assure-t-elle, sont pris en pris en compte par le MCC, ainsi que les défis communicationnels de la prochaine phase du second Compact MCA-BF. Entretien exclusif.

Burkina Demain : Vous êtes responsable de la communication de la formulation du second Compact MCA Burkina Faso. Comment l’êtes-vous devenue ?

Isabelle Tiendrébeogo/Tapsoba : Après une expérience de plus de 10 ans au CNRST et un peu plus à l’ONEA j’ai eu connaissance d’un recrutement pour l’unité de formulation du second Compact, rattachée à la primature. Après sélection sur plus d’une centaine de dossiers, nous avons eu 2 séries d’entretiens (national et MCC) avant qu’il me soit notifié que je suis retenue. Mon recrutement a reçu la non objection du MCC et a ensuite été validée par le conseil des ministres qui m’a nommée en juin 2017.

 

Quelles ont été vos principales difficultés dans l’accomplissement de votre mission ?

La principale contrainte au départ a été de travailler sans budget communication ! Et aussi de faire 6 mois sans salaire ! Mais tout cela a été plus formateur qu’autre chose.

 

Les principaux succès enregistrés ou principales satisfactions ?

Pour les succès, je m’en remets à mes pairs et responsables. J’ai eu cependant grand plaisir et satisfaction à travailler dans une belle équipe pluridisciplinaire et dans un environnement de grande rigueur, de valeurs d’intégrité, de non facilité, de non fraude, de non corruption… Et avec un salaire motivant.

 

Quels sont les principaux défis communicationnels de la phase à venir du Second Compact ?

Actuellement, c’est la phase de préparation à l’entrée en vigueur. La rigueur dans l’organisation et le travail se renforcent car les valeurs du partenaire MCC s’imposent. Il faut préparer les cadres (stratégie, identité visuelle, outils…) et se préparer à remettre son poste en jeu. C’est très challengeant et motivant…

 

Le Burkina Faso et la communauté internationale célèbrent cette semaine la Journée internationale de la femme. Comme thème, l’on parle d’inclusion numérique de l’autre moitié du ciel en vue de favoriser son inclusion financière. Qu’en pensez-vous ?

Vous voulez que je sois franche ? En tant que journaliste scientifique, je ne comprends pas bien le thème. Je comprends les mots-clés mais j’aurai aimé que ce soit plus mâché et concret pour le grand public. Mais c’est certainement un sujet d’actualité et d’intérêt.

 

Ne faut-il pas parler aussi d’inclusion énergétique pour parvenir à cette inclusion financière ?

Comme vous le savez, le genre et l’inclusion sociale (GIS) sont une exigence de premier ordre du MCC et ces aspects sont pris en compte dans le Compact. Les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap ont besoin d’inclusion énergétique effectivement.

 

Quelle est la place accordée à l’autre moitié du ciel dans le Second Compact MCA Burkina ?

Une place de choix avec même une condition préalable pour la prise compte du GIS. Un encouragement à la formation et l’emploi des femmes dans le secteur… Des appuis potentiels pour l’utilisation productive de l’électricité…

 

Combien de femmes ont fait partie de l’équipe de la formulation Compact ?

2 au niveau experts et 3 au niveau appui.

 

Personnellement, que faites-vous ou attendez-vous faire en tant que femme leader dans le secteur pour favoriser l’accès des femmes au services énergétiques ?

Nous allons communiquer, encourager et valoriser les modèles de femmes.

 

L’option du Burkina en faveur de la promotion des énergies renouvelables est-elle un atout sur cette question de la lutte pour l’accès des femmes à l’énergie ?

Les énergies renouvelables sont très porteuses dans la vision d’un Compact inclusif.

 

Dans une vie professionnelle antérieure vous avez été aussi femme leader dans le secteur de l’eau où le problème de l’accès des femmes se posait aussi. Est-ce que la situation a évolué à ce niveau ?

Des avancées ont été obtenues certainement mais il faut reconnaître que la situation sur le terrain n’est toujours pas reluisante. La vision zéro corvée d’eau reste un défi de tous les instants du gouvernement et des partenaires techniques et financiers.

 

Avez-vous été dépaysée en passant du secteur de l’eau à celui de l’énergie ?

Non puisque ma formation de journalisme scientifique me prédispose à prendre cela en charge.

 

Propos recueillis par Martin Philippe

Burkina Demain

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