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Sahel : Des enfants tués ou recrutés par les groupes armés

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En 2021, des groupes armés ont tué plus d’une soixantaine d’enfants dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières. L’EIGS, présent principalement à la frontière avec le Mali, semble être responsable de la plupart des massacres à grande échelle. Une délégation d’Amnesty International s’est entretenue avec 16 garçons qui avaient échappé de peu à des attaques de l’EIGS dans leurs villages respectifs. Plus de précisions dans ce communiqué de presse.

«Communiqué de presse

Niger. De plus en plus d’enfants sont tués ou recrutés par des groupes armés dans la zone sahélienne des trois frontières – nouveau rapport

De plus en plus d’enfants sont tués ou ciblés pour être recrutés par des groupes armés dans le contexte du conflit qui fait rage au Niger, aux frontières avec le Mali et le Burkina Faso, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 13 septembre 2021.

Ce rapport de 64 pages, intitulé « Je n’ai plus rien, à part moi-même. » Les répercussions croissantes du conflit sur les enfants dans la région de Tillabéri, illustre les conséquences dévastatrices qu’a sur les enfants le conflit au Niger, auquel participent l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al Qaïda.

Ces deux groupes armés ont commis des crimes de guerre et d’autres atteintes aux droits humains dans le cadre du conflit, notamment des homicides de civils et des attaques contre des écoles. De nombreux enfants ayant assisté à des attaques meurtrières dans leur village subissent des traumatismes. Dans certaines zones, les femmes et les filles n’ont plus le droit de mener des activités en dehors du foyer et risquent d’être enlevées ou mariées de force à des combattants.

«Dans la région de Tillabéri, au Niger, une génération entière grandit entourée par la mort et la destruction. Des groupes armés ont attaqué à maintes reprises des écoles et des réserves de nourriture et ciblent des enfants lors de leur recrutement, a déclaré Matt Wells, directeur adjoint du programme Réaction aux crises – Questions thématiques à Amnesty International.

« Il faut que l’État nigérien et ses partenaires internationaux prennent de toute urgence des mesures pour suivre et prévenir les atteintes et pour protéger les droits fondamentaux de toutes les personnes touchées par ce conflit meurtrier, en particulier les enfants.»

Les autorités nigériennes ne protègent pas les civils. Des témoins ont expliqué que, malgré leurs appels passés en urgence, il était fréquent que les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Niger arrivent longtemps après la fin des homicides et des pillages.

Amnesty International estime que la situation au Niger est un conflit armé non international, compte tenu de l’intensité des violences et du degré d’organisation de l’EIGS et du GSIM.

Des homicides ciblés de civils

Le conflit dans la région de Tillabéri s’est fortement aggravé depuis le début de l’année 2021. Selon la Base de données sur le lieu et le déroulement des conflits armés (ACLED), les violences à l’encontre de civils au Niger ont fait 544 morts dans le contexte du conflit entre le 1er janvier et le 29 juillet 2021, contre 397 en 2020.

En 2021, des groupes armés ont tué plus d’une soixantaine d’enfants dans la partie nigérienne de la zone des trois frontières. L’EIGS, présent principalement à la frontière avec le Mali, semble être responsable de la plupart des massacres à grande échelle.

Une délégation d’Amnesty International s’est entretenue avec 16 garçons qui avaient échappé de peu à des attaques de l’EIGS dans leurs villages respectifs. Ceux-ci ont déclaré que des individus encagoulés circulant à moto avaient ouvert le feu, en particulier sur les hommes et les garçons adolescents. Un garçon d’environ 13 ou 14 ans a expliqué : « Nous tous avons l’habitude d’entendre les coups de feu et de voir des [morts] entassés. »

Un autre garçon, témoin de l’homicide de son ami de 12 ans en mars 2021, a raconté : « Je pense à Wahab et comment il a été tué. Il m’arrive de faire des cauchemars où je suis chassé par des gens à moto, ou de revoir Wahab plaider avec les [agresseurs]. »

Des combattants ont tiré dans des maisons, tuant ou blessant des civils qui tentaient de se cacher. Une femme et sa fille en bas âge ont été blessées par balle alors qu’elles se cachaient chez elles pendant une attaque présumée de l’EIGS.

Les FDS se sont retirées de certaines zones frontalières après avoir subi des pertes face à l’EIGS et au GSIM à la fin de 2019, d’où l’absence des autorités sur place. Des témoins ont déclaré que, bien souvent, les FDS ne réagissaient pas alors que les homicides et les pillages duraient plusieurs heures.

Un homme de 50 ans, dont les propos faisaient écho à ceux de beaucoup d’autres personnes, a expliqué : « On nous a abandonnés»

Recrutement d’enfants

Le recrutement d’enfants par le GSIM s’est considérablement accru cette année dans le département de Torodi, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Selon des témoins, ce groupe armé cible les jeunes hommes et les garçons de 15 à 17 ans, voire plus jeunes. Ses membres proposent des avantages comme de la nourriture, de l’argent ou des vêtements pour attirer des recrues.

Des recrues ont, semble-t-il, suivi un entraînement au maniement des armes d’une durée d’une semaine à trois mois. On sait également que le GSIM utilise des enfants comme espions, éclaireurs et guetteurs, entre autres rôles définis dans le droit international comme une participation aux hostilités.

Attaques contre l’éducation et la santé

L’EIGS et le GSIM, opposés à ce qu’ils considèrent comme une éducation « occidentale », ont incendié des écoles et menacé des enseignant·e·s, ce qui a entraîné la fermeture de nombreux établissements. En juin 2021, au moins 377 écoles de la région de Tillabéri avaient fermé, privant plus de 31 000 enfants d’accès à l’éducation.

Amnesty International a recueilli des informations sur des attaques lancées par des groupes armés contre des écoles, lesquelles ont été incendiées, dans au moins quatre départements de la région de Tillabéri. Dans les zones rurales, la plupart des locaux scolaires sont en chaume et peuvent donc s’enflammer facilement.

En outre, des enseignant·e·s ont été menacés en raison de leur profession. Un garçon de 15 ans de Mogodyougou a déclaré : « Les enseignant·e·s […] sont partis. Ils auraient été tués [sinon]. »

Du fait des fermetures d’écoles, de nombreux enfants vivant dans des zones touchées par le conflit sont privés d’accès à l’éducation de façon prolongée. Un adolescent de 14 ans a expliqué : « Nous n’étions pas contents que l’école ferme […] Après la fermeture, nous restions à la maison. Nous n’avions rien à faire. »

Le droit international humanitaire interdit d’attaquer des écoles, à moins que celles-ci ne soient utilisées à des fins militaires. Par conséquent, les attaques contre des écoles ou d’autres édifices dédiés à l’enseignement sur lesquelles Amnesty International a recueilli des informations constituent des crimes de guerre.

Le conflit limite fortement l’accès des enfants aux soins de santé, étant donné que des groupes armés ont pillé des centres de santé. En outre, les autorités nigériennes restreignent les déplacements des civils et entravent parfois l’accès des organisations humanitaires. Les taux d’immunisation ont chuté et des maladies comme la rougeole progressent.

Attaques contre la sécurité alimentaire

Lors des attaques, l’EIGS a incendié des stocks de grains, pillé des magasins et volé du bétail, laissant des familles sans ressources et sans nourriture. Les enfants risquent davantage de souffrir de malnutrition et de maladies connexes.

Une mère de sept enfants a expliqué à Amnesty International que des combattants de l’EIGS avaient incendié les greniers de sa famille lors d’une attaque contre le village de Zibane. Elle a déclaré : « Tout a été brûlé […] Je n’ai plus rien, à part moi-même. »

L’analyse d’images satellites a permis à Amnesty International de corroborer les déclarations concernant l’incendie ciblé de stocks de grains. Ces attaques ont entraîné le déplacement forcé de dizaines de milliers de personnes, vidant souvent des villages entiers en raison du manque de nourriture.

Par ailleurs, l’EIGS et le GSIM prélèvent régulièrement des « impôts » auprès des populations, souvent en ayant recours à la violence. Selon des organisations humanitaires, 2,3 millions de personnes pourraient se retrouver en proie à l’insécurité alimentaire dans la région du fait des attaques, mais aussi de la sécheresse et des inondations.

Conséquences psychosociales pour les enfants

Les attaques incessantes ont de profondes répercussions sur la santé mentale et le bien-être des enfants. Très peu d’enfants interrogés bénéficiaient d’une aide psychosociale.

Amnesty International a recueilli des informations sur les symptômes de traumatisme et de souffrance qui se manifestaient chez les enfants, notamment les cauchemars, les troubles du sommeil, la peur, l’anxiété et la perte d’appétit. De nombreuses personnes ont indiqué que le bruit des motos ravivait le souvenir des attaques.

Un adolescent de 15 ans, déplacé de son village, a expliqué à Amnesty International : « Ce que je veux, c’est que la paix revienne, vraiment. Et il faut que [le gouvernement] se soucie de notre vie, même ici [dans le camp pour personnes déplacées] pour ce qui est de la nourriture et de l’eau. Et l’école. Nous avons besoin de l’école.»

« Il faut que les autorités nigériennes prennent rapidement des mesures pour que les enfants touchés par le conflit dans la région de Tillabéri aient accès à l’école et à des soins psychosociaux, a déclaré Matt Wells.

«Le Niger est au bord du gouffre. Les autorités nigériennes et les partenaires internationaux doivent prendre des mesures de toute urgence pour doter les enfants d’outils qui leur permettront de se construire un avenir.»

Complément d’information

Le conflit qui a éclaté au Mali en 2012 s’est propagé ensuite à deux pays voisins : le Burkina Faso et le Niger. Des groupes armés se disputent le contrôle des zones frontalières et affrontent fréquemment l’armée nigérienne ainsi que les forces d’autres pays, notamment le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et la France.

Selon les estimations, 13,2 millions de personnes au total auront besoin d’une aide humanitaire en 2021 et le nombre de personnes déplacées s’élève à 1,9 million.

Méthodologie

Une délégation d’Amnesty International s’est entretenue avec 119 personnes, dont 22 enfants, trois jeunes adultes de 18 à 20 ans, ainsi que 36 parents ou autres personnes touchées par le conflit. Parmi les autres personnes interrogées figuraient des membres du personnel d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’organisations humanitaires, des représentant·e·s des Nations unies et des fonctionnaires nationaux.

Pour obtenir plus d’informations ou organiser un entretien, veuillez contacter : laurie.hanna@amnesty.org

En dehors des heures de bureau :

tél. : +44 20 7413 5566

courriel : press@amnesty.org

Twitter : @amnestypress».

L’UGEB exige la réouverture sans conditions du lycée Zinda

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A la lecture des conclusions du congrès ordinaire des 8, 9, 10 et du 11 septembre 2021 à Ouagadougou

L’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB), la principale organisation d’étudiants à caractère syndicale du Burkina Faso, n’est pas du tout contente de la fermeture du lycée Philippe Zinda pour cette année 2021-2022. Elle a exprimé son opposition à cette décision gouvernementale dans cette déclaration ayant sanctionné son 30ème  congrès ordinaire de tenu les 8, 9, 10 et 11 septembre 2021 à Ouagadougou.

«Vu la décision prise le 27 août dernier par les autorités en charge de l’éducation de ne pas rouvrir l’établissement pour le compte de l’année 2021-2022 et d’affecter les 3 700 élèves concernés par cette fermeture dans d’autres lycées et collèges de la ville, le tout dans un contexte de manque criard d’infrastructures dans tous les ordres d’enseignement ; le XXXE congrès ordinaire de l’UGEB tenu à Ouagadougou les 8, 9, 10 et 11 septembre 2021». C’est là l’une des annonces de l’Union générale des étudiants. Plus de précisions dans cette déclaration.

«Considérant la dégradation continue du système éducatif burkinabè, avec l’adoption, en 1990, du Programme d’Ajustement structurel (PAS), maquillé successivement en Cadre stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), Stratégie de Croissance accélérée et du Développement durable (SCADD) et Programme nationale de Développement économique et social (PNDES) ;

Considérant les luttes engagées ces dernières années dans le secteur de l’éducation par les élèves, étudiants, enseignants et personnel de soutien contre le sabotage planifié de la formation dans les établissements publics d’enseignement ;

Considérant la justesse de la lutte actuelle des élèves contre la réforme des examens scolaires, notamment du BEPC et Bac ;

Considérant le réflexe acquis chez les autorités d’opposer systématiquement la répression aux justes et légitimes revendications des différents acteurs de l’éducation (répression sanglante des manifestations scolaires, arrestations et jugement des élèves, coupures de salaires d’enseignants, clôture prématurée de l’année scolaire 2020-2021, etc.) ;

Vue la grave décision du pouvoir de procéder, en mai 2021, à la fermeture du Lycée Philippe Zinda Kaboré, le plus grand établissement secondaire du Burkina Faso, comme moyen de gestion de la crise scolaire ;

Vue la décision prise le 27 août dernier par les autorités en charge de l’éducation de ne pas rouvrir l’établissement pour le compte de l’année 2021-2022 et d’affecter les 3 700 élèves concernés par cette fermeture dans d’autres lycées et collèges de la ville, le tout dans un contexte de manque criard d’infrastructures dans tous les ordres d’enseignement ;

Vu que conformément à sa plateforme d’union, l’UGEB s’est toujours engagé à soutenir les justes et légitimes luttes des masses populaires burkinabè dont les scolaires sont parties intégrantes ;

Vu la concrétisation de ce soutien à travers la création de la Coordination des Élèves et Étudiants burkinabè (CEEB) en 1999 pour matérialiser l’unité d’action entre élèves et étudiants ;

Le XXXE congrès ordinaire de l’UGEB tenu à Ouagadougou les 8, 9, 10 et 11 septembre 2021 :

-condamne la fermeture du Lycée Philippe Zinda Kaboré ;

– exige sa réouverture sans conditions et la prise en compte des justes préoccupations des élèves et personnel de l’établissement ;

– réaffirme son soutien aux différents acteurs en lutte contre les tentatives actuelles de réformes hasardeuses des examens scolaires ;

– appelle ses militants, sympathisants et l’ensemble des étudiants à se solidariser avec les scolaires et à se tenir prêt à répondre à tout mot d’ordre de la CEEB que l’évolution de la situation commanderait.

Fait à Ouagadougou, le 11 septembre 2021.

Le Congrès »

UGEB : Un nouveau Comité exécutif

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L’UGEB s’est dotée d’un nouveau Comité exécutif à l’issue de son congrès ordinaire des 8, 9, 10, et 11 septembre 2021

A l’issue des travaux de son  30ème congrès ordinaire, l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) s’est dotée d’un nouveau Comité exécutif dont voici la composition :

– Président : SOURABIE Fousseni L3 Géographie ( UJKZ)

– Secrétaire Général : BARRY Boukary  L2 Droit Publique ( U. Thomas Sankara)

– Trésorière Générale : OUEDRAOGO Azèta  L2 Lettres modernes (UJKZ)

– Secrétaire à la presse : SANOU Idrissa L3 SEG (U. Thomas Sankara)

– Secrétaire aux relations extérieures : OUEDRAOGO Ismaïla, doctorant en  Santé Publique (Bordeaux-France)

– Secrétaire adjoint aux relations extérieures :

PORGHO Souleymane L3 Chimie ( U. Nazi BONI)

– Secrétaire aux affaires socio-culturelles et sportives : YOUL Ce Honoré , L3 BMB (UJKZ)

Commissaires aux comptes  :

– 1er Commissaire aux comptes : ZINSONI Fabrice , L2 CCA ( IBAM)

– 2e Commissaire aux comptes : SAWADOGO Amadé , L2 Maths ( UJKZ)

Burkina Demain

Bons usages des réseaux sociaux : Quand FIIL-PÂÂ fait œuvre utile

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Officiels, organisateurs et participants au lancement ce vendredi 10 septembre 2021 de la formation FIIL-PÂÂ

L’Association FIIL-PÂÂ a lancé ce vendredi 10 septembre 2021 à Ouagadougou ses sessions de formation placées sous le thème «Jeunesse et réseaux sociaux : quelles pratiques des réseaux sociaux pour contribuer à la réconciliation nationale et à la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso».

Les officiels se prêtant aux questions des journalistes

Selon le rapport 2021 de Digital Report, notre pays compte deux millions d’utilisateurs actifs par mois sur les réseaux sociaux, soit 20,4% de taux de pénétration de la population. Le plus grand nombre de ces utilisateurs sont des jeunes qui en dehors de tout encadrement adéquat, peuvent se laisser à des pratiques peu porteurses, voire malsaines pour eux-mêmes et pour le pays.

Pour de bonnes pratiques des réseaux sociaux chez les jeunes

Et c’est justement pour apporter sa pierre pour un meilleur usage des réseaux sociaux chez les jeunes que l’Association FIIL-PÂÂ a choisi en cette année 2021 d’organiser une série de formations à leur profit.

Formations placée sous le thème «Jeunesse et réseaux sociaux : quelles pratiques des réseaux sociaux pour contribuer à la réconciliation nationale et à la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso».

Le lancement qui est intervenu ce vendredi 10 septembre 2021, a enregistré la présence des officiels ou de leurs représentants officiels.

Saluant l’initiative à sa juste valeur, le représentant du ministre de l’économie Rodrigue Yiemdé, a indiqué que l’étape essentielle était justement de pouvoir éduquer les jeunes à cette utilisation saine pour une paix et une sécurité durable dans le pays.

Formation dans les 13 chefs-lieux de région

Le président de FIIL-PÂÂ Djourmité Toussaint Nestor Noufe, a décliné les objectifs de l’initiative

A entendre le président de FIIL-PÂÂ Djourmité Toussaint Nestor Noufe, l’objectif de son association, c’est d’organiser des sessions de formation, de sensibilisation et d’éducation sur les bonnes pratiques sur les réseaux sociaux au profit des jeunes Burkinabé, utilisateurs de ces canaux modernes de communication.

Cela pour contribuer, dit-il, non seulement au processus de réconciliation nationale entamé par le gouvernement mais également, à la lutte contre l’insécurité. Cette formation concerne, a- t-il ajouté, les 13 chefs-lieux de région. Par ailleurs, à l’issue de la formation, un jury désignera les meilleurs qui seront primés au cours d’une cérémonie.

Ces réseaux transcendent nos habitudes

Dans un contexte d’expansion des utilisations des réseaux sociaux avec toutes les possibilités de dérives que cela peut comporter, l’on peut dire sans se tromper, que FIIL-PÂÂ là œuvre utile aussi bien pour la jeunesse que pour le pays.

En effet, plus que des outils de communication, ces réseaux ont transcendé nos habitudes, brisant ainsi les barrières entre supérieurs et subordonnés, entre patrons et employés. Et en dépit des mesures prises par l’Etat pour encadrer l’usage des réseaux sociaux et protéger les personnes et leurs biens, force est de reconnaître que des efforts restent à faire.

D’où tout l’intérêt de la présente initiative de FIIL-PÂÂ qui bénéficie du soutien de plusieurs membres du gouvernement dont les ministres de l’économie, des transports, de l’énergie, de l’économie numérique.

Maria Salomé Bayala

Burkina Demain

Côte d’Ivoire : Mort l’ex-Premier ministre et gouverneur Charles Konan Banny

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L’homme d’Etat ivoirien (78 ans) est décédé ce vendredi à Paris à l’âge de 78 ans

L’ancien Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, ex-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), est mort vendredi à Paris des suites de la Covid-19, à l’hôpital Américain de Neuilly. L’homme d’Etat ivoirien (78 ans) avait en effet été évacué le 4 septembre dernier à cet établissement parisien.

Ancien Premier ministre de 2005 au 2007, ancien président de la Commission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation de 2011 au 2014, ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Charles Konan Banny est décédé ce vendredi 10 septembre à Paris.

L’on se rappelle que c’est en 2005, en pleine crise ivoirienne que Charles Konan avait été Premier ministre en Côte d’Ivoire. Il y restera pendant deux ans avant de céder sa place à Guillaume Soro.

Riche parcours professionnel

L’homme d’Etat ivoirien (78 ans) est décédé ce vendredi à Paris à l’âge de 78 ans

C’est un riche parcours professionnel que Banny avait été appelé à la Primature sous la présidence de Laurent Gbagbo.

Né en 1942 à Divo dans le sud de la Côte d’Ivoire, Charles Konan Banny vient d’une famille de planteurs et de hauts fonctionnaires baoulés, piliers du pouvoir houphouëtiste, dont il suivra la trace. Après des études à l’Essec, grande école française de commerce dont il est diplômé en 1968, il entre à la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles, d’abord, puis à l’Organisation interafricaine du café dont il est le secrétaire général.

En 1976, il entre à la BCEAO, il en gravira tous les échelons jusqu’au poste de gouverneur, à partir de 1990, lorsqu’il succède à Alassane Ouattara, devenu Premier ministre. En 1994, il gérera les effets de la dévaluation du franc CFA. C’est donc un personnage clé qui disparaît de la scène politique ivoirienne.

Burkina Demain

FAGEM : C’est le 16 septembre 2021 à Ouaga

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Le Forum Afrique Grenier du Monde (FAGEM) se tient le 16 septembre 2021 à Ouagadougou. Le FAGEM est l’une des plus grandes manifestations dédiées à une agriculture connectée sur le continent africain.

Burkina Demain

«Local Ownership», l’autre plan de bataille au Département de l’Energie et des Mines

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Le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Bachir Ismaël Ouédraogo, recevant, à son installation le 15 janvier, sa lettre de mission des mains du SG du gouvernement Stéphane Sanou

Dr Bachir Ismaël Ouédraogo qui a repris le 15 janvier 2021 la direction du département de l’énergie du pays renforcée du secteur des mines et des carrières, veut faire du Local Ownership», l’un de ses chevaux de bataille. L’ouverture ce jeudi 9 septembre 2021 à Ouagadougou du premier Conseil d’administration du ministère lui a donné l’occasion de fournir plus de précisions sur sa vision de ce nouveau concept.

«Mise en œuvre de la stratégie nationale du contenu local dans le secteur de l’énergie, des mines et des carrières au Burkina Faso : enjeux et perspectives». C’est le thème du premier Conseil d’administration du ministère de l’énergie, des mines et des carrières qui s’est tenu ce jeudi 9 septembre 2021.

Présidant l’ouverture de ce CASEM, le ministre de l’énergie, des mines et des carrières Bachir Ismaël Ouédraogo a abordé un nouveau concept, le «Local Ownership», appelé à prendre de l’importance dans la gouvernance de son département.

«Local Ownership», ce que c’est

Dr Bachir Ismaël Ouédraogo ce jeudi 9 septembre à l’ouverture du premier CASEM de son département

En clair, il s’agit de faire en sorte que les opérateurs économiques investissent dans le secteur minier mais aussi énergétique. Et cela est d’autant plus envisageable que de plus en plus l’on a des grands banquiers ou entrepreneurs de travaux publics internationaux burkinabè. Mais, au-delà de ces géants financiers, l’on peut aussi une autre approche qui permette d’associer le maximum de Burkinabè dans la mise en valeurs des ressources minérales et énergétiques. Le gouvernement pourrait par exemple recourir à l’actionnariat populaire pour leur exploitation. Mais, dans l’un et l’autre cas, il faudra une gestion saine du secteur de l’énergie, des mines et des carrières. Pour que les investisseurs, qu’ils soient Burkinabè ou étrangers acceptent d’injecter des fonds, il faut qu’ils soient sûrs du système, de la neutralité du système, retour sur investissement, surtout que cela nécessite de lourds investissements. Certes, le Burkina Faso, en la matière, n’est pas le dernier, mais il doit faire encore quelques efforts pour faire du «Local Ownership», une réalité palpable.

Là-dessus, la politique du pays en la matière est capitale, l’engagement politique est crucial. L’on ne peut pas faire du «Local Ownership», s’il n’y a pas un engagement politique affirmé. Des bons exemples peuvent être cités. Au niveau national, l’on peut citer la loi CNT qui oblige aujourd’hui les sociétés minières à verser de l’argent aux communes minières. A l’international, il y a le cas du barrage de la renaissance en Ethiopie où les Ethiopiens ont participé au financement de la construction de l’infrastructure hydroélectrique. Sans engagement politique fort ce gigantesque barrage dont la question du remplissage continue d’envenimer les rapports avec d’autres pays, ne verrait pas le jour.

Réformes avec le MCA-Burkina II

L’engagement politique, c’est aussi mettre en place un cadre fiable à même d’attirer des investisseurs privés à travers par exemple une autorité de régulation indépendante à même de trancher en cas de litiges entre acteurs. Si cette autorité existe au niveau de l’énergie, son indépendance financière reste à être consolidée puisque son financement dépend en grande partie encore des financements publics.

C’est pourquoi, dans le cadre du second du Millenium Challenge Corporation consacré au secteur de l’électricité, les Etats Unis ont exigé un certain nombre de réformes préalables au niveau de la régulation avant d’honorer leur engagement de financement d’un montant d’environ quatre cent cinquante millions (450 000 000 ) de dollars.

Par ailleurs, au niveau du secteur minier, avec cette affaire de charbon fin qui continue de défrayer la chronique, ce ne serait pas insensé d’envisager, au-delà du code minier de 2015, un autre mécanisme qui permette de rassurer davantage l’opinion publique sur la bonne gestion du secteur minier et d’attirer in fine des investisseurs locaux.

«Ils se mettent ensemble pour se détruire, au lieu de construire ensemble»

Quand les pouvoirs publics auront fini de jouer leur rôle, de mettre en place un cadre assaini, fiable propice aux investissements privés, il reviendra à ces acteurs surtout nationaux de s’organiser pour réunir les fonds nécessaires pour mettre en valeur les projets énergétiques et miniers. Et en la matière, nos opérateurs économiques ne semblent pas jouir d’une bonne réputation. «Généralement, ils se mettent ensemble pour se détruire, au lieu de construire ensemble», a confié un observateur lors d’une rencontre le 29 juin dernier  du ministre Ouédraogo avec les opérateurs économiques  à Ouagadougou. Or, tout le monde le sait, les projets miniers et énergétiques exigent souvent des dizaines, voire des centaines de milliards. Et la meilleure façon de réunir facilement ces gros sous, c’est la constitution de consortiums entre opérateurs nationaux. Vu que les nôtres ont du mal à s’entendre, la question du Local Ownership devient problématique. Et la plupart des cas, ce sont les entreprises étrangères (financièrement et techniquement plus fortes) qui finissement par rafler les marchés dans les systèmes capitalistes, en l’absence d’actionnariat populaire.

Pour notre cas, espérons tout simplement, pour ne prendre que le cas du MCA Burkina Faso II, nos opérateurs réussiront à se mettre ensemble pour que ces centaines de milliards en jeu n’échappent pas à l’économie nationale. Cela est aussi valable pour les autres grands projets nationaux et sous- régionaux dans les secteurs de l’énergie et des mines.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

Finale Dimond League : Hugues Fabrice Zango médaillé d’argent

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  Hugues Fabrice Zango a dominé ses concurrents au meeting de Paris avec un bond à 16,97m

Après la médaille de bronze aux jeux olympiques de Tokyo, le Burkinabè Hugues Fabrice Zango a remporté ce jeudi à Zurich, en Suisse, la médaille d’argent à la finale de Diamond League, grâce à un saut à 17,20 m, juste derrière le Portugais Pablo Pichardo (17,70 m).

Et l’Algérien Triki Yasser, auteur d’un saut à 17,03 m, ferme le trio de tête de cette compétition internationale de triple saut.  Pour Fabrice Zango, est meilleur est certainement à venir.

Christian Tas

Burkina Demain

Second Compact MCA-Burkina : Annonce de passation de marché pour la conception et maintenance du site Web

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Dr.  KABORE T. Samuel, coordonnateur national de l'UCF Burkina

Les États-Unis d’Amérique, agissant par l’intermédiaire de la Millenium Challenge Corporation («MCC») et le Gouvernement du Burkina Faso (le «Gouvernement» ou «[G BF_]») ont signé un Compact en vue d’une assistance au titre du Millennium Challenge Account pour un montant d’environ quatre cent cinquante millions (450 000 000 ) US (le «Financement MCC») ainsi qu’une contribution du gouvernement de 50 110 795 $ US (la «contribution du gouvernement») afin de contribuer à la réduction de la pauvreté par la croissance économique au  Burkina Faso, (le «Compact»).

Le Gouvernement, agissant par l’intermédiaire du Millennium Challenge Account – Burkina Faso II (l’ «Entité MCA»), entend utiliser une partie du Financement MCC pour effectuer des paiements autorisés en vertu d’un contrat pour lequel la présente Demande de candidatures («RFA») est émise. Plus de détails dans cette Annonce Conception Maintenance SiteWeb MCA-BF2 du 09-09-2021.

Dr.  KABORE T. Samuel, coordonnateur national de l’UCF Burkina

«MCA-Burkina Faso II: Avis de passation de marché pour la conception et maintenance du site Web

1  Les États-Unis d’Amérique, agissant par l’intermédiaire de la Millenium Challenge Corporation («MCC») et le Gouvernement du Burkina Faso (le «Gouvernement» ou «[G BF_]») ont signé un Compact en vue d’une assistance au titre du Millennium Challenge Account pour un montant d’environ quatre cent cinquante millions (450 000 000 ) US (le «Financement MCC») ainsi qu’une contribution du gouvernement de 50 110 795 $ US (la «contribution du gouvernement») afin de contribuer à la réduction de la pauvreté par la croissance économique au  Burkina Faso, (le «Compact»). Le Gouvernement, agissant par l’intermédiaire du Millennium Challenge Account – Burkina Faso II (l’ «Entité MCA»), entend utiliser une partie du Financement MCC pour effectuer des paiements autorisés en vertu d’un contrat pour lequel la présente Demande de candidatures («RFA») est émise.

2  Le programme Compact comprend les projets suivants :

3  le Projet de Renforcement de l’Efficacité du Domaine de l’Électricité («PREDEL ;

4  le Projet d’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse («PADOEL») ;

5  le Projet Réseau et Accès à l’électricité («PRAEL»).

6   La MCC exige de tous les bénéficiaires d’un Financement MCC, et notamment de l’Entité MCA et de tout candidat, soumissionnaire, fournisseur, entrepreneur, sous-traitant, consultant et sous-consultant dont les services auraient été sollicités au titre d’un contrat financé par la MCC, le respect des normes d’éthique les plus strictes lors de l’attribution et de l’exécution de ces contrats. La Politique en matière de prévention, de détection et de répression de la fraude et de la corruption dans le cadre des activités de la MCC (« Politique AFC de la MCC ») s’applique à tous les contrats et procédures de sélection de consultants impliquant un Financement MCC. Ladite Politique est disponible sur le site web de la MCC à l’adresse suivante : https://www.mcc.gov/resources/doc/policy-fraud-and-corruption.

7   Le MCA-Burkina Faso II invite à présent les Consultants individuels admissibles à présenter leur Candidature pour la fourniture des services de consultant pour la conception et la maintenance du site Web du MCA-Burkina Faso II.

5   Date de démarrage et durée du Contrat. Le lieu de la mission est Ouagadougou. La mission est d’une durée de 64 semaines à compter de l’Avis de Démarrage de la mission délivré par le MCA Burkina Faso II.

6  Les qualifications que doit posséder le Consultant individuel pour être admis à concourir sont indiquées à la Section 5 (Critères d’évaluation).

7  Tous les candidats doivent être des consultants individuels admissibles conformément aux critères d’admissibilité prévus à la clause 6 des IGC, y compris aux restrictions applicables aux fonctionnaires. Dans le cas où un candidat tombe sous le coup des alinéas 6.9(a) – 6.9(e) des IGC, et s’il s’avère qu’il a quitté l’Entité MCA dans les douze (12) mois précédant la date de la Demande de candidatures, il doit obtenir un « avis de non-objection » de l’Entité MCA pour la prise en compte de cette personne, avant la soumission de sa Candidature.

8  Les Consultants individuels intéressés sont invités à soumettre leur Candidature en utilisant les formulaires prévus à cet effet à la Section 3 (Formulaires de candidature) de la présente Demande de candidatures.

9  L’Offre financière (Formulaire 4) est soumise avec les autres formulaires. Il n’est pas exigé que l’Offre financière soit protégée par un mot de passe, mais elle peut être protégée à la discrétion du Consultant. Les Consultants qui choisissent de protéger leurs Offres financières par un mot de passe peuvent le faire pour se prémunir contre l’ouverture intempestive de leur proposition, mais il leur incombe de fournir le mot de passe correct lorsque cela est exigé par l’Entité MCA. Un Consultant ne fournit pas le mot de passe pour accéder à son offre financière au moment de soumettre sa Candidature ; le mot de passe est demandé par l’Entité MCA après l’évaluation des Candidatures. Si un Consultant ne fournit pas le mot de passe correct dans les deux jours ouvrables suivant la demande de l’Entité MCA, sa Candidature est rejetée dans son intégralité.

10  Une conférence préalable au dépôt des Candidatures n’aura pas lieu.

Les documents relatifs à cette consultation sont disponibles en format téléchargeable sur le site internet: https://ucfburkina.org  ou via le lien Dropbox suivant : https://www.dropbox.com/sh/6wmgrmm7v7ex5rv/AAC1Fs33pTpnLUH5iFBwXgToa?dl=0

11  Les Consultants individuels peuvent demander des éclaircissements sur la présente Demande de candidatures par courrier électronique à l’adresse pa-burkinaFaso@charleskendall.com  au plus tard le 10 septembre 2021 à 15 heures (heure du Burkina). L’Entité MCA se réserve le droit de ne pas répondre aux demandes d’éclaircissement soumises après la date et l’heure susmentionnées. Toutes les demandes d’éclaircissement sont officielles et écrites.

12  Le budget prévu pour ce contrat est de onze millions quatre cent soixante-onze mille deux cent six (11 471 206) F CFA. Pour éviter toute ambiguïté, il s’agit ici d’un budget indicatif et non d’un plafond fixe.

13  La date limite de transmission des réponses aux consultants est le 17 septembre 2021 à 15 heures (heure du Burkina).

14  Procédure de sélection : Le Consultant sera sélectionné conformément aux procédures de sélection des Consultants individuels énoncées dans les Directives relatives à la Passation des marchés du Programme de la MCC, qui sont disponibles sur le site Web de la MCC (mcc.gov).

15  Le processus de sélection comprend deux étapes : a) Le MCA-Burkina Faso II évaluera les Candidatures et sélectionnera le consultant dont le CV/les qualifications et l’expérience répondent le mieux aux critères énoncés à la Section 4 de la Demande de candidatures, puis b) l’Offre financière du Consultant le plus qualifié sera ouverte. Le Contrat est attribué après négociations et analyse du caractère raisonnable du prix.

16  Toutes les candidatures sont valables pour une période de 90 jours à compter de la date limite de soumission.

17  Les candidatures doivent être soumises à l’adresse ci-dessous au plus tard le 24 septembre 2021 au plus tard à 14 heures, heure du Burkina (GMT+ 00), par courrier électronique à l’adresse suivante :

 

Lien de soumission : https://www.dropbox.com/request/JO46WEaS4gPsiQdAsM5B

18   Les Consultants ne peuvent contester les résultats d’une passation de marché que conformément aux règles établies dans le Système de contestation des soumissionnaires mis en place par l’Entité MCA et approuvé par la MCC. Les règles et dispositions du Système de contestation des soumissionnaires sont disponibles à l’adresse suivante https://ucfburkina.org/systeme-interimaire-de-recours-des-soumissionnaires.    / .

Veuillez agréer, Madame/Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Pour MCA-Burkina Faso II,

Le Coordonnateur National de l’Unité de Coordination de la Formulation du second Compact du Burkina (UCF-Burkina) habilité à agir pour le compte de MCA-Burkina Faso II

Dr.  KABORE T. Samuel

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

MCA-Burkina Faso II : Recrutement d’un consultant pour la conception de logo et de la charte graphique

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Cette  Annonce Concours Logo du MCA-BF2 du 09-09-2021 du Millennium Challenge Account- Burkina Faso II (MCA-Burkina Faso II) est relative au recrutement d’un consultant individuel pour la conception de logo et de la charte graphique.

 «Millennium Challenge Account- Burkina Faso II (MCA-Burkina Faso II)

Objet : Sélection d’un consultant individuel pour la conception de logo et de la charte graphique

I-CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Les États-Unis d’Amérique, agissant par l’intermédiaire du Millenium Challenge Corporation (« MCC ») et le Gouvernement du Burkina Faso (le « Gouvernement » ou « G°BF ») ont signé un Compact le 13 août 2020 en vue d’une assistance au titre du Millennium Challenge Account pour un montant d’environ 450 000 000 $ US (le « Financement MCC ») ainsi qu’une contribution du gouvernement de 50 110 795 $ US  (la  «contribution du gouvernement») afin de contribuer à la réduction de la pauvreté par la croissance économique au Burkina Faso, (le « Compact »).

Le Programme s’articule autour de trois (03) projets qui visent les objectifs suivants  : a) réduire le coût du service d’électricité et accroître la satisfaction de la demande (« Objectif du Projet Réforme et Renforcement des Capacités ») ; b) réduire le coût de la production d’électricité et accroître la fiabilité des autres sources de fourniture d’électricité (« Objectif du Projet Offre ») et c) améliorer l’extension et la fiabilité du réseau électrique et accroître la consommation d’électricité (« Objectif du Projet Réseaux et Accès »).

Le Gouvernement, agissant par du Millennium Challenge Account-Burkina Faso II (« MCA-Burkina Faso II »), l’Entité MCA pour servir d’entité responsable de la mise en œuvre du Compact, entend utiliser une partie du Financement MCC pour les paiements autorisés en vertu du contrat pour lequel la présente Lettre d’Invitation («LOI ») est émise.

L’Unité de Coordination de la Formulation du Second Compact du Burkina Faso (UCF-Burkina sert d’entité de mise en œuvre du Compact au nom du gouvernement avant la mise en place de MCA-Burkina Faso II. Entre autres choses, UCF-Burkina procède à la passation des marchés pour les services discutés dans cet accord. Lors de sa session inaugurale du 15 avril 2021, le Comité d’Orientation et de Suivi du MCA-Burkina Faso II a pris certaines mesures, notamment l’approbation de la forme de cet Accord, la ratification des actions préalables de l’UCF-Burkina et l’autorisation du Coordonnateur National de UCF-Burkina de prendre certaines mesures et d’exécuter certains contrats pour MCA-Burkina Faso II.

Cette Sélection d’un consultant individuel, fait suite à l’Avis général de passation des marchés N°4 qui a été publié sur UNDB Online le 10 août 2021, ainsi que sur le site web de l’Entité MCA www.ucfburkina.org le 10 août 2021 et dans des journaux locaux « Sidwaya » le 13 au 16 août 2021 et « L’Observateur Paalga » le 16 août 2021.

RÉSUMÉ DES SERVICES :

MCA-Burkina Faso II invite maintenant les consultants individuels expérimentés et éligibles à fournir les services de consultants individuels suivants : « conception du logo et de la charte graphique du Millennium Challenge Account-Burkina Faso II ».

Le logo retenu reflètera l’identité et l’image du MCA-Burkina Faso II. Le logo doit être simple, lisible et avoir un symbole matérialisant le domaine professionnel de la structure. Il devra être reproductible sur tout support (imprimé, électronique ou vidéo etc..).

Les consultants individuels peuvent faire parvenir leurs œuvres (en couleur et en noir et blanc) sous une forme électronique en CD – Rom (JPEG, PDF, TIFF, PSD) ou clé USB.

DATE ET DUREE DU CONTRAT

La mission se déroulera à Ouagadougou. Le délai contractuel est prévu pour une durée d’exécution de trois (03) mois.

QUALIFICATION REQUISE DE CONSULTANT INDIVIDUEL

La participation à cet appel à proposition est ouverte à toute personne physique avec un grand sens artistique, une grande créativité et ayant des compétences dans le domaine de l’infographie, du graphisme, de la création visuelle ou tout domaine similaire et possédant les qualifications minimales suivantes :

-Infographiste, designer graphiste ou graphiste de niveau Bac au minimum,

-Une parfaite maîtrise de la langue française,

-une expérience d’au moins 05 ans en conception et développement de supports de communication, en infographie, en création de logos et de visuels (charte graphique, brochures ou dépliants, etc.),

-Avoir au moins 3 expériences similaires de création de logo associée à une charte graphique.

Chaque candidat ne peut soumettre qu’une et une seule proposition.En plus du logo, chaque soumissionnaire devra soumettre un Curriculum Vitae (CV) détaillée conformément au formulaire de CV joint au dossier de sélection.

PROCEDURE DE SELECTION

Le processus de sélection comprend les étapes suivantes :

Premièrement, l’UCF-Burkina évaluera les CV et œuvres proposées en mettant en place un panel. L’évaluation portera sur le dessin technique, la pertinence du message par rapport à la mission de MCA-Burkina Faso II, l’originalité, l’esthétique, la lisibilité, la composition et la reproductibilité. Chaque œuvre sera accompagnée d’une note explicative dactylographiée.Les dessins ne doivent présenter aucune ressemblance avec des dessins ou logos existants.

a Cette évaluation devra permettre au panel de classer les consultants. Les trois premiers consultants classés seront primés ainsi qu’il suit :

–          1er prix : 600 000 de francs CFA

–          2ème prix : 500 000 de francs CFA

–          3ème prix : 400 000 de francs CFA.

b Deuxièmement, le consultant classé premier sera invité à la négociation en vue de la conclusion d’un contrat et le développement de sa proposition de logo (logo, un (1) visuel de chacun des trois projets du programme, charte graphique etc..). Au cas où les négociations n’aboutissent pas avec le premier, le deuxième sera invité ainsi de suite jusqu’au troisième.

INFORMATIONS DIVERSES

1 L’attention des consultants est attirée sur le fait que les logos des MCA sont strictement encadrés selon des normes et des exigences du MCC. Une liste de documents et supports est fournie dans les TDRs et il est conseillé de consulter lesdits documents afin de faire de meilleure proposition et éventuellement assurer une exécution correcte de la prestation.

2 Les consultants doivent utiliser les formulaires joints au présent Dossier de sélection de consultant individuel pour soumettre leurs propositions. Les documents relatifs à cette consultation sont disponibles en format téléchargeable sur le site internet : https://ucfburkina.org/category/passation-marches/ ou via le lien Dropbox suivant : :https://www.dropbox.com/sh/3plb8nsp4tq3a1l/AACzK1WLGrrebsizwRv2_xMBa?dl=0

3 Toutes questions ou demandes de clarification à cette Sélection de Consultant Individuel avec concours seront envoyées à l’Agent Passation de Marchés, Email : pa-burkinafaso@charleskendall.com avant le 8 septembre 2021 à 15 heures 00 TU, (heure du Burkina Faso). Les réponses aux demandes de clarification seront fournies au plus tard le 15 septembre 2021 à 15h00 TU (heure du Burkina Faso).

4 Les consultants individuels intéressés doivent soumettre électroniquement leurs propositions incluant :

1 Formulaire de Lettre de Demande/d’Accompagnement,

2 Logo + Note explicative de l’œuvre du consultant ;

3 Formulaire de curriculum vitae ;

4 Formulaire de soumission de la proposition financière.

Les propositions doivent être déposées suivant le lien Dropbox ci-après : https://www.dropbox.com/request/ClonofJeYVFqrSKsa9xj   au plus tard le 22 septembre 2021 à 14 h00 UT (heure du Burkina).

5 Les soumissions sur papier et par courriel ne seront pas acceptées.

Veuillez agréer, Madame/Monsieur l’assurance de ma considération distinguée,

Pour MCA-Burkina Faso II,

Le Coordonnateur National de l’Unité de Coordination de la Formulation du second Compact du Burkina (UCF-Burkina) habilité à agir pour le compte de MCA-Burkina Faso I

Dr. KABORE T. Samuel

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon »