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Transfert d’argent : La révolution SANK en marche malgré tout !

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Sankara fait encore l’actualité depuis quelque temps dans son pays via l’innovation en transfert mobile d’argent du jeune Burkinabé de 26 ans vivant aux USA, Jules Kader Kaboré. Dramane Kiendrébeogo, directeur général de SANK Business nous en parle, depuis leur siège à Ouagadougou.  Entretien exclusif.

Dramane Kiendrébeogo, directeur général de SANK Business

Burkina Demain : Qu’est- ce que c’est que SANK ?

Dramane Kiendrébeogo : SANK est une application de transfert d’argent développé par un jeune Burkinabé vivant à Californie aux USA. SANK est la réponse tant attendue du Burkina Faso en termes de transaction d’argent puisque le dépôt et le transfert sont gratuits. Nous facturons seulement le retrait à hauteur de 1% du montant. Par exemple pour un retrait de 5000 FCFA, vous ne payez que 50 FCFA. Nous nous réclamons de Sankara même si nous ne l’avons pas connu. C’est notre apport pour le développement du pays des hommes intégrés.

Comment cela fonctionne ?

Il faut d’abord la télécharger sur Play store ou App store, s’inscrire pour l’ouverture de compte. Il y’a cependant 2 types de compte : le compte SANK Business ou le compte commercial et le compte ordinaire ou compte client. Pour le compte ordinaire, vous n’avez pas besoin de vous déplacer, il suffit de télécharger l’application sur Play store et App store et avec votre CNIB vous scannez et vous suivez les instructions. Quant au compte SANK Business, vous pouvez le créer seul mais il faut se déplacer à SANK Business pour la validation du compte c’est-à-dire que vous apportez la photocopie de la CNIB et un montant minimum de 10.000 FCFA. Après quoi, nous vous donnons du matériel pour commencer à travailler.

Quels sont les avantages de SANK par rapport aux autres mobile money qui sont déjà présents sur le marché ?

Vous parlez des avantages ? Mais c’est évident Monsieur. J’ai parlé tantôt de 1% au retrait, nous ne sommes pas dans les histoires de grille tarifaire. Quel que soit le montant, c’est 1% qui est facturé au retrait. Au vu de ceci, SANK est au-dessus de tous les autres moyens de transfert électronique au Burkina Faso.

Est-ce que SANK est fiable et sécurisé ? N’y aura-t-il pas un bug à un moment donné ?

Même si toute l’Afrique décide d’utiliser SANK, il n’y aura pas de problème. Vous savez, en ce qui concerne les plateformes de transfert d’argent, il y a souvent un boom dû au téléchargement, et nous avons tenu compte de cela. Nous avons pris 12 mois pour travailler sur ça. Quand nous avons commencé en janvier dernier, nous avons fait appel à plus de 30 informaticiens pour tester la plateforme et déceler les problèmes futurs. Ils l’ont fait durant 4 jours sans y parvenir. Quant à la sécurité de la plateforme, nous avons fait appel aux experts du domaine. Le burkinabé n’a pas à craindre à ce qui concerne la fiabilité et la sécurité de la plateforme. Ce que nous déplorons c’est la qualité du service internet dans certaine partie du pays ; mais cette anomalie n’est pas de notre ressort parce que ce n’est pas une question de sécurité de la plateforme mais une question du service internet.

A ce jour, vous avez combien d’utilisateurs ?

Nous avons environ 10.000 utilisateurs mais ceux qui travaillent SANK permanemment sont environ 5000. En 8 mois d’existence, je pense que c’est satisfaisant.

Vous êtes présents dans combien de villes au Burkina Faso, à ce jour ?

Nous sommes actuellement dans 16 villes et nous sommes en train de travailler et d’ici la fin du mois de septembre, nous nous installerons dans d’autres zones ou villes du pays. Notre objectif à court terme,  c‘est d’installer SANK dans tout le territoire burkinabé d’ici mi-2022.

Quels sont vos rapports avec les autorités ?

Sans vous mentir, quand nous avons débuté nous sommes allés voir la ministre de l’économie numérique et nous avons échangé avec elle mais rien de concret n’est sorti de nos échanges. Donc, nous à SANK business nous avons jugé bon de nous installer, de travailler, d’avoir des racines, des bases solides avant de retourner les voir.

Est-ce que votre activité est reconnue ?

Oui évidemment, nous n’avons pas de problème. Nous existons depuis juillet 2020 mais nous avons commencé à fonctionner depuis janvier 2021.

Voudriez-vous ajouter quelque chose qui serait resté sur le cœur ?

Je voudrais dire au peuple Burkinabé que SANK n’est pas une affaire de Jules Kader Kaboré ni de Dramane Kiendrébeogo. Non ! SANK c’est pour tout le monde. Il faut que nous nous donnions la main pour la faire grandir car notre objectif n’est pas de rester au Burkina seulement. Et c’est le Burkina Faso qui gagne. Je demande à tout le monde d’avoir confiance en nous, de ne pas regarder notre âge mais de regarder à la vision qui se trouve derrière SANK. C’est un produit fluide, hyper sécurisé et les coûts d’utilisation sont moins chers et adaptés pour les Bburkinabé. Je dis souvent que le goût d’une bonne nourriture ne se reconnait pas à la bouche d’autrui et il faut souvent aller goûter soi-même. Cela ne vous coutera rien d’essayer. Installez au moins l’application et essayez une transaction et vous verrez vous-même que SANK est la meilleur.  Je peux même dire que c’est la meilleur parmi les autres plateformes de transfert d’argent au Burkina Faso. SANK, c’est le peuple, rien que pour le peuple.

Entretien réalisé par Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 08 septembre 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 08 septembre 2021, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 17 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à une nomination et autorisé des missions à l’étranger.

I  DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Pour le compte du ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, ministre chargé de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale

Le Conseil a adopté un rapport d’étape sur la mise en œuvre de la feuille de route du processus de réconciliation nationale et la préparation du Forum national de réconciliation.

Ce rapport fait le point des différentes étapes franchies dans le cadre de la réconciliation nationale. Les actions ont concerné entre autres, des concertations communales avec des forces vives, des concertations avec les exilés et la mise en place d’instruments d’orientation et de supervision.

Le Conseil a noté une évolution dans l’exécution de la feuille de route relative au processus de réconciliation nationale dans notre pays et a instruit le ministre chargé du dossier à poursuivre dans cette dynamique.

Le Conseil a retenu la période du 17 au 23 janvier 2022 pour la tenue du Forum national de réconciliation.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi d’orientation de l’organisation générale de l’Administration du territoire au Burkina Faso.

Ce projet de loi détermine le cadre général de l’organisation de l’administration du territoire qui s’applique à l’ensemble des administrations civiles de l’Etat, aux niveaux central et déconcentré et aux administrations des collectivités territoriales.

Cette loi d’orientation de l’organisation générale de l’administration du territoire permettra de mettre en cohérence et en complémentarité les deux modes d’administration du territoire à savoir la déconcentration et la décentralisation avec un principe de mise en œuvre progressive.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée nationale.

Le second rapport est relatif aux conclusions des travaux du comité interministériel de réflexion sur les mesures conservatoires d’urgence en matière de gestion foncière au Burkina Faso.

Le Conseil a donné des orientations aux ministres concernés par les différents domaines de la gestion foncière afin de poursuivre les mesures d’assainissement déjà entreprises et d’engager la relecture des textes législatifs et règlementaires pour un retour à une bonne gestion du foncier et de la promotion immobilière au Burkina Faso.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a entendu un rapport relatif à la situation des urgences sanitaires et de l’organisation de leur réponse au Burkina Faso à la date du 30 août 2021.

Au titre de la lutte contre la COVID-19, on note à la date du 30 août 2021, 13 777 cas confirmés avec 13 535 guérisons, 71 cas actifs et 171 décès. Les cas confirmés ont concerné en majorité les hommes soit 8 652 hommes contre 5 125 femmes. Pour les vaccins contre la maladie à Coronavirus, 110 959 personnes ont été vaccinées dont 21 352 agents de santé.

Au titre de la lutte contre le paludisme, 4 000 000 millions d’enfants ont bénéficié de la chimio prévention du paludisme saisonnier.

Au titre de la lutte contre la maladie à fièvre hémorragique virale

(Ebola MARBURG) et le choléra, 02 cas de choléra ont été notés les 17 et 21 août 2021 chez des routiers étrangers dans la région de l’Est. Le 22 août 2021, une alerte de cas suspect de la maladie à virus Ebola chez un patient a été signalé et dont l’analyse s’est révélée négative.

Le Conseil salue les efforts de mise en œuvre des plans de riposte aux épidémies et invite les populations au respect strict des consignes sanitaires édictées par le ministère de la Santé.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE, DE LA FAMILLE ET DE L’ACTION HUMANITAIRE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la situation humanitaire nationale.

Ce rapport donne la situation des personnes déplacées internes, de catastrophes enregistrées et des besoins d’assistance humanitaire.

Ce rapport indique également que toutes les 13 régions du pays enregistrent des PDI avec de fortes concentrations dans les régions du Sahel (36%), du Centre-Nord (35,3%), du Nord (8,3%), de l’Est (8,3%) et de la Boucle du Mouhoun (2,4%).

Pour ce qui est des catastrophes naturelles, on note que 22 communes dans 15 provinces sont affectées par les inondations et/ou vents violents. L’on dénombre 20 829 sinistrés issus de 3 472 ménages. On déplore 87 blessés dont 12 graves et 09 décès.

Une assistance a été apportée à ces personnes par la distribution de vivres, de kits d’hygiène et de protection anti-COVID-19 et de transferts monétaires aux ménages vulnérables à titre de contribution pour la réhabilitation des logements détruits.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les mesures nécessaires pour accroître les stocks d’intervention à l’assistance humanitaire et poursuivre l’élaboration de la stratégie de relèvement des PDI et des populations hôtes vulnérables.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a informé le Conseil de l’état de mise en œuvre des dossiers d’intérêt national dont ceux relatifs au dialogue politique, au code électoral et au code général des collectivités territoriales.

Le dialogue politique, suspendu en juin dernier après deux (02) jours de travaux, est prévu pour reprendre en septembre 2021.

Le Conseil a noté des avancées significatives dans la mise en œuvre de ces différents dossiers d’intérêt national.

II 2  Le ministre de l’Economie, des finances et du développement a fait au Conseil une communication relative à la préparation de la loi de finances 2022 (avant-projet du budget de l’Etat, exercice 2022) et à l’organisation de la table-ronde des bailleurs de fonds pour la mobilisation des ressources extérieures du PNDES II 2021-2025.

L’avant-projet du budget de l’Etat, exercice 2022 a été finalisé conformément au calendrier de la prochaine session du parlement qui s’ouvre le mercredi 29 septembre 2021.

L’organisation de la table-ronde des bailleurs de fonds du PNDES II 2021-2025 se tiendra au mois de novembre 2021 à Bruxelles en Belgique.

II 3  Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales a fait au Conseil une communication relative à l’état de préparation des assises nationales sur l’éducation, à l’état de mise en œuvre du transfert de l’organisation de l’examen du Baccalauréat au ministère en charge de l’éducation et aux perspectives de réouverture du lycée Philippe Zinda KABORE pour compter de la rentrée 2022-2023.

II.4. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a fait au Conseil le point de la situation tragique survenue à l’Université Norbert ZONGO de Koudougou relative à l’effondrement d’une dalle sur un chantier de construction d’infrastructures universitaires. Ce drame a causé la mort de quatre (04) personnes dont 03 étudiants qui étaient en situation de formation sur le chantier.

 

Des enquêtes policières, administratives et disciplinaires ont été ouvertes et le Gouvernement veillera à l’application des sanctions prévues par les textes.

Le Conseil a réitéré ses condoléances aux familles éplorées.

II 5  Le ministre de la Jeunesse, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi a informé le Conseil de la tenue du Forum national des jeunes du 07 au 09 octobre 2021 à Koudougou, sous le thème « Réconciliation nationale au Burkina Faso : rôle et place de la jeunesse ».

Cette édition 2021 se tiendra sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

III  NOMINATIONS III. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Seydou SINKA, Mle 59 727 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur, Représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations Unies à New York (Etats Unis d’Amérique).

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

 

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Coup de force du Colonel Doumbouya : La Guinée suspendue des instances de la CEDEAO

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Le sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO sur la Guinée et le Mali s’est tenu ce mercredi 8 septembre en vidéo-conférence

Sans surprise, le sommet des chefs d’États de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) consacrée à la situation socio-politique en Guinée Conakry suite au coup de force du lieutenant –Colonel Mamady Doumbouya, a débouché sur la suspension du pays des instances de l’organisation régionale.

Le sommet s’est tenu ce mercredi 8 septembre en vidéo-conférence et examiné également la situation socio-politique au Mali, engagé dans une transition politique devant s’achever normalement en février prochain.

Le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO sur la Guinée et le Mali s’est tenu ce mercredi 8 septembre en vidéo-conférence

Pour revenir au cas de la Guinée, il faudra donc attendre le retour à un ordre constitutionnel c’est-à-dire à l’instauration d’un régime issu d’élections démocratiques pour réintégrer les instances de décisions de la CEDEAO.

Ce qui prendra du temps mais il faudra aussi que les nouvelles autorités du pays s’y engagent résolument. Mais, pour le moment, pas encore de gouvernement en Guinée, encore moins de nouvelle Assemblée nationale. 

Christian Tas

Burkina Demain

IFC – Sahel : Sérgio Pimenta attendu au Burkina

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Le vice-président régional d’IFC pour l’Afrique, Sérgio Pimenta est attendu au Burkina Faso du 15 au 18 septembre 2021

Le vice-président régional d’IFC pour l’Afrique, Sérgio Pimenta est attendu au Burkina Faso dans le cadre d’une visite prévue du 8 au 18 septembre 2021 dans les pays du Sahel. M. Sérgio Pimenta se rendra d’abord en Mauritanie, puis au Niger avant d’être accueilli à Ouagadougou pour un séjour s’étalant du 15 au 18 septembre.

 Dans les trois pays du Sahel (Mauritanie, Niger, Burkina) qu’il visitera du 8 au 18 septembre, le vice-président régional d’IFC s’entretiendra avec des décideurs publics, des partenaires au développement ainsi que des acteurs du secteur privé. Ce sera l’occasion pour lui de présenter les activités et la stratégie d’IFC qui visent à accompagner le développement socio-économique des pays du Sahel à travers des projets portés par le secteur privé et porteurs de transformation économique.

1,2 milliard de dollars d’investissements 

L’objectif d’IFC, pour les quatre prochaines années, est d’engager jusqu’à 1,2 milliard de dollars d’investissements en faveur des pays du Sahel (en tenant compte des ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs) dans des secteurs clés pour la croissance et le progrès social à savoir: les infrastructures, l’énergie verte, l’agro-industrie et le développement des chaînes de valeur, et l’inclusion financière.

 Membre du Groupe de la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) est, faut-il le rappeler, la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Elle mène des opérations dans plus d’une centaine de pays, consacrant son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et d’opportunités dans les pays en développement.

Un engagement record de 31,5 milliards de dollars pour l’exercice budgétaire 21

Au cours de l’exercice budgétaire 21, IFC a engagé un montant record de 31,5 milliards de dollars en faveur de sociétés privées et d’institutions financières dans des pays en développement, mobilisant ainsi les capacités du secteur privé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée alors que les économies font face aux répercussions de la pandémie de COVID-19.

Gérant d’un portefeuille de 13,3 milliards de dollars

Le vice-président régional d’IFC pour l’Afrique, Sérgio Pimenta est attendu au Burkina Faso du 15 au 18 septembre 2021

Vice-président régional de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique, Sérgio Pimenta dirige l’ensemble des opérations de conseil et d’investissement dans la région. Il est à la tête d’un portefeuille d’engagements de 13,3 milliards de dollars et d’une équipe de plus 700 personnes dont l’objectif est de mobiliser le secteur privé pour relever les défis urgents du développement dans les domaines de la finance, des industries manufacturières, de l’agroalimentaire, des services et des infrastructures.

Précédemment, M. Pimenta a occupé le poste de directeur mondial pour les secteurs de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire et des services à IFC. Il a également été, pendant trois ans à Hong Kong, directeur régional d’IFC pour l’Asie de l’Est et le Pacifique.

Plus tôt dans sa carrière à IFC, M. Pimenta a occupé des postes de direction dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire et des services dans la région Asie-Pacifique, dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, ainsi qu’à Washington.

M.Pimenta a rejoint le Groupe de la Banque mondiale en 1996 dans le cadre du Programme des jeunes professionnels, après avoir travaillé pour la direction du Trésor du ministère français des Finances ainsi que pour la Banque nationale de Paris (BNP).

De nationalité portugaise et française, M. Pimenta est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’École polytechnique de Paris et d’un diplôme de troisième cycle de l’École nationale des ponts et chaussées de Paris.

Pour de plus amples informations, consulter  le site www.ifc.org.    

Constant Sanga

Burkina Demain

 

Etalons-Fennecs : Un nul 1-1 aux allures de victoire

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Comme ici, Etalons et Fennecs se sont neutralisés à Marrakech et se partagent les points

Dans ce match très attendu de ce mardi à Marrakech entre Burkina Faso et Algérie entrant dans le cadre des deuxièmes journées des éliminatoires de la Coupe monde Qatar 2022, il n’y a eu ni vainqueurs, ni vaincus. Etalons et Fennecs se sont neutralisés au terme de 93 mn de confrontation. Score final : 1-1.

Désireux naturellement de montrer qu’ils n’étaient champions d’Afrique des Nations de football par hasard, les Fennecs ont les premiers à mener des offensives. Ainsi, à la 18ème de jeu, Sofiane Feghouli hérite d’une balle de Slimani et inscrit l’unique but algérien. Nous sommes en première temps. En deuxième mi-temps, les Etalons se montrent maîtres du jeu et sont bien présents dans les duels. Acculés, les Fennecs finissent par reculer avec la multiplication des offensives des attaquants Burkinabè. A la 64ème mn, Abdoul Fessal Tapsoba parvient à l’égalisation. Les Etalons baissent un peu de régime et permettent aux Fennecs de reprendre leurs esprits et de mener des actions dangereuses devant les buts de Hervé Kofi. Dans le temps additionnel, les Etalons tentent de ressortir de leur moitié de terrain pour se ruer vers les buts algériens. Trop tard pour marquer un deuxième but : l’arbitre siffle la fin du match. Les Etalons ont réussi à tenir tête aux Champions d’Afrique. Il reste maintenant à garder ce cap pour la suite des éliminatoires. Certains peuvent légitimement parler de nul aux allures de victoire, au vu du palmarès des Fennecs, 29 matches sans défaite. Les Etalons auraient pu porter un coup d’arrêt à cette invincibilité des poulains de Djamel Belmadi, s’ils n’avaient pas opté de reculer après l’égalisation. Mais, après tout, ce nul est bon à prendre. Ce n’était pas gagné d’avance.

Christian Tas

Burkina Demain

Marrakech : Les Etalons confiants dans la posture d’outsider face aux Fennecs

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Même en position de Outsiders, les Etalons entendre jouer valablement leur chance dans ce match éliminatoire face aux Fennecs d'Algérie

C’est ce mardi 7 septembre 2021 que les Etalons affrontent, à Marrakech au Maroc, dans le cadre des éliminatoires Coupe du Monde Qatar 2022, la redoutable sélection nationale algérienne, les Fennecs, auteurs d’une série de victoires sans défaite. Mais, le onze national après leur première sortie réussie le 2 septembre devant le Mena du Niger, entend poursuivre dans sa chevauchée.

Si nos Etalons jouent comme ils l’ont promis, les Fennecs d’Algérie doivent s’attendre aussi à un match difficile

A entendre l’entraîneur national Kamou Malo et ses poulains, ce ne sera pas en combattants résignés qu’ils affronteront ce mardi à Marrakech, les Fennecs d’Algérie, dans le cadre des deuxièmes journées des éliminatoires Coupe du Monde Qatar 2022.

Ils croient aussi fermement à leurs chances dans cette rencontre déterminante pour la suite des opérations. Après la victoire face au Mena du Niger, le onze n’hésitera pas à porter un coup d’arrêt la série de 28 matches sans défaite des Fennecs qui se sentent aussi après leur cinglante correction 8-0 infligée aux Requins Rouges de Djibouti, plus que jamais invincibles dans cette poule des éliminatoires.  Donc, une belle rencontre en perspective. Que les Dieux de foot soient encore du côté des nôtres !

Burkina Demain

Guichet projet solaire :  C’est parti pour le renforcement des capacités des candidats sélectionnés !

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Les membres du présidium au lancement du renforcement des capacités des candidats sélectionnés

L’Agence nationale pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ANEREE) et le Programme d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest au  Burkina Faso (PACAO-BF) ont organisé ce 06 septembre 2021 à Ouagadougou un atelier de lancement des activités de renforcement des capacités des candidats sélectionnés dans le cadre de la première édition de l’appel à projets solaires 2021 avec pour objectif de promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique à travers l’accompagnement des promoteurs des projets solaires.

Des participants à la formation ce 6 septembre 2021 au siège de l’ANEREE

  Face au problème d’accès au service énergétique de qualité, le gouvernent burkinabé s’est inscrit dans une dynamique de valorisation des sources d’énergies vertes et des technologies intelligentes solaires.

C’est dans ce contexte que l’ANEREE avec le PACAO-BF financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso ont organisé ce lundi 6 septembre 2021 à Ouagadougou, un atelier de lancement des activités de renforcement des capacités des candidats retenus dans le cadre de la première édition de l’appel à projets solaires 2021.

Modules de formation ont été choisis par 9 sélectionnés

Moussa Zoubga, représentant du directeur général de l’ANEREE, a présidé l’ouverture de l’atelier

«Nous sommes là ce matin pour renforcer les capacités des 09 sélectionnés afin que leur projet arrive à maturation», a indiqué Moussa Zoubga, représentant du directeur général de l’ANEREE. Et de poursuivre en précisant que ces modules de formation ont été choisis par les sélectionnés.

Saydou Namanegue, chef de projet au PACAO-BF

«Avant tout propos, le PACAO est une initiative de l’UE, de la CEDEAO et de la Mauritanie. Et par pays le programme finance des secteurs porteurs tels que l’énergie, l’huile et le miel. Cet accompagnement au niveau de l’ANEREE concerne le volet solaire», a précisé Saydou Namanegue, chef de projet au PACAO-BF.

Pour Aziz Mathieu Zida, responsable partenariat à l’ANEREE, le processus qui a été lancé l’an passé a permis de sélectionner les projets innovants.

«Accompagner les porteurs de projets»

Aziz Mathieu Zida (micro), responsable partenariat à l’ANEREE, a rappelé l’historique du guichet solaire

«Le guichet projet solaire est une cellule d’expertise qui a été créée grâce au PACAO et elle a pour objectif d’accompagner les porteurs de projet dans la maturation de leurs documents de projet et aussi de développer une stratégie de mobilisation des ressources pour les permettre d’avoir des financements pour réaliser lesdits projets», a-t-il ajouté.

Rappelons que le financement qui va se faire, est assuré par une subvention accordée de l’UE à hauteur de 4,5 milliards de francs FCFA et un apport de la CCI-BF à hauteur de 500 millions de FCFA.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

Initiative Desert to Power : Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel valident la feuille de route régionale

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Des ministres de l'énergie du G5 Sahel lors d’une réunion le 13 septembre 2019 à l'hôtel Laïco de Ouaga 2000

Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel ont validé, le 2 septembre dernier lors d’une deuxième réunion, la feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power, un projet emblématique d’accès à l’énergie durable promu par la Banque africaine de développement. Plus d’infos dans ce communiqué de presse de la Banque africaine de développement (BAD).

«Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel valident la feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power

Abidjan, 06 septembre 2021 – Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel ont validé, le 2 septembre dernier lors d’une deuxième réunion, la feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power, un projet emblématique d’accès à l’énergie durable promu par la Banque africaine de développement.

La réunion, tenue par visioconférence, a permis aux ministres de faire le point sur les efforts de mobilisation des ressources et d’examiner les moyens d’accélérer la mise en œuvre de l’initiative.

Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué l’engagement des pays du G5 Sahel, notant que les chefs d’État avaient réitéré leur soutien à l’initiative lors du sommet extraordinaire des pays du G5 Sahel tenu en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.

La feuille de route régionale Desert to Power, élaborée par la Banque africaine de développement en étroite collaboration avec ses partenaires et les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) identifie les grands projets qui permettront à ces cinq pays de mettre en commun leurs ressources afin de développer un réseau électrique stable et flexible intégrant une grande production solaire au service de la sous-région.

Elle vise également à exploiter les synergies pour mieux répondre aux préoccupations des pays du G5 Sahel en matière d’accès à l’électricité. Structurée autour de quatre priorités principales à savoir l’énergie solaire et le stockage à grande échelle, l’intégration des réseaux des pays du G5 Sahel, la programmation pan-sahélienne hors-réseau, et l’hybridation des centrales thermiques ; la feuille de route va largement faciliter la coordination des pays du G5 Sahel. Une approche qui permettra de réaliser des économies d’échelle dans la construction de parcs solaires régionaux et des interconnexions sous régionales.

En complément des feuilles de route nationales des pays membres, la feuille de route régionale contribuera à la densification des échanges entre les pays du G5 Sahel et donnera d’importantes perspectives aux acteurs privés et publics.

Le président du comité directeur de Desert to Power, Mustapha Bakkoury, également président de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen), a souligné que cette initiative jetait les bases d’un développement économique et social, garant de l’épanouissement et de la sécurité des populations du Sahel.

Le ministre du Pétrole et de l’Énergie du Tchad, Oumar Torbo Djarma, en sa qualité de président en exercice des pays du G5 Sahel, a invité ses homologues à mettre l’accent sur les mesures et actions pouvant insuffler un dynamisme nouveau aux activités et à fédérer les efforts pour la réussite de cet ambitieux projet régional.

La Taskforce de Desert to Power a présenté l’état d’avancement des projets prioritaires identifiés dans les feuilles de route nationales pour 2021, soulignant l’avancement du projet Yeleen au Burkina Faso et de la centrale solaire de Djermaya au Tchad, dont le financement devrait être bouclé d’ici à la fin 2021. Ces projets figuraient dans le rapport d’avancement de l’initiative Desert to Power remis en août dernier aux chefs d’État par le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina.

La Taskforce a également présenté les progrès réalisés dans la mise en œuvre des activités d’assistance technique et de préparation de projets Desert to Power du Fonds SEFA approuvé en décembre dernier. Ce financement devrait notamment servir à appuyer la réalisation d’études de faisabilité et d’impact de l’hybridation de centrales thermiques et d’études d’intégration de la production solaire dans les réseaux électriques des pays membres du G5 Sahel.

Les ministres ont unanimement salué les progrès accomplis par la Banque africaine de développement dans la mise en œuvre des activités de l’initiative Desert to Power. Ils ont souligné l’importance de l’accès des populations du G5 Sahel à des services énergétiques fiables et à un coût abordable. Ils ont également appelé la Banque à soutenir les pays dans le développement et la mise en œuvre de systèmes de stockage d’électricité afin d’intégrer les énergies renouvelables et de stabiliser les réseaux électriques.

Projet emblématique de la Banque africaine de développement, l’initiative Desert to Power est déployé dans onze pays de la bande sahélienne. Elle vise à produire 10.000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque à l’horizon 2030 pour 250 millions de personnes. »

Contacts :

Romaric OLLO HIEN, Département de la communication et des relations extérieures, Banque africaine de développement, email : o.hien@afdb.org

Contact technique : Franklin GBEDEY, chef de la Division énergie renouvelable, Banque africaine de développement, email. F.GBEDEY@AFDB.ORG »

Super Coupe des énergies renouvelables : Tout est bien qui finit bien !

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La première édition de la Super coupe des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique s’est achevée en apothéose ce samedi 4 septembre par la victoire de l’AOA

L’Académie d’or des archers (AOA) de la ligue du centre de basketball a remporté, ce samedi 4 septembre à Ouagadougou, la finale de la première édition de la Super coupe des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique devant l’Association sportive Guimbi Ouattara de Bobo par le score de 59- 48.

Le DG de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, s’est félicité de l’engagement des sportifs pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique

Cela à la grande satisfaction des officiels dont le directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) Issouf Zoungrana ; le secrétaire général du Ministère de l’énergie, des mines et des carrières Souleymane Konaté ou le parrain Romaric Bayala qui ont tous salué cette fin en apothéose de cet évènement sportif qui participe de la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans notre pays.

Pratique du basketball chez les jeunes et promotion des énergies renouvelables peuvent bien faire bon ménage au Burkina Faso. En tout cas, c’est le sentiment général qui se dégage avec la fin en apothéose ce samedi 4 septembre à Ouagadougou de la finale de la première édition de la Super coupe des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, en basketball, catégorie juniors.

Finale remportée par l’AOA sur le score de 59- 48

Pour cette finale inédite, deux formations s’affrontaient : l’Académie d’or des archers (AOA) de la ligue du centre de basketball et l’Association sportive Guimbi Ouattara de Bobo.

A l’arrivée, c’est l’AOA qui s’est imposée sur le score de 59- 48. «C’était chaud mais l’équipe vaincue n’a pas démérité» a lâché un spectateur, visiblement satisfait du spectacle produit.

Les mêmes sentiments de satisfaction se lisaient naturellement sur les visages des vainqueurs.

L’on a assisté à des « montada » et des «  remontada », avec  le suspense qui se lisait sur le visage du public. Il a fallu attendre le 4ème quartant pour voir se dessiner cette victoire de l’AOA.

Appréciations des officiels

Les officiels se prêtant aux questions des journalistes. On reconnaît au micro, le SG du Ministère de l’énergie, des mines et des carrières, Dr Souleymane Konaté

Les officiels qui ont assisté de bout en bout à la présente finale, se sont félicités de l’aboutissement heureux de la compétition conjointement organisée par l’Agence nationale des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ANEREE) et la Fédération burkinabé de basketball (FEBBA).

Pour le DG de l’ANEREE, Issouf Zoungrana, cette compétition qui a débuté le 31 juillet 2021, témoigne de l’engagement des joueurs à cette initiative. Cette promotion à l’efficacité énergétique, poursuit-il, se veut un ensemble de bonnes pratiques à développer et à adopter pour une consommation plus rationnelle de notre production énergétique nationale. «Nous sommes rassurés que le monde sportif va désormais adopter des comportements éco-énergétiques » a-t-il indiqué. En effet, au total, 14 clubs de la ligue du centre et du district de l’ouest ont participé à la compétition.

«C’est le pays qui gagne»

«Aujourd’hui, nous avons vu des jeunes se battre. Au-delà du résultat, c’est le pays qui gagne. Cela a été l’occasion pour nous de pouvoir parler de l’efficacité énergétique et aussi des énergies renouvelables qui est quelque chose d’important au Burkina Faso», a souligné pour sa part, Souleymane Konaté, secrétaire général du ministère de l’énergie, des mines et des carrières.

Pour le parrain de la présente compétition, Romaric Bayala, ancien basketteur, le thème de cette édition nous interpelle tous sur la nécessité de la promotion des énergies renouvelables et de l’économie d’énergie. «En effet, l’efficacité énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables sont des moyens efficaces pour garantir le droit à l’accès de l’énergie des populations ; c’est pourquoi je vaudrais reconnaître et saluer la pertinence du thème et l’option portée sur la relève de notre basketball pour en faire des ambassadeurs», a-t-il précisé.

L’ambiance était aussi bon enfant

L’occasion faisant le larron, Souleymane Yaméogo, président de la FEBBA a annoncé la tenue du « all star game » pour bientôt qui va concerner les sélections en hommes et dames au niveau de la ligue du centre et du district du Houet.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

 

Instabilité : La Guinée en passe de renouer avec ses vieux démons

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Attention à un retour aux années de violences politiques en Guinée comme ce fut le cas le 28 septembre 2009

En Guinée Conakry, quoi que le président Alpha Condé ait fait pour s’octroyer un troisième mandat après une modification constitutionnelle contestée ; la confirmation du coup d’Etat du commandant des forces spéciales n’est guère une bonne nouvelle pour ce pays, où les putschistes ont rarement, sinon jamais, tenu leurs promesses de bonheur au peuple guinéen.

En Guinée Conakry, ce dimanche 5 septembre 2021, au fur et à mesure que les heures passaient, se confirmait la prise du pouvoir par les militaires des forces spéciales sous la houlette de leur commandant le Colonel Mamady Doumbouya, au détriment du président Alpha Condé, capturé et dont les images circulaient en boucles sur les réseaux sociaux.

Mais, quoi que le président Alpha Condé ait fait pour s’octroyer un troisième mandat après une modification constitutionnelle contestée ; la confirmation du coup d’Etat du commandant des forces spéciales n’est guère une bonne nouvelle pour ce pays, où les putschistes ont rarement, sinon jamais, tenu leurs promesses de bonheur au peuple guinéen.

Gérer un corps d’élite n’est pas comparable à la gestion d’un Etat. Avec l’annonce par les nouveaux maîtres de Conakry de la dissolution des institutions républicaines (Constitution, Gouvernement, Assemblée nationale), c’est encore un recul pour la Guinée sur le plan de la construction démocratique, sans réel gage d’un changement structurel qualitatif dans le pays.

Ce que promet aujourd’hui le Colonel Mamady Doumbouya n’est fondamentalement différent de qu’avait fait le 23 décembre 2008 avec le capitaine Moussa Dadis Camara. La suite, on la connait avec des violations sans précédent des droits de l’homme qui ont cumulé avec le massacre du 28 septembre 2009. Evènement malheureux au cours duquel des éléments des forces armées guinéennes n’avaient hésité à réprimer dans le sang une manifestation de civiles, massacrant près de 160 personnes et blessant 1 400 personnes et violant et plus d’une centaine de femmes.

Les militaires des forces spéciales se sont emparés de la personne du président Condé et de son pouvoir

Aujourd’hui encore, 12 ans après, ce dossier sombre de l’histoire de la Guinée attend encore d’être élucidé et les responsables, jugés et condamnés.

Les 24 ans de pouvoir du Général Lansana Conté n’avaient pas non plus apporté plus de bonheur aux Guinéens et Guinéennes.

Dans ce contexte de règnes chaotiques des militaires guinéens, comment voir d’un bon œil cette nouvelle prise en main des affaires publiques par la Grande muette. Il faut craindre que ce ne soit le retour des vieux démons en Guinée. Car les mêmes causes, c’est-à-dire l’incapacité congénitale des militaires du pays à se mettre à la hauteur des enjeux démocratiques, risquent de produire les mêmes effets, le malheur des Guinéens, nous touchons du bois.

Espérons vivement que les nouveaux maîtres en prennent rapidement conscience et engagent le pays sur la voie du retour à la démocratie inclusive, comme ils semblent le promettre. Les acteurs de la communauté internationale à l’image de la CEDEAO doivent peser de tout leur poids pour que ce putsch fasse long feu.

Mais, en pareille circonstance, les acteurs internes se doivent aussi de jouer leur rôle pour amener les putschistes à renouer le plus rapidement possible avec une vie constitutionnelle normale. En tous les cas, ce putsch guinéen devrait prospérer après celui au Mali, il faut s’inquiéter que cela fasse tache d’huile dans la région.

Christian Tas

Burkina Demain