Dans ce communiqué parvenu à notre rédaction du gouverneur du Sahel, Colonel-Major Salfo Kaboré, l’interdiction de circuler pour les engins à deux roues et trois roues dans la région à compter de ce mercredi 7 juillet 24 h, se fera désormais de 18 heures à 6 heures du matin.


Primature : Une délégation du conseil national de l’agriculture biologique reçue en audience

Une délégation du conseil national de l’agriculture biologique a effectué ce mardi 6 juillet un déplacement à la Primature où elle a été reçue en audience par le Premier ministre Christophe Dabiré. Au menu des échanges avec le chef du gouvernement : la présentation de la sixième conférence ouest africaine de la culture biologique.

L’audience ce mardi à la Primature a permis à la délégation du conseil national de l’agriculture biologique d’aborder avec le Premier ministre Christophe Dabiré la sixième conférence ouest africaine de la culture biologique ; l’état d’avancement des préparatifs de l’évènement prévu pour se dérouler du 13 au 16 octobre 2021 au Burkina Faso.
Et le président du conseil national de l’agriculture biologique Abdoulaye Ouédraogo d’invite tous les experts burkinabè à y participer. Invitation a également été faite aux innovateurs agricoles à venir y montrer leurs exploits afin de faire face aux différents aléas du pays.
Le système agro- écologique offre des opportunités, tient compte des instances locales et permet aux agriculteurs d’utiliser les savoirs locaux pour aménager les terres et faire des sélections participatives des graines afin de pouvoir trouver un autre modèle agricole qui puisse garantir la rentabilité et l’efficience.
Maria Sandrine Koalaga
Burkina Demain
Burkina : Et maintenant ?
Une nouvelle semaine a commencé ce lundi au Burkina Faso, après cette semaine dernière marquée par deux évènements majeurs : le remaniement gouvernement et la marche-meeting de l’opposition. Les deux semblaient répondre à une même préoccupation : plus de sécurité pour les Burkinabè, notamment ceux du Sahel, de l’Est, du Centre-Nord, théâtres ces dernières semaines de meurtrières attaques terroristes dont celle de Solhan (160 morts).

Maintenant que les deux évènements ont eu lieu, place doit être faite maintenant aux actions concrètes. ‘’Si les lignes ne bougent pas sur le front sécuritaire, la prochaine marche-meeting, ce sera pour demander la démission du Président du Faso », a martelé Eddie Komboigo lors de la marche-meeting du samedi 3 juillet.
’’Ce qui a déjà été fait par l’exécutif n’est que la face visible de l’iceberg qui va être pris comme mesures face à la situation’’, a indiqué dimanche un baron du parti au pouvoir, Abdoulaye Mosse pour ne pas le citer.

Comme quoi, toutes les conditions semblent réunies pour faire bouger les lignes sur le front sécuritaire. Les habitants de Madjori dans le Kompienga attendent une réaction rapide des autorités. A défaut, certains, notamment les membres de l’association des ressortissants de la commune, animateurs d’une conférence de presse ce lundi, réclament ni moins, ni plus que des «armes pour se défendre» devant les terroristes qui ont littéralement pris le contrôle de leur localité.
Burkina Demain
Actions de l’AGRA au Burkina : Le PCA Hailemariam Desalegn en parle au PM Dabiré
Le président du Conseil d’administration de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), Hailemariam Desalegn a été reçu ce lundi en audience à la Primature par Christophe Dabiré. Occasion pour l’ancien Premier ministre éthiopien d’évoquer avec le Premier ministre Dabiré les actions de son organisation au Burkina Faso.

A ce jour, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), à entendre son président de conseil d’administration, Hailemariam Desalegn reçu en audience ce lundi à la Primature, est engagés sur deux programmes présidentiels. Il y a d’abord le programme «Produire un million de tonnes de riz par an » pour lequel AGRA apporte des semences de qualité, un appui technique et des meilleures pratiques agricoles.
Ensuite, il y a le programme, «Assurer à chaque enfant en âge scolaire, au moins un repas équilibré par jour» qui a été lancé récemment dans le Plateau central, en président du président du Faso.
Axes d’intervention de l’AGRA

Sur les différents axes d’intervention de l’AGRA, le PCA Hailemariam Desalegn explique : «Nous travaillons avec un certain nombre de partenaires et aussi avec les petits exploitants agricoles, pour transformer le secteur de l’agriculture, et augmenter leurs revenus. Il s’agit d’apporter des financements à ces initiatives agricoles à petites échelles, et également d’assurer un accès au marché à ces petits exploitants agricoles».
A la suite du décès de l’ancien Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, c’est Hailemariam Desalegn qui avait dirigé le gouvernement à Addis Abeba du 21 septembre 2012 au 27 mars 2018. La succession de Desalegn engagé aujourd’hui dans la transformation agricole du continent, est assurée depuis par l’actuel Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.
Martin Philippe
Burkina Demain
Rapatriement des biens culturels africains : Première réunion du comité régional de suivi pour aller de l’avant !

Sous la houlette de la CEDEAO, résolument engagée sur la question, Cotonou a abrité du 29 juin au 2 juillet 2021 la première réunion du comité régional de suivi du plan d’actions 2019-2023 pour le retour des biens culturels africains. Cette première réunion à laquelle a participé notre compatriote Filippe Savadogo, ancien ministre de la culture en sa qualité de membre dudit comité régional, a permis aux participants de réfléchir sur des actions concrètes à soumettre aux dirigeants de la région en vue d’enclencher un processus général de restitution des biens culturels africains des Etats.
«Les biens culturels objets de demande de restitution, sont le fruit du génie créateur de nos ancêtres et constituent des témoins d’un passé qu’il nous faut aujourd’hui aborder dans un esprit constructif et de façon décomplexée», a indiqué le ministre béninois de la culture Jean-Michel Abimbola.
Faut-il le rappeler, le Bénin qui est resté à l’avant-garde du combat pour ce retour des biens culturels africains, a déjà reçu en 2018 un premier lot d’objets d’art de la France.

Cela faisait suite à l’engagement du président Emmanuel Macron à Ouagadougou le 28 novembre 2017, de travailler à la restitution du patrimoine artistique africain, s’engageant à mettre en œuvre dans un délai de 5 ans des restitutions temporaires et définitives.
Et la présente réunion des membres du comité régional de suivi du plan d’action pour le retour des biens culturels africains, devraient permettre d’aller de l’avant sur la question.
Salomé Bayala
Burkina Demain
Niger : Les acteurs-clés de l’économie examinent la stratégie nationale ZLECAf de leur pays
Les acteurs-clés de l’économie du Niger examinent la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) de leur pays. C’est au cours d’un atelier de validation qu’organise la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec la Commission de l’Union Européenne et le Gouvernement du Niger du 1er au 2 Juillet, à Niamey.
Cette rencontre qui durera deux jours entre dans le cadre d’un projet d’assistance technique visant à approfondir l’intégration commerciale grâce à une mise en œuvre efficace de la ZLECAf, conduit par la CEA avec l’appui financier de l’Union Européenne (UE).
Elle servira de cadre de présentation pour discussions et validation de la stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAf au Niger qui a pour objectif global de contribuer significativement à la croissance des exportations du Niger en rapport avec l’accélération de la croissance économique déclinée dans le cadre du Plan de Développement Economique et Social et à une augmentation des exportations nigériennes dans le marché africain.
Pour le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Entreprenariat des jeunes, Monsieur Gado Sabo Moctar « La mise en œuvre de la ZLECAf, cadre parfaitement avec les objectifs visés par le Programme de la Renaissance du Niger Acte 3 ».
« Il y a une nécessité de créer les conditions pour l’émergence d’un secteur privé compétitif en posant des actions concrètes visant à favoriser les investissements dans les secteurs productifs », a ajouté le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Entreprenariat des jeunes.
Pour l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Niger, Madame Denisa-Elena IONETE « Le premier motif de satisfaction est de constater que cet atelier national réunit l’ensemble des parties prenantes impliquées dans ce processus, et fait suite aux consultations nationales. Ce qui dénote le caractère participatif et inclusif de l’exercice ».
« Le commerce est l’un des domaines stratégiques et traditionnels d’intérêt mutuel dans la coopération Union européenne-Union africaine et un pilier clé du nouveau partenariat UE-Afrique. L’UE soutient le processus depuis le début de la ZLECAF en 2015 et a jusqu’à présent alloué environ 72 millions d’euros pour soutenir les négociations sur la ZLECAF », a affirmé l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Niger.
Quant au Représentant du Bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, Amadou Diouf a affirmé que « La ZLECAf offre l’opportunité aux pays africains et au Niger en particulier d’apporter une réponse aux défis de la création d’emploi, de diversification de l’économie, de développement d’un système d’identité numérique pour l’inclusion sociale et une meilleure répartition des bénéfices de la croissance conformément aux Objectifs de Développement Durable »
Selon Amadou Diouf, « Le présent atelier permettra au Niger de disposer d’un document de stratégie nationale consensuel et enrichi de la contribution de toutes les parties prenantes pour mettre le pays dans la locomotive de la ZLECAf ».
Cet atelier de validation a enregistré la participation du Ministre des Transports, Président du Dispositif Institutionnel ZLECAf du Niger, Monsieur Alma Oumarou, du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger, des autres parties prenantes du secteur public et privé au Niger et des experts de la CEA.
Burkina : Le nouveau référentiel bientôt en conseil des ministres pour adoption

La deuxième session du comité d’orientation et de supervision du dispositif d’élaboration du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso pour la période 2021-2025 s’est tenue ce vendredi 2 juillet 2021 sous la présidence du Premier ministre Christophe Dabiré.


«Le nouveau référentiel présenté a été bien apprécié et adopté par les participants, qui ont aussi fait des amendements pertinents qui seront pris en compte». Foi du Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé ce vendredi la deuxième session du comité d’orientation et de supervision du dispositif d’élaboration du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso pour la période 2021-2025.
19 000 milliards de francs CFA
Le nouveau référentiel de développement 2021-2025 est évalué à 19 000 milliards de francs CFA. Au cours de la présente session du comité d’orientation et de supervision du dispositif d’élaboration dudit référentiel, le chef du gouvernement a salué la disponibilité et l’engagement de des partenaires, notamment les partenaires techniques et financiers, les acteurs de la société civile, du secteur privé et des collectivités, qui ont accompagné les autorités dans la mise en œuvre du référentiel.
Pour le Premier ministre Dabiré, une étape importante vient d’être franchie. Et d’annoncer pour bientôt la soumission du document en conseil des ministres pour adoption.
Salomé Bayala, Stagiaire
Burkina Demain
UNIR/PS : La visite d’au-revoir de la directrice de NDI

En fin de mission dans notre pays, la directrice de l’Institut national démocratique (NDI), Aminata Faye Kassé, a effectué une visite ce vendredi 2 juillet 2021 au siège de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste), accueillie à son arrivée par le président de l’UNIR/PS, Bénéwendé Stanislas Sankara.

En fin de mission dans notre pays, la directrice de l’Institut national démocratique (NDI), Aminata Faye Kassé, n’a pas voulu partir comme ça sans dire au revoir à l’UNIR/PS, l’un des premiers partis avec qui elle a eu à collaborer à son arrivée au Burkina Faso.

D’où sa visite d’au-revoir de ce vendredi au siège du parti, sis aux 1200 Logements de Ouagadougou, pour échanger l’une des dernières fois avec les responsables du parti et leur souhaiter bon vent dans leurs activités.

Pour le président de l’UNIR/PS, Bénéwendé Stanislas Sankara, Aminata Faye Kassé est une battante, elle qui a contribué pendant de nombreuses années à la formation des militants et militantes de son parti. Et de lui souhaiter une retraite paisible.
Maria Sandrine Koalaga, Stagiaire
Burkina demain
Ministre Bachir Ouédraogo aux acteurs de l’énergie : «Nous déclinons la vision mais c’est vous qui la réalisez»

Le Ministère de l’énergie, des mines et des carrières a initié, ce 29 juin 2021 à Ouagadougou, un atelier d’échanges avec les différents acteurs du secteur énergétique du Burkina Faso, avec la présence effective du premier responsable du département ministériel, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo. Ce fut une véritable rencontre du donner et du recevoir en vue d’un secteur énergétique plus compétitif à même de contribuer plus efficacement au développement socioéconomique du pays.

«Secteur de l’énergie au Burkina Faso : vision, réformes et opportunités d’affaires ». C’est le thème de l’atelier d’échanges qui a réuni ce mardi 29 juin à Ouagadougou l’ensemble des acteurs du secteur du pays : ministre de tutelle, directeurs généraux et personnels, chefs d’entreprises et personnels, investisseurs, partenaires techniques et financiers, etc.
«Nous déclinons la vision mais c’est vous qui la réalisez», a laissé entendre Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, ministre de l’énergie, des mines et des carrières. «Le Burkina est à la croisée du chemin en matière d’énergie, et si nous voulons trouver les meilleurs mécanismes pour aller de l’avant, il faut qu’on s’assaille et qu’on se parle. Certes, le ministère de l’énergie décline la vision mais c’est vous qui la réalisez. L’adoption de la loi 014 a consacré la libéralisation du secteur de l’énergie. Un certain nombre de décrets et d’arrêtés s’en est suivi ; mais aujourd’hui nous devons nous arrêter pour faire le point et regarder si nous allons dans la même direction», a-t- il soutenu.
Et d’ajouter en guise d’interpellation : « Nous sommes passés de 18% du taux d’accès à l’énergie en 2015 à 45% en 2020 mais on ne peut pas se satisfaire ajoute-t-il.
Invitant les acteurs du secteur énergétique à les faire confiance, Mathias Zoubga, représentant du secteur privé, assure que le secteur privé burkinabé est assez dynamique et exporte à l’international ; et qu’eux sont prêts à jouer leur partition pour le rayonnement du Burkina.
Quant à Stéphane Tapsoba, représentant du secteur bancaire, le secteur de l’énergie est un outil pour soutenir la compétitivité et la croissance mais nul doute que le secteur bancaire national peut également contribuer à atteindre cet objectif pour le développement énergétique et social du Burkina Faso. Pour lui, l’accès au crédit, le financement privilégie dans le domaine porteur de l’énergie faciliterait la transformation structurelle de l’économie. Et pour ce faire, il prend l’engagement de travailler en tandem avec les acteurs du secteur de l’énergie afin de voir ensemble dans quelle mesure ils peuvent faire bouger les lignes.
Le décor était ainsi campé. La suite de la rencontre entre les différents acteurs et les responsables du ministère de l’énergie a été marquée par des échanges à bâtons rompus. Nous y reviendrons.
Hioua Eric Bassolé
Burkina Demain
Armée burkinabè : Pourquoi le PF a pris les commandes du haut commandement

A la faveur du léger remaniement gouvernemental de ce mercredi 30 juin, le président Roch Marc Christian Kaboré s’est attribué le portefeuille du ministre de la défense et des anciens combattants. Pourquoi cette prise en main du haut commandement militaire ?, pourrait-on légitimement se demander. Si l’on pouvait déjà avoir des prémisses de réponses dans la dernière adresse solennelle du chef de l’Etat à la Nation le 27 juin dernier, l’on a en sait un peu plus à l’issue de la rentrée gouvernementale de ce jeudi matin.

Face à la presse, le Premier ministre a expliqué en substance que cela relevait de la volonté du Président du Faso de restaurer la confiance entre les acteurs de l’armée et entre les acteurs de l’armée et le Peuple burkinabè. Le PM Christophe Dabiré a parlé de réorganiser les choses pour plus d’efficacité sur le terrain.
Pour le reste, à l’entendre, le président du Faso a été on ne peut clair dans son adresse à la Nation du dimanche 27 juin 2021.
Morceaux choisis de cette adresse pour vous à titre de rappel : «Au regard des enjeux liés à la situation sécuritaire d’ensemble, j’ai décidé, en ma qualité de Chef Suprême des armées, de prendre toutes les mesures idoines qu’exige la circonstance pour :
-rétablir la confiance, avec notre Peuple, dans le secteur de la sécurité ;
-adapter notre stratégie aux nouvelles réalités du terrain, en revoyant la doctrine d’emploi des Volontaires pour la Défense de la Patrie, et en améliorant la rapidité d’intervention pour les opérations aériennes et terrestres menées par nos troupes ;
-consolider l’efficacité, l’unité et la cohésion du commandement, dans le respect de la discipline militaire qui a toujours fait la force des armées ;
-renforcer la collaboration entre les populations, les Forces de Défenses et de Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie pour une meilleure défense populaire de notre pays».
Ceci étant, les regards sont désormais tournés vers les opérations sur le terrain pour assurer plus efficacement la sécurité des Burkinabè sur le terrain.
Salomé Bayala
Burkina Demain

































