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Second Compact MCA Burkina Faso : 275 milliards de francs CFA sur 5 ans  

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Le gouvernement burkinabè a examiné et adopté ce 3 février 2021 un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Millennium Challenge Account-Burkina Faso II. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ce décret permet à notre pays de disposer d’un organe chargé de la mise en œuvre de ce second Compact. D’une durée de cinq (05) ans, le second Compact est destiné au renforcement du domaine de l’électricité notamment par l’accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse et par l’amélioration de la qualité du réseau électrique.

«Le Millennium Challenge Account-Burkina Faso II est le second compact financé à hauteur d’un montant global de 500 110 795 USD, soit environ 275 060 937 250 F CFA. Ce financement se décline comme suit : 450 000 000 USD au titre de la subvention du MCC et 50 110 795 USD, au titre de la contribution du gouvernement burkinabè», a précisé le compte rendu du Conseil des ministres.

Martin Philippe

Burkina Demain

5e Semaine de l’architecte : Le pavillon du soleil levant dans l’attente de son monde !

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Le pavillon du soleil levant du SIAO dans la matinée du mercredi 3 février 2021

C’est ce jeudi 4 février 2021 que s’ouvre officiellement à Ouagadougou, la 5e édition de la semaine de l’architecte, organisée par l’Ordre des architectes du Burkina Faso. Pour prendre le pouls de l’organisation pratique, nous avons fait un tour ce mercredi matin au pavillon du soleil levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), théâtre de l’événement.

Le pavillon du soleil levant du SIAO dans la matinée du mercredi 3 février 2021

Mercredi 3 février 2021. Il est 8 h 10 mn GMT, lorsque nous arrivions au pavillon du soleil levant du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

En effet, c’est ici, en plein cœur de l’arrondissement 5 de la capitale burkinabè, que s’ouvre officiellement, ce jeudi 4 février 2021, la 5e édition de la semaine de l’architecte burkinabè, sous le thème : «Architecture et la sécurité urbaine, mieux construire pour des villes sûres».

Sur place, à cette heure précise de la matinée ensoleillée, s’il y avait des indicateurs qui montraient bien que les lieux se préparaient à accueillir un évènement important, avec notamment le décor ; les gens n’y bousculaient pas encore.

L’entrée du bâtiment était fermée, obligeant beaucoup de gens arrivés sur les lieux pour l’évènement, à repartir. Comme cette dame qui était venue en voiture avec des membres de sa famille.

Issa Traoré était l’une des rares personnes qui attendaient que l’on ouvre le bâtiment pour qu’il puisse commencer son travail. Il est en effet arrivé plus tôt sur les lieux avec un camion chargé de matériels de sonorisation.

Visiblement, le pavillon du soleil levant était encore dans l’attente de son monde à l’occasion de cette 5e édition de la semaine de l’architecte prévue du 4 au 7 février 2021.

La sécurité au cœur des préoccupations

Aucun vigile ou agent de sécurité n’était visible sur place pour renseigner, mais c’est bien la sécurité qui est au cœur des préoccupations des architectes burkinabè, en ces temps d’insécurité. D’où le choix du thème «architecture et la sécurité urbaine, mieux construire pour des villes sûres».

«Nous sommes dans une ère qui n’est pas agréable pour la nation, en termes d’insécurité, des attaques terroristes, que ce soit avec le covid-19 … Si vous remarquez dans toutes les constructions, on commence à avoir des vigiles devant, des caméras, c’est pour que justement la sécurité puisse rentrer en jeu dans la conception des projets. Ce thème va mener les réflexions pour anticiper», soutenait le président du comité d’organisation de la présente semaine, Stéphane Tapsoba. C’était le 21 décembre 2020, lors de la conférence de presse annonçant la tenue de l’évènement.

Rendre accessible l’architecte au Burkinabè

Plusieurs activités sont au programme de la 5e semaine de l’architecte. Il y aura des cérémonies officielles avec la présence attendue des autorités, notamment du nouveau ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, qui patronne la semaine. Sont également prévus des panels de discussions entre architectes et urbanistes, des émissions médiatiques.

Au-delà des rencontres entre professionnels ou avec les autorités, les organisateurs entendent aussi démystifier l’activité de l’architecte qui ne devrait plus être perçue comme l’apanage des riches. Ils ambitionnent ainsi de rendre accessible le service de l’architecte au commun des Burkinabè, sinon au Burkinabè moyen.

«C’est pour casser cette image de l’architecte que nous organisons ces journées. La personne qui veut faire son F3 ou F4 appelé communément trois chambres salon, ou deux chambres, peut facilement aller vers un architecte pour voir dans quelle mesure il peut faire son projet à coût réduit»,  assurait encore Stéphane Tapsoba, lors de la conférence de presse du 21 décembre 2020.

Comme quoi, le rêve est permis à tout Burkinabè d’habiter dans sa maison de choix, à moindre coût, comme du temps de la révolution. Surtout que c’est le président des sankaristes, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, qui est désormais aux commandes du ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville.

 

Philippe Martin

Burkina Demain

Mali-Maroc, la finale de la CHAN 2021

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Les Aigles du Mali se sont débarrassés aux tirs aux buts du Sily National de Guinée 5-4.

Le Mali et le Maroc se sont qualifiés sont qualifiés pour la finale du CHAN 2021. «Ma». Il fallait absolument avoir le nom de pays commençant ces deux lettres pour espérer disputer le dernier match du 6e CHAN. La Guinée et le Cameroun l’ont appris à leurs dépens ce mercredi soir à l’issue des demie- finales.

Les Aigles du Mali se sont débarrassés aux tirs aux buts du Sily National de Guinée 5-4.

Dans la première demie- finale, les Aigles du Mali se sont débarrassés aux tirs aux buts du Sily National de Guinée 5-4. En seconde demi-finale, les Lions de l’Atlas du Maroc ont étrillé les Lions indomptables du Cameroun sur leurs propres installations par le score sans appel de 4 buts à 0. Maroc-Mali, la finale du CHAN 2021 s’annonce palpitante.

Les Lions de l’Atlas du Maroc ont étrillé les Lions indomptables du Cameroun sur leurs propres installations par le score sans appel de 4 buts à 0

Christian Tas

Burkina Demain

Déclaration de politique générale : Vers des précisions sur le nouveau référentiel

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Le Premier ministre Christophe Dabiré lors de sa première déclaration de politique générale

Pour la deuxième fois, le Premier ministre Christophe Dabiré sera jeudi à l’Assemblée nationale pour sa déclaration de politique générale, après sa réduction le 10 janvier dernier au poste de chef du gouvernement.   La première fois, c’était un certain lundi 18 févier 2019.

Le Premier ministre Christophe Dabiré lors de sa première déclaration de politique générale le 18 février 2019

C’est une exigence constitutionnelle que va respecter Christophe Dabiré le jeudi 4 février 2021 en prononçant à l’Assemblée nationale sa déclaration de politique générale.

«Dans les trente (30) jours qui suivent sa nomination, le Premier ministre fait une déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale», stipule en effet l’article 63 de la loi fondamentale qui précise : «Cette déclaration est suivie de débats et donne lieu à un vote. L’adoption  de cette déclaration vaut investiture»

Des orientations sur le nouveau référentiel

A défaut de précisons, l’on devrait avoir droit dans cette déclaration du Premier ministre Dabiré, plus de détails sur les orientations du nouveau référentiel. «Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager devant l’Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement sur un programme ou sur une déclaration de politique générale», note à ce sujet l’article 116 de la Constitution.

Pour rappel, comme indiquer lors de la campagne présidentielle du président Roch Marc Christian Kaboré ; le nouveau référentiel doit être construit autour de 10 axes, à  savoir :

-gagner le pari de la sécurité et de la stabilité du pays ;

-renforcer la démocratie, réconcilier les Burkinabè, consolider la paix et la cohésion nationale ;

-renforcer le processus de décentralisation et ouvrir des horizons plus larges aux régions ;

-refonder l’Etat, moderniser et professionnaliser l’administration publique ;

-consolider l’investissement dans le bien-être social ;

-asseoir l’économie du savoir et bâtir l’école de demain

-gagner le pari de l’emploi des jeunes et des femmes

-améliorer le rendement du secteur privé et relever le niveau de compétitivité de l’économie ;

-assurer un développement durable ;

-relever les grands défis sectoriels.

 

Christian Tas

Burkina Demain

Coalition CNPDER-BF : Un plan d’actions 2021 opérationnel !

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Photo de famille des participants de la réunion du groupe d'experts de la CNPDER-BF à Koudougou

Le groupe d’experts de la Coalition nationale de la société civile pour la promotion des énergies renouvelables et l’accès à l’énergie durable au Burkina Faso (CNPDER-BF) a tenu les 28 et 29 janvier 2021 à Koudougou sa première réunion.

Les membres du groupe d’experts ont examiné les orientations stratégiques et adopté le plan d’actions 2021

Présidés par le président du groupe d’experts, Charles Didace Konseibo, les travaux de cette première réunion du groupe d’experts dans la cité du cavalier rouge, ont permis aux participants de se pencher les orientations stratégiques et d’adopter un plan d’actions opérationnel pour 2021, qui tient compte du contexte de la Covid-19.

Photo de famille des participants de la réunion du groupe d’experts de la CNPDER-BF à Koudougou

Outre les membres statutaires, la réunion a connu également la participation active des représentants du Projet PaSCOP/AREI du CESAO et de la direction de la finance inclusive de Coris Bank  International.

Burkina Demain

Bibliothèque humaine : Une initiative au service de l’inclusion sociale  

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Responsables et membres de l'AFAB posant pour la postérité en marge de l'initiative

Dans le but de permettre aux personnes victimes de préjugés ou de rejet social de mieux se faire connaître, l’agence Palladium a initié une activité (bibliothèque humaine) qui a eu lieu ce 30 janvier 2021 à Ouagadougou.

La présidente de l’AFAB, Maimounata Déné, se félicite de l’initiative

Les albinos, les personnes atteintes de handicap moteur ou visuel, ces personnes qui ont subi ou subissent des stéréotypes ont eu le courage, ce samedi d’extérioriser ce qu’elles ont longtemps gardé caché en elles.

Initiée par l’agence Palladium, la  Bibliothèque humaine consiste à mettre les gens face à ces personnes pendant longtemps méprisées par la société afin de les découvrir et de plus apprendre sur leur situation.

Selon Emma Yinguémyé, directrice artistique de l’agence Palladium, qui est à l’origine de l’initiative, la bibliothèque humaine a pour objectif de <<mettre les gens face à leur préjugé>>.

Ainsi, tout comme porté par son slogan <<on ne juge pas un livre par sa couverture>>, la bibliothèque humaine vise à amener les gens à mieux connaître ces victimes, ces personnes jugées uniquement sur leur apparence. Elle a été donc marquée par des témoignages, mais aussi des partages d’expérience.

Les participants n’ont pas hésité à apprécier cette initiative ; c’est bien le cas de Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB).

<<C’est vraiment une initiative à saluer>>, a-t-elle affirmé tout en remerciant les initiateurs pour l’intérêt accordé aux personnes atteintes d’albinisme au Burkina.

Responsables et membres de l’AFAB posant pour la postérité en marge de l’initiative

Le souhait de la présidente de l’AFAB est d’aboutir un jour à une société qui verra l’inclusion effective des albinos. Et pour elle cette activité est à encourager car elle va permettre à ce qu’il y ait plus d’une personne informée sur la situation des albinos, ce qui <<va contribuer à inclure d’autres personnes dans la lutte>>.

La bibliothèque humaine est à sa première édition au Burkina Faso et n’entend pas s’arrêter là. Le souhait de la directrice artistique est d’organiser trois éditions par an, et de ce fait, prévoit le deuxième rendez-vous pour avril prochain. En attendant, elle se dit satisfaite du résultat de cette édition, en admettant qu’il pourrait y avoir des améliorations quant à l’organisation.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Rentrée 2021 à l’AJM-BF !

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Le présidium au cours de la rentrée

L’association « Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso » (AJM-BF) a signé sa rentrée annuelle ce 01 février 2021 à Ouagadougou, à travers une rencontre des différents membres.

Le présidium au cours de la rentrée, de gauche à droite, Elie Kaboré, président de l’AJM et Anselme Somda

A l’occasion de cette rencontre dirigée par le président de l’association, Élie Kaboré, trois faits majeurs étaient à l’ordre du jour. D’abord, la cérémonie a été ouverte par la présentation de vœux de nouvel an du président à l’endroit de ses compagnons. S’en est suivie une proposition de feuille de route pour l’année qui vient de s’annoncer, par le président de la structure.

Après ses interventions, Élie Kaboré a passé la parole à Anselme Somda, chargé de programmes au Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) qui a échangé avec les membres de l’association sur le code minier du Burkina Faso. A ce sujet, <<code minier du Burkina Faso : bilan de la mise en œuvre cinq ans après son adoption>> a été la thématique autour de laquelle ont eu lieu les échanges.

Des échanges portés par Anselme Somda sur le code minier adopté sous le Conseil national de la transition, il est ressorti que le bilan actuel n’est pas satisfaisant. Ce résultat a amené le chargé de programmes au CGD à penser de ce que certaines dispositions du code ne soient mises en œuvre même jusqu’en 2025, si toutefois les réalisations doivent être maintenues à cette allure. Pour lui, l’application des textes est le véritable problème. <<Les difficultés résident dans l’application des textes>>, a-t-il laissé entendre. Aussi, pour ajouter à ce constat, Anselme Somda a fait savoir qu’il n’y a <<aucun point sur la nomenclature des emplois et les transferts des compétences aux cadres nationaux>>.

Afin d’aboutir, dans les années à venir, à un résultat beaucoup plus acceptable, pour Anselme il faut faire en sorte que les acteurs économiques locaux puissent obtenir le maximum de marchés avec les acteurs des sociétés minières. Car en plus de générer des emplois, cela va améliorer les recettes de l’État et même apporter une amélioration à la gouvernance.

Ainsi, il a appelé l’AJM-BF à faire des communiqués sur l’application intégrale du code minier pour que des conséquences soient tirées afin de voir les points sur lesquels il y a des difficultés. Pour le conférencier, <<la présence d’une mine est une grosse opportunité que l’État et les acteurs locaux doivent saisir>>.

Aziz Yoda

Burkina Demain

«Roch Marc Christian Kaboré, Président de la Réconciliation Nationale ?»

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Le Pr Jacques BATIENO se demande si le président Roch Marc Kaboré est le président de la réconciliation nationale

Réconciliation nationale : une formule qui, au pays des hommes intègres, serait-on tenté de dire, chante plus qu’elle ne parle. En effet, il y a peu, la réconciliation nationale avait encore le visage d’une pétition de principe et semblait avoir désertée jusqu’au rêve des burkinabè. Mais aujourd’hui, cela apparait comme un projet qu’ils doivent inscrire dans leur agenda politique pour les cinq prochaines années. La création d’un ministère spécialement dédié à ce que l’on est en droit de désigner comme un échec sociopolitique (la création même de ce ministère en est l’aveu, les différentes institutions créées auparavant ayant fait la preuve de leur inefficacité) doit être saluée à plus d’un titre. Comment faut-il le dire ? La cohésion sociale est la vraie patrie des hommes. La société ne peut remplir son contrat avec chacun de ses membres que lorsqu’elle connait la cohésion, c’est-à-dire que ses membres vivent en harmonie. Si ce fil d’Ariane est rompu, il faut le rétablir avec la plus grande diligence, sinon il n’y a plus société.

Le Pr Jacques BATIENO se demande si le président Roch Marc Kaboré est le président de la réconciliation nationale

«ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DE LA RECONCILIATION NATIONALE ?

Réconciliation nationale : une formule qui, au pays des hommes intègres, serait-on tenté de dire, chante plus qu’elle ne parle. En effet, il y a peu, la réconciliation nationale avait encore le visage d’une pétition de principe et semblait avoir désertée jusqu’au rêve des burkinabè. Mais aujourd’hui cela apparait comme un projet qu’ils doivent inscrire dans leur agenda politique pour les cinq prochaines années. La création d’un ministère spécialement dédié à ce que l’on est en droit de désigner comme un échec sociopolitique (la création même de ce ministère en est l’aveu, les différentes institutions créées auparavant ayant fait la preuve de leur inefficacité) doit être saluée à plus d’un titre. Comment faut-il le dire ? La cohésion sociale est la vraie patrie des hommes. La société ne peut remplir son contrat avec chacun de ses membres que lorsqu’elle connait la cohésion, c’est-à-dire que ses membres vivent en harmonie. Si ce fil d’Ariane est rompu, il faut le rétablir avec la plus grande diligence, sinon il n’y a plus société. Il s’agit alors de réconcilier la société avec elle-même en recourant à un élément lui assurant sa structure. Pour ce qui concerne le Burkina Faso, ce n’est ni la religion, ni un autre fait social de ce type, mais l’esprit de nation, l’esprit patriotique. Il ne faut pas perdre de vue que la société apparait comme réconciliation des hommes qui, auparavant, vivaient dans une situation de conflit permanente les mettant en danger les uns avec les autres. C’est dire que l’importance de la réconciliation transcende le seul espace burkinabè comme entité sociopolitique. C’est dire aussi que le pays des hommes intègres en a, plus que jamais, besoin aujourd’hui. Le Président KABORE a-t-il enfin pris la mesure de la situation ? Sera-t-il enfin à la hauteur de la promesse, de sa promesse ? Fera-t-il en sorte que l’histoire, la grande histoire, retienne de lui, entre autres qualités, celle de Président de la réconciliation nationale ?

 

La question doit se poser en ces termes compte tenu de l’expérience passé, faisant de tous les burkinabè les témoins d’une promesse de réconciliation nationale non tenue. Il faut, cependant, se garder de jeter l’opprobre sur la seule gouvernance des nouvelles autorités politiques issues des élections de 2015, car cette promesse de la réconciliation nationale est d’abord née des évènements des 30 et 31 octobre 2014, évènements trouvant leurs sources dans une fracture sociale. La fracture sociale est donc antérieure à cette fameuse insurrection populaire qui, de fait, cela faisant partie de sa priorité, trouvait aussi sa raison d’être dans l’engagement pris devant les burkinabè par ses acteurs de la résorber. C’est ainsi qu’immédiatement après l’installation du pouvoir de la Transition, est créée la Commission de la réconciliation nationale et des réformes. Une erreur politique fondamentale, car l’importance de chacune de ces deux réalités imposait de ne pas les jumeler dans une seule et même instance. Dès lors, la réconciliation nationale est vouée à l’échec puisque, in fine, elle est ravalée au rang d’une sous-commission Vérité, Justice et Réconciliation nationale. C’est dire que le projet de réconciliation nationale initié par la Transition n’est rien d’autre qu’un effet d’annonce, de la poudre aux yeux, car elle ne sert que de diversion pour asseoir et instituer une politique de la vengeance, son véritable agenda politique, à l’égard des personnalités de l’ancien régime. Celle-ci s’illustre par les différentes poursuites judiciaires et procès engagés à leur encontre, une chasse aux sorcières en somme. Peut-on parler de réconciliation nationale d’un côté, tout en brandissant le spectre de la politique de la vengeance de l’autre ?

 

La gouvernance post-transition, hérite de la situation. Comme un aveu d’échec des commissions et autres sous-commissions pour la réconciliation nationale mises en place par la Transition, il est créé Le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN) dont on est en droit, aujourd’hui, de se poser la question de son efficacité. Comment s’empêcher de penser que, encore une fois, la réconciliation nationale est mise au second plan durant le dernier quinquennat ? Deux raisons essentielles pourraient expliquer cela : la première, c’est que le nouveau pouvoir en place semble obnubilé par sa réélection qui est son principal centre d’intérêt. Mais, peut-on honnêtement et politiquement le lui reprocher ? N’est-ce pas politiquement de bonne guerre, durant un mandat en cours, que de travailler aussi à sa réélection ? Seulement, dans le cas d’espèce, cela se fait au détriment de la réconciliation nationale. La seconde explication, comme si l’on voulait en quelque sorte prolonger la politique de la vengeance de la Transition, afin d’assoir les fondements d’une réélection devenue obsessionnelle, l’on s’est pleinement engagé dans une vengeance politique prenant la forme d’une confirmation des différents choix politico-judiciaires faits par la Transition. L’on passe ainsi de la politique de la vengeance à la vengeance politique, exacerbant encore la fracture sociale.

 

Telle est l’erreur politique majeure de cette nouvelle gouvernance, car à la vérité, la vengeance est comme des œillères sur un cheval, cela empêche de voir toutes les autres possibilités qui s’offrent à vous. Or ces autres possibilités, il y en a quelques-unes, ce sont des femmes et des hommes de l’ancien régime qui n’attendent qu’on leur offre l’opportunité d’apporter leur pierre à l’édifice afin de permettre au pays des hommes intègres de sortir de l’ornière. Pour cela, il faut revenir à de meilleurs sentiments, il faut que l’on se parle comme à une époque encore récente. Faut-il alors considérer la création d’un Ministère de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale comme le véritable élan vers une réconciliation totale et patriotique ?

 

Reconnaissons le d’emblée, ce ministère est un aveu d’échec du HCRUN. Qu’à cela ne tienne, il faut voir sa création d’un très bon œil selon deux angles.

D’abord du côté du Président KABORE, il faut reconnaitre de sa part une claire vision de l’importance qu’il faut accorder à cette action cruciale pour un fonctionnement total de la démocratie burkinabè. Le fait de consacrer un ministère entier, qui plus est un ministère d’Etat auprès du Président du Faso, est, en premier lieu, une marque de respect envers le peuple burkinabè, honneur est fait à ce peuple qu’il veut voir réuni pour parler ensemble. En second lieu, ce sont les prémices d’une marque d’ouverture vers tous les burkinabè qui sont en exil. En troisième lieu, c’est une lueur d’espoir donnée à tous les burkinabè qui ont maille à partir avec la justice pour des raisons purement et simplement politiques. Le Président KABORE est donc bien inspiré avec la création de ce Ministère de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, un ministère bien nommé par ailleurs qui, peut-être, rappelle la fibre social-démocrate du Président  du Faso. C’est une belle promesse faite aux Burkinabè. Par conséquent, il est bien parti pour être le Président de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

 

Ensuite du côté du ministre DIABRE, son entrée au gouvernement est, certes, l’histoire d’un échec politique. Après sa débâcle et celle de son parti aux dernières élections où il arrive seulement en troisième position à l’élection présidentielle et voit son parti amputer de la moitié de ses députés aux élections législatives lui faisant perdre du même coup son poste de chef de fil de l’opposition, il lui fallait rebondir politiquement afin de ne pas perdre la face. Le fait pour son parti de rejoindre la majorité et de faire son entrée au gouvernement est la meilleure offre politique à cet égard. Certes, c’est l’histoire d’une amitié, celle qui existe entre Zéphirin et Roch (le premier fut le ministre de l’économie et des finances du second alors Premier Ministre), deux compères, deux amis qui le sont toujours restés même au plus fort de leur opposition politique partisane. C’est donc aussi la main tendu d’un ami à son ami afin de lui permettre de ne pas perdre pied.

 

Mais, en tout état de cause, le fait pour le ministre DIABRE d’accepter cette fonction importante montre sa capacité à relever les défis. Est-il l’homme de la situation ? Là n’est pas la question, car pour une telle fonction, il n’y a pas de femme ou d’homme de la situation, il y a juste une volonté politique à exprimer. Quel que soit la femme ou l’homme, si la volonté politique y est, on devient alors la femme ou l’homme de la situation. Attendons donc de juger sur pièce. La seule certitude que nous ayons aujourd’hui, c’est que DIABRE a eu raison, et il a bien fait, d’accepter ce poste n’en déplaise à d’aucuns. C’est un homme politique d’expérience qui mérite la confiance des burkinabè.

 

La réconciliation nationale dépend désormais du Président KABORE et de son Ministre DIABRE. Certaines opinions considèrent que réconciliation nationale rime avec justice. Soit. S’il fallait faire le choix de cette option, il faudrait alors que la justice ne soit pas sélective, qu’elle cesse d’être la justice des vainqueurs. Ce qui signifie que la justice doit aussi intervenir afin de statuer sur les actes de violence envers les personnalités de l’ancien régime qui ont vu leurs biens partir en fumée, et sur l’incendie de l’Assemblée nationale lors des évènements des 30 et 31 octobre 2014. S’il faut que la justice passe, elle doit passer partout, c’est-à-dire qu’elle doit être impartiale, objective, indépendante sans poursuivre et condamner seulement sur de simples présomptions, considérations morales, voire politiques et en dehors de toute preuve. Or, pragmatiquement, cela est-il possible ?

 

En réalité, la réconciliation nationale ne peut pas relever d’une décision de justice, cela ne fera qu’exacerber les tensions et oppositions sans atteindre l’objectif de la réconciliation. Comment peut-on se réconcilier avec quelqu’un qui est absent ? Peut-on véritablement parler de réconciliation nationale avec la menace de poursuites judiciaires comme condition ? Se trouve alors posé la question des exilés et des procès politiques. La réconciliation nationale, telle qu’elle se présente aujourd’hui au Burkina Faso, est une question hautement politique, qui relève d’une décision et d’un processus de nature politique, d’autant que les sources de la fracture sont politiques. Il suffit d’avoir le courage politique de cette décision et de ce processus politiques. Il appartient donc à l’autorité politique de faire la pédagogie nécessaire à sa réalisation. Par conséquent, cela relève de la raison d’Etat, et il appartient à la raison d’Etat de s’exercer de façon totale et entière, car il y va de la survie de la nation burkinabè.

 

Lorsqu’on veut mettre l’accent sur l’utopie d’une situation, la formule populaire est de dire que « c’est trop beau pour être vrai ». La promesse est-elle donc trop belle pour être réalisable ? Certes, on n’est jamais sûr de rien, et tellement de promesses sont restées non tenues. Il appartient au Président KABORE de faire démentir la formule, et de faire de ce second mandat son moment à lui, d’autant qu’il n’a plus le spectre de la crainte liée à l’inquiétude de sa réélection, dans l’hypothèse qu’il veuille respecter les termes de la Constitution burkinabè et qu’il veuille rompre avec cette habitude africaine de réviser la Constitution afin de s’assurer une longévité au pouvoir. Le temps politique, on le sait, étant un temps long, surtout pour un projet politique d’une telle envergure, il faut, c’est l’occasion de le dire, laisser le temps au temps. Que donc le Président KABORE et son ministre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale prennent leur temps, sans pour autant perdre du temps.

 

Paris le 31 janvier 2021

Jacques BATIENO, professeur de philosophie»

 

Compte rendu du Conseil des Ministres du 29 janvier 2021

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,   le vendredi 29 janvier 2021,  en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE,  Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à trois (03) décrets.

Il s’agit :

– du décret portant statuts du Service national pour le développement (SND) ;

– du décret portant institution d’une formation civique et militaire au Service national pour le développement ;

– du décret portant modalités d’accomplissement du Service national pour le développement.

Ces décrets institutionnalisent désormais pour les jeunes appelés de 18 à 30 ans, une formation civique et militaire de 90 jours. Ils consacrent le recrutement par tirage au sort et par test pratique en fonction d’un quota par région et profil, par sélection sur dossier avec une collaboration des autorités administratives et par transmission de listes de travailleurs du secteur public et privé assujettis au SND.

L’adoption de ces décrets permettra au Service national pour le développement de s’adapter aux évolutions du contexte institutionnel, politique et socioéconomique actuel du pays.

I.2.  AU  TITRE  DU  MINISTERE  DE  L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION 

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux préparatifs du                 61ème anniversaire de la fête nationale du Burkina Faso à Ziniaré.

Ce rapport fait le point de l’état d’avancement de l’organisation du 11-Décembre 2021 à Ziniaré, Chef-lieu de la région du Plateau-Central, et notamment la programmation des travaux de réalisation des infrastructures.

Le programme engagé permettra la construction de voies bitumées, de caniveaux, de places aménagées, d’une salle polyvalente, de terrains de sports et de logements sociaux.

Le Conseil a donné des instructions aux ministres concernés pour que cette commémoration soit une réussite tant du point de vue de la célébration que des infrastructures à réaliser.

 

II.COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le point de la situation de la maladie à Coronavirus (COVID-19) au Burkina Faso.

Il ressort que du 19 au 26 janvier 2021, 865 nouveaux cas ont été enregistrés et 15 décès portant le total des cas à 10 217 et celui des décès à 120.

La moyenne du nombre de nouveaux cas observés par jour au cours de la semaine est de 108 contre une moyenne de 128 nouveaux cas entre la période du 1er décembre 2020 au 18 janvier 2021 et une moyenne de 15 nouveaux cas par jour au cours de la période de mars à fin novembre 2020.

Au regard de cette situation, le Conseil a instruit la tenue d’une session, dans les meilleurs délais, du Comité national de gestion de la crise de la pandémie de la COVID-19 afin de lui soumettre des projets de décisions.

II.2. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la visite d’amitié et de travail de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, du 26 au 28 janvier 2021 en République de Djibouti.

Au cours de son séjour, le Président du Faso a eu des échanges avec son Homologue djiboutien, Son Excellence Monsieur Ismail Omar GUELLEG sur des sujets portant sur la coopération bilatérale entre les deux pays.

Ils ont réaffirmé leur  volonté  de  promouvoir  les  échanges  socio-économiques en vue de rapprocher davantage les deux pays.

Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont procédé à la signature de trois accords relatifs aux secteurs porteurs de la coopération bilatérale, aux secteurs culturels et artistiques et à l’exemption des visas pour les passeports diplomatiques et de service.

Le Président du Faso a également rencontré nos compatriotes vivant à Djibouti et pris part à l’inauguration de la succursale de l’International Business Bank (IB Bank) de notre compatriote Mahamadou BONKOUNGOU, PDG du Groupe EBOMAF dans la capitale djiboutienne.

Le Gouvernement du Burkina Faso remercie Son Excellence Monsieur Ismail Omar GUELLEG, Président de la République de Djibouti et le peuple djiboutien pour l’accueil chaleureux et fraternel réservé au Président du Faso et à sa délégation.

II.3. Le ministre de la Culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil le point des préparatifs de la 27ème édition du FESPACO initialement prévue pour se tenir du 27 février au 06 mars 2021.

Dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19, très peu de productions prévues ont été réalisées. Des tournages de films ont été soit arrêtés, soit reportés ou simplement annulés causant d’énormes pertes sur toute la chaîne de production cinématographique.

Au regard de cette situation, le Conseil a décidé du report de la 27ème édition du FESPACO à une date ultérieure.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

 

Ousséni TAMBOURA

Officier de l’Ordre national

Secteur de l’énergie : Des recommandations du rapport 2019 de l’ARSE pour améliorer les performances

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La présidente de l'ARSE, Mariam Gui Nikièma (au milieu), entourée du directeur Léonard Sanou (à gauche) et du directeur Yaya Soura (à droite), face à la presse ce vendredi 30 janvier 2021 à Ouagadougou

La production énergétique a connu une augmentation de 7% en 2019.  C’est l’une des informations capitales du rapport annuel d’activités 2019 de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (l’ARSE).  Le rapport présenté à la presse ce 29 janvier 2021 à Ouagadougou par la structure fait ressortir que 2019 a été meilleure à 2018.

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma (au milieu), entourée du directeur Léonard Sanou (à gauche) et du directeur Yaya Soura (à droite), face à la presse ce vendredi 30 janvier 2021 à Ouagadougou

Chaque année, conformément à l’article 34 du décret n°2017-1016/PRES/PM/ME/MCIA/MINEFID du 26 octobre 2017 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’ARSE, l’autorité de régulation produit un rapport de ses activités qu’elle adresse au premier ministre.  Pour le compte de l’année 2019, c’est le 26 janvier dernier que la délégation dirigée par la présidente, Mariam Gui Nikièma, a été reçue à la primature. Ainsi, du rapport, réparti en quatre parties, de ladite année, il ressort que :<<l’année 2019 a été meilleure comparativement à 2018>>.

A en croire les chiffres, la production énergétique de l’année a augmenté de 7%. Cette augmentation, selon Mariam Gui Nikièma, est le fruit des réformes engagées par le gouvernement, lesquelles ont abouti à l’adoption de la loi 014 du 20 avril 2017.

Les résultats obtenus

Au cours de l’année 2019, la production énergétique a connu une augmentation, passant de 1858 GWh en 2018 à 1989 GWh, soit un taux de 7%. L’ARSE dit avoir enregistré une réduction des pertes globales, passées de 15,61% en 2018 à 15,24% en 2019, soit 0,37% de taux global de pertes. Selon le rapport de 2018, le taux d’électrification nationale était estimé à 43,2% ; alors que 2019 connaît un taux de 45%. Toutefois, la production nationale, quant à elle, a connu une baisse de 26%, passant de 1016 GWh en 2018 à 748.

Un fait qui s’explique par <<l’augmentation des importations et de la contribution d’AGGREKO>>. A en juger ces chiffres, il est aisé de constater que le secteur de l’énergie a enregistré une amélioration en 2019, comparé à 2018.

Cependant, la présidente de la structure a reconnu que, en dépit du travail abattu, le résultat demeure insuffisant. <<Ces résultats traduisent une qualité de service insuffisante et ne sont pas en bon signal pour le climat des affaires>>, a-t-elle affirmé.

Les réalisations en 2019

Le rapport produit par l’ARSE fait ressortir, pour le compte des activités réalisées, la mise en examen de plusieurs dossiers sur le fonctionnement des services, notamment cinq avis conformes et trois avis simples émis.

L’autorité de régulation a également fait savoir que le dossier de la coopérative d’électricité de Solenzo (COOPELSO), soumis en juillet 2018 pour un <<arbitrage final>> sur le différend l’opposant à la commune de Solenzo a connu une suite de traitement en 2019.

Les faiblesses et difficultés rencontrées

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma n’a pas occulté les difficultés de son institution lors des échanges avec les journalistes

L’ARSE connaît des faiblesses ainsi que des difficultés qui impactent l’atteinte de ses objectifs.

En termes de faiblesses, la structure a relevé l’insuffisance des investissements, l’absence de réserve de production, la forte dépendance à l’égard des énergies fossiles importées, le coût élevé du KWh d’origine thermique diesel, la faible valorisation des ressources énergétiques endogènes.

Pour ce qui est des difficultés, Mariam Gui Nikiéma a souligné l’insuffisance des ressources financières et les lourdeurs des procédures de gestion financière et comptable.

Recommandations et perspectives

Afin de progresser vers de meilleurs résultats, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie a formulé des recommandations. Il s’agit, à l’endroit du gouvernement, entre autres, de mettre à sa disposition, «de ressources suffisantes pour les activités de régulation>> ; le pouvoir de fixation des tarifs de l’électricité.

«Au regard des difficultés de recouvrement de cette redevance par l’ARSE et afin d’assurer une efficacité de l’indépendance du régulateur tel que définie par le législateur, il serait souhaitable que le financement des activités de régulation soit consacré par une redevance spécifique destinée à l’ARSE que l’on pourrait qualifier de «redevance de régulation», relève le rapport 2019 de l’ARSE dans sa partie recommandations adressée au gouvernement.

À l’endroit des opérateurs du secteur de l’énergie, notamment l’opérateur historique qu’est la SONABEL, l’ARSE recommande l’effectivité de <<la séparation comptable de la SONABEL afin de mieux appréhender les coûts>>.

«La nouvelle législation a réaffirmé la séparation comptable de la SONABEL qui n’est pas encore effective, il est souhaitable d’envisager une séparation fonctionnelle en vue d’améliorer davantage les performances de l’opérateur historique».

En outre, le rapport 2019 de l’ARSE a recommandé le paiement effectif et en intégralité de la redevance énergétique par les opérateurs du secteur.

Nécessité de la poursuite des réformes

Par ailleurs, compte tenu des résultats engrangés et afin de <<corriger les faiblesses qui marquent le secteur>>, les conférenciers ont souligné la nécessité de la poursuite des réformes. Car, assurent-ils, <<les réformes engagées par le gouvernement en 2017 en vue de la dynamisation du secteur de l’énergie électrique commencent à attirer les investisseurs privés>> d’ici et d’ailleurs.

Pour rappel, l’ARSE est une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité juridique et l’autonomie de gestion. Principalement, ses missions sont de veiller au respect de la réglementation régissant le secteur de l’énergie, de préserver les intérêts des usagers du service public de l’énergie, de protéger les droits des acteurs du secteur de l’énergie, de proposer à l’État des tarifs applicables dans le secteur de l’énergie, de régler les litiges dans le secteur de l’énergie, de veiller à l’équilibre économique et financier du secteur.

Aziz Yoda

Burkina Demain