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Lutte anti-terroriste au Sahel : L’UA annonce 3 000 hommes

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C’était une préoccupation pour les dirigeants de l’Union africaine lors de son dernier sommet à Addis Abeba. Il s’agit du terrorisme dans les Etats du Sahel. L’organisation a indiqué ce jeudi qu’elle était disposée à déployer quelque 3 000 soldats dans la région en proie au terrorisme.

«Sur la décision du sommet de travailler au déploiement d’une force de 3 000 hommes pour aider les pays du Sahel à affaiblir les groupes terroristes, je pense que c’est une décision sur laquelle nous allons travailler avec le G5 Sahel et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), a déclaré M. Chergui. Cette décision a été prise parce que, comme vous le voyez (…), la menace progresse et devient plus complexe».

Ce sont là des propos du commissaire de l’Union africaine (UA) à la paix et la sécurité, Smail Chergui, relatifs de la décision d’envoi de soldats aux Sahel pour contribuer à la lutte contre le terrorisme.

En attendant d’en savoir davantage sur le déploiement de ces troupes de l’UA, cette décision va dans le sens de l’appel à la solidarité africaine des chefs d’Etat de la région qui étaient réunis il y a quelques jours à Nouakchott, siège du G5 Sahel.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Commune de Ouagadougou : La lettre ouverte du Balai citoyen aux conseillers municipaux

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Ceci est une lettre ouverte du Balai citoyen aux conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, suite à l’article du journal d’investigation «Courrier confidentiel» intitulé «Les folles dépenses du Maires». Lisez plutôt !

«LETTRE OUVERTE AUX CONSEILLERS MUNICIPAUX DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, dans un article intitulé « les folles dépenses du Maire » paru le 10 février 2020 dans le numéro 197 du journal d’investigation « Courrier confidentiel », des révélations graves sont faites sur la gestion scabreuse au niveau de la commune de Ouagadougou. Le maire Armand Béouindé a engagé la commune dans un véritable gouffre financier en contractualisant en crédit-bail avec la société FIDELIS finances Burkina, l’acquisition de 77 véhicules. La commune devra payer à FIDELIS, chaque mois, un montant de plus de 77 millions FCFA soit un total de 4 milliards 631 millions 158 mille 130 FCFA pour 5 ans. Le comble c’est qu’au bout de ce contrat, les véhicules n’appartiendront pas à la Commune.

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, le mouvement le Balai Citoyen, interloqué par ces informations, vous interpelle sur ces actes immoraux et inacceptables, et il prend à témoin l’opinion publique dans cette énième affaire au goût de mauvaise gestion.

Invité de l’émission dialogue de la radio Oméga le 23 février 2020, le maire de Ouagadougou Armand Beouindé a, en effet, affirmé que « c’est un vote qui a eu lieu pour décider d’utiliser ce procédé (le crédit-bail) pour acquérir les véhicules. La délibération a ensuite été transmise à la commission technique interministérielle qu’on appelle CTI qui l’a approuvée. » Selon le Maire, le processus d’acquisition s’est déroulé dans la légalité et dans la transparence la plus totale.

Suite à ces révélations, le service de communication de la mairie a cru bon de faire un droit de réponse qui mentionne que « la pertinence de l’acquisition des véhicules a été saluée par l’ensemble des conseillers municipaux qui ont voté, à l’unanimité, la délibération N°2019-010 lors de la session extraordinaire du 12 avril 2019. »

Selon cette délibération, vous, conseillers municipaux, auriez approuvé sans réserve les résultats des travaux de la commission communale d’attribution des marchés.

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, quid de la pertinence et de l’opportunité d’une tel contrat ? Pourquoi estimer que la commune devrait nécessairement avoir recours à un crédit-bail de plus de 4 milliards de francs CFA pour la location de véhicules ? Une coordination efficace au plan stratégique et opérationnel avec les services des impôts de votre ressort n’aurait-elle pas permis de mobiliser plus et d’effectuer ces dépenses sur fonds propres de la commune au lieu de s’engouffrer dans un endettement improductif ?

Il ressort également que les véhicules des maires d’arrondissements remplacés dans le cadre de ce contrat de crédit-bail n’ont été mis en circulation qu’en 2012. Ces véhicules ne sont vieux que de 8 ans. C’est là aussi un élément qui prouve que ce n’est pas la gestion rationnelle des ressources publiques qui intéresse le maire mais seulement l’aboutissement d’un montage financier dans lequel il a des intérêts particuliers.

Dans sa parution du 25 février 2020, le « Courrier confidentiel » a fait de nouvelles révélations sur l’affaire qui font clairement ressortir que le maire Armand Beouindé a des intérêts économiques avec l’entreprise attributaire du marché de véhicules. Ce dernier ne le nie pas. Quatre de ses proches (son épouse et ses trois enfants) sont actionnaires de l’entreprise Raynal Assurances IARD qui s’occupe de l’assurance de ces 77 véhicules avec une participation financière de 42 millions de Fcfa au capital. Par ailleurs, Raynal Assurances détient 10% de parts d’actions de FIDELIS Finances Burkina, société qui pilote l’opération de crédit-bail sous contrat avec la commune. Il y a donc un conflit d’intérêt manifeste conformément à l’article 36 du décret n°2017‐0049/PRES/PM/MINEFID du 1er février 2017 portant procédure de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et aux délégations de services publics qui dispose que : « Ne sont pas admises à participer aux marchés publics et aux délégations de service public, en raison de conflits d’intérêts : les personnes morales dans lesquelles les membres de l’autorité contractante, de l’Autorité  de  régulation  de  la  commande  publique,  de  la  structure  chargée  du contrôle de la commande publique, la personne responsable des marchés ou les membres  des  commissions  d’attribution  des  marchés  ou  sous‐commissions techniques  possèdent  des  intérêts  financiers  ou  personnels  de  nature  à compromettre  la  transparence  et  l’intégrité  des  procédures  de  passation  des marchés publics ». Si tous ces faits sont avérés, le Maire Armand Béouindé doit en répondre devant des juridictions compétentes.

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, le maire Armand Béouindé s’était déjà signalé de fort mauvaise manière en 2018 en voulant imposer des reformes visant l’augmentation du seuil d’approbation des marchés publics de 100 millions à 1 milliard, la capacité de faire conclure des marchés de gré à gré de 50 millions à 500 millions et la procédure de marché par consultation restreinte de 50 millions à 500 millions. Face à cette velléité de renforcement du pouvoir du maire de la Commune de Ouagadougou dans les passations de marchés, une crise était née et avait bloqué les travaux de la session du conseil municipal de Ouagadougou avec des échauffourées le jeudi 18 janvier 2018.

Tout porte donc à renforcer notre conviction que la motivation principale de Armand Béouindé en accédant à la mairie de Ouagadougou est de monter des « deals » pour mieux capter les ressources publiques plutôt que la planification et la mise en œuvre de stratégies de développement pour une collectivité territoriale de 3 millions d’habitants qui – soit dit en passant – investit officiellement 4 milliards FCFA par an pour la gestion des déchets avec les résultats désastreux que nous voyons tous.

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la commune de Ouagadougou, il est temps d’arrêter les frais et de réduire les actions néfastes d’un maire affairiste à la tête de notre commune.

Le mouvement le Balai Citoyen vous exhorte donc à faire le nécessaire pour convoquer une session du conseil municipal afin de statuer sur le sort d’un individu qui ne connait ni son rôle ni ses limites.

Le pays vous regarde, l’Afrique et le monde vous regarde. Vous avez, à travers cette affaire, une mission historique. Allez-vous l’accomplir ou la trahir et trahir, par la même occasion, les millions de burkinabè qui vous ont fait confiance ? Tout compte fait, cette affaire, comme les autres malversations de deniers publics, ne restera pas impunie et le Balai Citoyen vous exhorte à choisir, dès à présent, le camp du peuple et de la justice pendant qu’il est encore temps.

 

Notre nombre est notre force !

Ensemble, on n’est jamais seul !

 

Ouagadougou, le 26 février 2020

Pour le Balai Citoyen, la Coordination Nationale».

Compte rendu du Conseil des ministres du 26 février 2020

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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 26 février 2020 Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 26 février 2020, en séance ordinaire, de 09 H 15 mn à 13 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE SEPT (07) RAPPORTS.

I.1.1. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères et de la coopération :

– un décret portant ouverture d’une Ambassade du Burkina Faso à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.

L’ouverture de l’Ambassade du Burkina Faso à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, permet de renforcer les liens de coopération avec ce pays et d’assurer une meilleure protection de la diaspora burkinabè.

I.1.2. Pour le compte du ministère de l’Economie, des finances et du développement :

– un rapport relatif à l’organisation d’une table-ronde pour le financement du deuxième Recensement général de l’agriculture (RGA II).

Le Recensement général de l’agriculture est une opération statistique destinée à collecter, traiter et diffuser des informations quantitatives sur la structure de l’agriculture, couvrant l’ensemble de notre pays. Il s’inscrit dans le cadre d’une approche intégrée de développement des statistiques de l’alimentation et de l’agriculture du Burkina Faso.

Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les disposions idoines pour une organisation réussie de la table-ronde pour le financement du RGA II.

I.1.3. Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

– un rapport relatif à deux décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université de Dédougou.

L’adoption de ce rapport permet la création de trois (03) emplois de Maître de conférences et d’un (01) emploi de Maître-assistant à l’Université de Dédougou.

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’un emploi à l’Université Norbert ZONGO et nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Norbert ZONGO.

L’adoption de ce rapport permet la création d’un emploi et la nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences à l’Université Norbert ZONGO.

– un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Professeur titulaire à l’Université Norbert ZONGO.

L’adoption de ces décrets permet la création d’un (01) emploi de professeur titulaire et de sept (07) emplois de Maître-assistant et la nomination d’un enseignant-chercheur dans l’emploi de Professeur titulaire à l’Université Norbert ZONGO.

I.1.4. Pour le compte du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles :

– un décret portant création du Secrétariat permanent de la Journée nationale du paysan (SP/JNP).

L’adoption de ce décret permet la mise en place du Secrétariat permanent de la JNP, en vue d’améliorer l’organisation et le suivi des décisions issues des Journées nationales des paysans.

I.1.5. Pour le compte du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière :

– un décret portant gestion du fret en provenance et à destination du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet la mise en place d’un mécanisme règlementaire efficient de la gestion du fret généré par le commerce extérieur. Ce mécanisme apporte des innovations majeures parmi lesquelles :

– l’institution de façon précise du bon de chargement qui est un document désormais obligatoire donnant droit à l’enlèvement du fret et permettant d’assurer le respect des quotas de répartition tels que inclus dans les accords bilatéraux et multilatéraux signés entre le Burkina Faso et les autres pays ;

– la délivrance sans frais par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) de bon de chargement ;

– l’obligation de la déclaration de fret au CBC ;

– la reprise par le CBC de la gestion commerciale du fret notamment

l’enregistrement des camions, l’affrètement des camions, le suivi des chargements et l’assistance aux acteurs du transport du fret en l’absence de tout contrat de fret.

Le Conseil a également instruit le ministre en charge du dossier de prendre toutes les dispositions devant permettre la mise en œuvre effective du présent décret.

 

II.COMMUNICATIONS ORALES

– II.1. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso à la 6ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel tenue le 25 février 2020 à Nouakchott en République de Mauritanie.

A l’occasion de cette conférence, le Président du Faso a présenté le bilan de la mise en œuvre de la Feuille de route de la présidence burkinabè du G5 Sahel et de son plan d’actions. Il a également au cours de cette session, cédé la présidence de l’organisation au Président mauritanien Son Excellence Monsieur Mohamed Ould El-Ghazouani.

Les Chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel ont, à l’issue des travaux, félicité Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso, président en exercice sortant, pour ses efforts et les résultats obtenus durant son mandat.

Au cours de son séjour, le Président du Faso a reçu une délégation de la diaspora burkinabè et a accordé des audiences à d’imminentes personnalités.

II.2. Le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a informé le Conseil de l’état de mise en œuvre des engagements pris avec les acteurs du secteur des transports du Burkina Faso.

Le Conseil félicite les acteurs pour la mise en place d’une faitière unique des transporteurs. Il se réjouit de la reprise du processus pratique devant aboutir à l’ouverture effective de l’aire de repos de Zorgho et de la reprise des discussions sur la convention collective dans le secteur des transports.

II.3. Le ministre des Sports et des loisirs a fait au Conseil une communication relative à la mise aux normes des stades du 4-août de Ouagadougou et Aboubacar Sangoulé LAMIZANA de Bobo-Dioulasso.

La réhabilitation des installations et des infrastructures de ces deux stades permet de les mettre aux normes internationales afin de recevoir les matchs éliminatoires africains de la coupe du monde, Qatar 2022 et les autres compétitions internationales.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

 

Pour le compte du Haut conseil du dialogue social :

– Monsieur Komikiyoaba NALKESSE, Mle 91 973 M, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Membre titulaire ;

– Monsieur Marcel OUEDRAOGO, Mle 217 041 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Membre suppléant.

 

B.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA COHESION SOCIALE

– Monsieur Sibiri COULIBALY, Officier, Colonel-major, est nommé Directeur des plans et des opérations ;

– Monsieur Boubakar KEITA, Officier, Commandant, est nommé Directeur de la prévention et de la règlementation.

 

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Cebastien SAWADOGO, Mle 227 567 N, Commissaire principal de police, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la police nationale du Ganzourgou.

D.AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Ousséni OUEDRAOGO, Mle 113 375 X, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, grade 63, 1er échelon, est nommé Directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire.

E.AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Zoully Désiré SAWADOGO, Mle 216 586 Z, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du Bureau national de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

F.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

– Monsieur Inoussa OUIMINGA, Mle 54 655 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général de la Coopération.

 

G.AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

– Madame Pingdwendé Syntiche GUEBRE /OUEDRAOGO, Mle 225 934 A, Inspecteur du travail, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice régionale du travail et de la protection sociale des Cascades.

 

H.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Midibahaye Emmanuel HEMA, Mle 245 801 D, Maître-assistant en Biologie et écologie animales, est nommé Maître de conférences en Biologie et écologie animales à l’Université de Dédougou (UFR/SAT), pour compter du 17 juillet 2019 ;

– Monsieur Kiessoun KONATE, Mle 245 802 K, Maître-assistant en Biochimie (substances naturelles), est nommé Maître de conférences en Biochimie à l’Université de Dédougou (UFR/SAT), pour compter du 17 juillet 2019 ;

– Monsieur Aboubakar SAKO, Mle 245 803 Y, Maître-assistant en Géosciences et environnement, est nommé Maître de conférences en Géosciences et environnement à l’Université de Dédougou (UFR/SAT), pour compter du 17 juillet 2019.

– Monsieur Kandayinga Landry Guy Gabriel YAMEOGO, Mle 92 856 C, Maître-assistant en sciences du langage, est nommé Maître de conférences en sciences du langage à l’Unité de formation et de recherche en Lettres et sciences humaines (UFR/LSH) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 18 juillet 2018 ;

– Monsieur Zomomenibé Maxime SOME, Mle 104 529 U, Maître de conférences en linguistique, est nommé Professeur titulaire en linguistique à l’Unité de formation et de recherche en Lettres et sciences humaines (UFR/LSH), pour compter du 17 juillet 2019.

 

I.AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES

– Monsieur Sibiri Michel KABRE, Mle 12 03, Administrateur des postes et services financiers, catégorie 10, 18ème échelon, est nommé Chargé de missions en remplacement de Madame Alimatou BICABA/LAMIZANA ;

 

– Monsieur Bamory OUATTARA, Mle 33 316 E, Administrateur des services financiers, grade 2, 7ème échelon, est nommé Directeur général de La Poste Burkina.

 

J.AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE ET DES AMENAGEMENTS HYDRO-AGRICOLES

– Monsieur Windinda Abel BAGRE, Ingénieur agronome, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Paripouguini LOMPO, Economiste, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Rimyallodo Paul TIEMTORE, Mle 26 929 N, Ingénieur d’agriculture, grade 2, 10ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Docteur en sciences agronomiques et ingénierie biologique/spécialité irrigation, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur général des aménagements hydro-agricoles et du développement de l’irrigation ;

– Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 245 752 F, Enseignant-chercheur en sciences de gestion, catégorie P, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur général de l’Autorité de la mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS) ;

– Monsieur Parfait NANEMA, Mle 57 443 L, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la récupération et de la conservation des terres agricoles ;

– Monsieur Diakalia SON, Mle 207 956 C, Ingénieur de développement rural, option agronomie, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la protection des végétaux et du conditionnement ;

– Madame Françoise NAON/ZOUNGRANA, Mle 33 770 U, Ingénieur agronome, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la vulgarisation et de la recherche/développement ;

– Monsieur Prosper ZEMBA, Mle 116 887 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur du développement des productions agricoles ;

– Monsieur Beningnindé Denis OUEDRAOGO, Mle 248 193 G, Conservateur d’archives, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation ;

– Monsieur Gueswindé Amos CONGO, Mle 207 393 U, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Amos KIENOU, Mle 37 37 125 W, Statisticien économiste, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de Département des études, de la prospective et des politiques du secteur rural au Secrétariat permanent de la coordination des politiques sectorielles agricoles (SP/CPSA) ;

– Monsieur Dométierké John Herman HIEN, Mle 91 388 E, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles de la Boucle du Mouhoun ;

– Monsieur Adama BORO, Mle 57 450 V, Ingénieur agronome, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Centre-Ouest ;

 

– Madame Weta Estelle ZOUNGRANA/KOITA, Mle 264 393 G, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Centre-Sud ;

– Monsieur Abdoul Karim OUEDRAOGO, Mle 25 143 V, Conseiller d’agriculture, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Nord ;

– Madame Claudine BANISSI/NANEMA, Mle 25 599 F, Ingénieur en protection des végétaux, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Plateau-Central ;

– Monsieur Sansan Jules Benoit DA, Mle 254 859 P, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Sud-Ouest ;

– Monsieur Sayouba OUEDRAOGO, Mle 104 730 Y, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Gourma ;

– Monsieur Alexis Constatin TOE, Mle 91 363 M, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Nayala ;

– Monsieur Aboudou BARRO, Mle 287 449 H, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture des aménagements hydro-agricoles du Noumbiel ;

– Monsieur Benoît Alexandre COMBARY, Mle 312 407 X, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture des aménagements hydro-agricoles de l’Oubritenga ;

– Monsieur Kalifa Wend-Doléa ZIDA, Mle 214 367 K, Ingénieur pédologue, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Passoré ;

– Monsieur Sané TOPAN, Mle 224 239 Y, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles de la Sissili ;

– Monsieur Honoré ONADJA, Mle 263 281 U, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles de la Tapoa ;

– Monsieur Amadou LENGANI, Mle 293 604 T, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Ziro ;

– Monsieur Benjamin ZEMBA, Mle 207 427 H, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture et des aménagements hydro-agricoles du Zoundwéogo.

 

K.AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Habdoulaye KOUDAKIDIGA, Mle 32 201 H, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Directeur général des infrastructures hydrauliques.

 

L.AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Monsieur Hippolyte de Ilboudo DIALA, Mle 74 240 Y, Ingénieur topographe, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Gouwendé Thierry YAMEOGO, Mle 215 175 G, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé d’études.

 

M.AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Jean Yves BAYALA, Mle 41 570 T, Professeur de musique, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC) ;

– Monsieur Boureima BAZIE, Mle 257 110 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des affaires administratives et financières de l’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) ;

– Monsieur Sampampika dit Stéphane BOUA, Mle 116 906 F, Technicien supérieur de musée, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Bazèga.

 

-III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A.MINISTERE DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Alidou KOBRE, Mle 23 19 325 H, Juriste d’affaires, Conseiller en développement du secteur privé, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS), pour une dernière période de trois (03) ans.

 

B.MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Madame Wendeyam Martine KOUDA/PABEYAM, Mle 56 729 N, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement,

 

Rémis Fulgance DANDJINOU

Officier de l’ordre national

Stockage d’énergie au Burkina : IFC va évaluer le potentiel participatif  du secteur privé

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La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, a signé un accord avec le ministère de l’Énergie du Burkina Faso pour étudier comment l’investissement privé dans les solutions de stockage peut contribuer à accroître la production d’énergie solaire tout en améliorant la stabilité et la distribution sur le réseau électrique. Plus de détails dans ce texte.

«IFC va évaluer le potentiel pour la participation du secteur privé dans le stockage d’énergie au Burkina Faso

Ouagadougou, Burkina Faso, 24 février 2020 – La Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, a signé un accord avec le ministère de l’Énergie du Burkina Faso pour étudier comment l’investissement privé dans les solutions de stockage peut contribuer à accroître la production d’énergie solaire tout en améliorant la stabilité et la distribution sur le réseau électrique. Cette évaluation mènera à l’élaboration d’une feuille de route pour l’investissement dans le stockage d’énergie basé sur des partenariats public-privé (PPP). La supervision de cette étude sera assurée conjointement par IFC, le ministère de l’Énergie et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL).

Dans le cadre de cet accord, IFC évaluera les avantages économiques des procédés de stockage pour intégrer les capacités solaires au réseau et réduire les coûts de production globaux ; l’institution procèdera en outre à un examen du cadre juridique et réglementaire du pays et comparera les modèles de développement et de financement des projets dans les secteurs public et privé. En s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales, IFC formulera également des recommandations concernant divers aspects des PPP en matière de stockage d’énergie.

“Cet état des lieux est une étape importante pour aider les autorités à réaliser leurs objectifs d’augmentation de la part du solaire dans le mix énergétique du pays”, souligne Ronke-Amoni Ogunsulire, Représentante d’IFC pour le Burkina Faso, le Bénin, le Ghana, le Niger et le Togo.

Le secteur de l’électricité au Burkina Faso repose largement sur des capacités thermiques et des importations coûteuses. Le taux d’électrification actuel est d’environ 20 %, alors que le pays s’est fixé pour objectif de parvenir à un accès universel d’ici à 2025. Le gouvernement burkinabé s’est doté d’une ambitieuse stratégie de développement des énergies renouvelables qui vise à valoriser les vastes ressources solaires dont dispose le pays tout en réduisant les coûts de production d’électricité et la vulnérabilité face aux fluctuations des cours du pétrole.

 

À propos de la Société financière internationale (IFC)

Organisation sœur de la Banque mondiale au sein du Groupe de la Banque mondiale, IFC est la plus importante institution mondiale d’aide au développement dont les activités concernent exclusivement le secteur privé dans les marchés émergents. Elle collabore avec plus de 2 000 entreprises à travers le monde et consacre son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et de débouchés là où ils font le plus défaut. Au cours de l’exercice 2019, les financements à long terme d’IFC dans les pays en développement se sont élevés à plus de 19 milliards de dollars et ont permis de mobiliser les capacités du secteur privé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ifc.org.

 

À Ouagadougou :

Henri Mensah

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UBA Burkina : Une délégation chez le Premier ministre Dabiré

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United Bank for Africa (UBA) Burkina Faso  est disposée  à accompagner le gouvernement dans ses initiatives de développement du pays. Une délégation de la Banque  conduite par son président de conseil d’administration, Damo Justin Baro, a été reçue en audience  ce 24 février 2020 à la Primature.

Le Premier Ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a reçu ce 24 février 2020, une délégation de l’United Bank for Africa Burkina Faso conduite par son président de conseil d’administration, Damo Justin Baro.

La délégation comprenait aussi  Abiola Bawuah, directrice régionale, et Noellie Tiendrebeogo, directrice général d de UBA Burkina Faso.

«UBA est là pour aider le gouvernement à atteindre les objectifs qui sont les siens et pour être considérée comme une vraie banque burkinabè chargée du financement de l’économie de notre pays», a indiqué Damo Justin Baro, ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BECEAO).

Selon M. Baro, UBA, autrefois fois BIB (Banque internationale du Burkina) est la première banque à innover en ce sens qu’une femme est pour la première fois directrice générale d’une banque à Ouagadougou.

Aziz Yoda

Burkina Demain

Retour du Blaiso et des exilés : Les porteurs du plaidoyer chez le Mogho Naaba

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Selon l’un de ses responsables, en l’occurrence Alpha Yago qui l’a révélé sur sa page Facebook,  la coordination des organisations et associations pour le retour du Président Compaoré et des exilés a été reçue ce vendredi 21 février par le Mogho Nabaa Baongho.

«Les objectifs de cette audience étaient de présenter la Coordination et surtout demander les bénédictions et les conseils du Mogho Naba. L’objectif principal de la structure est de contribuer à travers des actions de plaidoyer au retour du Président Blaise Compaoré et des exilés. Merci au Mogho Naba pour sa disponibilité et aux précieux conseils prodigués aux membres de la Coordination», a précisé Alpha Yago .

Burkina Demain.

Axel van Trotsenburg : «Une solidarité internationale pour établir la paix et à la prospérité au Sahel»

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Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg, visitera le Burkina Faso

Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg, a sillonné la région du Sahel, du Mali au Niger, en passant par le Burkina Faso, avant de se rendre en Mauritanie. Il a pu rencontrer  les autorités, la société civile, des mères, des pères, des ingénieurs, des entrepreneurs et des groupes communautaires de cette région. Il appelle à une solidarité internationale pour établir la paix et à la prospérité au Sahel. Plus de détails dans cet article.  

Le directeur général des opérations de la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg, fait le point de sa visite au Sahel

«Opinion : Une solidarité internationale pour établir la paix et à la prospérité au Sahel

Par Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations de la Banque mondiale

La semaine dernière, j’ai voyagé dans la région du Sahel, du Mali au Niger, en passant par le Burkina Faso, avant de me rendre en Mauritanie. J’ai rencontré les autorités, la société civile, des mères, des pères, des ingénieurs, des entrepreneurs et des groupes communautaires. Avant cela, j’ai participé à la Conférence de Munich sur la sécurité. Demain, je m’adresserai à l’Assemblée Générale de l’Alliance Sahel.

Ces personnes partagent une préoccupation commune : l’augmentation de la violence et la détérioration de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, et son impact sévère sur les communautés, les sociétés et les économies.

On estime que 15 000 personnes ont perdu la vie à cause du conflit et que la région est aux prises avec une crise d’ampleur exceptionnelle de déplacements forcés.  Fin 2019, la région comptait environ 1,000,000 personnes déplacées internes et 165 000 réfugiés, dont 150 000 personnes déplacées rien que pour le Burkina Faso depuis le début de l’année.

Le conflit pèse également sur les budgets des gouvernements. Pour répondre aux menaces de sécurité accrues, les gouvernements du Sahel ont dû augmenter considérablement leurs dépenses dans ce secteur. Cela représentait en moyenne autour de 22% des budgets publics en 2018, au dépend des prestations de services publics.

Compte tenu de ces tensions et du nombre croissant de personnes vivant dans la pauvreté, la région du Sahel est une priorité pour l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Au cours des trois dernières années, nous avons augmenté notre appui de 50 % et nous irons encore plus loin dans les trois prochaines années avec plus de 7 milliards de dollars pour le Sahel.

Le soutien de l’IDA viendra compléter les efforts des organisations humanitaires et ceux des acteurs des questions sécuritaires. Les forces internationales, y compris les Nations Unies, ont appuyé la force conjointe du G5 Sahel et de l’Union européenne pour établir d’une réponse militaire crédible à la violence dans la région.

Comme nous l’avons vu ailleurs, quelle que soit la taille de la force militaire, il ne peut y avoir de paix durable sans investissements sérieux dans le développement et qui s’attaquent aux causes profondes des conflits.

Lorsque la violence cesse, les communautés doivent en ressentir les bienfaits. Des programmes visant à réduire la pauvreté, créer des emplois et améliorer les services publics seront essentiels, tout comme     l’amélioration des infrastructures et le renforcement des institutions et de l’Etat de droit. Il sera aussi important d’aider les pays à s’adapter aux effets du changement climatique, qui exacerbent les tensions liées à l’insécurité alimentaire, la pénurie d’eau et la réduction de l’espace réservé au pâturage.

Le statu quo ne suffit pas. Parallèlement à l’augmentation de nos financements en faveur du Sahel, nous déploierons une nouvelle stratégie pour les pays touchés par la fragilité, les conflits et la violence afin de les aider à s’attaquer aux causes profondes des conflits.

Par exemple, le Projet d’autonomisation des femmes et de dividende démographique au Sahel de 295 millions de dollars de la Banque mondiale renforce déjà l’autonomie des femmes et des filles de la région en augmentant leur accès aux services de santé reproductive, infantile et maternelle. Il soutient également l’éducation et enseigne aux jeunes filles et aux femmes des compétences professionnelles et des compétences de vie comme la santé reproductive, la nutrition, l’hygiène et la gestion financière.

En continuant à financer ce genre de projets dans des zones de conflit actif – comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad –nous resterons engagés pour préserver les institutions clés et le contrat social, et maintenir les services de base ainsi que favoriser l’emploi et le développement de la création d’emplois petites et moyennes entreprises qui fournissent près de 80 % des emplois dans des situations fragiles.

Cette stratégie comprend des mesures destinées à gérer l’impact des conflits qui débordent au-delà des frontières en venant en aide aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil, tout en adoptant une approche régionale pour s’attaquer aux répercussions sociales et économiques transfrontalières.

Maintenir notre engagement de travailler dans des régions comme le Sahel et participer aux efforts internationaux pour assurer une paix durable est au cœur de notre stratégie. Comme un seul acteur ne peut résoudre les défis aussi complexes, une coopération étroite avec les agences humanitaires et les forces de sécurité est essentielle.

Des ingénieurs du Mali aux entrepreneurs du Niger, j’ai été frappé par la détermination des Sahéliens à aider leur pays et leur communauté. Le chemin vers la paix et la prospérité reste long, mais c’est avec cette détermination, une meilleure sécurité et des politiques inclusives que le Sahel y parviendra.

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Retour des déplacés internes : Il faut agir avec clairvoyance

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Le 20 février 2020, le Président du Faso a communié avec les déplacés internes  de Dori et de Kaya, en marge de l’inauguration du centre hospitalier régional (CHR) réhabilité et de la nouvelle gare routière de Dori. En ces moments particulièrement difficiles pour nos compatriotes qui ont fui l’insécurité, cette  visite vaut son pesant d’or.  Il appartient à tous les Burkinabè de s’inscrire dans la dynamique de la solidarité agissante envers les fils et filles du pays déplacés pour qu’ils puissent bénéficier de meilleures conditions de vie en entendant leur retour  sur leurs terres.  Dans les conditions qui sont les nôtres actuellement, appeler au retour immédiat  des déplacés serait suicidaire. Les questions humanitaires et sécuritaires  ne peuvent être  gérées à la sauvette ou selon les humeurs du moment.  Les autorités doivent agir avec célérité certes, mais dans la clairvoyance avant tout.      


Selon la convention de Kampala sur les déplacés internes, « les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays sont des personnes ou des groupes de personnes qui ont été forcés ou contraints à fuir ou à quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel, notamment en raison d’un conflit armé, de situations de violence généralisée, de violations des droits de l’homme ou de catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme ou pour en éviter les effets, et qui n’ont pas franchi les frontières internationalement reconnues d’un État ».

Le déplacement de population se déroule généralement en trois temps. L’avant-déplacement correspond à la période où l’État doit mettre l’accent sur la prévention des causes susceptibles de mener à un déplacement. Le déplacement lui-même est le temps durant lequel l’État doit se concentrer sur l’aide et la protection des personnes déplacées et des groupes sociaux concernés et prendre des mesures pour remédier aux causes du déplacement. L’après-déplacement intervient lorsque les circonstances à l’origine du déplacement ont disparu. L’accent doit alors être mis sur l’élaboration de solutions durables pour les personnes déplacées, sur le développement et l’aide humanitaire et sur la mise en place de conditions d’existence durables. Ces trois phases ne sont pas indépendantes les unes des autres.

Quelle que soit la cause du déplacement, les difficultés propres aux personnes  déplacées sont nombreuses et complexes. Des visites dans quelques sites d’accueil et des témoignages recueillis auprès des PDI nous permettent de répertorier quelques grandes difficultés.  L’abandon du domicile crée le besoin immédiat d’un abri temporaire et, selon la durée du déplacement, la nécessité d’un accès à un logement semi-permanent, voire permanent, ailleurs que chez soi. La perte des documents d’identité est également mentionnée. C’est un problème récurrent dans ce type de situation. La conséquence, c’est que certaines personnes peuvent se voir fermer l’accès aux services publics et se voir empêcher d’exercer leurs droits civils, notamment le droit de faire appel à  la justice ou de participer à la vie politique et de voter. Que dire du réseau social et du noyau familial des personnes déplacées morcelés, voire détruits. S’ils ne sont pas accompagnés, les personnes âgées et les enfants sont particulièrement exposés à l’exploitation et à la discrimination.

A la difficulté de surmonter le traumatisme du déplacement, s’ajoute celle de ne pas avoir de réseaux là où ils s’installent. Les femmes sont particulièrement vulnérables, en particulier lorsqu’elles voyagent seules, ou lorsqu’elles sont à la tête de la famille, un rôle qui, parfois, ne leur est pas reconnu. Les personnes déplacées n’ont pas nécessairement accès à l’emploi (et n’ont pas de moyen de gagner leur vie), ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas acheter de la nourriture et avoir accès à des services élémentaires.

Enfin, les besoins des personnes déplacées en matière de santé sont souvent importants, d’autant plus que ces personnes n’ont pas un accès suffisant aux installations sanitaires et aux services médicaux. Depuis de nombreux mois, ils sont des  milliers  de Burkinabè à vivre dans ces conditions particulièrement drastiques.

Les autorités en sont conscientes et des efforts sont consentis pour la prise en charge de ces compatriotes  qui n’ont rien fait pour mériter un tel sort décidé par des  forces obscurantistes.  Le déplacement du Président du Faso sur le terrain visait à traduire  à ces PDI le soutien de la nation entière et surtout à les rassurer des mesures  qui seront prises pour qu’elles puissent retourner et vaquer sereinement à leurs occupations.  C’est justement au niveau des mesures à prendre qu’il faut se garder de confondre vitesse et précipitation.

De la nécessité d’une stratégie pour le retour des déplacés

Après avoir fui l’horreur pour retrouver une relative quiétude là où elles sont présentement installées,  les personnes déplacées internes ne peuvent pas être réinstallées à leur emplacement initial sans un minimum de conditions.  Une véritable stratégie pour le retour  et le relèvement des PDI s’impose.  Cette stratégie peut être opérationnalisée à travers 03 axes.

Dans un premier temps, il s’agira de fournir aux personnes  en situation d’urgence  une assistance coordonnée et intégrée, nécessaire à leur survie. Cela se traduit par le renforcement de la présence de l’Etat et des acteurs  humanitaires dans les zones potentielles de retour, la fourniture de l’assistance alimentaire et des articles non alimentaires, le soutien médical et psycho social, la fourniture des kits scolaires, le développement d ‘ actions de prévention et de gestion des Violences Basées sur le Genre

Il faut ensuite assurer la réinsertion socio économique des  PDI en renforçant la cohésion sociale.  Cet axe peut se matérialiser à travers le renforcement du dialogue intercommunautaire, des capacités de médiation au niveau local, des projets communautaires de renforcement de la cohésion sociale, la mise en œuvre de projets communautaires à impact rapide dans les secteurs de développement, l’appui à la réhabilitation et à la reconstruction des abris, l’appui à la délivrance de documents administratifs,…

Il faut enfin renforcer la  résilience  des  populations  à travers la réhabilitation et le renforcement des services sociaux de base, le développement d’AGR en faveur des populations vulnérables, le soutien à la production agricole, à l’élevage, à la pêche, à l’artisanat et  au commerce.

La stratégie nécessite des interventions multisectorielles.

Les solutions durables doivent être mises en œuvre de manière collaborative et inclusive, avec la coordination de tous les acteurs impliqués dans l’humanitaire et le développement, des autorités nationales, des populations affectées, de la société civile,…

Mais avant que toute la stratégie ne soit déployée, tous les Burkinabè doivent manifester leur solidarité envers les PDI. Le déplacement sur le terrain du chef de l’Etat permettra sans doute de donner un coup de fouet au processus pour alléger dans des délais raisonnables la souffrance de milliers de compatriotes.

Jérémie Yisso BATIONO

Enseignant chercheur

Ouagadougou

 

 

 

Ouaga : Suspension temporaire de la fourniture d’électricité le samedi 22 février 2020

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SONABEL : Suspension temporaire de la fourniture d’électricité le samedi 22 février 2020

La SONABEL informe ses abonnés que pour impératifs techniques, la fourniture de l’électricité sera temporairement suspendue le samedi 22 février 2020 de 07h à 14h à Gounghin, Zogona et Dag-Noen (zone de Scolastica).

Par mesure de sécurité les appareils et installations devront être considérés comme restant sous tension pendant la durée de la coupure.

Le Département Communication et Relations Publiques

Droits sexuels et reproductifs : Des acteurs communautaires aptes à agir à Ouaga et Saaba

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A l’initiative de l’Organisation pour de nouvelles initiatives en développement et santé (ONIDS), du  district sanitaire de Bogodogo et  AmplifyChange, des acteurs communautaires de l’arrondissement 11 et de la commune rurale de Saaba ont bénéficié, du 18 au 20 février 2020 à Ouagadougou, d’une formation sur les droits sexuels et reproductifs.

«Réduire dans nos communautés les décès liés aux grossesses non désirées et aux avortements clandestins». C’est l’objectif principal de la formation organisée conjointement du 18 au 20 février 2020 à Ouagadougou par l’Organisation pour de nouvelles initiatives en développement et santé (ONIDS), le  district sanitaire de Bogodogo et  AmplifyChange.

Les deux formateurs-une juriste Antoinette Kanzié et un spécialiste de santé du district sanitaire de Bogodogo- ont renforcé les capacités des participants sur les droits en santé sexuelle et reproductive ainsi que sur  les normes de santé communautaire.

Arrondissement 11 Ouaga et Saaba

La formation a notamment permis de renforcer les capacités des sages-femmes et des agents de santé à base communautaire de 16 CSPS dont 6 de l’arrondissement 11 de Ouagadougou et de la commune rurale de Saaba.

Les agents formés seront en collaboration par exemple  avec des jeunes volontaires de ONIDS pour réaliser des sessions de communication pour le changement social et de comportement en vue de la réduction des décès liés aux grossesses précoces/non désirées et aux avortements clandestins.

Ils vont ainsi sillonner l’arrondissement 11 de Ouagadougou et les villages de Saaba pour des causeries éducatives et des visites à domiciles.

A l’image des membres de l’ONIDS, tous engagés

Les membres de l’ONIDS sont  des activistes, majoritairement de femmes, de jeunes filles, et d’adolescents, tous aux profils pluridisciplinaires et engagés dans la promotion et la protection des droits socio-sanitaires des plus vulnérables et des personnes marginalisées.

Ils entendent résolument par la sensibilisation, la formation et le plaidoyer, participer au bien-être des personnes marginalisées dans une approche de travail collaborative et axée sur les droits humains. Ils entendent éveiller les consciences des populations pour leur bien-être socio-sanitaire, promouvoir et vulgariser les dispositions juridiques de protection des droits socio-sanitaires des populations et plaider pour la levée des barrières juridiques, économiques et socio-culturelles à la jouissance des droits humains.

Bref,  ils œuvrent à l’avènement d’un Burkina où le bien-être est promu et protégé pour une meilleure participation de tous au développement. A l’image des membres de l’ONIDS, les animateurs des autres structures initiatrices de la présente formation, en l’occurrence district sanitaire de Bogodogo et  AmplifyChange, partagent cet idéal d’un Burkina où règnent l’égalité, la justice et l’équité.

Aziz Yoda

Burkina Demain