Le présidium de la session. Le ministre du commerce Harouna Kaboré (2ème à partir de la droite) a présidé la session. A sa droite le ministre de l'énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo
Ce lundi 2 mars, a eu lieu à Ouagadougou la revue sectorielle annuelle 2020 du Cadre sectoriel de dialogue ‹‹Transformations Industrielles et Artisanales›› présidée par le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré.
Le présidium de la session. Le ministre du commerce Harouna Kaboré (2ème à partir de la droite) a présidé la session. A sa droite le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo
Consacrée à la validation du rapport de performances 2019, cette session avait pour but de mener de profondes analyses afin d’atteindre de meilleurs résultats au cours de l’année 2020. Quatre (04) départements sont concernés par le secteur, à savoir le Ministère de l’énergie ; le ministère des mines et des carrières ; le ministère de la culture, des arts et du tourisme ; et le ministère du commerce, de l’Industrie et de l’artisanat.
Forte participation à la session
Le travail abattu, selon Harouna Kaboré (président de la session), dans ces différents départements est satisfaisant et ce, malgré la situation difficile que connaît le pays. A titre d’exemple, le secteur a permis l’adoption de 28 textes d’application du code minier; l’électrification de 1 756 localités rurales par systèmes photovoltaïques ; la poursuite de l’aménagement de la nouvelle zone industrielle de Bobo-Dioulasso. Le taux d’exécution des projets et programme est estimé à 74%.
Des défis restent à relever
Toutefois, des défis restent encore à relever, ce qui justifie la poursuite des actions qui visent entre autres l’amélioration du cadre de vie ; l’accès à l’eau, à l’assainissement et aux services énergétiques de qualité; le développement des infrastructures de qualité et la résiliente pour favoriser la transformation structurelle de l’économie.
Pour mener à bien sa mission, le secteur a vu la contribution d’un ensemble de partenaires dont le Secteur privé, les collectivités territoriales que le ministre n’a pas manqué de remercier. Il invite ainsi ses collaborateurs à ‹‹tirer les enseignements utiles ›› pour une meilleure production, ‹‹surtout l’accélération de l’aboutissement ›› des réformes de l’année en cours.
Bajabulile "Swazi" Tshabalala a été nommée première vice-présidente de la BAD
Le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, le Dr. Akinwumi Adesina, a le plaisir d’annoncer la nomination de Mme Bajabulile « Swazi » Tshabalala au poste de Première vice-présidente par intérim du Groupe de la Banque, avec effet immédiat.
Bajabulile « Swazi » Tshabalala a été nommée première vice-présidente de la BAD
Mme Tshabalala, qui occupe actuellement le poste de Vice-présidente des finances et responsable financière du Groupe de la Banque, a rejoint la Banque le 1er août 2018.
Elle remplacera, par intérim, M. Charles Boamah, l’ancien Premier vice-président, qui prend effectivement sa retraite ce jour, après 23 ans de service exemplaire au sein de l’institution.
Évoquant sa nomination, le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Mme Tshabalala a fait preuve de qualités remarquables de leadership de haut niveau. Elle apporte une perspective fortement axée sur l’obtention de résultats, une orientation particulièrement importante au moment où la Banque s’engage à exécuter ses programmes et à honorer ses engagements. Je suis très ravi de nommer Mme Tshabalala au poste de Première vice-présidente par intérim, en cette période où la Banque gère la transition au sein de la haute direction, afin de garantir la stabilité et la continuité de ses activités et de ses opérations. Je suis convaincu que Mme Tshabalala s’acquittera efficacement de cette mission. Elle continuera parallèlement à occuper le poste de Vice-présidente des finances et responsable financière du Groupe de la Banque pendant cette période intérimaire ».
Contact media: Emeka Anuforo, Communication and External Relations Department, African Development Bank, email: a.anuforo@afdb.org
Les secteurs structurés du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont tenu ce samedi, 29 février 2020 à Ouagadougou, leur assemblée générale. Occasion pour les animateurs de lever un coin de voile sur le bilan en terme de réalisation socio-économiques du président Roch Marc Christian Kaboré.
Ludovic Bationo, le coordonnateur des secteurs structurés du MPP
«Résilience du peuple burkinabè dans la mise en œuvre du PNDES face aux défis sécuritaires ». C’est sous ce thème que les secteurs structurés du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ont tenu ce samedi, 29 février 2020 à Ouagadougou, leur assemblée générale. L’évènement a réuni du monde avec quelques 1 500 participants.
Cette AG fut l’occasion pour Ludovic Bakyono, secrétaire national chargé des secteurs structurés du MPP, et ses camarades d’échanger sur la problématique, dans un contexte où le débat sur l’IUTS fait rage dans l’opinion. A écouter M. Bationo sur la question, le gouvernement ne fait qu’appliquer la loi de finance 2020.
1 115 écoles électrifiées en quatre
Le ministre Stanislas Ouaro
L’un des moments forts à cette AG des secteurs structurés du MPP a été sans conteste, l’intervention du ministre de l’éducation nationale, de Pr Stanislas Ouaro qui a égrené les réalisations du quinquennat Kaboré. Il a par exemple fait cas de 1 115 écoles électrifiées sur un total attendu de 1000 écoles et de 19 627 bourses scolaires attribuées.
Au regard de ce bilan jugé satisfaisant du président Kaboré, le ministre Ouaro ne doute pas de sa réélection lors de la présidentielle du 22 novembre prochain.
C’est fait ce samedi 29 février 2020. La Fédération provinciale de l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) du Kadiogo a installé ce samedi 29 février 2020 à Ouagadougou sa nouvelle coordination avec sa tête Elie Zongo. C’était au cours de la rentrée politique qui a enregistré la présence des premiers responsables du parti de l’œuf.
C’est dans un Palais de culture Jean-Pierre Guingané bondé de militants qu’a eu lieu ce samedi 29 février 2020 la rentrée politique de la Fédération de l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) du Kadiogo. Point d’orgue de cette rentrée politique, l’installation de la nouvelle coordination provinciale désormais pilotée par Elie Zongo.
Et c’est sur ses épaules que repose en premier l’avenir du parti de l’œuf dans la région du Centre avec notamment les échéances électorales à venir.
«Un parti comme l’UNIR/PS, c’est avant tout porté haut l’idéal du président Thomas Sankara dans son vécu quotidien, faire en sorte que notre société, c’est-à-dire le Burkina Faso, puisse se construire d’abord sur la base de ses valeurs, qui, malheureusement aujourd’hui, n’existent pas », a rappelé Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président du parti.
L’UNIR/PS se prépare à la tenue de son prochain congrès ordinaire qui aura lieu courant mars 2020.
Le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi (à droite) et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ne sont pas des faucons
Les dernières négociations menées à Washington sous l’égide des Etats-Unis sur le grand barrage de la renaissance, cher à l’Ethiopie et préoccupant pour l’Egypte, n’ont pas abouti à un résultat consensuel. En effet, ce dernier round des pourparlers tenu dans la capitale américaine sans la partie éthiopienne, n’a pas permis de dissiper le désaccord entre l’Egypte et l’Ethiopie sur les conditions de remplissage du barrage. L’on se retrouve ainsi dans une nouvelle impasse où un dialogue direct entre Abdel Fattah Al-Ssisi et Abiy Ahmed pourrait s’avérer nécessaire.
Les modalités du remplissage du gigantesque barrage réalisé à plus de 70%, continuent de diviser l’Egypte et l’Ethiopie
Sur les conditions du remplissage du gigantesque barrage éthiopien de la renaissance, les négociations se suivent et se ressemblent dans leur aboutissement : le désaccord entre partie éthiopienne et partie égyptienne. Les dernières négociations menées les 27 et 28 février 2020 à Washington sous l’égide des Etats-Unis et sans la participation éthiopienne, n’ont pas dérogé à la règle du manque de consensus sur le remplissage du géant ouvrage hydroélectrique destiné à produire à terme 6 000 MW et d’un coût de 4 milliards de dollars.
L’accord qui en a résulté est en effet diversement apprécié en Egypte et en Ethiopie. Pendant que Le Caire l’Egypte se félicitait, samedi dans un communiqué de son département des affaires étrangères, d’avoir «signé à Washington un accord parrainé par les Etats-Unis » et exhortant l’Ethiopie et le Soudan à lui emboîter le pas ; le ton était tout autre à Addis Abeba :
«L’Éthiopie n’accepte pas la qualification selon laquelle la négociation sur les directives et règles sur le premier remplissage et le fonctionnement annuel des directives et règles est terminée. Le «texte», qui aurait été paraphé par la République arabe d’Égypte à Washington D.C., n’est pas le résultat de la négociation ou de la discussion technique et juridique de trois pays. L’Éthiopie a clairement indiqué que les directives et les règles devaient être élaborées par les trois pays. Les pays doivent encore régler les problèmes en suspens concernant la finalisation des directives et des règles».
Persistant désaccord Egypte-Ethiopie au sortir des pourparlers de Washington
Le désaccord entre l’Egypte et l’Ethiopie persiste donc au sortir des pourparlers de Washington sur le remplissage du barrage.
Lors des précédentes négociations à Addis Abeba, l’Egypte était pour un remplissage étalé sur une plus longue période 14-21 ans afin que les Egyptiens ne souffrent pas d’un déficit d’eau au niveau du Nil sur lequel est construit le barrage.
De son côté, la partie éthiopienne avait proposé une période de remplissage moins longue 4-7 ans. Mais, dans l’impossibilité de s’entendre sur le temps du remplissage du réservoir de l’ouvrage estimé à 74 milliards de mètres cubes, les discussions d’Addis Abeba n’avaient pas abouti aux résultats escomptés et l’on avait alors pensé aux Américains pour parrainer des futures négociations.
Maintenant que ces dernières aussi sont en train de connaître le même sort (l’échec), le temps n’est-il pas venu d’envisager un dialogue direct au plus haut sommet entre le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed ?
Option d’autant plus envisageable
Le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi (à droite) et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ne sont pas des faucons
Cette option est d’autant plus envisageable que le dossier barrage de la renaissance est moins explosif aujourd’hui qu’il ne l’était du temps du feu Premier ministre Meles Zenawi en Ethiopie et de la présidence de feu Mohammed Morsi en Egypte. L’un avait eu le courage de prendre le risque de lancer les travaux du barrage sans l’aval du Caire afin de répondre aux aspirations de développement du peuple éthiopien qui fonde de réels espoirs sur l’infrastructure en participant à son financement et à sa construction.
L’autre avait eu aussi le courage de dénoncer l’initiative qui menacerait les intérêts de son pays sur le Nil, n’excluant pas à l’époque de recourir à la guerre pour défendre les droits historiques des Egyptiens sur le Nil.
En effet, l’Egypte (pays désertique), est, dit-on depuis le célèbre historien-géographe grec Hérodote, «un don du Nil», c’est-à-dire la civilisation égyptienne doit sa prospérité et sa longévité à ce grand fleuve qui a toujours permis à l’Egypte de tirer son épingle du jeu sur le plan agricole et alimentaire.
Beaucoup d’eau ont coulé sous les ponts du barrage au Caire et à Addis
Mais, depuis, beaucoup d’eau ont coulé sous les ponts au Caire et à Addis Abeba sur la question du barrage de la renaissance. Certes, le président Abdel Fattah Al-Sissi et le Premier ministre Abiy Ahmed qui ont hérité du dossier, ont tous les deux à cœur de le gérer dans l’intérêt de leurs pays respectifs, d’où certainement la persistance du désaccord sur le remplissage du barrage. Mais, ils sont loin d’être des faucons, prêts à recourir à la guerre pour défendre les intérêts de leurs pays. Récemment président en exercice de l’Union africaine, le Général Al-Sissi est mal placé pour plonger le contient dans une autre guerre.
Le Premier ministre Abiy Ahmed encore moins, auréolé qu’il est encore de son prix Nobel de la paix 2019. Cette donne fait incontestablement de l’un et l’autre dirigeant un acteur clé d’une solution négociée sur la question du remplissage du barrage de la renaissance. Et les mettre face-à-face pour une ultime discussion sur le problème pourrait donner des résultats inespérés. A moins que l’on ne privilégie l’autre option du négociateur international qui prend souvent plus de temps sans garantie de bons résultats.
La fin de l'atelier a été sanctionnée par une photo de famille
Après les assemblées villageoises et l’atelier communal tenus à Kyon dans la province du Sanguié, respectivement les 20 et 21 février derniers, c’était au tour de Koudougou d’accueillir l’atelier régional, le mercredi 26 février 2020, sur le bilan de quatre ans d’activités sur le terrain du projet BRAVE.
La secrétaire générale de la province du Boulkiemdé, Marie Edith Yaméogo (milieu), procédant à l’ouverture de l’atelier
Le projet BRAVE lancé en 2016 à Tomo et Poa dans la commune de Kyon, dans la province du Sanguié, est à terme. D’où le bilan fait à travers les assemblées villageoises et ateliers. Selon la chargée de programme de l’ONG Christian Aid, Aissèta Kabré, les ressources en eaux souterraines sont supposées résilientes à la variabilité climatique et les volumes de cette ressource actuellement utilisés sont généralement en deçà de la quantité moyenne des eaux de pluie qui s’infiltrent dans le sol.
Réduire les risques et améliorer la sécurité en eau des communautés rurales
Selon la chargée de programme de l’ONG Christian Aid, Aïssèta Kabré, le bilan est satisfaisant au regard des résultats atteints
Et de préciser : « les aquifères peuvent constituer d’importantes mines d’approvisionnement en eau pour soutenir à la fois l’adaptation aux changements climatiques et l’utilisation des terres».
Ainsi donc, le projet BRAVE visait à réduire les risques et améliorer la sécurité en eau des communautés rurales en associant les connaissances et la planification de l’exploitation des eaux souterraines à la communication pragmatique et à l’échange des connaissances à tous les niveaux, du plus petit agriculteur jusqu’aux niveaux national et régional.
L’objectif général, faut-il le souligner, étant de modéliser les impacts de la variabilité climatique sur les approvisionnements en eau à partir des aquifères de faibles capacités de stockage en vue d’améliorer la prise de décision dans la gestion des ressources en eau.
Aux dires donc de la première responsable, Mme Kabré, les activités du projet dans les villages de Tomo et de Poa connaissent une mise en œuvre satisfaisante à travers l’exécution de la principale activité du volet social portant sur la mise en place et l’animation des «listenning group».
Participation de Christian Aid et du Réseau MARP-Burkina
La fin de l’atelier a été sanctionnée par une photo de famille
La participation de Christian Aid et du Réseau MARP-Burkina dans la mise en œuvre des activités de Brave ont consisté en des échanges permanents avec les communautés pour leur meilleure implication dans les activités. Selon les témoignages des bénéficiaires, au cours de l’atelier de Koudougou, on note une nette amélioration des rendements de la production agricole sans oublier la grande réduction de la malnutrition du fait de la bonne consommation alimentaire (trois repas équilibrés par jour au lieu d’un ou de deux comme avant).
De même, ont-ils relevé, au niveau de la santé, il y a entre autres, une réduction drastique des maladies liées à l’eau comme la diarrhée chez les enfants et celles gastriques chez les adultes. Ils se sont même réjouis des activités de sensibilisation à travers les émissions-radios qui, à les en croire, ont opéré au sein des communautés un changement de comportements en faveur d’un mieux-vivre et d’une amélioration de leurs conditions de vie.
Des plaidoyers pour la reconduction du projet
La centaine de participants est venue diverses localités pour être témoin des résultats engrangés par BRAVE.
Après la restitution des résultats engrangés par le projet BRAVE, les réactions des participants laissent entrevoir qu’ils souhaitent comme les communautés villageoises que des plaidoyers soient menés pour la reconduction du projet. Ils suggèrent également de mettre l’accent sur l’environnement en dégageant des pistes de plaidoyer au niveau des autorités en vue d’une meilleure gestion de l’environnement et des déchets occasionnés par l’exploitation des mines, entre autres.
Tout en saluant la vision de développement endogène portée par l’ONG Christian Aid, la secrétaire générale de la province du Boulkiemdé, Marie Edith Yaméogo, présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, a souhaité que les recommandations qui seront issues de l’atelier, puissent être prises en compte pour un meilleur impact au niveau des populations bénéficiaires.
L'ancien ministre délégué à l'agriculture, Bonoudaba Dabiré est décédé ce vendredi de courte maladie
«La croissance est là, on attend les fruits», disait Bonoudaba Dabiré. L’ancien ministre délégué chargé de l’agriculture et ex-secrétaire permanent du secrétariat technique chargé de la coordination des programmes de développement économique et social (SP/STC-PDES), est décédé ce vendredi de courte maladie.
L’ancien ministre délégué à l’agriculture, Bonoudaba Dabiré est décédé ce vendredi de courte maladie
Bonoudaba Dabiré est mort. Sur les circonstances du décès, une source a confié ceci à notre confrère de Lefaso.net : « »Arrivé vers la cathédrale, il a dit au chauffeur de s’arrêter pour qu’il descende pour marcher un peu, parce qu’il sentait un malaise. C’est quand il est descendu qu’il s’est écroulé. Les gens l’ont vite conduit à une clinique à côté, qui l’a ensuite référé à l’hôpital Yalgado Ouédraogo. Mais c’était trop tard. (…). Personne n’y croyait, mais la mort ne ment pas »»
Haut cadre du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Bonoudaba Dabiré, dont on pleure depuis ce vendredi 28 février 2020 la disparition, a été un des acteurs clés du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) au début des années 2000 sous le régime du président Blaise Compaoré. Il a été notamment secrétaire permanent du secrétariat technique chargé de la coordination des programmes de développement économique et social (SP/STC-PDES) au sein du l’ancien ministère de l’économie et du développement. Il sera nommé plus tard ministre délégué chargé de l’agriculture dans le gouvernement Paramanga Ernest Yonli.
Economiste de formation, il était engagé politiquement sur les questions de développement. Ainsi, il assurait ceci dans une interview en début janvier 2007 sur Lefaso.net : «La croissance est là, on attend les fruits».
«J’ai appris avec une profonde tristesse, la brusque disparition de mon frère Bonoudaba Dabiré. Alors que nous étions ensemble, il y a quelques jours, lors de ma tournée dans la région du Sud-ouest, rien ne présageait cette disparition subite. Notre pays vient ainsi de perdre un grand intellectuel, un brillant serviteur de l’Etat avec qui j’ai eu du plaisir à travailler sur les plans politique et professionnel. Mes condoléances à sa famille biologique et politique. Qu’il repose en paix!», a réagi le Premier ministre Christophe Dabiré sur sa page Facebook.
A l'inauguration d'une mosquée à Houndé, dans les Hauts Bassins
Une nouvelle mosquée de vendredi a été inaugurée, ce vendredi 28 Février 2020 dans le village de Mamboue, commune de Boni, province du Tuy. Sous la présence du préfet de Boni, Kankuan Catherine et du responsable de section culturelle de l’ONG Direct_Aid, Thalha Bolly.
La mosquée inaugurée peut contenir plus de 600 personnes
Cette maison de Dieu est financée par l’ONG Direct_Aid, l’ex Agence des musulmans d’Afrique. Elle a coûté plus de quinze (15) millions de francs CFA, avec la contribution de la population locale. La mosquée peut contenir plus de 600 personnes.
Pour Lassina Touré, l’imam de la dite mosquée, c’est une joie manifeste pour les musulmans du village qui ont une mosquée de vendredi. Il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la construction de cette mosquée.
C’est le prêcheur de Direct_Aid/ Bobo, imam Mohamadi Zoromé , qui a dirigé la prière de ce vendredi. Dans son sermon, imam Zoromé a dit aux fidèles qu’une mosquée par définition est un lieu de culte; elle est une maison d’adoration d’Allah et d’apprentissage où l’on invite les humains à accroitre leurs aptitudes à faire le bien au détriment du mal. II a terminé, en disant que cette mosquée est pour tout musulman et pas de différence.
Le responsable de section culturelle de la dite ONG au Burkina Faso, Thalha Bolly, a appelé les musulmans à l’union, à la tolérance et aux respects des uns et les autres pour vivre en harmonie et dans la paix. Il a félicité et remercié les musulmans du village, les autorités communales et provinciales pour leur disponibilité et leur bon sens. Il a promis une centaine de coran pour la mosquée et la prise en charge des orphelins pour leur insertion scolaire dans les centres de l’ONG. Il a invité la population d’en faire bon usage.
Le représentant de fidèles du village, El hadj Ahmad Fofana a lancé un appel de paix à tous les musulmans. Et il a invité l’ensemble la communauté musulmane à l’unisson, à la cohésion et à la concorde. Nous devons en tant que musulman adapter ces valeurs de paix, de tolérance que le prophète Mohamed nous a enseignée.
Les fidèles musulmans de Mamboue et les villages environnant étaient en joie ; personne n’a voulu se faire conter l’événement. Hommes, femmes, jeunes et enfants se sont mobilisés pour assister à l’inauguration de ce joyau flambant neuf. Ils ont saisi de l’occasion pour solliciter une école et un forage à l’ONG Direct-Aid.
La fin de cette cérémonie a été marquée par des prières, des bénédictions et des invocations dites pour la prospérité et la paix au Burkina et des burkinabé.
A entendre le président Alpha Condé qui a annoncé le report, les législatives et le referendum auront bel et bien lieu
En Guinée, le ciel politique demeure nuageux en dépit de l’annonce ce vendredi du président Alpha Condé de reporter le double scrutin contesté préalablement prévu pour ce dimanche 1er mars 2020.
A entendre le président Alpha Condé qui a annoncé le report, les législatives et le referendum auront bel et bien lieu
Il n’y aura finalement pas d’élections en Guinée ce dimanche 1er mars 2020. Ni les législatives, ni le referendum, toutes les deux violemment contestées par l’opposition et la société civile qui lui est proche. La raison de ce non-lieu, la décision souveraine du chef de l’Etat, Alpha Condé, du report desdites élections. Le président Condé l’a lui-même annoncé à la radio-télévision guinéenne.
Report diversement interprété
Ce report in extremis des législatives et du referendum est diversement interprété. L’opposition et la société civile hostiles au projet présidentiel, y voient ni moins ni plus qu’une reculade du pouvoir et appelle à davantage de mobilisation et de pression pour amener Condé à surseoir définitivement à son initiative de vouloir briguer un troisième à travers ce referendum.
Or, à entendre le président Condé, il n’en est rien. C’est un report de quelques semaines dans un souci de responsabilité à la fois nationale et sous- régionale. «Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade », a-t-il soutenu, ménageant ainsi ses partisans et mettant en garde les opposants et activistes de crier très tôt victoire.
Malgré la contestation de plus en plus en grande contre son projet, le président Condé est décidé à continuer dans la lignée de Sékou Touré, grand panafricaniste et souverainiste. Mais, pour autant, il entend ménager un tant soit peu ses pairs ouest-africains et africains. D’où, donc, à l’en croire, ce report.
Bref, quoi qu’il en soit, la météo socio-politique guinéenne est loin d’être rassurante.
La victoire de Umaro Sissoko Embalo au second tour de la présidentielle bissau-guinéenne reconnue par ses pairs de la CEDEAO
Alors que le contentieux électoral n’est pas encore tranché par la Cour suprême, Umaro Sissoko Embalo, proclamé vainqueur du second tour de la présidentielle Bissau-guinéenne, s’est fait investi officiellement président de la République par le vice-président du Parlement, Nuno Gomes Na Biam, au grand dam de ceux qui contestent sa victoire.
Umaro Sissoko Embalo s’est fait investi ce jeudi président de la Guinée Bissau
Malgré l’absence du président du Parlement de Guinée-Bissau Cipriano Cassama et sans autorisation de la Cour suprême, Umaro Sissoko Embalo, proclamé vainqueur du second tour de la présidentielle Bissau-guinéenne, s’est fait investi président ce jeudi 27 février 2020 à l’hôtel Azalai de Bissau, la capitale. Aussitôt investi, Embalo a promis de s’attaquer aux problèmes que sont la corruption, le trafic de drogue et le népotisme.
«Un coup d’Etat »
Le Premier ministre bissau-guinéen Aristides Gomes a vivement réagi à cette investiture d’Embalo, qualifiée de « coup d’Etat, d’affront à la Cour suprême et au Parlement ». Ce qui laisse planer des risques sur la stabilité politique du pays. Que rôle l’armée va-t-elle jouer dans ce nouvel épisode de la longue crise politique en Guinée Bissau ? Et quelle attitude la communauté internationale, la CEDEAO en tête, va-t-elle adopter dans cette initiative périlleuse d’Umaro Sissoko Embalo ?
Faut-il le rappeler, la Commission nationale des élections (CNE) a déclaré Umaro Sissoko Embalo vainqueur du second tour des élections présidentielles avec 53,55% des voix, contre 46,45% de Domingos Simoes Pereira. Depuis lors, la Cour suprême a exigé « un nouveau dépouillement national des votes du second tour des élections présidentielles » suite à un recours formulé par les adversaires d’Embalo.